Culture

Arébénor Bassène, artiste plasticien : La finesse au bout du pinceau

Cet homme a quelque chose d’inexplicable, cette aptitude à capter, pour un bon bout de temps, le visiteur qui a la « malchance » de se retrouver devant ses toiles. Arébénor Bassène est de ce genre d’artiste enraciné dans sa basse Casamance, avec une ouverture sur le monde, sur l’autre. Avec ses coups de pinceaux parfois acérés, il philosophe, donne sa conception de la vie et parfois évoque son environnement.

Inutile de s’interroger sur ce monsieur. A sa vue, on remarque qu’il parle, respire, travaille et ne vit que dans le monde artistique, qui est sa passion. Arébénor, en fait, a plusieurs vies, et chaque coup de pinceaux est une thématique développée. Cinq années auparavant, au Cem de Mbao, on se rappelle de lui, devant ses élèves (nous en faisions partie). Il parlait de l’inspiration et épéronnait les élèves quant à la réalisation d’œuvres originales. Arébénor Bassène s’entretenait avec nous sur la manière de prêter une attention aux choses, même les plus ordinaires de la vie. Bref, il nous plongeait dans une douce méditation, avec comme but : parvenir à une création originale.
Pour le rendez-vous de cette matinée un peu frisquette, c’est à Guédiawaye Téfess (dans la banlieue de Dakar), à quelques mètres de l’école Abdoul Aziz Sy Dabakh, que nous l’avons rencontré. L’homme est frêle d’allure. Pour le voir, il a suffi d’un coup de fil pour se faire aiguiller, et quelques minutes après, Arébénor arrive avec son 1m80, un teint noir, une barbe quasi-absente. Et pour sa mise, l’artiste opte pour un noir sur du marron. Tout est art.
L’accueil est chaleureux. On arpente quelques marches puis nous nous retrouvons dans un atelier rempli de tableaux d’art, de différentes dimensions. Une grande toile qui évoque la Casamance naturelle, avec une représentation de la flore de cette région, attire notre attention. Le vert (forêt) dicte sa loi, avec du noir dessus. En voilà deux autres œuvres qui ne laissent pas le visiteur de marbre. On y trouve de petits carreaux en bas du tableau, avec une seule couleur : le blanc. On aurait presque cru que c’est une peinture vierge.
Que nenni. Il est plein significations, avec ces petits carrés qui représentent les carreaux tant prisés dans la construction des maisons, surtout à Dakar. L’autre toile avec la dominance du vert symbolise la partie sud du Sénégal. Dessus, les noms de certains villages y sont  visibles. On y voit Kaffountine, Kabal, etc. M. Bassène est un diola originaire de Thionck-Essyl, un village du sud de la Casamance.

