Culture

A la galerie KEMBOURY : Des élèves sensibilisent sur la paix en Casamance

Lors du vernissage de cette exposition, Idrissa Diouf le premier responsable de Jamm’art (Jeunesse active pour un monde meilleur par l’art), une association basée en Casamance, depuis 2011, est revenu sur l’objet de ce projet. De son point de vue, à travers ces œuvres, les enfants ont peint leur quotidien et ont sensibilisé sur la paix.
 Sur les œuvres de ces élèves venus de Diabir et Baraff, villages situés à 9 km de Ziguinchor, des symboliques fortes apparaissent. Le drapeau national est mis en évidence sur prés de 2/3 des tableaux exposés. Ces écoliers font étalage de leur appartenance, sans bornes, au Sénégal. Plus édifiant encore, pour rappeler les difficultés que vit cette partie du pays. Car, ce conflit a trop duré. Sur les tableaux, on retrouve la croix symbole de structures sanitaires (hôpital ou dispensaire). L’idée est de sensibiliser sur les heures sombres qu’a connues Ziguinchor.
 Des scènes de vie quotidiennes montrent des femmes qui s’adonnent aux travaux ménagers.  Les auteurs ont entre 8 et 15 ans et sont issus des classes de cours élémentaire 1er année (CE 1) au cours moyen 2ème année (Cm2). Ils sont une bonne trentaine dans ce projet souligne Idrissa Diouf. « Nous développons un programme éducatif et qui cherche à façonner le Sénégalais à l’horizon 2030, justifie Idrissa. Un citoyen modèle, qui a une certaine responsabilité dans la recherche de la paix ainsi que la protection de l’environnement ». Cette exposition qui s’est ouverte lundi à la galerie Kemboury finit demain.

A. M. NDAW


A la galerie KEMBOURY : Les élèves de Diabir et Baraff montrent leur vécu en Casamance

Jamm’art (Jeunesse active pour un monde meilleur par l’art) est une association qui s’investit en Casamance, depuis 2011. Idrissa Diouf, son président, organise à la galerie Kemboury une exposition de tableaux de peinture sur le thème de la  Casamance avec des œuvres réalisées par des élèves de Diabir et Baraff (région de Ziguinchor).
La galerie Kemboury accueille des tableaux de peinture réalisés par les élèves de Diabir et Baraff, villages situés à 9 km de Ziguinchor. Une quarantaine de tableaux décrivent des scènes diverses avec des personnages, des ombres au milieu des cases. Les couleurs vives sont manifestes. Bien que réalisés par des enfants, ces tableaux dégagent une expression naturelle et une bonne dose de réalisme.  
A travers ces tableaux, les enfants répondent aux questions. Comment avez-vous vécu le conflit casamançais ? De quoi rêvez-vous pour votre localité ? Ils ont traduit leurs sentiments d’inquiétudes, mais aussi les difficultés auxquelles ils sont confrontés (la terreur des mines anti-personnelles, le manque d’eau et d’électricité, l’amour du prochain) ; autant de situations décrites avec une finesse qui révèle ces talents en herbe.
 Du 13 au 18 mai, la galerie Kemboury abrite cette exposition. Alfousseyni Badji, artiste et secrétaire général de Jamm’art, révèle avoir encadré les 30 élèves issus des deux écoles, de Diabir et Baraff, afin de les amener à réaliser des tableaux qui reflètent leurs sentiments et leur vécu quotidien. Pour M. Diouf, « la dimension humanitaire vise à leur faire comprendre qu’ils font partie intégrante de notre société, de notre pays, à les amener à s’approprier ce concept et à assurer leur prise en charge ». Jamm’art a ainsi semé en cette jeunesse des graines de civisme et d’autres valeurs comme l’autonomisation pour former des Sénégalais imbus des valeurs sociales. Les recettes de ces tableaux seront reversées aux communautés. M. Diouf révèle que des contacts avec les associations artistiques locales ont été noués pour suivre et accompagner ces jeunes talents.
Alfousseyni Badji nous informe que les fonds récoltés lors des deux premières phases ont permis la réalisation de deux bibliothèques à l’intention des jeunes, dans les écoles participantes à l’exposition. Ces bibliothèques sont baptisées du nom des marraines, Annette Mbaye d’Erneville et Mariétou Diop de la Bu (Ucad).  L’association implique les ressortissants des localités dans le bon investissement des fonds (formation à l’entreprenariat des femmes, autofinancement des activités, autonomisation, achat de masques et de paires de gants, etc).
   Ansou Sané, conseiller technique du ministre de la Jeunesse, très enthousiaste, n’a pas manqué de transmettre les félicitations et les encouragements du ministre pour des initiatives similaires. Il a affirmé la détermination de son département à accompagner l’association Jamm’art dans le cadre de la politique de jeunesse, notamment le soutien pour la vulgarisation du concept artistique à travers les autres  régions du pays. Ce projet artistique de Jamm’art est parrainée par Aïssatou Cissé, conseillère du président de la République.
Thérèse Diatta, séduite, s’est engagée de tout cœur dans cette initiative pour la paix dans la région du sud, en mettant gracieusement sa galerie à la disposition des jeunes artistes.   

