Journée mondiale de la liberté de la presse: Les députés invités à voter le nouveau Code

Jrnee press 2014La célébration de la 21ème Journée mondiale de la liberté de la presse, samedi dernier, a été une occasion de plaider auprès des parlementaires  pour l’adoption du projet du Code de la presse. Et ce, en vue d’améliorer l’environnement des médias et lutter contre la précarité dans laquelle vivent les  journalistes au sein des entreprises de presse.

Sous l’égide du Bureau régional de l’Unesco à Dakar, acteurs de la presse,  autorités gouvernementales, militants des droits de l’Homme… ont commémoré,  samedi dernier, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Célébrée cette année sous le thème : « La liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda post-2015 », cette journée a aussi servi de prétexte pour plaider en faveur de l’adoption du nouveau projet du Code de la presse. Rappelant  le rôle  ô combien important d’une presse libre et indépendante à l’atteinte des objectifs fixés dans l’agenda post-2015, la directrice du Bureau régionale de l’Unesco, Ann-Therese Ndong Jatta, a fait part des avancées du Sénégal dans l’accès des populations à l’information, mais aussi dans le pluralisme des médias.


Par ailleurs, a-t-elle fait comprendre, le dernier classement de Reporters sans frontière (Rsf), faisant passer notre pays de la 59ème à la 62ème place  s’explique par le retard de l’adoption du Code de la presse. D’après elle, ledit  projet pourrait permettre des avancées concrètes dans le monde médiatique, notamment sur le statut du journaliste et l’amélioration de la pratique professionnelle. Ce faisant, elle a invité, au nom du système des Nations-unies, les Sénégalais et particulièrement les parlementaires à aider les journalistes à aller de l’avant, en étant favorables au vote du nouveau Code de la presse. « Depuis plus d’une vingtaine d’années, la Commission des droits de l’Homme de l’Onu considère que les peines d’emprisonnement pour délits de presse constituent des mesures d’intimidation à l’endroit des journalistes (…). La dépénalisation des délits de presse n’est pas une invention sénégalaise. Elle a été adoptée dans la quasi-totalité des pays dits de vieille démocratie en Europe et en Amérique », a-t-elle indiqué, appelant les journalistes à plus de redevabilité.

Toutefois, a précisé Ann-Theresse Ndong Jatta,  le vote de ce nouveau code doit être accompagné par la responsabilité et le professionnalisme des journalistes, qui doivent respecter la dignité et la vie privée des personnes.

Pour sa part, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), a abondé dans le même sens.  Selon lui,  le fait que le  projet du Code de la presse ne soit pas adopté amène à penser qu’il y a un recul de la liberté de la presse dans notre pays. «  Nous sommes à la croisée des chemins et tout le monde s’attend à ce que le code soit voté.

Une priorité du gouvernement
Les problèmes auxquels les journalistes sont confrontés peuvent être résolus par le vote dudit code. C’est pourquoi nous lançons un appel aux élus du peuple afin d’œuvrer pour son adoption », a-t-il déclaré,   ajoutant que cela va régler la précarité dans laquelle vivent beaucoup de  journalistes au sein des entreprises de presse.

Venu représenter le ministre de la Communication et l’Economie numérique, le directeur de cabinet a réaffirmé l’engagement de l’Etat pour l’adoption du nouveau Code de la presse. A en croire Mamadou Dramé, il figure parmi les priorités du gouvernement. « Un important séminaire est en cours au niveau du Département de la communication. Il regroupera les parlementaires et les acteurs de la presse. Au sortir de cette réunion, nous espérons que le code sera adopté », a-t-il informé.

De l’avis de M. Dramé, l’adoption de « ce texte consensuel » va considérablement améliorer l’environnement des médias et de la pratique du journalisme dans notre pays. « Le code doit être adopté pour montrer que le Sénégal ne pas fait moins que tous les pays de la sous-région en matière de liberté de la presse », a-t-il dit. Et de renchérir : «  Eviter la prison à un professionnel de l’information et de la communication dans le cadre de la collecte, du traitement et de la diffusion de l’information doit être un combat de tous les jours ».

