Culture

28ème concours de Haiku : Liette Janelle, Canadienne de 73 ans, remporte le 1er Prix

Le 28ème concours de Haïku a livré ses résultats. Le 1er Prix est allé à la Canadienne Liette Janelle. Le poème de cette septuagénaire a été plébiscité par le jury sur un lot de 471 poèmes. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée, jeudi, à la résidence de l’ambassadeur du Japon.

Ils étaient 471 candidats. À l’arrivée, c’est la Canadienne de 73 ans, passionnée de littérature et de lecture, Liette Janelle, qui a été primée avec ce poème : « Au bain de minuit/La lune toute nue flotte/Avec nous dans l’eau ». Elle devient donc la grande lauréate du 28ème concours de Haïku, ce court poème traditionnel japonais en trois vers de 5, 7 et 5 syllabes qui décrit le sens de l’harmonie de la nature et évoque les émotions humaines. En l’absence de la gagnante, c’est une représentante de l’ambassade du Canada au Sénégal, Mme Greenwell, qui a reçu le prix des mains de Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal. C’était avant-hier lors d’une cérémonie à la résidence du diplomate en présence de nombreuses personnalités et dans une ambiance baignée par les notes du grand pianiste japonais Motoki Hiraï.
Mme Janelle a reçu un billet d’avion Dakar-Paris-Dakar. Le 2ème Prix est allé aussi à un ressortissant canadien du nom de Vincent Collard. Madame Béatrice Michelle Mendo, fonctionnaire au ministère des Finances du Cameroun, s’est adjugé le 3ème Prix. Les deux Prix d’encouragement sont allés respectivement à Armando Fabrizio, élève en classe de Cm2 à l’Institut Sainte Jeanne d’Arc de Dakar et à Badara Ndiaye, un ingénieur de 25 ans passionné de lettres. Selon Maïmouna Kâne, membre du jury, ce concours se caractérise par une forte participation de concurrents venus de divers continents : l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Cette diversité témoigne, à ses yeux, de l’engouement que suscite le Haïku à travers le monde. Toutefois, elle souligne que le nombre de poèmes proposés cette année est en baisse par rapport aux années précédentes. Cela s’explique par la baisse de la participation des élèves à ce concours. « Nous les exhortons à participer davantage puisque le Haïku est aussi une fête de la jeunesse », lance-t-elle en direction des potaches.
Par ailleurs, le porte-parole du jury souligne que beaucoup de poèmes ont pêché au niveau de la métrique, c’est-à-dire dans le décompte des syllabes. Alors que d’autres poèmes ne se sont pas préoccupés de la forme et ont privilégié l’inspiration du poète en développant des thèmes très éloignés de ceux que l’on rencontre traditionnellement dans le Haïku. Cela étant, Mme Kâne observe que les poèmes primés ont privilégié un aspect de la nature ou un moment particulier saisi par le poète et se sont distingués par le respect des règles de la métrique. « Le jury a choisi des lauréats dont les poèmes présentaient des qualités certaines. Ils nous ont communiqué cette émotion ressentie par le poète. Seules les fines analyses des membres du jury ont permis de les départager », affirme-t-elle.
Auparavant, Son Excellence Takashi Kitahara s’est félicité de l’engouement croissant que le concours de Haïku ne cesse de susciter à travers le monde. « Qui aurait dit, il y a 30 ans, que ce concours de poésie japonaise connaîtrait une telle longévité et un tel engouement », s’exclame-t-il avant de rendre un vibrant hommage aux membres du jury qui, depuis des années, permettent de départager les participants qui, pour cette édition, viennent du Sénégal, du Cameroun, de la France, de la Belgique, du Canada et du Japon.