Un patronyme original
Avoir un nom comme Arébénor Omar Yacinthe Bassène à l’état-civil, cela n’est pas courant. C’est tout naturellement que l’on a demandé des éclaircissements, quant à ce nom si original. En fait, dans l’histoire, en Casamance, lors des rencontres autour du fromager, l’orateur communément appelé Arébénor, se plaçait toujours un peu plus haut que ses auditeurs. Une posture qui lui conférait une certaine domination.
Artiste plasticien et professeur d’éducation artistique, le natif de Castors est de père militaire et d’une mère enseignante. Il est l’aîné d’une fratrie de 6 enfants et a passé pratiquement toute sa jeunesse à Ouakam. Marié et père de cinq « bouts de bois de Dieu », M. Bassène est né avec l’art. Il ne pouvait pas ne pas s’intéressait à celui-ci. Déjà à l’âge de sept ans, au primaire, son esprit créatif commence à susciter l’attention. Il commence à griffonner des dessins animés, qu’il avait l’habitude de suivre à la télévision.
Ainsi, Tom Sawyer, Lucky Luke et d’Artagnan furent représentés sur des feuilles. « J’ai une fois fait un dessin que mon frère a pris le soin de montrer à ses camarades de classe. Ces derniers avaient nié la provenance », souligne-t-il. En fait, pour eux, le petit Arébénor ne pouvait pas faire une représentation avec une telle perfection. Cependant, après son Bfem en 1991, obtenu au Cem de Ouakam, il fait le concours d’entrée à l’Ecole nationale des Beaux-arts alors qu’il était en classe de Terminale, et qu’il réussit. Mais après une année d’études, on lui refuse la poursuite de son rêve dans le monde de l’art car il n’avait pas le baccalauréat. Il avait fait le concours avant l’examen du bac A3 (bac L). Il arrêtera pour revenir à l’Ecole nationale des arts après avoir obtenu le premier diplôme universitaire, au Lycée Blaise Diagne de Dakar en 1996.
Aussitôt, il continue ses études en Arts où il obtient son diplôme en 2001, après y avoir passé quatre années. Ce cursus à l’Ecole des arts, il le clôt par un mémoire soutenu autour du thème : « L’approche psycho-sociale des graffitis ». Actuellement, « je suis enseignant au Cem El Hadji Ibrahima Thiam des Parcelles assainies dit Elith et, en même temps, à l’école d’art visuel "Taggat" de Kalidou Kassé », souligne M. Bassène.
Professeur d’éducation artistique depuis 2001, ce créateur qualifie l’enseignement d’une richesse capitale. Dans son quotidien, il dispense des cours, tout en apprenant, à travers la création des élèves. Pour lui, c’est une occasion « de voir de nouvelles choses, qu’on n’a jamais connues jusque-là ». L’art, l’enseignant Arébénor le conçoit comme un domaine passionnant, différent des autres matières. En mathématiques, ajoute-t-il, l’élève n’apprend que ce que ses prédécesseurs veuillent bien lui faire connaître. Alors que dans l’éducation artistique, « c’est l’innovation, chaque jour on voit quelque chose de particulier ». Dans l’art, affirme M. Bassène, « on est libre et nous suivons souvent cette inspiration, qui nous entraîne dans la production d’œuvres ». Dans sa démarche, le professeur dit être surtout inspiré par sa vie, ce qu’il voit quotidiennement. Tout lui parle. Il a découvert beaucoup de choses grâce aux recherches qu’il aime tant faire. Être plasticien lui a également beaucoup apporté, et vice-versa. C’est dans ce sens que, souligne-t-il, « je ne suis pas très commercial en ce qui concerne la vente de mes tableaux. Je n’éprouve aucune difficulté financière, car souvent, je démarre les projets avec mes propres moyens ».
Les distinctions sont nombreuses, tout comme cette présence dans les expositions au Sénégal et à l’extérieur. La Résidence George Soros de Gorée, une sélection nationale à Paris pour le Festival mondial des arts nègres et la Rotonde de Montparnasse à Paris furent autant de lieux qui accueillirent les œuvres d’Arébénor. M. Bassène est un passionné d’art. Il le vit, il s’y nourrit.  Parallèlement, il est étudiant en Master 2 au département d’anglais de l’Ucad. C’est, peut-être, ce qui explique les slogans dans la langue de Shakespeare que l’on retrouve dans ses créations. Dans le cadre du bien-être du corps et de l’esprit, il est sportif et joue au football. « J’arpente souvent la plage, qui n’est pas loin de chez moi pour un jogging, mais plus jeune, j’ai joué aux Navétanes ». Milieu de terrain, il jouait aussi au basketball, lorsqu’il résidait à Ouakam, en face du terrain de basket de l’Uso.

