Culture

Carnet de route…Mandela house 8115 Orlando west : Un site historique et touristique au cœur d’un township

Sis au cœur du township de Soweto, dans la banlieue sud-ouest de Johannesburg, Mandela House ou la Maison de Mandela est l'ancien premier domicile familial historique du premier chef d’Etat noir sud-africain, héros de la lutte contre l’apartheid. Il y a vécu entre 1946 et 1962. Cette maison, transformée en musée, est aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour bon nombre de touristes venus de tous les coins de la planète. C’est également l’un des lieux d’attraction les plus visités de Soweto.

Villakazie street est le nom de la rue qui abrite la maison de Mandela 8115 Orlando West, à Soweto. Pour y arriver, ce fut un véritable chemin de croix. Sur la route qui relie Johannesburg de Soweto, à environ 20 km. De part et d’autre de la route entre ces deux localités, les deux visages de la société sud-africaine apparaissent sur l’architecture et le matériel de construction des logements. Tantôt on traverse de très beaux immeubles qui retiennent les regards, tantôt ce sont des habitations faites de taules qui attirent l’attention. Il fallait donc passer par quelques bidonvilles et quartiers chics, qui se succèdent à perte de vue à mesure que nous nous approchions de Soweto. A 15h, nous sommes arrivés sur place à bord d’un bus dont son confort nous a fait oublier le long voyage. A la descente, dans un restaurant pour déjeuner, des personnes dépenaillées nous assaillissent. Elles nous demandent des pièces pour avoir de quoi mettre sous la dent. Soweto n’est pas encore sauvé de la pauvreté. Beaucoup de ceux qui y vivent livrent encore un combat contre la précarité.
 De l’autre côté, les musiciens exécutent leurs instruments traditionnels. Ils chantent. Ils dansent. Ils font plaisir aux touristes et attendent d’eux des pièces de monnaie. Leurs intonations des chants en chœur et le concert de klaxons plongent l'Avenue de Villazaki dans un vacarme indescriptible. Aux abords de cette maison et à partir des restaurants et des échoppes émanent des titres fétiches du défunt et célèbre chanteur de reggae, Lucky Dubé. Après le déjeuner, la visite peut se poursuivre. A partir du restaurant et à une centaine de mètres, un toit fait de taules de couleur rouge clair, de Mandela House, pointe vers le ciel. C’est la célèbre maison de l'ancien président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, le héros de la lutte contre l'apartheid. Elle est au cœur du township de Soweto, dans la banlieue sud-ouest de Johannesburg. Cette concession peinte de couleur rouge bordeaux n'est pas loin de l'école secondaire Phefeni. Plus précisément, elle se situe à l’angle de l’intersection des rues de Ngakane et de Vilakazi. L’ombre de Mandela plane sur tout. Le héros est présent sur les objets d’art et une gamme d’articles sont frappés à son effigie. Ici, il y a aussi une reconnaissance aux grandes figures politiques, culturelles de l'Afrique du Sud comme Desmond Tutu, Miriam Makeba, Nelson Mandela…
Gérant d’une échoppe remplie d’objets d’art, James, dreadlocks bien entretenus, couvert par un bonnet tricolore (vert, jaune, rouge), du style Bob Marley, nous brandit déjà un avertissement. « Please brother, here, it is prohibited to take picture or filmer in this house », - Mon frère, ici dans cette maison, il est formellement interdit de prendre des photos ou de filmer - . Message entendu et noté. Nous continuons notre périple vers l’ancienne demeure de Mandela. Après deux petites minutes de marche, nous voici à la devanture de Mandela House où une partie de la clôture est en grille de grande épaisseur. Et l’autre en tuile de couleur marron. Les lieux brouissent de touristes français et américains, appareils photo et caméoscope en bandoulière. Comme des soldats, ils ont armé leur appareil et attendent leur feu vert pour les prises de vue. Les conciliabules sont en cours en coulisse entre les visiteurs et les responsables de la maison. Un compromis est vite trouvé. Les prises peuvent maintenant être faites. A l'entrée d’une petite porte dédiée aux visiteurs, un préposé à la sécurité, de taille imposante, mine peu joviale, vêtu d’un body noir laissant apparaître ses biceps, filtre les entrées. Du coup, il faut montrer patte blanche avant qu'il ne daigne ouvrir la porte métallique.

