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Les bijoux « Style esclave » créent la polémique en France

Mango, une marque de prêt-à-porter avait choisi de nommer un collier et des bracelets : « Style esclave ». L’indignation n’a pas tardé à poindre et une pétition de protestation pour contraindre la société à s’excuser. Elle a été initiée par trois françaises, étroitement liées au Sénégal dont Rokhaya Diallo. Elle nous éclaire sur leur démarche.

Un collier dénommé « style esclave ». L’évidence même du comble du mauvais goût, pour beaucoup, mais pas pour Mango. La marque de prêt-à-porter espagnole crée la polémique en diffusant sur la version française de son site internet, une gamme de bijoux inspirée sans honte de l’histoire douloureuse de l’esclavage. La riposte ne s’est pas fait attendre. Et dans la société de l’instantanée, qui semble être la nôtre, réactivité rime forcément avec réseaux sociaux. « J’en ai pris connaissance et je l’ai tweeté », nous révèle Rokhaya Diallo, éditorialiste et militante associative d’origine sénégalaise. Mon tweet a été énormément relayé. Je me suis dit que dans un pays comme les Etats-Unis, cela ne se serait pas passé comme cela. Et il en valait la peine de poursuivre ce combat et d’interpeler les gens ». En effet, l’indignation populaire n’a pas manqué sur les réseaux sociaux. Ainsi, en compagnie de Aïssa Maïga, actrice française d’origine sénégalaise et native de Dakar, de Sonia Rolland, actrice et miss France 2000 née au Rwanda, qui « avaient eu une réaction extrêmement virulente » à la connaissance de la nomination du collier, la jeune femme qui travaille pour plusieurs médias français a fini par faire « un texte de contestation qui a été publié ». « Ces bijoux formés de chaînes sont censés faire de l'esclavage un objet de fantaisie et de mode. L'entreprise Mango banalise ainsi des tragédies qui ont traversé l'histoire de l'humanité et qui frappe encore aujourd'hui des millions d'êtres humains dans le monde », rappellent les trois jeunes femmes.

Les excuses de Mango
En France, analyse Rokhaya Diallo, on ne se « rend pas compte de l’atrocité de l’esclavage » et du fait que beaucoup de Français sont issus de cette histoire et en sont des descendants.
Quid de la suite à donner à cette mobilisation virtuelle à travers internet mais bien réelle ? « On attend que la marque fasse un communiqué avec des excuses qui montrent qu’elle a bien pris conscience de l’offense proférée avec la nomination de ces bijoux. Et non pas seulement quelques tweets et une communication de crise en disant que c’est un problème de traduction ». En effet, Mango a retiré le nom « style esclave » en plaidant pour un problème de traduction de l’espagnol au français. « Esclava » ne voulant pas dire toujours « esclave ». Mango a fini par présenter ses excuses. Toujours est-il que mardi, en fin d’après-midi, la pétition avait recueilli près de 7.450 signatures sur les 7.500 qu’elle visait.

Moussa DIOP, Correspondant à Paris

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