Elhadji Ibrahima THIAM


Créations artistiques : Faire de la formation dans tous les domaines une réalité

Présidant la cérémonie officielle de la Journée-hommage à Douta Seck, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication s’est félicité de cette initiative. Selon Birane Niang, la tutelle « est particulièrement attentive à ce que l’on revalorise des personnalités culturelles qui auront incarné sur la scène mondiale, de la meilleure des manières, notre identité de Sénégalais et d’Africains ».  D’après lui, il s’agit d’une volonté politique forte mais aussi d’une exigence éthique. « Ces personnalités symbolisent, en effet, des valeurs de travail, de sacrifice et d’exigence qu’il est important de connaître et diffuser pour baliser notre trajectoire. Notre conviction est que l’art dramatique est une école avant d’être école de vie », a laissé entendre M. Niang. Ce faisant, il a insisté sur la nécessité pour les acteurs d’avoir une solide formation, car « le théâtre ne s’improvise pas et le métier d’acteur ne se décrète pas ». De l’avis de Birane Niang, le ministère, conformément à ses missions, ne ménagera aucun effort afin que la formation dans toutes les disciplines artistiques, notamment en art dramatique, soit en permanence une réalité… « A côté de l’Ecole nationale des arts (Ena) qui a engagé d’importantes réformes de ses filières, se positionne déjà l’Institut des arts et des métiers constituant un des projets du chef de l’Etat sur le site de Diamniadio », a-t-il avancé

I. BA


Rencontres internationales des arts : Une quinzaine de plasticiens en conclave à Saint-Louis

Une quinzaine d’artistes sénégalais et gambiens, de renommée internationale, notamment des plasticiens, céramistes, photographes, peintres, décorateurs, sculpteurs, producteurs de films documentaires, de vidéo, etc., sont actuellement en conclave dans la capitale du Nord, plus précisément à l’hydrobase. Cela, en vue d’échanger, discuter et produire ensemble des œuvres d’art qui seront exposées à partir d’aujourd’hui.

Ce conclave de 10 jours dont la marraine est Mme Penda Mbow, ministre représentante personnelle du chef de l’Etat auprès de la Francophonie, est organisé par Impact, « International management promotion art, culture et tourisme », structure mise en place depuis 1996 à Saint-Louis.
Le fondateur et président de cette structure, Daouda Dia, avec l’assistance du chef de service régional de la Culture, Moustapha Ndiaye Hoch, par ailleurs directeur du Centre culturel régional « Abdel Kader Fall », « Waru Studio » de Dakar, Jallore Production, Kinmédia communication d’Alger et autres partenaires, a pu organiser cette année la 3ème édition de ces rencontres internationales des arts de Saint-Louis. A en croire Daouda Dia, depuis la première édition qui remonte au mois de décembre 2009, la structure Impact s’évertue à organiser régulièrement des ateliers d’artistes professionnels, des rencontres d’enfants pour les initier à l’art, des ateliers pour la réalisation de fresques murales, des séances de projection de films, de vidéo-clips, de documentaires, des manifestations culturelles d’assez-bonne facture qui tournent autour du théâtre populaire, etc.
Dans le cadre de nos activités, a souligné Daouda Dia, « nous travaillons en étroite collaboration avec l’université Gaston Berger, par l’entremise des responsables de l’Ufr/Crac (Civilisations, religions, arts et communication), avec certaines troupes folkloriques peule, maure, sérère, diola, mandingue, wolof, des groupes de musique, etc. ».
Ces différentes rencontres sur l’art et la culture visent, selon Daouda Dia, à réaliser une performance artistique avec des plasticiens de différents horizons in situ et de permettre à la ville tricentenaire et à la région Nord d’abriter incessamment une manifestation internationale d’art plastique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Droit d’auteur : Un décret présidentiel officialise la nouvelle société de gestion

La création de la Nouvelle société de gestion collective des droits d’auteur a été officialisée, hier, par la signature par le président de la République du décret portant application sur le droit d’auteur et les droits voisins.

La Nouvelle société de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins prend officiellement le relais du Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda). Cela, suite à la signature, hier, par le président de la République, Macky Sall, du décret d’ application de la loi 2008-09 du 25 janvier 2008 portant sur le droit d'auteur et les droits voisins. Le projet de décret a été adopté en conseil des ministres Les statuts de cette société ont été adoptés le 17 décembre 2013 au cours d'une assemblée générale ayant regroupé des centaines d’auteurs, d'artistes-interprètes et d’éditeurs. Par la suite, une assemblée générale constitutive avait porté la réalisatrice Angèle Diabang et Bouna Manel Fall respectivement présidente du conseil d’administration et directeur  général de ladite société. Aussi, tous les secteurs et filières ont été représentés au sein d’un Comité de pilotage et ont pu se perfectionner grâce à des formations.
Selon un communiqué, le Conseil d’administration de la Nouvelle société de gestion s’est félicité de ce « geste hautement symbolique » du président de la République à l’endroit de toute la communauté culturelle du Sénégal. « Le conseil salue les actions du ministère de la Culture et de la Communication qui ont abouti à cet acte important et tous ceux qui de près ou de loin contribué à cette œuvre collective », informe ce document.
La Société de gestion collective traduit l’engagement des producteurs d’enregistrements sonores et audiovisuels des artistes interprètes (acteurs, chanteurs, musiciens, danseurs…) de prendre leur propre destin en main. Cette société va consacrer pleinement la souveraineté des ayants droit qui ont fini de désigner leurs dirigeants et contrôlent eux-mêmes les comptes en plus du contrôle exercé par l’Etat.

