Culture

Journée mondiale des victimes de l’esclavage: Saint-Louis se rappelle la traite négrière

Pont faidherbeUne projection de film sur la traite négrière qui s’est déroulée jeudi au lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall (ex-Faidherbe), une visite de la maison des esclaves et des sketches présentés par les élèves ont marqué la célébration de la Journée mondiale des victimes de l’esclavage à Saint-Louis.

Minielle Baro, chargée de l’information du Centre d’information des Nations unies (Cinu), a saisi l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des victimes de l’esclavage pour rappeler l’importance de cette manifestation du souvenir dans cette ville tricentenaire qui a été témoin et victime de cette tragédie.

En présence de l’inspecteur d’Académie, Ndar Fall, de l’adjoint au maire, Omar Thioye et de plusieurs  autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses, Minielle Baro a laissé entendre que la visite des maisons des esclaves situées à l’école primaire Ndaté Yalla au sud de l’île et à l’endroit qui était occupé, à l’époque coloniale, par les établissements Français Maurel et Prom (face au grand bras du fleuve, au nord de l’île), a permis de revivre les heures tragiques vécues et les souffrances subies par les Noirs avant la déportation dans des conditions inhumaines vers les Amériques. Le thème de cette année, a-elle-précisé, est « Victoire sur l’esclavage : Haïti et au-delà ».

Pour le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, il s’agit de rendre hommage aux combats anti-esclavagistes menés à travers le monde et de célébrer le 210ème anniversaire de la République d’Haïti, la première nation à avoir conquis son indépendance grâce à la lutte des hommes et des femmes réduits en esclavage.

La ville de Saint-Louis, estime la représentante du Cinu, riche d’une histoire tourmentée, belle et tragique, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, dispose d’énormes ressources à faire découvrir dont la maison des esclaves. De l’avis de Minielle Baro, il appartient aux jeunes d’en prendre soin afin que la mémoire des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique ne disparaisse.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


5ème Festigraff: La calebasse inspire les cultures urbaines

Festigraff 2014Le cinquième Festival international de graffiti (Festigraff) met à l’honneur la calebasse. L’événement a débuté vendredi dernier et s’achève le 20 avril.

Galerie Le Manège, vendredi 11 avril. Les férus de graffiti en prennent plein les yeux. Ils ont le choix. Soit contempler les tableaux aux couleurs vives, aux messages engagés et aux formes tantôt volumineuses tantôt fines qui tapissent les murs dépouillés de la grande salle ou assister, à l’étage, aux performances en live des graffeurs. Le spectacle qui s’offre à leurs yeux, à travers cette exposition collective qui regroupe les œuvres d’une trentaine d’artistes, en ce jour de lancement de la cinquième édition du Festival international de graffiti (Festigraff), est simplement magnifique. Pour cette édition, c’est un marathon de 10 jours rythmé par des expositions d’œuvres d’art, de photographies, de concerts, d’ateliers de graff, de danses et de débats sur les cultures urbaines.  Après s’être affranchi des murs de la ville l’année dernière pour se déployer dans l’espace grâce au light painting et à la technique aérographe sous l’égide de l’invité d’honneur Mode 2, l’édition 2014 de Festigraff interroge les techniques du stencil, du pochoir et de la customisation d’objets à l’aérographe. Le support sur lequel les graffeurs griffonnent leur inspiration est la calebasse. Lors des éditions précédentes, les performances étaient exercées sur le sous-verre, les cars rapides, les pirogues et le textile.

Le thème de cette année porte sur la liberté et la tolérance. Initiée par le graffeur sénégalais Docta et sa structure «Doxandem Squad», cette manifestation regroupe 60 graffeurs venus des quatre coins du globe avec, cette année, pour parrain Jay One. Le directeur du Festigraff, Atibou Diallo, confie que le choix de ce thème s’explique par le fait qu’au Sénégal, il y a une certaine liberté d’expression artistique. On parle beaucoup du graffiti en matière de culture urbaine dans le monde. Les activités et les perceptions de cet art diffèrent en fonction des pays. Nous voulons profiter de cette liberté pour transmettre des messages de tolérance », dit-il. A l’en croire, ce qui différencie le graffiti sénégalais de celui des autres pays, c’est qu’il est très expressif et très thématique. « C’est rare de voir un graffeur sénégalais qui fait du graffiti pour lui-même. C’est des thématiques soit contre la violence, soit pour la citoyenneté, la bonne gouvernance, etc. », affirme Atibou Diallo.

