Culture

Festival « CINE DROIT LIBRE » : Mandela offert en modèle à la jeunesse africaine

Après le Burkina et la Cote d’Ivoire, le Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, « Ciné droit libre », s’est ouvert lundi à l’Institut français Lepold Sédar Senghor de Dakar  par la projection du film « Mandela : un long chemin vers la liberté ». Ce long métrage, inspiré de  l’autobiographie  de Madiba, relate son combat pour la justice et l’égalité dans une Afrique du Sud ségrégationniste.
Pour son ouverture officielle,  le Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, « Ciné droit libre », a choisi de projeter à l’Institut français Léopold Sédar Senghor, le film « Mandela : un long chemin vers la liberté ». Ce film de 2 heures 19 minutes a tenu en haleine le public dakarois qui s’est déplacé en masse. Le long métrage tiré de l’autobiographie de Nelson Mandela évoque les différentes étapes qui ont jalonné sa lutte pour l’émancipation du peuple noir sud-africain.
De son village natal à Johannesburg avec ses premières années d’avocat, en passant par son engagement dans le Congrès national africain (Anc), les premières années de son combat contre le régime de l’apartheid sont revisitées par le film. Non sans oublier sa rencontre avec Winnie Mandela, son arrestation,  sa déportation et sa détention dans la prison de Roben Island. « Mandela : un long chemin vers la liberté » du Britannique Justin Chadwick est aussi l’histoire d’une Afrique du Sud nageant dans  le tourbillon de la violence et qui, comme un seul homme, s’est mobilisée pour la libération de Madiba. Le film donne également la parole aux camarades de lutte du héros sud-africain à l’instar d’Olivier Reginald Tambo ou Walter Sisulu.  

Pardon et réconciliation
Libéré sans condition  par le président De Klerk suite aux manifestations sanglantes qui gagnent son pays, celui qui aura sacrifié 27 années de sa vie dans les geôles pour  une justice équitable ne nourrit pourtant aucun esprit de revanchard vis-à-vis de ses oppresseurs. Au contraire, il prône pour la réconciliation et le pardon. Ce qui va accentuer sa divergence avec son épouse Winnie. Laquelle opposition aboutit à leur séparation en 1992. Pour Madiba, le peuple noir n’avait pas les moyens de gagner la guerre contre les blancs, mais il possédait par contre une possibilité de voter et d’élire ses dirigeants. Elu président de la République, Nelson Mandela va continuer à faire de la réconciliation et du pardon son cheval de bataille.
Projeté sous le  thème : « Leaders africains en question : qui sur les pas de Mandela ?» ce film a fait l’objet d’un riche débat après sa diffusion. Pour le rappeur Didier Awadi, Mandela représente un symbole fort eu égard à sa trajectoire personnelle. « Son histoire est tellement belle que toutes les races et les classes sociales s’y retrouvent », soutient-il, invitant chaque Africain à s’inspirer et à tirer une leçon de l’œuvre de Madiba.
Pour le réalisateur Saïd Penda, le prix Nobel de la paix de 1993 a contribué à la construction d’institutions fortes en Afrique du Sud. Toutefois, a rappelé l’écrivain malien Aminata Traoré, l’héritage de Nelson Mandela amène à s’interroger sur l’avenir de l’Afrique du Sud.

