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Gestion durable des terres au Sénégal : Le manque de données fiables sur la cartographie des sols décrié

En mettant, hier, en exergue la vulnérabilité des sols arables au Sénégal, lors d’un atelier national organisé par l’Institut national de pédologie (Inp) en collaboration avec le Nepad et la Fao sur : « Les sols et les changements climatiques », des acteurs ont déploré l’absence d’une cartographie fiable sur les sols au Sénégal. Ils estiment que cette équation reste un des goulots d’étranglement d’une gestion durable des terres dans notre pays.
La problématique de la gestion durable des terres au Sénégal et son impact sur les stratégies d’amélioration de la production  agricole a encore fait l’objet d’une réflexion, hier, à Dakar, à l’ouverture d’un atelier national organisé par l’Institut national de pédologie (Inp). Pendant trois jours, chercheurs et acteurs du monde rural ainsi que les décideurs et partenaires techniques et financiers du Sénégal vont échanger sur plusieurs thématiques liées aux effets des changements climatiques sur les sols dans notre pays, en particulier ceux qui sont destinés à l’agriculture. A l’entame des travaux, ils ont mis l’accent sur la cartographie des terres en mettant en exergue leur vulnérabilité sans oublier d’exposer des pistes de réflexion sur les mesures à adopter pour une gestion durable. En effet, comme l’a souligné le directeur technique de l’Institut national de pédologie, Papa Nékhou Diagne, dans son exposé introductif sur la situation des sols au Sénégal, la dégradation des terres arables a fini de prendre des proportions inquiétantes dans un contexte encore marqué par l’absence de données fiables sur les sols. « Il suffit de souligner que les plus récentes données remontent à 1965, pour mesurer le retard qu’accuse le Sénégal sur la connaissance de ses sols contrairement à des pays comme le Burkina Faso », a déploré l’ingénieur agronome de l’Inp. Et pourtant, des estimations font état, selon certaines sources parcourues par le conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Mame Ndéne Lô, qu’environ 1.510.000 hectares de terres arables sont touchés par le phénomène de l’érosion hydrique au Sénégal au moment où 287.000 autres hectares souffrent de l’érosion éolienne.

1.510.000 hectares de terres arables touchés par l’érosion hydrique
En outre, 645.000 hectares sont affectés par la langue salée compte non tenu des 430.000 hectares envahis par les acides. Une situation assez alarmante par rapport à la production agricole qui, selon le directeur général de l’Inp, Mamadou Amadou Sow, nécessite la création d’une bonne cartographie des sols dans notre pays. Selon lui, il s’agit d’aller vers des actions concrètes et précises pour répondre aux besoins du présent sans hypothéquer le futur. M. Sow invite les acteurs à une synergie d’actions autour d’une lutte concertée contre les impacts des changements climatiques et parvenir, dans la foulée, à une gestion beaucoup plus durable des terres arables au Sénégal.
La cartographie des sols, avec leur situation pédologie en fertilité et rendement, est devenue une nécessité pour le Sénégal si l’on veut atteindre les objectifs fixés dans le Plan Sénégal émergent en agriculture, a déclaré un technicien de l’Ancar. « Permettre à un paysan quel que soit l’endroit où il se situe de connaître la situation pédologique de son terroir, le degré de fertilité de ses sols ainsi que leur rendement doit être le combat à porter », a déclaré M. Sylla de l’Ancar. Abondant dans le même sens, le conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Mame Ndéne Lô estime que cette rencontre initiée par l’Inp en collaboration avec le Nepad et l’Organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), est une suite logique de la 21e Conférence des Etats parties à la Convention des nations-unies sur les changements climatiques (Cop 21) récemment tenue à Paris. Il invite les acteurs à développer davantage de synergies pour porter le plaidoyer en faveur d’une une meilleure prise en compte de l’impact des changements climatiques sur la productivité agricole.
Concernant le Sénégal, il estime que la stratégie nationale de mise en œuvre de la Convention cadre des Nations-unies sur les changements climatiques met en exergue la vulnérabilité du secteur agricole et expose, dans la même veine, les grandes lignes des options d’adaptation face aux effets du changement climatique. Il cite, entre autres, l’efficacité des systèmes d’irrigation, l’amélioration des pratiques de labour des sols, l’application de la jachère et la promotion de nouvelles variétés de semences et des matériels génétiques. La perception paysanne sur les mesures d’amélioration de la qualité des sols tout comme la gestion de la dégradation des terres dans les vallées rizicoles, la résilience et l’adaptation aux changements climatiques par une gestion organique des sols sans oublier les approches et technologies de gestion durable des terres à travers des expériences portées au Sénégal par des organisations faitières comme l’Asprodeb sont, entre autres, des sujets qui seront débattus pendant ces trois jours d’échanges sur les sols et les changements climatiques au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO

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