Consommation : Le riz local bientôt dans la grande distribution

Avec 300.000 tonnes de riz produites dans la Vallée du fleuve Sénégal et une chute des importations de l’ordre de 251.000 tonnes, le riz local peut enfin faire son entrée dans le marché national. Un gain pour l’économie sénégalaise de l’ordre de 65 milliards de francs Cfa.

Une révolution va certainement s’opérer dans la consommation du riz au Sénégal, avec l’introduction de la production de la Vallée dans le circuit de la grande distribution. La mesure sera officialisée le 29 juillet prochain afin de permettre aux consommateurs d’accéder au riz local. L’annonce a été faite, hier, par le ministre du Commerce, Amadou Niang, qui visitait les établissements du célèbre importateur de céréales Bocar Samba Dièye. Une visite qui a permis au ministre de constater de visu les 300 tonnes de riz de la vallée stockées dans les magasins de l’importateur, à Yarakh. Etant membre de la Société de promotion et de commercialisation du riz sénégalais (Spcrs), Bocar Samba Dièye va être un élément clé pour faciliter la distribution du riz local. Ceci compte tenu de son expérience (il est dans le secteur depuis 1959) et du réseau qu’il a su tisser depuis lors. « Avec cette opération, on vient d’assurer au riz local son entrée dans la grande distribution. Il atteindra ainsi le débouché au Sénégal, dans la sous-région et bientôt sur le marché international de manière générale », a assuré le ministre du Commerce.

13.000 F Cfa le sac

L’introduction du riz local dans le marché sénégalais aura des effets bénéfiques pour les importateurs, pour le consommateur et pour l’économie de manière générale. D’ailleurs, de 2007 à 2011, les importations de riz ont diminué de 251.000 tonnes, soit une économie de 65 milliards de francs Cfa. Dans le même temps, on observe une augmentation de la production du riz local qui est passé de 100.000 tonnes en 2008 à 300.000 tonnes en 1999. « C’est donc autant de devises qui restent au Sénégal, autant d’argent qui va dans la poche des producteurs et autant d’allégement du panier de la ménagère », a commenté Amadou Niang. Il s’y ajoute qu’en termes de prix, le riz de la vallée reste concurrentiel, car vendu à 13 000 francs Cfa le sac, soit 250 à 300 francs Cfa/kilogramme. Plus avantageux donc que le riz parfumé et le riz super luxe, des variétés importées. « C’est donc autant d’éléments de différence, autant d’avantages pour l’économie sénégalaise, autant d’avantages pour le consommateur sénégalais », a ajouté le ministre du Commerce.

Exemple à suivre

Pour l’heure, la Spcrs qui est chargée d’effectuer une bonne distribution du riz, n’est pas encore totalement fonctionnelle. Toutefois, ses membres peuvent compter sur Bocar Samba Dièye pour mener leurs activités de commercialisation. « Etant membre de la société de promotion, il a commencé à avoir des stocks avant même la société et il a compris que pour que le Sénégal atteigne son objectif, il faut que la grande distribution soit à côté des producteurs et des transformateurs pour que le riz sénégalais soit disponible », a déclaré Dr Babacar Fall, administrateur de la Spcrs. Eloigné des spéculateurs et des commerçants de mauvaise foi, ce même système a été adopté dans la commercialisation de l’oignon local, permettant aujourd’hui, de concert avec les producteurs, de produire 235.000 tonnes d’oignons cette année. « Les spéculations ne peuvent prospérer dans le temps s’il y a un bon système de distribution », a assuré Amadou Niang qui, de son côté, n’a pas manqué de saluer l’implication du célèbre importateur.  « Nous remercions Bocar Samba Dièye qui a joué un rôle précurseur dans les céréales de manière générale (maïs, mil) et aujourd’hui, il joue un rôle de précurseur pour le riz local. A côté de la société, il est en train de mener des actions qui permettront aux producteurs de se placer en haut du pavé de stockage au niveau gros, mais de la distribution à tous les échelons », a souligné le ministre du Commerce.  Pour sa part, le Dr Babacar Fall tend la main aux autres importateurs et les invite à suivre les pas de Bocar Samba Dièye. « Si chacun des dix autres importateurs met dans son stock 300 ou même 1000 tonnes, je pense que la production sénégalaise aura de beaux jours devant elle », a-t-il signalé.

Maguette NDONG

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