Culture

Débat d’idées au « RAW MATERIAL COMPAGNY » : Des créateurs planchent sur l’art militant

Echanger autour de l’engagement en art, c’est l’objectif lancé par « SN Art » pour sa toute première édition. La rencontre s’est déroulée en deux temps. Tout d’abord un débat des artistes suivis d'une discussion avec le public autour de la thématique de l’engagement en art. Ensuite, en rapport avec le sujet du débat, la rappeuse Moona a donné un live pour le public. Les débats ont été animés par la journaliste Laure Malecot, et la co-fondatrice de la revue « Afrikadaa », Carole Diop.
Comme invités, le premier acte de cette édition comptait le photographe Boubacar Touré Mandémory, le rappeur Keyti co-animateur du « Journal télévisé rappé » et la rappeuse Moona Diop. Ces trois personnalités ont été invitées pour s’exprimer en tant qu’ « artistes engagés ». La séance a débuté par une projection des œuvres des artistes sur un écran. Le public a pu observer le travail de chacun, qu’il s’agisse d’un extrait du « Journal rappé » de Keyti, d’une partie de concert de la rappeuse Moona ou d’un aperçu de la collection photographique de Boubacar Touré Mandémory, « Regards sur la ville de Rufisque ». Ainsi, le public a pu interpréter, à sa manière, les différents engagements des artistes, avant même qu’ils n’expliquent avec précision leur « militantisme ». Pour la chanteuse Moona, c’est naturellement qu’elle milite. Elle affirme : « Ma musique, c’est ce que je suis », avant d’ajouter : « Elle me permet d’exorciser mes démons et par conséquent, les démons de ma société ». Ses messages, elle les adresse grâce à ses textes. Elle vise à amener une réflexion et remet en cause les images, par exemple, celle de l’Africain. « Qui vous apprend à détester vos cheveux crépus ? Qui vous apprend à détester la forme de votre nez ? Qui vous a appris à ne pas croire en vous ? » sont quelques phrases que l’on retrouve dans une de ses compositions. La jeune femme lance au public : « Pour que l’on t’accepte, il faut que tu t’acceptes ».
Le rappeur Keyti, ami proche de Moona, tient, de son côté, à nuancer le terme d’art militant. Il est important, selon lui, de réfléchir sur « Qu’est-ce que l’art militant ? Militer par rapport à qui, sur quoi exactement et pour quelles raisons ? ». Le rappeur estime qu’il faut éviter les évidences telles que les contraires : le positif/le négatif, les conscients/les inconscients. L’important serait de disposer « d’un regard perspicace » pour analyser les sources des faits et en comprendre les enjeux. Il s’interroge sur le principe de la liberté de l’artiste et pose une question à la salle : « L’engagement des artistes africains ne renforcerait-il pas les clichés véhiculés sur le continent ? »