La création est en difficulté
M. Bassène voit le Sénégal comme une nation qui dort sous ses lauriers dans le domaine artistique. Beaucoup de pays qui étaient à la traîne ont devancé le pays de la « Téranga ». De son avis, il faut que les Sénégalais prennent connaissance de leurs capacités. L’art peut faire évoluer les choses, mais pour ceci, « il faut davantage l’implication de l’Etat », souligne Arébénor. Des idoles, il doit bien en avoir. Non, dit-il, mais il apprécie bien Léonard De Vinci pour sa représentation prémonitoire de l’avion sur une toile. « Voici un grand artiste », dit-il. D’après lui, ce dernier a réalisé des œuvres qualifiées de multidimensionnelles, des produits de génie. Aujourd’hui, Arébénor rêve de voir l’art briller, éternellement. L’éducation artistique, bien qu’elle soit de qualité, devrait être plus performante dans la formation des jeunes, amoureux de cette discipline. La vulgarisation doit se faire dans une dynamique beaucoup plus soutenue.


Babacar Mbaye Diop, enseignant/chercheur à l’Ucad : Sa peinture est d'abord une écriture
Il est le secrétaire général sortant de la Biennale de Dakar. Dans ces lignes qui suivent, le spécialiste évoque l’artiste Arébénor, sa démarche artistique, son cursus, tout est passé à la loupe.
« Arébénor Bassène est né en 1974 à Dakar. « L'approche psycho-sociale des graffitis à Dakar », qui fut son thème de Mémoire de fin d'études à l'École des arts, sera déterminante dans l'évolution de sa carrière. Aujourd'hui, l'écriture occupe une partie importante de son expression artistique. Ses tableaux sont, le plus souvent, remplis de phrases, de mots ou de chiffres. C'est que l'écriture revêt, pour lui, à la fois un sens sémantique qui donne une signification à sa peinture et un certain graphisme qui donne forme et vie à son expression. Les écritures d'Arébénor ont une force qui capte l'attention du spectateur et suscite des émotions chez lui, une force qui instruit ou parfois qui dérange. La technique mixte revient assez souvent dans ses œuvres. Une technique mixte savamment dosée avec laquelle il utilise l'acrylique, l'encre de Chine, le pastel, le fusain. Avec ses compositions, écritures, dessins et couleurs sont en parfaite harmonie. Il n'a pas réellement de couleur particulière. Ce qu'on remarque dans ses tableaux, ce sont plutôt des contrastes de valeurs sombres et de valeurs claires. En 2010, il participe, à Dakar, à l'Exposition de la sélection nationale du Festival mondial des arts nègres. En 2011, en collaboration avec « La maison de l'Afrique », il expose ses œuvres à la Rotonde Montparnasse à Paris et reçoit, dans la même année, le second prix du 9e Salon des artistes plasticiens du Sénégal, Prix du ministère de la Culture. Du 5 au 19 mars 2014, il a participé à une exposition collective aux côtés des artistes Mbaye Babacar Diouf, Fatoumata Diop et Laye Kâ. Il a aussi exposé avec eux pendant la 11e édition de la Biennale de Dakar en 2014 dans le cadre du « Off » à l'hôtel Ndiambour de Dakar. Arébénor vit et travaille à Guédiawaye dans la banlieue de Dakar ».

Par Amassaïde SENE (stagiare)


Anniversaire de la conférence de Berlin : Il y a 130 ans, naissait la première forme de mondialisation

