Développement des ressources humaines : Des pôles de formation prévus au Sénégal et en Ethiopie

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a revisité le partenariat entre son pays et l’Afrique qui, selon lui, a démarré au moment où l’Empire du Soleil levant était seul à croire dans le développement de ce continent. «Le continent a surmonté nombre de souffrances et de difficultés. Cependant, le Japon, a continué de croire en l'avenir de l'Afrique », a-t-il dit.

La cinquième édition de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad V) a démarré, samedi dernier à Yokohama (Japon) sur une note de poursuite du soutien du Japon au continent et d’espoir de perpétuation des efforts de développement dans un cadre partenarial. Un partenariat basé sur « l’auto-assistance » et « l’indépendance », avec comme objectif la croissance de l’Afrique. « Penser que la pauvreté peut être surmontée par la croissance était, pour nous Japonais, une évidence dès le départ. Cela est aussi dû au fait que nous n'avons pas douté de la force potentielle de l'Afrique. » A l’arrivée, le continent « poursuit, aujourd’hui, une vigoureuse marche en avant » et suscite l’espoir. Le soutien du Japon, au moment où personne ne croyait au continent, a été rappelé avec vigueur, comme pour marquer une gratitude, de même que le chemin parcouru par l’Afrique. Aujourd’hui, les deux partenaires comptent marcher pour concrétiser le thème du sommet de Yokohama : « main dans la main avec une Afrique plus dynamique ». Revisitant l’histoire, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe a insisté sur ce pacte de solidarité liant son pays au plus pauvre continent du monde. « 50 ans ont passé. Les plans de développement qui font long feu, les dettes qui s'accumulent, la pauvreté et les conflits, l'apartheid, etc., l'Afrique a surmonté nombre de souffrances et de difficultés.
Cependant, mon pays, le Japon, a continué de croire en l'avenir de l'Afrique. Dans les années 90, années durant lesquelles la communauté internationale, dans les circonstances de l'après-guerre froide était en passe d'oublier l'Afrique, le Japon, seul à croire dans le développement de ce continent, a initié les Ticad », a déclaré M. Abe.
De l’avis de Shinzo Abe, la voix empruntée par la Ticad est la bonne, c’est pourquoi « le futur dont elle a rêvé est aujourd’hui en passe de se réaliser ». Il s’est fait l’avocat des femmes et jeunes africains, qui peuvent être d’importants acteurs de l’agriculture afin de vaincre la malnutrition. « Si les femmes africaines ne sont pas fortes, l'agriculture africaine ne sera pas forte ; si l'agriculture africaine n'est pas forte, l'Afrique ne sera pas solide. ». Il a invité le monde rural à produire « des choses qui se vendent pour éviter toute mévente.
Le développement de l’Afrique passe aussi par la paix et la stabilité, a-t-il rappelé. Face à la question nutritionnelle qui préoccupe le continent, le Premier ministre nippon invite les pays africains à « passer de l’agriculture « pour manger ») à une agriculture « pour gagner sa vie». Il a donné, en exemple, la méthode Aikawa, du nom de son compatriote Jiro Aikawa, un volontaire qui a fait doubler le revenu de 25000 paysans au Kenya en leur faisant cultiver des produits dont le marché a besoin. Le développement suppose d’abord la paix et la stabilité, a rappelé M. Abe, il promet plus d’efforts de son pays dans l’atteinte de ces deux priorités. Hasard du calendrier, la Ticad célèbre son vingtième anniversaire, au moment où l’Organisation de l’unité africaine (Oua), ancêtre de l’Union africaine (Ua), souffle sur ses cinquante bougies.

Iniciative ABE sur la formation des ressources humaines : Le Sénégal et l’Ethiopie abriteront des bases de développement humain
Partisan d’un lien entre son pays et le continent, avec comme acteurs, les jeunes africains, le Premier ministre japonais a annoncé le lancement de l’Initiative Abe, qui est un «  Concept de formation de ressources humaines en coopération public-privé nippo-africaine ». Cette initiative offrira aux jeunes africains l’opportunité de travailler dans les entreprises japonaises en tant que stagiaires. Le Sénégal et l’Ethiopie sont les pays qui accueilleront des « bases de développement humain » prévus en dix endroits, avec des experts en formation professionnelle. M. Abe met l’accent sur une formation des ressources humaines adaptée au marché du travail et qui offre des débouchés, mais répondant également aux besoins des entreprises locales et japonaises. Grâce à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) et l’Association de développement des ressources humaines et de l’industrie hors du Japon (Hida) et le système des bourses d’Etat pour les étudiants étrangers, l’Empire du soleil levant compte former des « ressources humaines de production » qui déboucheront sur des emplois pour 30.000 personnes dans les cinq prochaines années. Le Japon envisage aussi de faire profiter à l’Afrique de son expérience dans le domaine des soins de santé pour tous. Le Japon et notre pays coopèrent étroitement déjà dans la formation de ressources humaines à travers le Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt Sénégal-Japon)           

Infrastructures, commerce, aide publique : Le Japon va injecter 32 milliards de dollars en Afrique
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a annoncé, samedi dernier, que son pays  injectera en Afrique, au cours des cinq prochaines années, 200 milliards de yens de moyen public et privé, soit 32 milliards de dollars. Ce montant inclut 1,4 milliard de yens d’aide publique au développement. « Indépendamment de cela, grâce aux 20 milliards de dollars de l’assurance commerciale, nous promouvrons le commerce et les investissements des entreprises japonaises en Afrique », a fait savoir M. Abe. Shinzo Abe reste convaincu que le principal besoin de l’Afrique, c’est les investissements privés, une coopération public-privé, d’où, à son avis, la nécessité de renouveler entièrement la façon de soutenir le continent. Le Japon prend en compte les besoins exprimés par ses partenaires africains, ils ont pour noms : aménagement des infrastructures, ressources humaines de production, santé et agriculture.
Tokyo compte injecter  650 milliards de yens dans le développement des infrastructures en Afrique, au cours des cinq prochaines années, en prenant en compte, en premier lieu, les corridors internationaux qui relient les zones enclavées aux côtes, l’aménagement des réseaux de transport d’électricité. « Ces investissements permettront de faire avancer, de manière significative, de tels aménagements, espère le Premier ministre japonais.       

De notre envoyé spécial à Yokohama Malick CISS


 

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