Ramadan slide 2016 def

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Médias en démocratie : Les écoles francophones de journalisme face au défi de la formation

Un colloque international sur le thème : « Des médias en démocratie : les défis de la formation et de l’information » s’est ouvert, hier, à Dakar. Il est organisé par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information. Les participants réfléchissent sur la finalité de l’information, les pratiques actuelles en journalisme, les exigences de la responsabilité sociale des médias et la formation.
Quel rôle la formation peut-elle jouer pour l’avènement d’un journalisme véritable au service de la démocratie ? Comment la formation peut-elle contribuer à l’observance des principes éthiques et des règles déontologiques ? Quels modèles de régulation et d’autorégulation des médias pour éviter les dérives ? Comment ces questions ont été réglées dans les pays francophones du Nord ? Ces questions sont au cœur des échanges du colloque international des écoles francophones de journalisme qui s’est ouvert, hier, à Dakar. Organisé par le Centre d’études des sciences et techniques de l’Information (Cesti), ce colloque a bénéficié du soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie et la participation du Réseau Théophraste.  Selon le directeur du Cesti, Ibrahima Sarr, avec la série de bouleversements survenus dans les médias depuis le début des années 1990, la rencontre internationale de Dakar veut être un cadre de réflexion critique sur la finalité de l’information, les pratiques actuelles en journalisme, les exigences de la responsabilité sociale des médias et la formation.
« Notre réflexion sur les liens entre médias et démocratie intervient dans un contexte marqué par de grands bouleversements. Il s’agit d’abord de la mise sous tutelle des médias par les marchands. Il s’y ajoute que la matière sur laquelle travaillent les journalistes, notamment l’information, est devenue une notion fourre-tout. Si pendant longtemps l’information désignait les nouvelles, l’actualité ou les récits des médias de masse, cette notion renvoie aujourd’hui aussi bien aux médias qu’aux industries de la connaissance et du divertissement, d’où le brouillage de la frontière entre les faits et les fictions », a-t-il fait remarquer.
Le directeur du Cesti a pointé du doigt les nombreux manquements notés dans le travail des journalistes, notamment en ce qui concerne les principes d’éthique et les règles déontologiques.  Aujourd’hui, a-t-il dit, le rôle des journalistes est constamment remis en question par des publics extrêmement critiques et de plus en plus dotés de compétences médiatiques par le biais de l’éducation aux médias.  

Mission de veille et d’alerte
Selon le président du Réseau Théophraste, par ailleurs directeur de l’Ipj de l’université de Paris-Dauphine, Pascal Guénée, la crise mondiale  n’a pas épargné les médias. Elle a remis en cause la manière de construire l’information et la façon  dont les journalistes pratiquent leur métier. Dans un tel contexte, les écoles de journalisme sont appelées à se réinventer. Le responsable programmes médias à l’Oif, Tidiane Dioh, estime que le journalisme francophone a besoin de se remettre en question et de se remobiliser. Il a déploré le fait que, pendant longtemps, les gens aient voulu trouver des solutions aux écueils qui se dressent devant le journalisme francophone sans prendre la peine d’identifier les racines du mal. « Il convient de renverser cette perspective et l’Oif va  accompagner les écoles de journalisme francophones dans ce sens », a-t-il assuré.   
Le professeur Abdoul Amadou Sow, doyen de la Faculté des Lettres et représentant du Recteur de l’Ucad à cette rencontre, est d’avis que la profession de journaliste est à la fois l’une des plus difficiles et l’une des plus exigeantes. «Dans l’exercice de l’information et de formation des consciences et des opinions, la plus petite erreur, la faute la plus anodine se paie cher, parce qu’elle ne se rattrape plus » a-t-il affirmé. Cela motive son appel aux journalistes, au-delà de leur mission de veille et d’alerte sur les questions qui interpellent l’opinion, d’accepter de se soumettre tous les jours à la critique des citoyens. Ce colloque de deux jours enregistre la présence de responsables d’écoles francophones de journalisme du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Niger, du Mali, du Burkina Faso, etc. Une quinzaine de communications axées sur la formation des journalistes, sur les modèles de régulation et d’autorégulation des médias et sur les principes éthiques et déontologiques y sont animées par d’éminents enseignants, chercheurs et journalistes du Sud et du Nord.

Cheikh Bamba Dieye, ministre de la communication : « Les médias peuvent être la cause de dérives »  
 A l’ouverture du colloque international des écoles francophones de journalisme, le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, a déclaré que l’Etat est engagé aux côtés des journalistes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs des médias. Il a cité  la construction de la maison de la presse, l’annulation de la dette fiscale, la subvention annuelle, sans oublier le nouveau Code de la presse qui sera bientôt soumis à l’approbation de l’Assemblée nationale. Le ministre reconnaît que les médias jouent un rôle central dans le changement de comportement, dans la cohésion sociale, dans la promotion démocratique participative. Cependant, il pense aussi que ces mêmes médias peuvent être la cause de dérives qui nuisent à des vies et installent le chaos.  « Il appartient au journaliste, dans une remise en question régulière de sa pratique du métier, de prendre conscience de son rôle dans la société qui consiste au renforcement de la démocratie, à la critique objective de l’action publique et des faits société », a-t-il avancé.                              

Elhadji Ibrahima THIAM et Ndiol Maka SECK

{fcomment}

{nice1}

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.