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Intégration des tic dans l’éducation et la formation: Le Sénégal, un pays aux nombreux atouts à exploiter pour réaliser un saut qualitatif

Tic senegalUne étude soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et présentée au Forum africain sur l’intégration des Tic dans l’éducation et la formation montre que le Sénégal dispose d’aouts considérables. Le pays est bien couvert par les médias : radio, télévision, téléphonie mobile, Internet haut débit. Cependant, les disparités entre villes et zones rurales sont criantes.

Selon l’étude menée par Claude Lishou de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad et réalisé le mois dernier, l’utilisation des Tic dans l’éducation et la formation a toujours été une option politique clairement exprimée par l’Etat depuis l’indépendance. Trois phases sont identifiées. La première ou « phase expérimentale longue avec un bilan mitigé » va, selon lui, de 1960 à 1980. Elle s’est traduite par l’introduction de la méthode « Pour parler français » du Centre de Linguistique appliquée de Dakar (Clad) qui repose, d’abord, sur l’utilisation de la radio (1964), puis sur celle de la télévision scolaire (1978). La 2ème phase a démarré à la fin des années 90. C’est l’époque d’une introduction massive de l’ordinateur dans le système avec des projets comme Génération informatique scolaire (Gis), Word Link, l’implantation d’espaces cyber jeunes dans les établissements par le Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep). Quant à la 3ème, elle a commencé en 2000. L’on observe alors « des avancées notables dues, en partie, à une volonté politique plus affichée s’appuyant sur un contexte international favorable », lit-on dans le document. En effet, le pays s’est doté d’un Plan décennal de l’éducation et de la formation (Pdef) dans lequel l’utilisation des Tic est clairement stipulée. Les initiatives se sont multipliées certes, mais à des degrés divers. Cela, du préscolaire au supérieur. On peut ainsi citer, entre autres, le projet Seneclic chargé d’équiper les écoles primaires en salles technologiques, former des enseignants à l’utilisation des ressources numériques et répondre aux besoins importants en infrastructures scolaires de niveau secondaire, le programme Sankoré piloté par le ministère de l’Education et qui déroule la phase expérimentale de l’utilisation du Tableau blanc interactif dans 350 classes, le Nepad e-school, l’Usaid/Edb qui, par le biais de sa composante Tic, a équipé 408 collèges et plus de 10 daaras, le Team 9, Microsoft Partners in Learning (Pil), les Centres multimédias communautaires (Cmc), le développement de la Formation ouverte à distance (Foad) dans le supérieur, la création récente de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). La Fastef est aussi très active dans la formation continue en ligne des enseignants.

Contenus numériques
Il s’y ajoute que, d’après le rapport 2012 de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, (Artp), le pays compte 11,4 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, 19,20  % de la population ont accès à l’Internet (un chiffre qui est passé de 0,4 en 2000 à 19,20 en 2012) ; il y a 12 lignes de téléphones fixes pour 1000 habitants en 2011 et 880 téléphones mobiles pour 1000 habitants en 2012 ; une bande passante Internet de 12,4 Gbps, 2 Fai (Orange et Arc informatique), 79,08 % d’abonnés au 2G+3G, 8,9 % aux clés Internet, 8,2 % à l’Asdl… Globalement, le taux de pénétration est de17,5 % de la population.

S’agissant des continus numériques pour l’éducation, les techniciens du Bureau pour les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation et l’enseignement scientifique du ministère de l’Education travaillent au développement d’un portail éducatif rassemblant toute une série de contenus pédagogiques. « Cet outil, pense-t-on au Sénégal, permettra de guider les élèves et enseignants vers des ressources pédagogiques accessibles sur Internet », écrit M. Lishou. Aussi, l’Ugb travaille sur un projet dénommé « Les contes de l’éducation », dans le but d’élaborer des contenus pédagogiques à travers les Tic.

Des disparités criantes
Malgré tous ces considérables atouts, une disparité criante est relevée, notamment dans le primaire dont la majorité des établissements sont en milieu rural, sans électricité, même si on constate une volonté politique de réduction de la fracture numérique et énergétique (et aussi pédagogique). Mieux, soutient le consultant, il est nécessaire d’opérer un savant dosage des mesures politiques et opérationnelles de création, par l’Etat, d’un environnement politique propice à l’utilisation des Tic dans l’éducation, des mesures de soutien et/ou d’encouragement, l’acquisition de logiciels et de contenus éducatifs numériques normalisés dont la qualité est garantie, un programme massif et mesuré de formation des enseignants, ainsi qu’un système de suivi-évaluation.

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

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LES TIC, UN PUISSANT OUTIL DE TRANSFORMATION DE L’ÉDUCATION
Les Tic, avec leurs potentiels, peuvent transformer positivement nos systèmes éducatifs et nous permettre d’entrer de plain-pied dans la société du savoir et de l’information. Telle est la conviction des participants au premier Forum ministériel africain qui se tient à Tunis. En effet, selon Mamadou Ndoye, consultant de l’Adea qui a fait la synthèse des travaux, elles permettront d’accélérer la couverture des besoins de l’éducation, de régler la question de l’équité, d’améliorer la qualité, de renforcer la pertinence et l’efficacité des apprentissages, d’innover. Mais également de favoriser le développement professionnel des enseignants, de changer les conditions des apprentissages et donc, d’améliorer les conditions cognitives des élèves (savoir observer, savoir analyser…). Les Tic permettent aussi d’adapter l’apprentissage au rythme des élèves, favoriser, de leur part, l’auto-évaluation et l’auto-remédiation tout en développant la confiance en soi, a indiqué Mamadou Ndoye. L’autre avantage important demeure l’amélioration de la gouvernance. « La transparence sera de mise grâce à l’accès de tous, aussi bien des décideurs que des élèves et étudiants, ainsi que des parents », a-t-il assuré. Mais, pour tirer profit de ces avantages, il faudra prendre en compte certaines décisions, comme la réforme des programmes d’enseignement, conduire le changement avec les enseignants et les élèves, assurer l’équipement et avoir une vision holistique des différents outils, tant il est vrai que les défis liés aux infrastructures, à l’analphabétisme et à la formation des enseignants sont réels.

D. MANE


L’ADEA ET INTEL SIGNENT UN ACCORD POUR ACCOMPAGNER LES ETATS
L’Adea et Intel ont paraphé, hier, un accord de partenariat afin d’accompagner les Etats africains dans l’intégration des Tic dans les systèmes éducatifs. L’accord a été signé par Dzingai Mutumbuka, président de l’Adea, et Jonh Daves, vice-président d’Intel. A travers cette convention, les 2 structures vont conjuguer leurs efforts pour appuyer les pays africains, ont affirmé MM. Mutumbuka et Davies. Intel offre une technologie, mais surtout une opportunité qui pourra être saisie par les Africains. « Nous cherchons un partenariat et non une imposition. L’Adea et Intel sont convaincus que la décision appartient aux Etats », a dit Joseph Nsengimana d’Intel.

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