Lieu d’attraction
A l’intérieur, juste à droite, une dame gère la délivrance des tickets d’entrée dont les prix varient entre 20 et 60 rands, soit 1.000 et 3.000 FCfa. Dans la cour, est construit un bâtiment composé de plusieurs pièces en interne. Seule environ une vingtaine de personnes peut se mouvoir à l’intérieur sans entrave. C’est une visite à la file. Un groupe de visiteurs sortent et un autre entre. Lorsque nous rentrions, des séquences historiques de la lutte contre l’apartheid centrées sur Mandela sont immortalisées et affichées çà et là. Les photographies et les objets personnels du héros soulèvent interrogations et suscitent admiration. Mais il faut regarder vite.  Le chronomètre étant déclenché, il n’y a plus de temps à perdre. L’horloge affiche 15heures 25mn – 17heure 25 en Gmt – A l’intérieur, ce sont des effets personnels de l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, qui sont exposés dans des vitres, soigneusement conservés. Il s’agit de ses bottes, des diplômes, attestations et autres distinctions conservés dans une bibliothèque transparente.
Des portraits de Mandela sont accrochés au mur. Non sans oublier son lit en bois couvert d’un drap poivre sel. « Cette table que vous voyez était son bureau », raconte notre guide en pointant son doigt. Selon lui, la Maison Mandela a été construite en 1945, dans le cadre d'un appel d'offres de la ville de Johannesburg pour les maisons neuves à Orlando. Mandela y avait déménagé en 1946 avec sa première femme, Evelyn Mase Ntoko et son premier fils. Ils ont divorcé en 1957, et à partir de 1958, il a été rejoint dans la maison par sa seconde épouse, Nomzamo Winifred Madikizela, plus connus sous le nom de Winnie. Nelson Mandela est revenu ici pour un bref séjour de 11 jours après sa sortie de prison de Robben Island en 1990, avant de passer enfin à sa maison présente à Houghton. Aujourd’hui, les responsables en charge de la gestion de ce musée souhaitent faire de ce dernier une attraction de classe mondiale de visiteurs et un centre important pour la préservation et la recherche sur l'histoire, le patrimoine et l'héritage de la famille Mandela.
La Mandela House est gérée par la Fondation patrimoine Soweto, un projet de partenariat entre la ville de Johannesburg, une banque sud-africaine et le ministère chargé des sports, arts, culture et loisirs. Cette ancienne maison a subi une restauration soigneusement étudiée afin de refléter l'histoire de la famille qui vivait dans cet endroit.

De notre envoyé spécial à Johannesburg Abdou DIAW


Exposition sur les « icônes de la lutte sénégalaise » : Un digne hommage aux précurseurs

Au-delà d’être une discipline sportive, la lutte véhicule des valeurs et différents aspects de la culture. C’est pour cela que l’exposition sur « les icônes de la lutte sénégalaise », qui aura lieu au musée Théodore Monod de l’Art africain de l’Ifan, sera un moment de souvenirs et d’apprentissage. Le vernissage est prévu mercredi 26 novembre à 17 heures.

