Selon un rapport de la Banque mondiale et de l’Organisation One : Augmenter l’accès des agricultrices aux moyens de production sauverait 150 millions d’Africains de la faim

Si les agricultrices d’Afrique subsaharienne avaient le même accès que les hommes aux moyens de production, les rendements agricoles augmenteraient de 25 à 30 % et 100 à 150 millions de personnes seraient épargnées de la faim, fait savoir un rapport de la Banque mondiale et l’organisation One.

En Afrique subsaharienne, si les agricultrices avaient accès aux mêmes moyens de production que les hommes, elles seraient en mesure d’accroître leurs rendements agricoles de 20 à 30 % et faire augmenter la production totale de 2,5 à 4 %, révèle un nouveau rapport publié par le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation One. Ce qui éviterait à 100 millions voire à 150 millions de personnes de souffrir de la faim, selon les estimations de la Fao, ajoute le rapport  intitulé en anglais « Levelling the field : improving opportunities for women farmers in Africa » (littéralement : améliorer les opportunités des fermières en Afrique).
Le document met en exergue les facteurs qui freinent les agricultrices de la région, alors que les femmes représentent près de la moitié des travailleurs du secteur agricole subsaharien. Mais le constat est que leur productivité à l’hectare est nettement inférieure à celle des hommes. L’écart qui sépare la productivité moyenne par hectare des deux sexes est en défaveur des femmes, variant de 13 % en Ouganda à 25 % au Malawi. Le  rapport, qui étudie six pays (’Éthiopie, le Malawi, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda et la Tanzanie) qui représentent plus de 40 % de la population de l’Afrique subsaharienne, démontre que les femmes sont généralement privées des facteurs pouvant améliorer leur productivité (propriété foncière, accès au crédit et aux intrants agricoles, services de vulgarisation et accès aux marchés, etc.). Et même si elles ont aussi bien accès que les hommes aux engrais, à la main-d’œuvre et aux formations, les agricultrices n’obtiennent pas nécessairement les mêmes rendements que les agriculteurs. Une situation à corriger.
« Les enjeux de la lutte contre les inégalités hommes-femmes dans l’agriculture sont de taille. En parvenant à réduire les disparités entre les sexes, il est en effet possible d’accroître la sécurité alimentaire et d’améliorer les moyens de subsistance d’une population africaine qui devrait quadrupler dans les 90 prochaines années », lit-on dans un texte relatif au rapport de la Banque mondiale et de l’Organisation One.
Il invite à donner aux agricultrices les moyens d’être plus productives, ce qui serait synonyme d’améliorer le sort de la prochaine génération. L’expérience a montré que lorsque les femmes participent aux décisions économiques du ménage, cela se ressent positivement sur le budget consacré à l’alimentation, la santé, l’éducation et la nutrition des enfants. « Renforcer l’égalité des sexes dans l’agriculture pourrait donc donner lieu à l’émergence d’une génération d’Africains mieux nourris, plus instruits et davantage à même d’apporter une contribution productive à leur économie, dans le champ de l’agriculture et au-delà », estime le rapport.

Favoriser l’autonomisation des agricultrices

Les auteurs du rapport de la Banque mondiale et de l’Organisation One sur les disparités entre hommes et femmes dans l’accès aux moyens de production agricole invitent les gouvernements africains à favoriser l’autonomisation des agricultrices par diverses mesures. D’abord, les auteurs du rapport préconise un renforcement des droits fonciers des femmes, une amélioration de leur accès à la main-d’œuvre agricole, l’accroissement et l’utilisation par les agricultrices, d’outils et d’équipements agricoles atténuant leur travail physique. Le rapport, intitulée en anglais Levelling the field : improving opportunities for women farmers in Africa » ((littéralement : améliorer les opportunités des fermières en Afrique),  suggère aussi de développer les centres d’accueil de la petite enfance au niveau local, d’encourager les femmes à utiliser des engrais de meilleure qualité et en plus grande quantité. On doit aussi amener les femmes à utiliser davantage de semences de qualité, mais aussi adapter les formations à leurs besoins et utiliser les réseaux sociaux pour la diffusion du savoir agricole. Le document invite également à promouvoir la pratique de cultures commerciales rentables auprès des agricultrices tout en aidant celles-ci à entrer sur les marchés et à commercialiser leur production. L’Afrique subsaharienne gagnerait aussi à améliorer le niveau de formation de ses agricultrices, indique le rapport.

Malick CISS

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