Mamadou DIEYE


Projet « Humour Fricains » : L’alliance de l’art et de la santé

Le projet « Humour Fricains » compte organiser un festival du 15 au 22 juin qui va allier l’action humanitaire et un programme artistique. Cet événement organisé à Dakar par Modou Kara Seck, promoteur, et la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca), fait partie d’un programme de lutte contre le cancer avec des actions sanitaires gratuites.
Des séances  gratuites de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus auront lieu du 17 au 21 juin. Ces dernières se feront  à la place de l’indépendance, pendant 2 jours, à l’Acapes aux Parcelles Assainies et au stade Amadou Barry de Guédiawaye. Une soirée du rire au Grand Théâtre va terminer cette campagne le 22 mai prochain, avec une pléiade de grands humoristes africains.
  Modou Kara Seck, promoteur de cette activité avec la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca), insiste sur l’importance du dépistage précoce du cancer, une maladie qui tue, chaque année, plus que la tuberculose et le Vih.    L’association Lisca a, par le passé, entrepris de nombreuses actions de dépistage, traitement de malades et dons de  médicaments. Une collecte de fonds pour les malades est prévue lors d’une autre soirée avec un défilé de grands stylistes et une vente aux enchères. La Lisca révèle que le Sénégal ne dispose pas de registre des cancers. M. Kara Seck, avec à ses cotés Dr Mariama Ndiaye et Mme Wade Marième Touty Diop, explique qu’a ce jour, il n’y a pas de programme de prise en charge des malades. Les organisateurs souhaitent pousser l’Etat à s’impliquer davantage et à subventionner les médicaments des malades du cancer.  Des humoristes de renom, du Sénégal et de la diaspora comme Gohou Michel, les Bobodiouf, Mor Bâ, Per Bou Khar, Gallo Thiello, se produiront à travers le grand  show du 22 mai au Grand Théâtre. Modou Kara Seck veut, à travers ce festival,  transmettre des messages et amener les populations à lever le tabou de cette maladie et la stigmatisation des malades. La soirée du spectacle sera une relance des activités de l’organisation pour mieux lutter contre cette maladie. Cette démarche de la Lisca vise à sensibiliser les populations sur le tabou et les stigmatisations qui entourent la maladie du cancer en général. L’association veut aussi offrir un meilleur accès aux soins à des populations défavorisées, tout en invitant les bonnes volontés à soutenir leur action.

M. DIEYE


Exposition au GOETHE institut : La photographie de presse en « Œil libre »