Du 26 novembre 2014 au 30 avril 2015, le musée Théodore Monod de l’Art africain de l’Ifan abritera une exposition consacrée aux « Icônes des arènes sénégalaises ». Au cours d’une rencontre avec la presse, le conservateur du musée, Pr Ibrahima Thiaw, a sorti quelques souvenirs de ces personnes qui ont donné à la lutte sénégalaise ses lettres de noblesse et contribué à son développement. C’est ainsi que les photos de Ibrahima Ndiaye « Falang », Moussa Mbarodi, Falaye Baldé, Fodé Doussouba, Ndiaye Zazou devenu Ndèye Ji rew ont été montrées au public. « Ce sera un moment d’immortaliser tous ces objets et photos. Nous avons l’obligation de nous intéresser à tous les domaines, c’est d’ailleurs cela la mission d’un musée qui prône une autre forme d’éducation », a expliqué Ibrahima Thiaw, ajoutant que cette exposition pourrait participer à « créer un débat sur la lutte ».
Le musée Théodore Monod de l’Ifan effectuera cette exposition en partenariat avec le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) et avec l’appui de la fondation Sococim, dont l’administratrice générale, Mme Patricia Diagne, a montré l’importance d’une telle exposition, dans la perspective du XVème sommet de la Francophonie. Et surtout à l’égard de la jeunesse dans la mesure où elle contribue à préserver et à valoriser « un patrimoine culturel national très vivant ». Quant à Mamadou Koumé, formateur au Cesti et président de l’Association de la presse sportive au Sénégal (Anps), il a rappelé l’importance de faire des études anthropologiques et sociologiques sur la lutte sénégalaise. A cet effet, il a interpellé les intellectuels à ne pas mépriser la lutte et aux journalistes à mettre l’accent sur l’aspect éducatif de cette discipline sportive. « Car, dit-il, la lutte est un facteur de promotion sociale ».
Le vernissage de cette exposition est prévu le mercredi 26 novembre prochain à 17 heures. Ce sera en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagick Ndiaye, et des anciennes gloires de la lutte sénégalaise ainsi que de la célèbre cantatrice Khar Mbaye Madiaga. Les invités pourront ensuite suivre un film-documentaire.  

Maguette NDONG


Institut Confucius de dakar : Le quart des travaux réalisé, en 3 mois

Démarrés depuis le mois d’août, les travaux de construction de l’Institut Confucius de Dakar ont avancé à 1/4 après trois mois. Le recteur de l’université de Dakar et l’ambassadeur de Chine à Dakar ont exprimé leur satisfaction après une visite sur le site de l’Ucad 2.

L’ambassadeur de Chine au Sénégal, son excellence Xia Huang, et le recteur de l’université Cheikh Anta Diop, le Professeur Ibrahima Thioub, ont effectué, hier, une visite de chantier de ce qui sera le futur Institut Confucius de Dakar. Une visite qui a permis aux deux personnalités de se rendre compte de l’état d’avancement des travaux. « Les travaux doivent durer 14 mois, mais au bout de 3 mois, 1/4 des travaux est déjà réalisé et nous sommes particulièrement satisfaits de l’avancement de ce chantier », a souligné le recteur de l’Ucad, accompagné des membres du conseil restreint de l’Ucad constitué des doyens, des directeurs d’écoles et d’instituts.
Sur le chantier, la cohabitation entre ouvriers sénégalais et chinois est nettement visible à l’image de l’excellence des relations entre les deux pays. Une coopération sino-sénégalaise que le recteur Thioub n’a pas manqué de souligner, avec notamment l’érection de cet institut sur le site de l’Ucad 2. « C’est un sentiment de satisfaction pour ce projet qui est en cours d’opérationnalisation avec la construction d’une infrastructure de très haut niveau d’équipements qui abritera les enseignements en civilisation en langue chinoise à l’Ucad », a ajouté Ibrahima Thioub. Quant à l’ambassadeur de Chine au Sénégal, son excellence Xia Huang, il a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner les pays africains, particulièrement le Sénégal. « Nous sommes prêts à partager notre expérience et notre expertise avec les pays africains amis et surtout le Sénégal qui ambitionne de faire partie des pays émergents. Soyez assurés que nous sommes là pour vous accompagner dans la réalisation de ce rêve, de cette ambition », a dit le diplomate.
La construction de l’Institut Confucius de Dakar a été entièrement financée, pour un coût d’1 milliard de FCfa, par le gouvernement chinois, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays du monde, où le gouvernement hôte finance et construit l’infrastructure.