Docta s’inscrit dans la même veine. Selon l’initiateur de ce festival, le graffiti sénégalais diffère par la démarche, car plus social, plus engagé, plus spirituel, plus citoyen et innovateur. « Ailleurs, on fait du graffiti plus pour se faire un nom», ajoute-t-il. Après cinq ans d’existence, Docta s’est dit ravi de voir le Festigraff grandir. « On a commencé timidement. Maintenant, cela commence à prendre une grande dimension. Les jeunes avec qui j’étais au début sont aujourd’hui le moteur de ce festival. Ce sont eux qui lui donnent aujourd’hui cette ampleur au point que des gens quittent d’autres continents, viennent au Sénégal, se prennent en charge pendant dix jours juste pour partager avec nous cet art », s’est félicité Docta.

El Hadji Ibrahima THIAM


Hommage à Guélaye Aly Fall: Le Grand Théâtre célèbre le chantre du « Pekaane » demain

Grand theatreAprès l’ex-danseuse Ndèye Khady Niang, le Grand Théâtre national rend hommage à Guélaye Aly Fall, maître du « Pekaane».

Prévue demain, la manifestation s’articule autour d’une exposition, d’un colloque sur la vie et l’œuvre de l’artiste et d’une veillée culturelle.

Dans sa volonté de célébrer les grandes figures du passé qui ont marqué la vie culturelle du Sénégal, le Grand Théâtre national rend hommage à Guélaye Aly Fall.  Ce dernier est une icône du « Pekaan », chant épique et genre littéraire appartenant à la caste des pêcheurs halpulaar ou « Subalbé». Face à la presse hier, le comité d’organisation de cette grande manifestation culturelle prévue samedi est revenu sur la programmation de cette journée. Assane Tall, représentant de l’administrateur du Grand Théâtre, annonce qu’une séance de récital du Coran pour le repos de l’âme de l’artiste est prévue à Aram, son village natal. « Une partie du budget du projet servira de don à la mosquée du village et le reliquat à l’achat de livres de Coran qui seront distribués dans les villages environnants », informe-t-il.

Sur le plan culturel, le Grand Théâtre national abrite, le matin, l’ouverture d’une exposition sur les peuples de l’eau avec l’artiste Kalidou Kassé. En même temps, un colloque sur la  vie et l’œuvre de Guélaye Aly Fall sera animé par le Professeur Amadou Ly, avec la participation d’éminents intellectuels qui vont faire des communications sur la culture et les valeurs qui fondent la société « Subalbé».

Aussi, une soirée culturelle rythmera les festivités avec la participation de certains artistes : Baba Maal, Hamady Aissé Diol, Abou Diouba Deh, Bakham Ciss, Ngaari Ngawlé… Organisé en partenariat avec l’Unesco, cette manifestation verra la participation de la communauté lébou et des troupes sérères Niominka. « Nous avons fait ce projet avec nos parents lébou et Niominka parce qu’ils sont tous des pêcheurs (Subalbé)», soutient Racine Kane du comité d’organisation.

Dans le souci de faire connaître l’artiste au public, les initiateurs ambitionne de faire un livre sur les différentes communications qui émaneront du colloque et en faisant en sorte qu’il soit accessible à tout le monde. Par ailleurs, révèle le Pr Amadou Ly, un projet de documentaire sur la vie de Guélaye Aly est en cours. Méconnu du grand public, il est pourtant une figure emblématique de la culture sénégalaise. Un conteur d’exception qui a contribué au rayonnement du « Pekaan ». Aujourd’hui, son nom est inséparable de cette forme de chant épique qu’il a su parfaire et porter à la face du monde. « C’est quelqu’un qui a beaucoup apporté à la culture et à la musique peul. Il a su moderniser et rendre consommable le «Pékaan» qui se faisait auparavant dans les champs », laisse entendre M. Kane. Il  ajoute que Guélaye mérite d’être connu sur les plans national et international parce qu’il y a  beaucoup d’artistes qui se sont inspirés des œuvres du chantre du « Pekaane ».

Né en 1898 à Aram, village sur la rive du fleuve Sénégal, Aly Hadamine de son vrai est issu de la caste des pêcheurs peuls appelés « Subalbé».

Ibrahima BA


Festival « CINE DROIT LIBRE » : Mandela offert en modèle à la jeunesse africaine

Après le Burkina et la Cote d’Ivoire, le Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, « Ciné droit libre », s’est ouvert lundi à l’Institut français Lepold Sédar Senghor de Dakar  par la projection du film « Mandela : un long chemin vers la liberté ». Ce long métrage, inspiré de  l’autobiographie  de Madiba, relate son combat pour la justice et l’égalité dans une Afrique du Sud ségrégationniste.
Pour son ouverture officielle,  le Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, « Ciné droit libre », a choisi de projeter à l’Institut français Léopold Sédar Senghor, le film « Mandela : un long chemin vers la liberté ». Ce film de 2 heures 19 minutes a tenu en haleine le public dakarois qui s’est déplacé en masse. Le long métrage tiré de l’autobiographie de Nelson Mandela évoque les différentes étapes qui ont jalonné sa lutte pour l’émancipation du peuple noir sud-africain.
De son village natal à Johannesburg avec ses premières années d’avocat, en passant par son engagement dans le Congrès national africain (Anc), les premières années de son combat contre le régime de l’apartheid sont revisitées par le film. Non sans oublier sa rencontre avec Winnie Mandela, son arrestation,  sa déportation et sa détention dans la prison de Roben Island. « Mandela : un long chemin vers la liberté » du Britannique Justin Chadwick est aussi l’histoire d’une Afrique du Sud nageant dans  le tourbillon de la violence et qui, comme un seul homme, s’est mobilisée pour la libération de Madiba. Le film donne également la parole aux camarades de lutte du héros sud-africain à l’instar d’Olivier Reginald Tambo ou Walter Sisulu.  