L’engagement lié à l’expérience
Chaque artiste possède une motivation, un début de carrière, un pourquoi de ce qu’il est et de ce qu’il fait. Le photographe Boubacar Touré Mandémory explique son parcours. « J’ai commencé à travailler en tant que photographe pour des agences de pub dans les années 80. Ensuite, j’ai réalisé des grands reportages photos pour la presse nationale et internationale ». Son inspiration pour créer, il l’a trouvée près de lui. « J’ai commencé à photographier ce qui était en désordre dans ma société, dans mon environnement immédiat ». Cependant, l’artiste déplore le fait qu’il n’avait pas les moyens suffisants pour vivre de cela. C’est pourquoi, dans les années 86, il réunit autour de lui des photographes afin de créer une agence « Tendances nouvelles », c’est-à-dire que « les photographes se réunissent, s’entraident, se complètent », pour pouvoir maîtriser toute la chaîne de fabrique. Cette agence a été créée dans un but de pouvoir survivre en s’alliant, et pour cela, « il fallait faire un peu d’industrie, passer par la prise de portraits par exemple, car ça se vendait bien ». Finalement, être artiste est un métier, qui suggère de pouvoir en vivre, que l’on soit engagé ou non. La question est peut-être de savoir jusqu’où l’aliénation d’un artiste dit « engagé » à un modèle économique peut aller. Pour être engagé, un artiste doit-il tenir compte de l’aspect commercial ? C’est une hypothèse lancée lors du débat. « Tout est question de choix », affirme le rappeur « engagé » Keyti. Pour lui, l’artiste n’est, en aucun cas, obligé de suivre un modèle économique précis. Pour défendre son propos, il donne en exemple le plus célèbre des artistes de rue : Banksi. Il n’a pas de modèle économique a proprement dit, il ne vend aucune de ses œuvres et ne gagne donc aucun argent grâce à elles. Pourtant, il est bien un artiste et il est légitimé par la société du fait de sa célébrité. Le débat s’est clôturé par une invitation à un cocktail, accompagnée par une prestation de la rappeuse Moona. Ainsi, les conversations non achevées ont pu se poursuivre et les différents acteurs présents ont pu nouer des relations. Cependant, certaines questions découlant du thème pourraient être débattues durant des heures et les opinions peuvent être très personnelles. Où s’arrêtent l’engagement et la responsabilité de l’artiste ? Qu’est-ce qu’être « artiste engagé » ? Ou bien plus largement, qu’est-ce qu’être artiste ?
Ces débats n’ont pour prétention que d'initier une réflexion autour des défis auxquels font face les acteurs culturels locaux. Ainsi, les moments d’échanges et de partages peuvent être porteurs de projets, de collaborations et aider à trouver des solutions adaptées à notre société. De nos jours, à défaut d’être abreuvés par les réseaux sociaux et les contacts virtuels, « privilégions le dialogue physique, les rencontres humaines », conseille la journaliste Laure Melecot.
Le prochain rendez-vous de « SN Art » se tiendra le dernier jeudi du mois prochain. Cette fois, le thème abordé sera « La formation en art ». Le lieu sera différent, mais le débat promet d’être une fois de plus riche en idées.

Cora Portais (stagiaire)


Conférence sur « BAOBABS, LES RACINES DU CIEL » : Les vertus de la plante emblématique du Sénégal revisitées

La Direction de la recherche et l'Ecole doctorale du Groupe Institut africain de management (Iam), en partenariat avec l’association « Mémoires scientifiques du Sénégal » et la Fondation Léopold Sédar, ont organisé, jeudi dernier, une conférence sur le thème : « Baobabs, les racines du Ciel ». Occasion saisie pour revisiter les vertus du baobab, scientifiquement appelé Andansonia digitalia.  

Si dans la poésie du président Senghor le baobab apparaît quelque fois comme un leitmotiv, il ne figure pas pour autant dans l’hymne national du Sénégal que lui-même a écrit. Emblème officiel de notre pays, le boabab est pourtant, chez Senghor, un symbole d’enracinement et d’ouverture.  C’est dans le but de revisiter les vertus de cet arbre appelé scientifiquement Andansonia digitalia que la Direction de la recherche et l’Ecole doctorale du Groupe Iam, en partenariat avec l’Association« Mémoire scientifique du Sénégal » ont tenu, jeudi dernier, une conférence sur le thème : « Baobabs, les racines du Ciel ». Bachirou Guèye, ancien responsable du parc forestier de Hann et du jardin ethnobotanique, a largement insisté sur les vertus alimentaires, décoratives et mythiques du baobab. Selon lui, il s’agit d’une plante mal connue, d’un arbre dont « nous avons pendant longtemps ignoré ses atouts sur différents domaines de la vie ». Un moyen permettant même, a-t-il déclaré, de se protéger des hallucinations, des mauvais esprits. M. Guèye a contesté certains dires selon lesquels le baobab serait originaire de Madagascar ou de l’Australie.
 Traitant le thème : « Propriétés, usages, mythes et légendes du baobab », le sociologue Dr Djiby Diakhaté a souligné qu’en retraçant l’historique du baobab, « nous nous rendons compte que c’est une plante majestueuse du point de vue de sa posture mais aussi de ses vertus alimentaires, sanitaires, mythiques, décoratives… » A l’en croire, il urge également de ré-explorer davantage cette espèce pour en retrouver d’autres vertus gastronomiques. « C’est une façon de nous réconcilier avec nous-mêmes et de savoir que nous avons une histoire que nous ignorons, un patrimoine de portée mondiale dont nous ne mesurons pas l’intérêt », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il faut « sans complexe et sans mimétisme », aller vers l’exploration « de notre propre patrimoine à tous les niveaux ».  D’après le sociologue, l’existence du baobab a permis de savoir que l’Afrique a toujours une culture ancestrale contrairement à ce qui a été avancé par beaucoup de penseurs occidentaux. « Dans la cosmogonie wolof traditionnelle, on considère que lorsqu’un individu a un comportement exemplaire, la nature le protège. Le baobab existe dans la nature et a il fait l’objet d’une exploitation multiforme par l’Africain bien avant la colonisation et l’esclavage. Cela montre que les Africains sont capables d’expertises orientées vers les ressources naturelles », a-t-il précisé. En marge de cette conférence, le directeur général de la Fondation Senghor, Raphaël Ndiaye, a présenté l' « Hymne du Baobab ». Lequel a été, par la suite, interprété par la chorale Sainte-Thérèse de Dakar.  