Par ailleurs, il a invité les professionnels des médias à s’approprier la notion de responsabilité « sans laquelle la presse, quel que soit son dynamisme, va sortir de sa vocation originelle pour devenir un danger pour la société ».

Ibrahima BA

MOUMINY CAMARA, ENSEIGNANT-CHERCHEUR AU CESTI: « LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EST UNE CONDITION SINE QUA NON AU DÉVELOPPEMENT… »
Animant une communication sur le thème : « Pour un journalisme viable et professionnel : des médias libres, Etat de droit et développement durable post-2015 », Mouminy Camara, enseignant-chercheur au Cesti, a relevé le rapport existant entre la liberté de la presse et le développement. Selon lui, il y a bien un lien entre une presse libre et le développement et ce, en dépit de l’inexistence de statistiques et des chiffres pouvant l’attester. « Quand il n’y pas de liberté de la presse, le développement en prend un sacré coup. Dans certains pays, les médias permettent d’améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il laissé entendre, ajoutant que la liberté de la presse est une condition sine qua non au développement. D’après M. Camara, les questions de développement sont présentes dans l’univers médiatique. De ce fait, a fait comprendre l’enseignant au Cesti, l’avenir du développement sur le continent africain est étroitement lié à l’infrastructure fondamentale de la liberté de la presse à bâtir au plan national, continental.

I.BA


SELON UNE ETUDE D’« ARTICLE 19 », LES FEMMES REPRÉSENTENT UN SUJET MINEUR DANS LES MÉDIAS
Au Sénégal, a révélé l’étude monitoring Femmes-médias de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Article 19, faite en avril 2013, les femmes constituent un sujet mineur dans les médias. L’étude a été menée sur les médias publics, privés et communautaires.

Les sujets relatifs aux femmes n’occupent pas encore une place de choix dans le paysage médiatique sénégalais. C’est du moins ce qu’a révélé l’étude monitoring Femmes-médias de l’Ong Article 19, datant de mars à avril 2013. Menée sur les médias publics et privés, ladite étude à permis de constater que  les femmes constituent un sujet mineur au niveau des médias sénégalais.  La première phase de cette étude  couvre la période du 4 au 18 mars 2013, incluant ainsi la célébration de la Journée internationale de la femme. La deuxième phase s’est déroulée au mois d’avril.  Elle a concerné les journaux (Observateur, Soleil et Quotidien),  les radios (Zik fm, Sud fm, Rfm  et   Rsi ) et les télévisions (Rts, Tfm, 2stv et Walf Tv).

D’après  le rapport,  il y a une  présence marginale dans les contenus d’information liés  à la femme, laquelle n’est pas le sujet d’une rubrique dans tous les journaux étudiés. Il est question également d’un  déficit de visibilité et d’un faible effort de mise en valeur  de l’information ayant trait à la gente féminine. En outre, il est noté une perception dévalorisante de la personnalité des femmes. « L’information les enferme dans des attitudes et des positions sociales qui ravalent ou modélisent la femme soumise, occultant d’autres caractéristiques plus valorisantes des personnalités mises en scène », informe le document.

De manière détaillée, sur un total de 2.157 articles publiés par les trois quotidiens d’information, seuls 204 ont été consacrés à des sujets relatifs aux femmes. Au niveau des radios, sur 1.388 éléments étudiés, 83 seulement ont été consacrés aux femmes. Enfin, les télévisions ne consacrent que 53 éléments sur la femme sur un total 903.

Toutefois, dans le but de renverser la donne, l’étude a émis un certain nombre de recommandations. Il s’agit, entre autres, de travailler à renforcer les capacités des professionnels des médias  pour une meilleure compréhension de la dimension genre, de sensibiliser les instances de régulation et d’autorégulation à une veille plus poussée sur les contenus des médias sur les sujets relatifs aux femmes. Aussi, l’étude suggère-t-elle de former les organisations d’appui aux femmes à travailler avec les médias de manière à mieux valoriser leurs visions, leurs activités, leurs résultats et leurs acquis. L’objectif de cette étude de monitoring sur les questions de femme était d’arriver à des orientations en vue de « l’amélioration de la couverture  en matière de collecte et de traitement, de servir de référence dans l’analyse de la couverture médiatique des questions liées aux  femmes… ».