Guissé Pène, secretaire general de l’AMS : « C’est une date à marquer en lettres d’or pour la communauté artistique… »

A l’annonce de la nouvelle, hier, le secrétaire général de l'Association des métiers de la musique au Sénégal (Ams), Guissé Pène, n’a pas pu contenir sa joie. Il a salué ce geste du président de la République qui, à l’en croire, est l’aboutissement d’un processus engagé depuis plus de 10 ans par l'Ams.  « La communauté littéraire et artistique du Sénégal peut, à partir de ce 9 avril 2015, se féliciter et féliciter le ministre de la Culture,  Mbagnick Ndiaye, et tous ceux qui ont contribué à la signature, aujourd'hui, des décrets d'application qui va officialiser la nouvelle société de gestion collective », s’est-il réjoui. Selon lui, face à des tumultes administratifs, les ayants droit étaient suspendus aux décrets d'application pour la mise en œuvre de la  Nouvelle société de gestion...  « Ce jour est pour la communauté littéraire et artistique du Sénégal à marquer en lettres d'or », a commenté G. Pène, sur sa page Facebook.

Ibrahima BA

Droits d’auteur sur des œuvres visuelles : Des photographes sensibilisés

Dans le cadre de la semaine de la photo, le collectif « Sunu Nataal » a organisé, hier, à la Galerie nationale, une conférence pour ses membres. L’objectif était d’évoquer avec eux les questions liées au droit d’auteur appliqué aux œuvres visuelles.

La Galerie nationale d’art a accueilli, hier, une conférence sur les droits d’auteur appliqués aux œuvres visuelles. La manifestation s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la photo initiée par le collectif « Sunu Nataal ».
A la fin des débats, Moustapha Diouf, photographe et membre de « Sunu Nataal », a dit sa satisfaction d’avoir participé à cet atelier qui lui a permis de se familiariser avec les textes relatifs au droit d’auteur. C’est dans ce sens que, poursuit-il, « j’ai beaucoup appris et je vais davantage pousser l’investigation afin de comprendre ce qui nous est permis ou interdit dans le cadre de notre travail ».
En effet, cette session animée par Daniel Gomez, musicien et membre de la nouvelle société de gestion collective était une occasion pour les photographes d’être sensibilisés sur ces questions. Dans ses explications, D. Gomez a utilisé une approche didactique assez originale, faite de discussion, de questions-réponses autour de la notion du droit d’auteur. C’est dans ce sens qu’il a pu aborder les concepts de protection par la loi, pour tout créateur. Mais, selon lui, « il faut déposer ses créations, pour qu’en cas de litige, le propriétaire puisse faire valoir son droit ». Aussi, a-t-il  évoqué, avec les photographes, le droit à l’intégrité de l’œuvre, ce qui fait que même en cas d’acquisition, on ne pourra pas toucher l’œuvre sans autorisation préalable du propriétaire. Cette rencontre était une occasion pour lui d’évoquer la question des délais de prescription, quant à la protection d’un produit.
La longévité en termes de protection d’une création est de 70 ans après la mort de l’auteur. Et même après la fin des droits, il faut, souligne M. Gomez, « demander une autorisation à l’auteur avant d’utiliser son œuvre ». Au-delà, les questions des différents artistes présents tournaient autour du droit à l’image, le consentement de la personne à photographier, les risques à prendre des clichés dans des domaines privés, la protection de leur produit, la nécessité d’avoir un contrat bien libellé, entre autres.  
Cette conférence fait partie d’un ensemble d’activités que mène le collectif « Sunu Nataal ». On y retrouve une exposition, des débats autour de la photographie, de même que des projections.

A. M. NDAW


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