Ibrahima BA


Festival de Cannes : Les frères Coen présideront le jury

Pour la première fois de son histoire, le jury du Festival de Cannes aura deux têtes. Celles de deux frères américains plusieurs fois récompensés sur la Croisette : Joel et Ethan Coen.
Duo inséparable du cinéma, souvent qualifiés de « réalisateur à deux têtes », les metteurs en scène de « Barton Fink » et « Fargo » succéderont à la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion à la tête du jury du Festival, qui se déroulera du 13 au 24 mai, ont annoncé, mardi, les organisateurs dans un communiqué.
« Nous sommes très heureux de revenir à Cannes », ont déclaré les cinéastes, actuellement sur le tournage de leur prochain long-métrage « Hail Caesar », avec notamment George Clooney, Christophe Lambert et Scarlett Johansson. « Cannes est un festival qui, dès le début de notre carrière, a toujours joué un rôle important pour nous. Et être présidents du jury, cette année à Cannes, est d'autant plus un honneur que nous n'avons jamais été présidents de quoi que ce soit. D'ailleurs, à ce titre, nous ne manquerons pas de nous exprimer le moment venu ! », ont-ils ajouté. Habitués de la Croisette, à la fois réalisateurs, producteurs, scénaristes et même monteurs, les frères Coen – Joel, 60 ans, et Ethan, 57 ans – ont été récompensés à plusieurs reprises à Cannes. Après une Palme d'or et un prix de la mise en scène obtenus en 1991 pour « Barton Fink », ils ont reçu le prix de la mise en scène en 1996, pour « Fargo », et en 2001 pour « The Barber », avant d'être une nouvelle fois récompensés en 2013 du Grand Prix pour « Inside Llewyn Davis ».
« Les Coen incarnent un certain cinéma d'auteur, universel et grand public, plein d'humour et plein d'originalité dans leur regard sur le monde. La perspective est très belle », a déclaré Thierry Frémaux, délégué général du Festival. « Avec [le nouveau président du festival] Pierre Lescure, on est très contents de voir que des gens de l'envergure des Coen [s'investissent dans un festival] qu'ils ont toujours honoré de manière formidable », a-t-il ajouté.

Lemonde.fr


Exposition à la Galerie Arte : Yves Gusella peint Saint-Louis, « la belle endormie »

