Universités : L’Afrique de l’Ouest veut améliorer la qualité de l’enseignement supérieur

La qualité de l’enseignement supérieur suscite des préoccupations en Afrique de l’Ouest. C’est l’objet d’un colloque de deux jours ouvert, hier, à Dakar. Le but est de convenir de normes d’assurance qualité adaptées aux besoins économiques des Etats et reconnues à l’échelle internationale.

Le colloque du Réseau pour l’excellence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest (Reesao) se veut un cadre de réflexions et d’orientations. Il s’agit pour les recteurs, responsables académiques, décideurs et partenaires, réunis à Dakar, d’échanger sur la façon dont l’assurance qualité est interprétée et mise en œuvre. L’enjeu est de taille en Afrique de l’Ouest où l’université connaît une crise structurelle : taux d’échec élevés, problèmes d’employabilité, faiblesses en matière de recherche, massification des effectifs, recrudescence des conflits entre les acteurs.

D’où la nécessité d’utiliser une approche systématique d’assurance qualité et de promotion de l’excellence dans l’enseignement supérieur. C’est fort de ce constat mais surtout reconnaissant l’importance de l’enseignement supérieur et les niveaux de compétence pour la réussite économique, sociale et politique des Etats que le Reesao tient ce colloque autour du thème assez révélateur : « Des exigences et mécanismes de l’excellence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest ». Une bonne occasion pour les acteurs de donner et de recevoir. Mais aussi et surtout de se consulter pour y trouver une source de savoir-faire et y puiser de bonnes pratiques.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane, s’est réjoui de la tenue de ce colloque à Dakar. Il a magnifié le « remarquable travail » du Reesao, parfaitement positionné, dit-il, pour aider les universités ouest-africaines à améliorer la qualité de leurs services et à mettre en place des mécanismes d’assurance qualité. « À cet égard, le Reesao constitue notre jardin domestique dont la proximité profite à nos premières angoisses existentielles. C’est pourquoi nos Universités ont adhéré aux objectifs des membres fondateurs de notre réseau », a dit le ministre. Il a rappelé que le Sénégal n’a pas attendu les différentes déclarations de la Sorbonne (1998), de Bologne (1999), de Prague (2001) et de Berlin (2003) pour proposer une réadaptation continue de ses modalités d’enseignement, de recherche et de fonctionnement. « En effet, signataire de plusieurs déclarations, conventions ou plans d’action depuis 1981 comme par exemple les Etats généraux de l’éducation et de la formation (Egef), la Convention d’Arusha, la Concertation nationale sur l’enseignement supérieur, la Commission internationale sur l’éducation pour le 21ème siècle, la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur, le Forum de Dakar, le Programme décennal de l’éducation et de la formation (Pdef), notre pays, et singulièrement nos Universités, a développé une série de réflexions et d’actions sur les mutations qui traversent l’Université bien avant l’apparition du concept Lmd », a expliqué Pr Niane.

Enseigner et évaluer autrement
Dans son intervention, le Pr Yvon Fontaine, Président de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), a rappelé la nécessité de garantir une plus grande transparence et cohésion dans la promotion de l’excellence. « Nous devons enseigner autrement, évaluer autrement et gérer autrement nos établissements d’enseignement supérieur », a fait remarquer le président de l’Auf.
L’espace ouest-africain et un exemple concret de ce type de démarches qui illustrent la nécessité de convenir de normes d’assurance qualité reconnues à l’échelle internationale. Le colloque qui prend fin aujourd’hui aidera à élaborer et à planifier, sous forme de projet sous-régional en partage entre les membres du Reesao, les conditions et modalités de mise en œuvre de solutions adaptées de systématisation de l’excellence universitaire en Afrique de l’Ouest francophone.
Créé à Lomé, en République du Togo, le 11 octobre 2005, le Reesao a pour objectifs et missions de promouvoir une nouvelle politique de coopération universitaire axée prioritairement sur la modernisation de l’offre de formation en vue de faciliter la mobilité et l’insertion professionnelle, d’accroître l’efficacité des universités membres pour en faire des pôles d’excellence régionaux et des instruments d’appui au développement de leurs pays, de définir, dans un esprit de solidarité et de synergie, les voies et moyens indispensables à la mise en place du Lmd en partenariat avec les institutions nationales et internationales.


Les travaux sur l’avenir de l’enseignement supérieur seront déposés le 31 mars
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a indiqué que le comité de pilotage de la Concertation nationale pour l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes) déposera ses travaux le 31 mars prochain. Le Pr Mary Teuw Niane a également précisé que le Conseil présidentiel prévu juste après la concertation aura lieu en avril 2013. « Ce Conseil favorisera la prise de décisions majeures qui gouverneront l’enseignement supérieur au Sénégal », a expliqué le ministre Niane devant une vingtaine de recteurs et de responsables académiques de l’Afrique de l’Ouest. Il a soutenu que le président de la République Macky Sall a voulu cette concertation pour « résoudre définitivement » la crise du système d’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  « Conscientes de la nécessité, d’une part, de faire en sorte que les institutions d’enseignement supérieur soient au service des programmes économique et social de nos pays et, d’autre part, de l’obligation de s'adapter aux plans managérial, administratif et pédagogique, nos universités se sont résolument engagées dans une dynamique de réformes et de changement depuis la rentrée 2004-2005 », a expliqué le Pr Mary Teuw Niane. Il a rappelé que la promotion de l’excellence passe nécessairement par la mise en place de nouveaux organes de gouvernance. Pour répondre à cette préoccupation et conformément aux directives du Cames, le ministre a rappelé que son département a déjà créé l’Autorité nationale d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur (Anaq-sup) avec la nomination de son secrétaire exécutif. « Cet organe de pilotage illustre notre souci majeur de développer la qualité et d’améliorer l’efficacité dans nos établissements d’enseignement supérieur publics comme privés », a-t-il avancé.                                          

Abdoulaye DIALLO


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