Pardon et réconciliation
Libéré sans condition  par le président De Klerk suite aux manifestations sanglantes qui gagnent son pays, celui qui aura sacrifié 27 années de sa vie dans les geôles pour  une justice équitable ne nourrit pourtant aucun esprit de revanchard vis-à-vis de ses oppresseurs. Au contraire, il prône pour la réconciliation et le pardon. Ce qui va accentuer sa divergence avec son épouse Winnie. Laquelle opposition aboutit à leur séparation en 1992. Pour Madiba, le peuple noir n’avait pas les moyens de gagner la guerre contre les blancs, mais il possédait par contre une possibilité de voter et d’élire ses dirigeants. Elu président de la République, Nelson Mandela va continuer à faire de la réconciliation et du pardon son cheval de bataille.
Projeté sous le  thème : « Leaders africains en question : qui sur les pas de Mandela ?» ce film a fait l’objet d’un riche débat après sa diffusion. Pour le rappeur Didier Awadi, Mandela représente un symbole fort eu égard à sa trajectoire personnelle. « Son histoire est tellement belle que toutes les races et les classes sociales s’y retrouvent », soutient-il, invitant chaque Africain à s’inspirer et à tirer une leçon de l’œuvre de Madiba.
Pour le réalisateur Saïd Penda, le prix Nobel de la paix de 1993 a contribué à la construction d’institutions fortes en Afrique du Sud. Toutefois, a rappelé l’écrivain malien Aminata Traoré, l’héritage de Nelson Mandela amène à s’interroger sur l’avenir de l’Afrique du Sud.

Ibrahima BA


Art culinaire : Kaolack gagne le quatrième concours national

Après Dakar et Fatick, la région de Kaolack a remporté le concours national d’art culinaire organisé, cette année, sous le thème du consommer local.
Le quatrième concours national d’art culinaire de l’Union nationale des femmes restauratrices du Sénégal (Unafres) a vécu la semaine dernière. Organisée sous le thème du « consommer local », cette édition a réuni 12 participantes venues de différentes régions du pays. Elles ont fait montre d’ingéniosité pour concocter des recettes originales. Les mets présentés sont tout aussi innovants les uns que les autres, mettant ainsi en exergue la richesse et la diversité de nos produits locaux. Tous les plats qui ont été mijotés en entrée, résistance, dessert, ont été faits avec des produits sénégalais. C’était l’une des exigences du concours dont l’objectif est d’encourager et de promouvoir le consommer local. Au terme du concours, ce sont les représentantes de la région de Kaolack qui ont remporté le grand prix devant celles de la région de Fatick et de Dakar Yeumbeul.
 Par ailleurs, le prix « Innovation » en entrée a été remporté par la région de Ziguinchor, tandis que les représentantes de Fatick ont gagné le prix de la résistance, et celles de Kédougou ont concocté la meilleure boisson. Le jury, selon son président, a travaillé en toute objectivité et a statué sur la base de critères bien déterminés ; à savoir l’hygiène, la présentation et le goût, mais aussi sur l’innovation.
Les actions de l’Unafres et de sa présidente Maïmouna Diouf pour la valorisation du travail des membres et d’accompagnement du consommer local ont été bien magnifiées à l’occasion de la remise des prix aux lauréates. La cérémonie s’est déroulée à la Piscine olympique, en présence du directeur de l’Artisanat, Moctar Diakhaté, de la conseillère spéciale à la présidence de la République, Zahra Iyane Thiam, entre autres. Ils ont tous salué l’initiative de l’Unafres. Le concours a ressorti les qualités des restauratrices, mais surtout les nombreuses potentialités dont regorge le pays et qui méritent d’être valorisées. «C’est un concours qui mérite d’être soutenu et vulgarisé afin de faire du consommer local une belle réalité », estime Zahra I. Thiam.
Sur ce point, le directeur de l’Artisanat qui a transmis à l’Union les encouragements du ministre de la Formation professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat, Mamadou Talla, leur a promis l’appui nécessaire en formation et en équipement. Ce concours, estime M. Diakhaté, est nécessaire parce qu’il participe à la valorisation des ressources locales, à la promotion du consommer local, mais également à l’amélioration de la santé.

Adama MBODJ


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