I. BA


LES JEUNES REPORTERS INVITÉS À S’INTÉRESSER AUX « POLITIQUES DE DÉVELOPPEMENT »
Les jeunes reporters du Sénégal, réunis dans une convention, ont organisé samedi un panel, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la  presse. Rencontre durant laquelle trois thèmes centraux ont été abordés.  Etaient au menu des débats, le rôle du journaliste dans le processus de développement, la nécessité au journaliste de faire face aux nouvelles exigences, le comportement du journaliste dans le traitement des sujets de développement.

A l’instar de la communauté internationale, la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjs) a saisi la journée symbolique dédiée à la liberté de la presse pour dégager des pistes de réflexion. Cette initiative veut mettre en avant des voies et moyens pouvant aider le journaliste-reporter à faire face aux nouvelles exigences, liées notamment aux enjeux de développement.

Pour ce faire, un panel qui a réuni de grands noms du journalisme a été organisé. Trois thèmes étaient à l’ordre du jour. « Hier journalisme de développement, aujourd’hui journalisme pour le développement, quelles limites et quelles responsabilités pour le journaliste ? », « Couvrir les questions de développement : comment coller à l’agenda post 2015 ? », « Liberté des médias et avenir meilleur, le journaliste est-il appelé à faire face à de nouvelles exigences ? ».

Prenant la parole, le président de la Cjs a plaidé pour l’adoption du nouveau  Code de la presse. « Ce code doit être voté. Nous en faisons notre combat. Il règle énormément de problèmes. C’est juste l’aspect dépénalisation qui est mis en avant, or il comporte d’autres acquis beaucoup plus importants », a lancé Thierno Dramé, président de la Cjs.

Ibrahima Bakhoum, journaliste enseignant à l’Issic, a disserté sur le concept de « journalisme de développement ». Il explique : «Après l’indépendance,  l’Etat du Sénégal s’est donné les moyens d’informer sur ses réalisations, ses chantiers, mais également les projets qu’il envisageait de réaliser ». Bakhoum a rappelé que l’Agence de presse sénégalaise (Aps) était alors le principal support d’information. « Des fonctionnaires étaient spécialement recrutés. Leur mission était de mettre en avant les réalisations du gouvernement. Cette information verticale avait dès lors des limites du point de vue de la liberté », relève-t-il. Puis, Dakar-Matin qui deviendra, plus tard, « Le Soleil » a été mis en place, dans le but de toucher davantage de public.

Se prononçant sur les enjeux qui attendent le journaliste, Ibrahima Gaye, ancien directeur général du journal Le Soleil,  souligne que de nouvelles menaces pèsent sur la liberté de la presse. Il faut savoir les appréhender pendant qu’il est encore temps et pouvoir y faire face. Selon M. Gaye, « ces influences issues de tous les secteurs, politique, économique, religieux,  si elles ne sont pas prise en compte à tanps, peuvent déteindre sans que nous ne fassions attention sur notre manière de faire », a-t-il alerté.

Abordant la question liée à la liberté des journalistes des médias d’Etat, il défend : « Ces journalistes sont, en réalité, autant libres que les autres. Seulement, chaque entité a une ligne éditoriale et doit s’y conformer, les medias privés y compris. Aussi bien le gouvernement que l’opposition ont accès aux médias d’Etat ». M. Gaye estime que la pluralité des opinions y est reflétée. Il ajoute que c’est juste un mauvais procès qu’on leur fait.

Oumar BA


LE QUOTIDIEN DES CORRESPONDANTS SÉNÉGALAIS EN FRANCE
La diaspora sénégalaise de France compte parmi ses membres des journalistes. Ces derniers ont la particularité de faire un métier souvent directement associé au pays d’origine. Correspondants d’organes de presse sénégalais pour certains, employés par les médias français ou juste travailleurs indépendants pour les autres, la colonie des journalistes sénégalais de France a un regard pour le moins original sur leur métier.