Le Goethe Institut de Dakar a accueilli, jeudi dernier, une table ronde sur le 130ème anniversaire de la Conférence de Berlin. Plus d’un siècle après, le partage de l’Afrique fait durant cette rencontre, qui a duré 4 longs mois, reste toujours d’actualité.
Il n’y avait pas mieux que de commencer par le documentaire-fiction du français Joël Calmette intitulé « Le partage de l’Afrique », pour plonger le public dans les réminiscences d’un fait historique, inédit, qui marqua le destin des centaines de millions d’Africains. Dans ce film de plus d’une heure, sorti en 2011, à l’aide des images en noir et blanc, le réalisateur, via des archives originales, a pu reconstituer les débats de cette conférence, afin de faire comprendre comment ces 4 mois d’intenses discussions ont forgé le destin du continent. Dans le documentaire, les débats restent focalisés sur le bassin du Congo, lequel constituait l’enjeu. Ainsi, à l’aide d’un grand connaisseur de l’Afrique, Henry Morton Stanley, Français, Allemands, Américains, Belges… se sont partagés l’immense richesse du continent. Loin de se soucier des barrières linguistiques, culturelles ou ethniques, ils n’avaient qu’une seule finalité : se servir des richesses de l’Afrique pour relancer leur économie en crise. C’est dans ce sens, a expliqué l’historien à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Adrien Ndiouga Benga, que l’organisation de cette conférence était loin d’être fortuite. Il fallait mettre en place un grand espace commercial, et ainsi développer la liberté de commerce. « Ils s’étaient mis d’accord à Berlin sur les règles de partage du contient afin de faire face à la crise du capitalisme de la fin du 19ème siècle ainsi que sur la base de la théorie des trois C : commerce, christianisme et civilisation », a-t-il laissé entendre. Ce faisant, a poursuivi le M. Benga, la libre circulation et la liberté de commerce sur les fleuves et les côtes africains ont été acquises. Ceci, d’après lui, marquera le point de départ de l’affaissement des souverainetés africaines avec le début de la démultiplication des traités contractés avec les souverains africains.

Des élites africaines pas irréprochables ?
Ces derniers, analphabètes, étaient incapables de comprendre le contenu de ces traités et ainsi décidaient du destin de leurs concitoyens. Cependant, d’après les panélistes, si le destin de l’Afrique reste lié à la Conférence de Berlin, les élites africaines de cette période n’étaient pas totalement irréprochables dans ce « partage du butin ». Cela, du fait qu’ils négociaient avec les blancs, à l’insu des populations.  La Conférence de Berlin reste encore plus d’actualité, 130 ans après. Pour l’écrivain Karfa Diallo, par ailleurs président de la fondation Mémorial de la traite des noirs initiatrice de cette table ronde, ce fut une première forme de mondialisation. Et les conséquences de ce partage demeurent encore. Elles sont à l’origine des crises économiques et politiques contemporaines sur le continent.  

Faire de la mémoire une ressource
L’Afrique continue toujours de subir, selon le journaliste et directeur de publication de l’hebdomadaire « Nouvelle horizon », Abdoulaye Bamba Diallo, l’hégémonie des puissances industrielles d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Cette passivité de l’Afrique, qui se retrouve toujours incapable de défendre ses intérêts, est liée, à l’en croire, aux séquelles de la Conférence de Berlin.
Plus d’un siècle après cette conférence, l’enjeu est d’en faire une mémoire commune pour les jeunes africains. Mais également de travailler de sorte qu’elle soit imprimée dans l’imaginaire collectif. L’idée est de partir de ce fait historique marquant du 19ème siècle pour repenser l’Afrique. « Notre destin nous appartient quelles que soient les violences que nous avons subies. Toutefois, nous avons une partie de l’histoire à écrire. Maintenant, il faut que nous l’écrivions sur des bases renouvelées, de justice et d’égalité. Il faut voir si les frontières sont un obstacle et si elles peuvent freiner notre développement… », a avancé Karfa Diallo, ajoutant que le continent n’a pas réussi à construire des Etats solides. « L’enjeu fondamental est que la négociation avec l’Occident se fasse sur des basses renouvelées, de confiance en soi, d’engagement pour une société plus juste et égalitaire », a-t-il soutenu.
Pour M. Diallo, dans ce contexte, la jeunesse a un rôle fondamental à jouer et elle le joue déjà, en traversant les frontières. « Il y a des mobilisations qui vont au-delà des frontières pour plus de démocratie. Nous observons actuellement un territoire de prise de conscience pour les jeunes africains. Elles vont transformer les pouvoirs pour les rendre plus justes, plus équitables et plus respectables des droits humains », a-t-il fait comprendre.
Abondant dans le même sens, le Pr Mamoussé Diagne a indiqué que la mémoire est une « question vitale », un instrument politique et une arme à partir de laquelle les peuples imposent leur présence au monde.

