Culture

Présentation de vœux au Ministère de la Culture : Mbagnick Ndiaye annonce des mesures sociales pour le personnel

Le ministre de la Culture et la Communication, Mbagnick Ndiaye, a présenté, avant-hier hier ses vœux au personnel de son département. A l’occasion, il a annoncé des mesures sociales pour les agents.

Avant-hier, en présentant ses vœux de nouvel an au personnel du ministère de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye est revenu sur les grands projets que compte dérouler son département. Le volet social y occupera une place centrale. C’est dans ce sens qu’il a annoncé la tenue périodique de ces types de rencontres, pour huiler les relations entre agents du département et l’organisation de cérémonies de décoration aux différents ordres nationaux pour le personnel. Aussi, dans cette même logique, le ministre est revenu sur la régularisation des charges sociales (Ipres et Caisse de sécurité sociale)ainsi que la normalisation de la situation des contractuels (pour ce problème, il a évoqué la réunion avec le ministère de l’Emploi, afin d’identifier les différentes qualifications des concernés pour un règlement définitif).
Abordant la question des agents du Soleil, de l’Aps, de la Rts, de la Compagnie du Théâtre Daniel Sorano, de la Place du Souvenir, du Monument de la Renaissance, le ministre a dit son souhait de travailler à ce que les conditions de travail des employés de ces structures soient améliorées.
Les acteurs culturels, de même que les différentes associations, ont également retenu l’attention du ministre. C’est ainsi qu’il a annoncé des démarches, en vue de leur venir en appoint, afin de les soulager financièrement. La question de la protection des artistes est également revenue dans le discours de M. Mbagnick Ndiaye, qui a annoncé que des solutions sont en train d’être trouvées avec des assureurs. Ceci, en attendant l’effectivité de la nouvelle société de gestion collective.
 Les activités comme le Fesnac, les Recidak, la Fildak, le Cinquantenaire de Sorano sont autant de rencontres culturelles qui méritent davantage d’appui, a-t-il souligné. Sur cette lancée, il a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel sur le livre et l’édition. Le but est, selon M. Ndiaye, de débattre de la restructuration des Nouvelles éditions africaines du Sénégal (Neas), comme le veut le président Macky Sall. Auparavant, le directeur des Arts, Ousseynou Wade, a parlé au nom des retraités. Car outre la présentation des vœux, il s’agissait pour ce ministère de fêter ses retraités. O. Wade a rappelé l’importance du département de la Culture et de la Communication dans le pays. Selon lui, « dans cette institution, le sentiment d’appartenance est très important ». Il a souligné que ces genres de rencontres qui honorent les retraités doivent souvent avoir lieu.

A. M. NDAW


Débat d’idées au « RAW MATERIAL COMPAGNY » : Des créateurs planchent sur l’art militant

Echanger autour de l’engagement en art, c’est l’objectif lancé par « SN Art » pour sa toute première édition. La rencontre s’est déroulée en deux temps. Tout d’abord un débat des artistes suivis d'une discussion avec le public autour de la thématique de l’engagement en art. Ensuite, en rapport avec le sujet du débat, la rappeuse Moona a donné un live pour le public. Les débats ont été animés par la journaliste Laure Malecot, et la co-fondatrice de la revue « Afrikadaa », Carole Diop.
Comme invités, le premier acte de cette édition comptait le photographe Boubacar Touré Mandémory, le rappeur Keyti co-animateur du « Journal télévisé rappé » et la rappeuse Moona Diop. Ces trois personnalités ont été invitées pour s’exprimer en tant qu’ « artistes engagés ». La séance a débuté par une projection des œuvres des artistes sur un écran. Le public a pu observer le travail de chacun, qu’il s’agisse d’un extrait du « Journal rappé » de Keyti, d’une partie de concert de la rappeuse Moona ou d’un aperçu de la collection photographique de Boubacar Touré Mandémory, « Regards sur la ville de Rufisque ». Ainsi, le public a pu interpréter, à sa manière, les différents engagements des artistes, avant même qu’ils n’expliquent avec précision leur « militantisme ». Pour la chanteuse Moona, c’est naturellement qu’elle milite. Elle affirme : « Ma musique, c’est ce que je suis », avant d’ajouter : « Elle me permet d’exorciser mes démons et par conséquent, les démons de ma société ». Ses messages, elle les adresse grâce à ses textes. Elle vise à amener une réflexion et remet en cause les images, par exemple, celle de l’Africain. « Qui vous apprend à détester vos cheveux crépus ? Qui vous apprend à détester la forme de votre nez ? Qui vous a appris à ne pas croire en vous ? » sont quelques phrases que l’on retrouve dans une de ses compositions. La jeune femme lance au public : « Pour que l’on t’accepte, il faut que tu t’acceptes ».
Le rappeur Keyti, ami proche de Moona, tient, de son côté, à nuancer le terme d’art militant. Il est important, selon lui, de réfléchir sur « Qu’est-ce que l’art militant ? Militer par rapport à qui, sur quoi exactement et pour quelles raisons ? ». Le rappeur estime qu’il faut éviter les évidences telles que les contraires : le positif/le négatif, les conscients/les inconscients. L’important serait de disposer « d’un regard perspicace » pour analyser les sources des faits et en comprendre les enjeux. Il s’interroge sur le principe de la liberté de l’artiste et pose une question à la salle : « L’engagement des artistes africains ne renforcerait-il pas les clichés véhiculés sur le continent ? »