La Galerie Arte abritera à partir du 24 janvier et ce jusqu’au 14 mars prochains, une exposition de peinture intitulée « Entre mer et fleuve, une île ».  Cette île, c’est Saint-Louis.  Yves Gusella raconte le travail autour de ses œuvres.
Une belle endormie, c’est ainsi que l’artiste Yves Gusella qualifie la ville de Saint-Louis. Originaire d’Italie, le peintre compare cette île à sa Venise au Sénégal. Selon lui, ces villes ont des similitudes. Toutes deux sont majestueuses, élégantes, avec une histoire forte, mais leurs bâtiments se dégradent au fil des années. Une beauté cachée, qui s’abandonne, rêve, mais reste. Une atmosphère particulière, inhérente à la ville. Un océan, un fleuve, et entre deux, une île. Saint-Louis. Avec ses secrets, ses habitudes, ses caractéristiques.
Avec ses maisons, ses habitants, sa culture, ses pirogues. « Entre mer et fleuve, une île », c’est l’intitulé de la collection peinte à l’huile. Pour chacun de ces trois mots, l’élément de l’eau est suggéré. L’eau est annoncée dans le sujet même de certaines œuvres : « J’ai voulu représenter le fleuve Sénégal le plus souvent qu’il m’en était possible ». Ainsi, on retrouve à travers l’exposition, la représentation du fleuve « le petit bras du Sénégal », mais aussi de l’Océan. L’élément de l’eau est également présent grâce aux techniques employées par le peintre : « J’ai utilisé beaucoup de gammes de bleus ». Grâce à la technique consistant à superposer des plaques de couleurs, l’artiste a pu peindre les grands aplats du fleuve, mais aussi les pirogues saint-louisiennes, avec nuances.
A travers les tableaux, on retrouve des couleurs, des ambiances, des mouvements, des postures caractéristiques au Sénégal certes, mais plus particulièrement à la ville. Les toiles respirent, et une grande vie anime les représentations, qu’il s’agisse des paysages de la ville ou de ses habitants en mouvement. « Ce qui m’a beaucoup touché, c’est cette espèce d’enchevêtrement que l’on retrouve dans la population, dans l’habitat, les pirogues au quartier des pêcheurs, et qu’il n’y a nulle part ailleurs », et pour l’artiste, « c’est dans les rues que l’on trouve une atmosphère prenante ».
Le peintre a d’abord arpenté les rues de la ville « incognito » pour s’imprégner de son pouls. « Observer la lumière, les couleurs pour ressentir. Accepter la plénitude d’un fleuve qui s’écoule », confie l’artiste Yves Gusella, pour qui aucun travail de recherche n’a précédé son immersion. « J’ai été envoyé là-bas pendant une semaine par la Galerie Arte pour m’inspirer. Je connaissais déjà la ville, car j’y étais allé quatre fois », explique le peintre. « Je suis parti à Saint-Louis en ne pensant pas peindre mais simplement réaliser quelques croquis sur place. Mais cela été quasiment impossible, car les enfants se jettent dessus. Donc, j’ai dû travailler en mémorisant. J’ai réalisé quelques toiles uniquement grâce à ma mémoire ». Le peintre s’est aussi inspiré de photographies qu’il a réalisées lorsqu’il était au cœur de son projet. Cela lui a permis de représenter au mieux l’espace, l’architecture des bâtiments coloniaux, ou encore les structures des maisons et des quartiers.

Entre passé et modernisme
« J’ai essayé de représenter Saint-Louis telle que je l’ai perçue, de la représenter actuellement et de l’imaginer avant », explique Yves Gusella. Pour l’artiste, il y a une différence entre les deux périodes. Concernant le présent, il estime que « dans le quartier des pêcheurs, c’est grouillant de vie. Mais sinon, la ville reste un peu déserte ». Parmi ses œuvres, Yves Gusella a peint une maison de Saint-Louis qu’il considère comme étant « caractéristique » des habitations de la ville. En « essayant de redonner cette atmosphère de vieux bâtiment », il témoigne d’une ville qui a changé, qui se modernise et qui, paradoxalement, laisse s’abimer ses richesses. L’artiste souhaite rendre ses œuvres visibles pour la population locale, susciter leur curiosité et leur intérêt pour l’art.

Cora PORTAIS (stagiaire)


Transformée en musée : La maison de Senghor ouverte au public

Réfectionnée grâce à Eiffage Sénégal, la maison du président Léopold Sédar Senghor, récemment baptisée Musée Léopold Sédar Senghor, est un véritable lieu de mémoire de par son architecture et la richesse des différentes œuvres artistiques et ouvrages qu’elle abrite.  