Maguette NDONG


A cinq jours du Sommet : Le Village de la Francophonie inauguré lundi

Le Premier ministre, Mahammad B. Abdallah Dionne, va procéder à l’inauguration officielle du Village de la Francophonie, le lundi 24 novembre à 16h, au Grand Théâtre national, en présence des représentants de l’Oif, des institutions nationales ainsi que des associations. Le communiqué qui donne l’information précise que dans le cadre du XVe Sommet, le Village de la Francophonie est ouvert du 24 au 30 novembre 2014 sur le site du Grand Théâtre. A cette occasion, explique le document, le Village est la principale manifestation d’environnement du Sommet et le lieu de convergence des délégations et du grand public. « Divers espaces d’exposition (institutionnel, animation, services, culturel, espace enfants) constituent le Village de la Francophonie consacré au thème : « Le numérique au service de la diversité culturelle et du développement » », détaille le communiqué. Une semaine durant et tous les soirs, de 19 h à 22 h, des artistes de renom comme Baaba Maal, Ismaël Lô, Thione Ballago Seck, le groupe ivoirien Magic System, Fatou Guewel, Idrissa Diop, entres autres, vont se produire au Village de la Francophonie.

E. M. F.


Ile de Gorée : L’exposition « Paroles et Formes » ouverte à partir du 21 novembre

« Paroles et formes », tel est le thème de l’exposition qui s’ouvre à partir du 21 novembre et ce jusqu’au 29 mars 2015 à Gorée. Elle s’inscrit dans le cadre des activités d’environnement du XVème sommet de la Francophonie.

Face à la presse hier, Christiane Falgayrettes-Leveu, présidente de la Fondation Dapper, est revenue sur l’enjeu de l’exposition « Formes et paroles », prévue à partir du 21 novembre et ce jusqu’au 29 mars 2015 prochain sur l’Ile de Gorée. Placée sous le haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication, elle se veut une occasion de revisiter l’enjeu économique, géopolitique et culturel des langues de communication internationale.
Selon elle, à travers cette initiative, le Musée Dapper souhaite s’ouvrir au continent et faire découvrir la dynamique des artistes africains qui, souvent, ne sont pas très visibles. « Formes et paroles » vise à faire le point sur l’impact des langues    (français, espagnol, anglais) héritées de la colonisation sur le travail des artistes qui ont choisi d’intégrer le mot dans leurs œuvres. « L’idée, c’est de s’interroger sur ces langues afin de voir comment les plasticiens vivent avec plusieurs langues et comment constituent-elles des fondements culturels », a expliqué Christiane Falgayrettes-Leveu.
Un choix a été porté sur les artistes qui sont sensibles à cette problématique à travers des mises en scène et des messages. Mais également des artistes qui font intervenir, dans leurs œuvres, l’aspect du langage d’un point de vue graphique ou sonore.
Par ailleurs, d’après Mme Falgayrettes-Leveu, le choix d’organiser cette exposition, qui prend comme prétexte le Sommet de la Francophonie, à Gorée, est symbolique. Cela, du fait que l’Ile mémoire est un cadre significatif, plein d’histoires, une mémoire qu’il faut partager.
Les thématiques de l’exposition « Formes et Paroles » sont conçues en deux volets : arts plastiques et bandes dessinées. Elle met en évidence des démarches artistiques qui, tout en étant ouvertes sur les réalités contemporaines, « se nourrissent des héritages culturels respectifs de leurs créateurs ». Ce faisant, les cinq plasticiens choisis pour l’exposition sont concernés par cette problématique de la parole. « Ils ont en commun le français et utilisent une ou plusieurs autres langues ». Il s’agit de Ndary Lô (Sénégal), Bill Kouélany (Congo), Thierry Fontaine (La Réunion), Trân Trong Vû (Vietnam / France) et Nadia Myre (Canada). Ces artistes ont conçu des installations qui se déploieront en plein air, sur deux sites de l’Île mémoire.
Par ailleurs, pour ce qui est de la bande dessinée, le Musée Dapper a sollicité cinq artistes pour enrichir le propos de l’exposition « Formes et Paroles ». Il s’agit de Al’mata (République démocratique du Congo/France), Jason Kibiswa (République démocratique du Congo), Odia (Sénégal), Hector Sonon (Bénin) et Tt Fons (Sénégal). Ces derniers ont créé, chacun avec un style marqué par de multiples influences, une histoire originale.

Ibrahima BA


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