Ibrahima BA


Art culinaire : Kaolack gagne le quatrième concours national

Après Dakar et Fatick, la région de Kaolack a remporté le concours national d’art culinaire organisé, cette année, sous le thème du consommer local.
Le quatrième concours national d’art culinaire de l’Union nationale des femmes restauratrices du Sénégal (Unafres) a vécu la semaine dernière. Organisée sous le thème du « consommer local », cette édition a réuni 12 participantes venues de différentes régions du pays. Elles ont fait montre d’ingéniosité pour concocter des recettes originales. Les mets présentés sont tout aussi innovants les uns que les autres, mettant ainsi en exergue la richesse et la diversité de nos produits locaux. Tous les plats qui ont été mijotés en entrée, résistance, dessert, ont été faits avec des produits sénégalais. C’était l’une des exigences du concours dont l’objectif est d’encourager et de promouvoir le consommer local. Au terme du concours, ce sont les représentantes de la région de Kaolack qui ont remporté le grand prix devant celles de la région de Fatick et de Dakar Yeumbeul.
 Par ailleurs, le prix « Innovation » en entrée a été remporté par la région de Ziguinchor, tandis que les représentantes de Fatick ont gagné le prix de la résistance, et celles de Kédougou ont concocté la meilleure boisson. Le jury, selon son président, a travaillé en toute objectivité et a statué sur la base de critères bien déterminés ; à savoir l’hygiène, la présentation et le goût, mais aussi sur l’innovation.
Les actions de l’Unafres et de sa présidente Maïmouna Diouf pour la valorisation du travail des membres et d’accompagnement du consommer local ont été bien magnifiées à l’occasion de la remise des prix aux lauréates. La cérémonie s’est déroulée à la Piscine olympique, en présence du directeur de l’Artisanat, Moctar Diakhaté, de la conseillère spéciale à la présidence de la République, Zahra Iyane Thiam, entre autres. Ils ont tous salué l’initiative de l’Unafres. Le concours a ressorti les qualités des restauratrices, mais surtout les nombreuses potentialités dont regorge le pays et qui méritent d’être valorisées. «C’est un concours qui mérite d’être soutenu et vulgarisé afin de faire du consommer local une belle réalité », estime Zahra I. Thiam.
Sur ce point, le directeur de l’Artisanat qui a transmis à l’Union les encouragements du ministre de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat, Mamadou Talla, leur a promis l’appui nécessaire en formation et en équipement. Ce concours, estime M. Diakhaté, est nécessaire parce qu’il participe à la valorisation des ressources locales, à la promotion du consommer local, mais également à l’amélioration de la santé.

Adama MBODJ


Festival des arts et du savoir-faire : La diversité culturelle à l’honneur du 21 au 24 mai

La culture africaine sera revisitée dans sa plus grande diversité lors du prochain festival international des arts et du savoir-faire traditionnels. L’événement est prévu du 21 au 24 mai à Dakar. Le pays Bassari, récemment classé patrimoine mondial de l’Unesco, est l’invité d’honneur.
Le festival international des arts et du savoir-faire traditionnels africains prévu du 21 au 24 mai est une plateforme exclusivement tournée vers la préservation, la sauvegarde et la promotion de la diversité des cultures africaines. Pour ses organisateurs qui ont tenu hier, un point de presse, l’événement constitue un trait d’union entre acteurs culturels, chercheurs, promoteurs et pouvoirs publics.
Le festival se fixe comme objectif de contribuer à la sauvegarde et à la promotion des patrimoines culturels traditionnels. L’édition de 2014 qui constitue la sixième du genre recevra la participation de plusieurs acteurs venant des 14 régions du Sénégal. La sous-région ne sera pas en reste. Il est ainsi attendu la participation de la Guinée-Bissau, de La Guinée, du Mali et du Nigeria.
Ce festival constitue également une tribune de rencontre et de partage du patrimoine matériel et immatériel africain. « Afin d’identifier et de préserver le patrimoine culturel africain, toutes les ethnies du Sénégal seront représentées. Une série de manifestations ethnoculturelles traduites par des rites, danses, palabres, veillées culturelles est également au programme du festival », a annoncé Moctar Ndiaye, manager général du festival. Un carnaval qui mettra en avant la diversité culturelle à travers les rues de Dakar et une présentation culinaire de mets des différentes ethnies du Sénégal sont également prévus.
Toujours, dans la perspective de revisiter la culture africaine, un dialogue intergénérationnel sera instauré. « L’objectif est d’amener les jeunes, nés loin de leur village d’origine, à échanger sur les fondements et les pratiques culturelles avec les gardiens du temple de leur culture. Cet échange devrait permettre aux générations actuelles de mieux s’imprégner de leur origine », souligne M. Ndiaye.
Le festival est aussi un lieu de plaidoyer pour la réhabilitation et la relance de certains métiers traditionnels (forge, bijouterie, teinture, tissage et cordonnerie). Les organisateurs en appellent à l’accompagnement de l’Etat, des mécènes, des sponsors et autres bailleurs. « Nous voulons aussi mettre en place des mécanismes qui sont à même de participer au développement touristique du Sénégal », confie Khalifa Dramé, président de l’Association pour la défense de la calebasse.

