La responsabilité des parents engagée

«Allez chercher du savoir jusqu’en Chine», nous recommandait le Prophète Muhammad (Psl). Mais eux, c’est-à-dire ces neuf faibles et innocentes créatures, n’ont été qu’à la Médina, un de quartiers populeux et populaire de la capitale sénégalaise, pour ne plus revenir. Tout simplement par la faute de leur «éducateur» (s’il en est réellement un), mais et surtout par celle de leurs parents. En effet, depuis belle lurette, l’on constate un phénomène qui accentue la mendicité. La fuite de responsabilité des parents.
Car, comment peut-on se targuer d’être un bon père de famille, clamant haut et fort son amour pour ses enfants, pour ensuite les jeter en pâture, en les confier à un tiers, sous le prétexte de leur procurer un enseignement de qualité ? Excusez du peu, mais je dis là que ce n’est pas sérieux, à la limite, cela frise la malhonnêteté. Certes, aucun enfant n’a demandé à naître, tout comme ces frêles victimes de cet incendie que j’appellerai désormais « les Martyrs de la Médina ».  De nos jours, il est fréquent de voir des parents qui se la coulent douce sans aucun souci pour leur progéniture, préférant tout mettre sur le dos de l’Etat, alors qu’il leur revient de s’occuper de leurs enfants.
N’a-t-on pas dit que la scolarité de l’enfant doit se poursuivre jusque dans la famille ? Malheureusement, au Sénégal, les enfants sont maintenant laissés à eux-mêmes, sans protection, sans aucune prise en charge. Et qui plus est, on leur demande des résultats. Surtout ces talibés en haillons, bravant le froid, la chaleur, la faim, la soif et pieds nus pour la plupart. Ce sont des enfants presque exclus de la société que l’on rencontre dans les différentes artères de nos villes, contrairement au Burkina Faso où ils sont quasi invisibles.
Le drame de la Médina, il faut qu’on en parle et on en reparlera davantage. Certes, le Joola est là, de même que des villages dévastés par des incendies ou d’autres noyades de voyageurs vers «Barzakh» (l’au-delà). Mais il y a une grande différence ici. Ces neuf Martyrs auraient pu devenir de grands hommes au service de la nation. Malheureusement, sans le demander, ils ont été emportés par des flammes dont la provenance restera encore indéterminée. Pourtant dans tous les discours, on ne cesse de dire, à l’endroit des ces frêles bouts de bois de Dieu, qu’ils sont l’avenir de demain.
Alors, chers parents inconscients que nous sommes, comment voudrions-nous que notre enfant puisse prendre la relève, si nous ne l’accompagnons pas ? En tout cas, ce n’est pas toujours se réfugier derrière l’Etat que nous y parviendrons. Et le président Macky Sall a pris la sage décision de vouloir fermer tous les «daaras» qui ne répondront pas aux normes requises. L’on devrait y ajouter le casting des maîtres coraniques ou Oustaz qui pullulent de nos jours dans le pays. Vivement que les décisions soient prises dès aujourd’hui pour que soit sauf mon enfant à qui je demanderai toujours pardon.

Par Babacar DIENG


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