Dans le prolongement de la Journée internationale de la liberté de la presse, la West african photo press agency et Baobab com’ mettent en scène le travail des reporters photographes dans l’exposition « Œil libre » au Goethe Institut, jusqu’au 13 mai.
  Des professionnels de l’image issus de différents organes de presse au Sénégal relatent, à l’aide des photos, des faits de société, politique, économique, culturelle. Le parcours de l’exposition « Œil libre » au Goethe Institut donne à voir le travail de Touré Béhan, pour les Agences Sipa & Afp. Il immortalise une scène de manifestation où interviennent des forces de l’ordre. En mode paysage, l’objectif s’attarde sur un agent de police, bouclier en main, casque sur la tête,  penché pour ramasser une grenade lacrymogène.
 Des pierres éparses jonchent le sol et témoignent de la violence de la manifestation. Avec une intensité moindre, sa consœur Awa Mbaye, de l’Agence Wappa, évoque le même sujet dans un autre cliché.
Les organisateurs de l’exposition justifient leur démarche : « La photo de presse donne vie à l’article de presse. Elle permet de visualiser l’événement, de le commenter parce que mettant à jour des détails que ne saurait rendre l’écrit du journaliste ». Selon eux, la photographie est une preuve de l’existence de l’événement décrit par le journaliste. Parfois, c’est dans des conditions difficiles que les photographes parviennent à saisir par l’image l’actualité. Adama Doucouré, pour le journal « L’Observateur », en témoigne. Sur l’une de ses œuvres, on reconnaît la silhouette d’un des reporters photographes du « Soleil », Mbacké Bâ. La moue dépitée devant un cordon de gendarmes qui l’entrave, il ne pourra pas hélas se rapprocher davantage de son sujet. La gestuelle renseigne sur son amertume. N’empêche, les reporters photographes sont sur tous les champs armés de leurs objectifs pour rendre compte en images de l’actualité, fut-elle sportive. C’est ce à quoi s’essaie Dieylani Seydi de l’Agence de presse sénégalaise.
Il opère un gros plan sur la lutte sénégalaise avec force détails sur la masse musculaire, les talismans et autres artifices qui entourent cette discipline sportive. Dieylani s’emploie à combiner l’esthétique photographique et la valeur informative, documentaire dans ses œuvres. Cette approche est quelque peu reléguée en arrière plan dans les autres réalisations. L’exposition « Œil libre » est à voir jusqu’au 13 mai au Goethe Institut.                   

E.M. FAYE


Soirée culturelle sérère « NDEF LENG » : Quand le cousinage à plaisanterie raffermit les liens sociaux

La 4ème édition de la soirée culturelle  sérère de l’Ong « Ndéf Léng » a vécu ce week-end. Cette année, le thème a porté sur le cousinage à plaisanterie entre sérère et pular. La manifestation a été co-parrainée par le ministre du Budget et la présidente du conseil d’administration de la Lonase.
Les planches de la mythique salle du Théâtre national Daniel Sorano ont encore été secouées, le temps d’un week-end. Plusieurs groupes d’artistes sérères et pular  qui se sont succédé sur la scène ont rivalisé de talent. De la tradition à la modernité, tous les rythmes et sonorités des deux ethnies ont été présentés au public venu de nombreux assister à de belles présentations. « Ndéf Léng » est une Ong qui regroupe tous les sérères du Sénégal. Il œuvre inlassablement pour la valorisation de la culture sérère. Selon le président de l’association, le ministre des Sports Mbagnick Ndiaye, «  la soirée culturelle sérère est organisée dans le cadre du cousinage à plaisanterie entre sérère et pular. Elle vise à valoriser la culture sérère, réunir les artistes et faire la promotion de la culture sérère ». Au cours de la soirée, un hommage mérité a été rendu au doyen Babacar Sédikh Diouf, un des fondateurs de l’association culturelle « Ndéf Léng », rappelé à Dieu en 2008. Selon les organisateurs, ce dernier a toujours œuvré pour l’unité des sérères et la promotion de cette ethnie. L’homme est présenté comme un rassembleur, un défenseur des droits et libertés des personnes. Il a, toute sa vie durant, contribué à l’émergence d’un Sénégal uni, dans sa diversité linguistique et culturelle.   Après les diolas, cette année, les sérères ont fait l’honneur à leurs cousins pular, parrains de la soirée culturelle. Ainsi, le ministre du Budget Abdoulaye Daouda Diallo et la présidente du conseil d’administration de la Lonase, Fatimata Néné Tall, ont représenté la communauté pular à la fête. Une occasion pour le ministre du Budget de magnifier les actions de développement entreprises depuis longtemps par « Ndéf  léng ». Le ministre d’ajouter que « l’association des sérères est un véritable levier de développement car agissant dans des secteurs aussi vitaux que la santé, la culture, l’éducation et le développement,  entre autres. C’est en ce sens d’ailleurs qu’il entre en droite ligne avec le programme « Yoonu yokuté » du président Macky Sall ». Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté et l’engagement du gouvernement à accompagner l’Ong « Ndéf  léng » pour qu’elle puisse réussir ses ambitions. Pour démarrer son compagnonnage avec la communauté sérère, le cabinet du ministre du Budget a réagi concrètement. Le service a remis, sur place, aux organisateurs une enveloppe de 2 millions de FCfa.
Les organisateurs de cette soirée culturelle sérère ont précisé que les fonds collectés seront injectés dans les secteurs de la santé et de l’éducation.  Une cérémonie de remise de distinctions et de décorations au doyen Abderrahmane Diouf a clôturé la soirée.

Pape coly NGOME


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