Transport aérien : Asky renforce sa flotte avec trois nouveaux avions

Avec l’acquisition de trois avions flambant neufs, la compagnie panafricaine Asky veut se positionner comme la première compagnie aérienne en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Lomé (Togo) - Vendredi 25 janvier à la base aérienne militaire de Lomé. Deux avions de la compagnie Asky font une parade devant l’assistance. Ils font partie des trois nouveaux appareils de type Q400 NextGen fournis par le constructeur canadien Bombardier à la compagnie panafricaine. Ces avions qui viennent directement de l’usine vont renforcer la flotte d’Asky qui était déjà composée de trois avions. Selon le fournisseur, ils offrent un équilibre parfait entre le confort des passagers et les caractéristiques économiques d’exploitation, de même qu’une empreinte environnementale réduite pour la compagnie aérienne. La réception de ces avions coïncide avec le troisième anniversaire du lancement de la compagnie. Une occasion, pour le directeur général d’Asky, Awel Busera, de mesurer le chemin parcouru par la jeune compagnie panafricaine en l’espace de trois ans. « Il y a trois ans, il fallait transiter par Paris, Londres ou Casablanca pour se rendre dans certaines capitales ouest-africaines. Désormais, Asky, avec ses vingt-deux destinations en Afrique de l’Ouest et du Centre, donne la possibilité de voyager facilement sur le continent », explique-t-il. Ceci dans un environnement difficile avec une concurrence acharnée et un renchérissement du prix du kérosène.
Dans ce contexte difficile, les experts de l’aviation civile saluent la réussite d’Asky. « C’est fantastique pour notre région. Depuis la disparition d’Air Afrique, tout le monde attendait une réussite de cette nature », s’extasie Georges Amoussou d’Olizair. Même s’il estime que le contexte a beaucoup changé depuis la disparition d’Air Afrique. Avec ces trois aéronefs flambant neufs, Asky revendique, plus que jamais, la place de première compagnie réseau dans la région. Surtout si l’on sait qu’elle ambitionne de renforcer sa flotte au cours des prochaines années.
Malgré ces atouts, Asky entend privilégier la coopération à la concurrence. « Nous voulons coopérer avec toutes les compagnies sœurs parce que nous sommes convaincus que la seule manière de s’en sortir est de conjuguer nos moyens », pense Koffi Gervais Djondo, président du Conseil d’administration (Pca) d’Asky. C’est pourquoi, il voit d’un mauvais œil la multiplication des petites compagnies battant pavillons nationales.

L’Afrique, une priorité
Selon lui, l’expérience a montré que seules les alliances permettent de se prémunir de la crise et de réduire les coûts d’exploitation. Sans compter qu’« ensemble, nous sommes plus forts dans le domaine sécuritaire », argumente M. Djondo. Mieux, à défaut de la coopération, la concurrence est même souhaitée. « Nous voulons avoir la concurrence parce que c’est le meilleur moyen d’améliorer le service », indique Awel Busera.
Fidèle à sa vocation panafricaine, l’Afrique reste la priorité d’Asky. « Notre priorité, c’est d’intégrer la région de Conakry à Johannesburg. Après, en rapport avec notre partenaire stratégique Ethiopian Airlines, nous allons cibler certaines destinations vers l’Europe et l’Amérique », indique le directeur général d’Asky. Il assure qu’à partir de juillet prochain, il y aura l’ouverture de la liaison Adis Abeba-Lomé-Sao Paulo. Ce qui fait qu’il ne sera plus nécessaire d’aller à Paris, Londres ou Francfort pour rallier Sao Paulo. Asky va ramasser les passagers dans la région pour les amener à Lomé puis Sao Paulo. Parallèlement, il y aura un renforcement des lignes sur le continent. La compagnie vient d’acquérir les droits de trafic sur Dakar. Et dans quelques mois, il y aura un vol quotidien entre Dakar et Lomé.
Le directeur général d’Ethiopian Airlines, Tewolde Gebremariam, estime que c’est grâce au partenariat Sud-Sud que l’Afrique pourra réaliser de grandes choses dans le domaine du transport aérien. Pour cela, il juge indispensable de cultiver la confiance entre Africains et d’avoir des objectifs communs. Toujours est-il que 80 % du marché africain est encore entre les mains des grandes compagnies européennes et asiatiques. L’Afrique reste le marché le plus attractif derrière l’Asie. Pour accompagner le développement du transport aérien dans la région et positionner Lomé comme un véritable hub, le ministre togolais des Transports rappelle que de grands travaux ont été entamés pour l’élargissement et la modernisation du port de Lomé. L’objectif est de porter ses capacités à 1,5 million de passagers par an. « Le gouvernement (togolais) ne ménagera aucun effort pour mettre en place les infrastructures nécessaires au développement du transport aérien, parce que nos pays ont besoin d’un système de transport aérien sûr et à des prix abordables », soutien Dammipi Noukopou.

De notre envoyé spécial à Lomé Seydou KA

 

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