« C’est le même métier que nous faisons autant en France qu’au Sénégal, à savoir la collecte,  le traitement et la diffusion d’une information juste », pour Aboubacry Bâ, journaliste sénégalais employé par le groupe Canal+. Ayant travaillé dans les deux pays, le présentateur de « Talents d’Afrique » note cependant une différence de taille. « La principale différence est liée uniquement aux conditions économiques. En France, une rédaction comme celle de Canal te donne les moyens de faire plus facilement ton métier ». Les correspondants de la presse sénégalaise en France note cet écart dans le quotidien de leur métier même si, pour beaucoup d’entre eux, l’important est ailleurs. « Etre correspondant me permet d’être au contact de l’actualité du Sénégal », souligne Ousmane Noël Mbaye, journaliste et communiquant et « premier correspondant permanent du quotidien Le Soleil à Paris en 2002 ».

Bref, correspondant de Rfm, Abdoulaye Cissé estime qu’« il est plus difficile de quitter son travail et/ou ses études pour aller faire une correspondance. A Dakar, parfois, on ne le comprend pas. En plus, les déplacements ne sont pas toujours payés par les rédactions centrales ».

Des difficultés qui n’ébranlent pas la nécessité de faire au mieux son métier et peu importe celui qui est en face, même s’il s’appelle Jean-Marie Le Pen. « En 2003, j’avais réussi assez facilement à rentrer en contact avec Jean-Marie Le Pen. Je pense qu’il voulait donner des gages à l’opinion internationale et réfuter l’accusation de racisme qu’on lui accolait. A la fin de l’interview, il me propose de prendre une photo ensemble, de me dédicacer un des livres. Par la suite, j’étais même invité à une fête du Front nationale à Saint-Cloud ». Abdoulaye Cissé, actuel présentateur de l’émission hebdomadaire « Kaddu Diaspora », se souvient de ses premières correspondances qui portaient sur l’hospitalisation de Yasser Arafat en France en fin 2004. « Je m’astreignais à passer à l’Hôpital Percy de Clamart pour faire mes directs avant d’aller en cours. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est de trouver sur le terrain Charles Enderlin ou Dominique Verdeilhan, deux grands journalistes français. En tant que jeune reporter, cela m’étonnait parce qu’au Sénégal, après quelques années de pratique, on devient un baron. La critique s’adresse à tout le monde, moi y compris. Au Sénégal, il m’est arrivé de ne pas vouloir aller sur le terrain. Et notre métier, c’est d’abord le terrain ».

La couverture du récent retour au Sénégal de l’ancien président Abdoulaye Wade fait partie des événements marquants pour Yoro Mangara. « Après avoir cherché pendant une demie heure le salon d’honneur de Orly, j’ai fini par retrouver l’ancien président et les militants de son parti. Après plusieurs refus, le président Wade a finalement accepté de parler ».
 
Un secteur saturé
En France depuis deux ans, l’ancien chef du desk Sport à la Rfm était un journaliste confirmé avant de quitter le Sénégal. Ce qui n’est pas le cas de Thierno Diallo, correspondant du quotidien l’Observateur, qui a fait sa formation en France à l’Institut français de journalisme. C’est durant son apprentissage qu’il se souvient d’un événement majeur. « En 2006, je ne suis pas sûr de la date exacte, une grève d’étudiants avait mal tourné et fait des victimes dont deux blessés graves qui ont été transférés en France. Je les ai interviewés sur leur lit d’hôpital et je reste profondément marqué jusqu’à présent par leurs témoignages. L’un d’entre eux, Mademba Sané, je le revois encore aujourd’hui car il milite dans un parti politique, m’avait tenu des propos très forts. Il me disait : « Je n’en veux à personne, je viens d’une région, la Casamance, où on m’a appris le pardon, c’est comme cela qu’on m’a éduqué. Et si je suis là aujourd’hui, c’est la volonté de Dieu. Il garde des séquelles à vie sur l’une de ses jambes, il boite. En revanche, je n’ai plus de nouvelles de l’autre, Sadibou Diop, qui était beaucoup plus touché ». Au quotidien Le Matin de 2004 à 2007, Le Quotidien de 2007 à 2011 et à L’Obs depuis 2011, Thierno Diallo juge que le statut de correspondant lui a permis de se rapprocher un peu plus de l’actualité du Sénégal puis de relater la vie de la diaspora en France. « L’Obs ne prend malheureusement pas l’actualité internationale alors qu’au quotidien Le Matin puis Le Quotidien, je couvrais l’actualité africaine et sénégalaise ». Le correspondant est souvent à cheval entre deux actualités : son pays d’accueil et celui d’origine mais aussi confronté aux réalités des deux pays comme le chômage endémique dans la profession de journaliste. En France, le chômage touche tous les milieux. Les journalistes sénégalais de France ne sont pas épargnés par le phénomène. « C’est un métier saturé. Quand on voit les Français avec qui nous avons fait la même formation avoir du mal à se caser, on se dit qu’il faudra compter sur des revenus supplémentaires pour justement arrondir les fins du mois. Et généralement, ce sont les boulots étudiants au moment de la formation et alimentaires qui le permettent », note Thierno Diallo.
 