Ibrahima BA


Délocalisation du centre culturel régional : Les acteurs culturels de Saint-Louis réclament le Rognat Sud

De nombreux acteurs culturels de la région de Saint-Louis se sont réunis en assemblée générale dans la capitale du Nord, pour exiger la délocalisation du centre culturel régional « Abdel Kader Fall » de la pointe Nord vers l’immeuble « Rognat Sud » qui a été affecté, depuis 1977 par décret présidentiel (sous le régime du président Senghor), au ministère de la Culture pour les besoins d’un musée.
Ils sont, pour l’essentiel, des musiciens, plasticiens, écrivains, danseurs, chorégraphes et comédiens à avoir fait cette demande. Ces acteurs culturels sont très remontés contre les autorités municipales, à qui ils reprochent le fait de vouloir vaille que vaille mettre la main sur cet immeuble. Par la voix de Pape Samba Sow dit « Zoumba », musicien, écrivain et poète, ces acteurs culturels ont laissé entendre qu’il n’est plus question que le centre culturel régional soit confiné dans un bâtiment enclavé et situé à la pointe Nord de l’île de Ndar, où il occupe actuellement trois pièces, cohabitant avec un autre service régional de l’administration déconcentrée.
« Zoumba » a rappelé que l’installation du centre culturel régional à la pointe Nord était une solution provisoire que les pouvoirs publics avaient adoptée à la suite d’une grande marche de protestation que les acteurs culturels de Saint-Louis avaient organisée en 2008, pour faire valoir leur droit d’occuper le Rognat Sud. Il est temps, a-t-il poursuivi, que les acteurs culturels puissent disposer de l’immeuble Rognat Sud, un bâtiment spacieux qui pourrait abriter les répétions des artistes (musiciens, comédiens, chorégraphes), les salles d’expositions d’œuvres d’art plastique, de spectacles, de conférences, les bibliothèques (pour enfants et adultes) et le Théâtre de verdure de Saint-Louis. Cependant, des sources proches des autorités municipales de Saint-Louis développent un argumentaire basé sur une lettre du 31 décembre 2007 du directeur de cabinet du président Abdoulaye Wade, adressée au ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique urbaine, de l’Hygiène publique et de l’Assainissement, pour l’informer de la décision d’affecter cet immeuble à la mairie de Saint-Louis.
Fort de cet acte, la mairie avait sollicité et obtenu de la coopération espagnole le financement des travaux de cet immeuble. Une convention entre la commune fut signée dans ce sens. Selon notre interlocuteur, des ampliations de cette lettre ont été faites au Gouverneur de la région, au préfet et au directeur du centre culturel régional. Aujourd’hui, une vive polémique tourne autour de cette lettre et du décret présidentiel du 19 septembre 1977. Les acteurs culturels soutiennent avec la dernière énergie qu’une simple lettre ne peut pas remplacer un décret, et envisagent de passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait pour trancher définitivement ce litige qui commence à perdurer.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Valorisation de la région naturelle du Sine Saloum : Le « Ngoyane » à l’honneur samedi au Grand Théâtre national

