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Polémique sur la médiation pénale : Me El Hadji Diouf réaffirme la position du président de la République

Le député Me El Hadji Diouf, un des avocats de l’Etat dans la traque des biens mal acquis, a réaffirmé, hier, la position du président de la République dans ce dossier. Il a indiqué que l’objectif du chef de l’Etat n’est pas « d’emprisonner les anciens dignitaires ».

Me El Hadji Diouf, leader du parti pour les travailleurs et du peuple (Ptp), par ailleurs un des avocats de l’Etat dans la traque des biens mal acquis, a réaffirmé hier, au cours d’une conférence de presse, la proposition du chef de l’Etat visant à inciter les anciens dignitaires du défunt régime libéral, poursuivis pour enrichissement illicite, à restituer les 80 % des biens mal acquis. «Depuis quelques jours, ce sujet alimente les discussions. Des gens se sont prononcés sur ce sujet sans le maîtriser. Il y a des gens qui font de la désinformation et de l’intox autour de ce sujet», a dénoncé Me Diouf. Avant de rectifier : « c’est le président de la République, Macky Sall, qui m’a dit en audience en ma qualité d’un des avocats de l’Etat du Sénégal dans le cadre de la traque des biens mal acquis, que si les anciens dignitaires du régime libéral, poursuivis pour enrichissement illicite, sont prêts à restituer les 80 %, l’Etat est lui-aussi prêt à laisser les 20 % parce qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès», a-t-il expliqué.  Certains Sénégalais qui sont des «pseudo-juristes, pseudo-saints», a regretté l’avocat, dénoncent la proposition et estiment que «c’est une manière de professionnaliser le vol, à le cautionner». «C’est faux. Le gouvernement ne cherche pas à protéger des voleurs», a-t-il crié. «Nous sommes dans un pays où tout le monde est dirigeant, sociologue, politique, etc. La presse est là, on ne s’en prive pas», a dit le leader du Ptp. Le président de la République, a poursuivi Me Diouf, «ne cherche pas à emprisonner les anciens dignitaires enrichis de façon illicite, les tuer et les affamer ; tel n’est pas son objectif. Il faut qu’ils sachent raison garder».

Pour Me El Hadji Diouf, en matière de dommages et intérêts, seul le plaignant peut quantifier sa demande. En matière des biens mal acquis, l’Etat peut bel et bien réclamer les 80 % du montant pris. «Aucun juge encore moins un Procureur ne peut se substituer à l’Etat. Ceux qui disent qu’il faut laisser à la justice faire son travail ne disent pas le droit», a-t-il ajouté. D’ailleurs, le ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance, Abdoul Latif Coulibaly, est revenu sur cette proposition. «Je ne mens pas. Il (ndlr : M. Coulibaly) m’a conforté dans ma position. Il a dit le droit parce que c’est un juriste», s’est réjoui Me Diouf.  
A son avis, si l’Etat continue de réclamer les 100 %, il n’en aura rien. D’ailleurs, a averti l’avocat, «certaines personnes poursuivies dans ce dossier vont préférer la prison que de restituer la totalité de leurs biens supposés mal acquis. D’où la nécessité de leur tendre la perche afin qu’ils transigent».
                   

Souleymane Diam SY

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