Son architecture et ses couleurs ocres rappellent les bâtisses de la cité millénaire de Djenné ou de Tombouctou, au Mali. Son vaste jardin, son espace boisé et sa piscine font de la maison du président Léopold Sédar Senghor, baptisée Musée Léopold Sédar Senghor, un véritable trésor du patrimoine culturel sénégalais. Ici, le parallélisme asymétrique cher au premier président de la République du Sénégal a entièrement inspiré l’architecture du bâtiment central construit sur 800 m2.  
Situé à une centaine de mètres de l’Océan atlantique, l’édifice entièrement rénové grâce à l’entreprise Eiffage Sénégal, renferme en son sein d’immenses richesses. A l’intérieur de ce bâti construit entre 1978 et 1980, une salle de réunion où le président Senghor recevait ses invités donne sur un plan d’eau. A côté, au premier salon, des sculptures qui viennent un peu partout de l’Afrique font le décor. Les collections personnelles du président y sont également visibles. Les mini bibliothèques renferment encore jalousement les ouvrages du président-poète. Ici, la variété des œuvres allant des écrits de Karl Marx à Ronsard en passant par Ernest Hemingway renseigne sur la diversité de sa lecture. Son bureau ouvert sur le parc où il avait l’habitude de recevoir les audiences d’après-midi à partir de 15 heures est resté tel quel malgré les travaux de rénovation de Eiffage.
Sur place, des statuts représentant le dieu du tonnerre et de la fécondité font office de décor. Dans la petite bibliothèque du chantre de la Négritude sont soigneusement rangés des titres sur l’histoire de la littérature, des ouvrages d’écrivains africains et européens, des dictionnaires de français, un exemplaire du Coran et de la sainte Bible.

300 millions de FCfa pour la rénovation
A l’étage se trouvent les chambres et le salon vert ou « salon privé » de la famille. D’une simplicité frappante, c’est dans ce salon, rappelle Mariama Ndoye Mbengue, le conservateur du musée, que la famille Senghor avait l’habitude de prendre les trois repas de la journée. Quelques tableaux, des fleurs, les mêmes rideaux, le téléviseur à partir de laquelle Senghor suivait les informations après le dîner résistent encore au temps qui passe… Dans ce même étage se trouvent les deux chambres qui étaient réservées aux amis et invités de la famille, mais également celles du président Senghor et de sa femme. Dans la chambre personnelle de Senghor, la simplicité est saisissante : un abat-jour, un à deux tableaux d’art, des photos de Philipe Maguilène Senghor, de sa maman et de celles de Léopold Sédar Senghor sont accrochées au mur.  A quelques pas de là, l’on pénètre dans la chambre de l’épouse du président, Colette Hubert Senghor. Ici encore, grâce à la prédominance de la couleur verte, la simplicité   marie à la beauté. Ces travaux de rénovation réalisés par Eiffage Sénégal rentrent dans le cadre de la Responsabilité sociétale de cette entreprise. Le coût global, a expliqué Léna Keïta Diop, chargé dudit projet, s’élève à 300 millions de FCfa.  Le chantier a duré 6 mois et a permis de réparer, entre autres, l’étanchéité de l’édifice, les fissures, la climatisation, d’installer des espaces vertes mais également un système de vidéo surveillance et d’alarme.
Mariama Ndoye Mbengue s’est félicitée de l’idée du président de la République de faire de la maison de Senghor un musée, un lieu de mémoire. Elle a également salué l’initiative de Eiffage d’en faire un espace vivant et agréable. « Eiffage Sénégal nous accompagne depuis la fin des travaux, en attendant que l’Etat mette les moyens nécessaires », a-t-elle informé.

Un musée ouvert au public
Après les importants travaux de rénovation réalisés par Eiffage Sénégal, le musée Léopold Sédar Senghor est désormais ouvert au public. Les tarifs de la visite sont fixés à 2.000 FCfa l’adulte, 1.000 FCfa pour les étudiants et Forces de l’ordre et 500 FCfa pour les enfants. Les jours de visite vont du lundi au samedi. L’ambition, a expliqué le conservateur, Mariama Ndoye Mbengue, est de faire en sorte que les populations s’approprient le musée. À la longue, le musée Léopold Sédar se veut d’être à l’image du musée Mandela ou de Martin Luther King, une maison des arts pluriels dont la peinture, la tapisserie, la sculpture… auront toute leur place. « Il faut que ce musée s’internationalise. Nous voulons mettre Senghor en exergue, mais aussi d’autres intellectuels sénégalais comme Cheikh Anta Diop, Mamadou Dia, Cheikh Hamidou Kane, à travers des expositions photographiques, vidéos ou d’autres formes d’expression artistique », a-t-elle déclaré.

Ibrahima BA

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