Pour la valorisation de la culture de la région naturelle du Sine Saloum, un point de presse a été organisé. Une occasion pour annoncer les différentes manifestations (concerts et conférences) pour revisiter le « Ngoyane », samedi prochain au Grand Théâtre national.
Dans sa vision de contribuer à la promotion pour la préservation et la pérennisation du patrimoine culturel du Sénégal, le Grand Théâtre national a décidé de revisiter le « Ngoyane ». Selon Racine Sall de la division production de cette structure, la soirée de samedi s’inscrit dans le cadre de la politique « Une année, une région », débutée en 2014 avec le Fouta à travers le « Pékaane » (récits épiques des pêcheurs de la Vallée du fleuve Sénégal). « Nous nous efforçons de faire le maximum afin que la culture soit pérennisée », poursuit-il. Outre la soirée, le même jour, une table ronde sera animée par le Pr Abdoulaye Touré, chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), et Rokhaya Fall, chef du département d’histoire à l’Ucad. Cette conférence se fera autour du thème « Le Saloum, zone de convergence culturelle », et se tiendra à partir de 9h à la salle de conférence du Grand Théâtre national. Pour Hamidou Kane, chargé de la programmation artistique du Grand Théâtre, le choix du « Ngoyane » s’explique par le fait que, la plupart du temps, les activés culturelles sont consacrées, pour la grande part, à Dakar. Ainsi, cette soirée va, à son avis, permettre de découvrir une autre culture, en faisant un saut dans les profondeurs du pays. Pour M. Kane, c’est la raison qui a amené le Grand Théâtre à vulgariser la richesse du « Ngoyane ». Pour sa part, Kéba Bâ, président de l’association « Taxaw sukali saloum », souligne que le projet vient à son heure, car son association n’a pas les moyens de monter des spectacles de cette envergure. Pour rappel, cette manifestation a été entièrement financée par le Grand Théâtre national.                     

Malick GAYE (stagiaire)


Valorisation de la culture du Sine-Saloum : Le Grand théâtre annonce un Festival de « Ngoyane »

Dans le cadre de la promotion, la préservation ainsi que la pérennisation du patrimoine culturel du Sénégal, le Grand Théâtre va présenter un festival ainsi que des rencontres thématiques autour du « Ngoyane », le samedi 28 février prochain.
A l’occasion, une importante participation d’artistes spécialisés dans cette musique traditionnelle sera notée. Notamment la troupe de Médina Sabakh et celle de Kaffrine, entre autres, qui prendront part à cette manifestation. Cette activité est organisée dans le but de faire la promotion du « Ngoyane » ; cette danse traditionnelle venue du Saloum. La soirée du samedi 28 février prochain sera une opportunité de rassembler les anciens et les jeunes férus de cette mélodie traditionnelle, et ainsi leur permettre de renouer avec les soirées de veillées chez les populations du Saloum. Toujours dans le sillage de la valorisation de ce genre musical, l’événement commencera le matin du 28 février à partir de 9h par une conférence, qui va se tenir à la salle de conférence du Grand Théâtre. Celle-ci réunira de grands intellectuels, des hommes ainsi que des femmes de culture autour du thème : « Le Saloum, zone de convergence culturelle ». Les échanges seront animés par le Pr. Abdoulaye Touré, chercheur à l’Ifan, et Mme Rokhaya Fall, chef du département Histoire à l’Ucad.
A l’origine, le « Ngoyane » était chanté par un seul orchestre, « Médina Sabakh », qui a été créé par la cantatrice Adja Seynabou Dieng en 1969. A la mort de celle-ci, la troupe s’est dissoute en se répartissant en plusieurs groupuscules. Néanmoins, deux entités ont émergé : celui de Seybassi Dieng et de Saly Mbaye. Dans son organisation, les troupes de « Ngoyane » sont composées de dames chantant en chœur et utilisant des calebasses en guise de tam-tams, accompagnées en cela par deux ou trois hommes percussionnistes et leur « khalam ». « Médina Sabakh » a perdu de sa superbe depuis quelques temps malgré la relève de la jeune génération. Aujourd’hui, le « Ngoyane » est incarné par Amy Socé Barry de Nioro, Ndèye Khady Mboup de Dakar, Sara Mbaye de Kaolack, Marème Ngom de Sokone, Amy Socé de Ndoffane, etc.

Amassaïde SENE


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