Oumar BA


Culture de la paix et de l’excellence : La compétition interscolaire «Les palmes du Sud» débute demain à Ziguinchor

A l’initiative de la journaliste Aminata Angélique Manga, l’Association « Ikana » a procédé au lancement officiel des « Palmes du Sud ». Compétition interscolaire, l’initiative vise à mettre l’accent sur l’éducation, la paix, la culture, le sport, la santé et l’éveil des consciences.
Du 16 au 27 avril, la région de Ziguinchor va vibrer au cœur de la compétition interscolaire, « Les Palmes du Sud ». A l’initiative de  l’association « Ikana », à travers sa présidente, la journaliste Aminata Angélique Manga, cet événement dont le lancement a eu lieu ce week-end a pour principal ambition de mettre l’accent sur l’éducation, la paix, la culture, le sport, la santé et l’éveil des consciences.
Selon  le document qui nous est parvenu,  les initiateurs  entendent ainsi faire du milieu scolaire, des cycles moyen, secondaire et universitaire, à travers « notre langue de partage qu’est le Français, le fer de lance pour l’émergence d’une communauté scolaire consciente de son devenir et de celui de sa Nation». Les présélections vont démarrer ce demain pour le niveau secondaire et le 23 avril prochain pour le moyen. Dans le cadre du programme « Les Palmes du Sud », il est prévu une cérémonie officielle le 26 avril à Ziguinchor, qui sera suivie de la finale de la dictée.
«Le tour de zig», qui est une course de vélo, marquera  la journée du 27 avril. L’objectif, à travers cette course, est « d’encourager les autorités et les populations à déclarer Ziguinchor  « ville verte, ville écolo ». Et ce, tout en sensibilisant sur des thèmes précis et parfois spécifiques à la zone et les vertus du sport. Enfin, informe  la même source, la journée sera clôturée par la finale de «la bonne réponse». Cette dernière est  une compétition pour « évaluer les connaissances et la culture générale des collégiens, lycéens et étudiants des établissements publics et privés de la région avec des thématiques précises. Une journée d’excellence sera programmée tout prochainement pour remettre les prix aux différents lauréats.
« Ikana » est une association regroupant des jeunes citoyens « bénévoles, engagés soucieux du devenir de leur  pays et qui veulent voir naître de nouveaux travailleurs et entrepreneurs sociaux ».  Entre autres objectifs,  l’association envisage de lutter contre  la déperdition scolaire, les abris provisoires, la perte des cultures et des identités plurielles, les grossesses précoces, la destruction de l’environnement…

Ibrahima BA


Festival des arts plastiques de FES : La plasticienne sénégalaise Aïchatou Dieng distinguée

Le Sénégal vient de se distinguer à l’étranger. Aïchatou Dieng, artiste plasticienne de l’atelier Adideco, a reçu les félicitations des autorités marocaines avec un diplôme. C’était à l’occasion du festival international des arts plastiques de Fès organisé par l’Observatoire régional de la connaissance et de la communication.
Le festival international des arts plastiques de Fès, au Maroc, est une initiative de l’artiste marocain Saïd Appassi. Il est organisé chaque année par l’Observatoire régional de la connaissance et de la communication à Fès, en partenariat avec le ministère marocain de la culture. Cette année, le festival a mobilisé 75 artistes peintres, hommes et femmes venus d’Europe, d’Asie et du Maghreb.
Au total, 300 tableaux ont été exposés. La Sénégalaise Aïchatou Dieng a été la seule représentante de l’Afrique au Sud du Sahara à ce rendez-vous international dédié aux arts visuels. Elle a exposé deux magnifiques tableaux très originaux. L’un a porté sur « les nomades peulhs » et l’autre sur « la tresseuse africaine ». Ces deux  productions d’Aïchatou ont beaucoup séduit et fasciné le public, surtout les organisateurs. C’est pourquoi d’ailleurs les initiateurs du festival, en présence des autorités du royaume chérifien, ont décerné un diplôme à l’artiste sénégalaise Aïchatou Dieng. Ainsi, après l’Egypte en 2012, le Mali et le Burkina Faso en 2013, Aïchatou Dieng confirme en avril 2014 son titre d’ambassadrice de l’art sénégalais.
L’ambition de la plasticienne va plus loin, car elle envisage sous peu d’ouvrir le premier atelier design textile en gravure au Sénégal. Seulement, dit-elle « je ne demande qu’à être soutenue, afin de jouer ma partition dans l’émergence de mon pays, le Sénégal ».

Pape Coly NGOME


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