Accent grave
Pigiste régulier à l’émission Radio foot internationale de Rfi, Yoro Mangara donne l’exemple de la radio internationale française. «  Rfi a un plan social depuis quelques années avec des départs. C’est pareil pour des médias plus petits, même les journalistes français sont confrontés aux mêmes problèmes ». Une situation encore moins facile que les clichés sur l’Afrique n’aide pas. « Les difficultés de trouver du travail tiennent du fait que les journalistes africains sont étrangers avant tout, pour Thierno Diallo. On voit surtout dans le milieu médiatique que les clichés sur l’Afrique avec nos accents sont toujours là, et cela va de pairs avec le regard sur les journalistes africains ». Yoro Mangara pense qu’avoir un accent peut être problématique « à la radio ou à la télé. On veut qu’on articule ou qu’ait une certaine diction ». C’est une thèse qui n’est pas partagée par tous les journalistes et correspondants sénégalais. « J’ai collaboré et continue de collaborer avec des médias internationaux mais mon accent n’a jamais posé problème », assure Ousmane Noël Mbaye. Aboubacry Bâ corrobore ce point de vue en avouant « n’avoir jamais eu de réflexion sur (son) accent ».

De notre correspondant en France, Moussa DIOP


ABDOU DIOUF APPELLE AU RESPECT DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Abdou Diouf, s’associe à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour en appeler au « strict » respect de celle-ci.

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la presse, le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, a réitéré son appel au strict respect de celle-ci dans tout l’espace francophone. Cette année, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) a voulu s’associer à l’Unesco pour organiser, ce lundi 5 mai au siège de l’Unesco, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une table-ronde dédiée spécifiquement au travail des journalistes en période électorale dans ses pays membres.

Dans un communiqué, Abdou Diouf déclare : « Une élection démocratique ne se limite pas à l’acte de voter. Elle dépend aussi de l’accès, par les électeurs, à toutes les informations pertinentes quant au déroulement, aux enjeux et aux modalités du scrutin et de ses acteurs. Or, seuls des médias libres peuvent garantir la transmission de telles informations ». Le patron de l’Oif estime que « parce qu’elle constitue un pilier central des démocraties, parce qu’elle figure au rang des engagements inscrits dans la Déclaration de Bamako de novembre 2000, parce qu’elle a été réaffirmée avec force par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Kinshasa en octobre 2012, la liberté de la presse, inscrite dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, doit être assurée partout ». Le Secrétaire général de la Francophone rappelle toutefois que cette liberté de la presse doit s’accompagner d’un respect scrupuleux des règles de déontologie professionnelle. Selon le communiqué, c’est partant du constat que la liberté de la presse reste encore trop souvent entravée durant les consultations électorales que l’Oif, qui, en 2011, avait produit en collaboration avec Reporters Sans Frontières (Rsf) un « Guide pratique du journaliste en période électorale », a souhaité réunir au siège de l’Unesco, à Paris, des experts francophones du Nord et du Sud, pour croiser les regards et partager les expériences sur cette question, surtout à la veille de la tenue d’échéances électorales majeures dans certains Etats membres de  l’Organisation francophone. Le document informe que lors de cette table-ronde, diverses questions seront abordées comme la sécurité des journalistes et le rôle des instances de régulation en période électorale, les rapports entre les journalistes et les organes chargés de conduire les processus électoraux ou la place des nouveaux médias durant les périodes électorales.

E. M. FAYE


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