L’engagement lié à l’expérience
Chaque artiste possède une motivation, un début de carrière, un pourquoi de ce qu’il est et de ce qu’il fait. Le photographe Boubacar Touré Mandémory explique son parcours. « J’ai commencé à travailler en tant que photographe pour des agences de pub dans les années 80. Ensuite, j’ai réalisé des grands reportages photos pour la presse nationale et internationale ». Son inspiration pour créer, il l’a trouvée près de lui. « J’ai commencé à photographier ce qui était en désordre dans ma société, dans mon environnement immédiat ». Cependant, l’artiste déplore le fait qu’il n’avait pas les moyens suffisants pour vivre de cela. C’est pourquoi, dans les années 86, il réunit autour de lui des photographes afin de créer une agence « Tendances nouvelles », c’est-à-dire que « les photographes se réunissent, s’entraident, se complètent », pour pouvoir maîtriser toute la chaîne de fabrique. Cette agence a été créée dans un but de pouvoir survivre en s’alliant, et pour cela, « il fallait faire un peu d’industrie, passer par la prise de portraits par exemple, car ça se vendait bien ». Finalement, être artiste est un métier, qui suggère de pouvoir en vivre, que l’on soit engagé ou non. La question est peut-être de savoir jusqu’où l’aliénation d’un artiste dit « engagé » à un modèle économique peut aller. Pour être engagé, un artiste doit-il tenir compte de l’aspect commercial ? C’est une hypothèse lancée lors du débat. « Tout est question de choix », affirme le rappeur « engagé » Keyti. Pour lui, l’artiste n’est, en aucun cas, obligé de suivre un modèle économique précis. Pour défendre son propos, il donne en exemple le plus célèbre des artistes de rue : Banksi. Il n’a pas de modèle économique a proprement dit, il ne vend aucune de ses œuvres et ne gagne donc aucun argent grâce à elles. Pourtant, il est bien un artiste et il est légitimé par la société du fait de sa célébrité. Le débat s’est clôturé par une invitation à un cocktail, accompagnée par une prestation de la rappeuse Moona. Ainsi, les conversations non achevées ont pu se poursuivre et les différents acteurs présents ont pu nouer des relations. Cependant, certaines questions découlant du thème pourraient être débattues durant des heures et les opinions peuvent être très personnelles. Où s’arrêtent l’engagement et la responsabilité de l’artiste ? Qu’est-ce qu’être « artiste engagé » ? Ou bien plus largement, qu’est-ce qu’être artiste ?
Ces débats n’ont pour prétention que d'initier une réflexion autour des défis auxquels font face les acteurs culturels locaux. Ainsi, les moments d’échanges et de partages peuvent être porteurs de projets, de collaborations et aider à trouver des solutions adaptées à notre société. De nos jours, à défaut d’être abreuvés par les réseaux sociaux et les contacts virtuels, « privilégions le dialogue physique, les rencontres humaines », conseille la journaliste Laure Melecot.
Le prochain rendez-vous de « SN Art » se tiendra le dernier jeudi du mois prochain. Cette fois, le thème abordé sera « La formation en art ». Le lieu sera différent, mais le débat promet d’être une fois de plus riche en idées.

Cora Portais (stagiaire)


Conférence sur « BAOBABS, LES RACINES DU CIEL » : Les vertus de la plante emblématique du Sénégal revisitées

La Direction de la recherche et l'Ecole doctorale du Groupe Institut africain de management (Iam), en partenariat avec l’association « Mémoires scientifiques du Sénégal » et la Fondation Léopold Sédar, ont organisé, jeudi dernier, une conférence sur le thème : « Baobabs, les racines du Ciel ». Occasion saisie pour revisiter les vertus du baobab, scientifiquement appelé Andansonia digitalia.  

Si dans la poésie du président Senghor le baobab apparaît quelque fois comme un leitmotiv, il ne figure pas pour autant dans l’hymne national du Sénégal que lui-même a écrit. Emblème officiel de notre pays, le boabab est pourtant, chez Senghor, un symbole d’enracinement et d’ouverture.  C’est dans le but de revisiter les vertus de cet arbre appelé scientifiquement Andansonia digitalia que la Direction de la recherche et l’Ecole doctorale du Groupe Iam, en partenariat avec l’Association« Mémoire scientifique du Sénégal » ont tenu, jeudi dernier, une conférence sur le thème : « Baobabs, les racines du Ciel ». Bachirou Guèye, ancien responsable du parc forestier de Hann et du jardin ethnobotanique, a largement insisté sur les vertus alimentaires, décoratives et mythiques du baobab. Selon lui, il s’agit d’une plante mal connue, d’un arbre dont « nous avons pendant longtemps ignoré ses atouts sur différents domaines de la vie ». Un moyen permettant même, a-t-il déclaré, de se protéger des hallucinations, des mauvais esprits. M. Guèye a contesté certains dires selon lesquels le baobab serait originaire de Madagascar ou de l’Australie.
 Traitant le thème : « Propriétés, usages, mythes et légendes du baobab », le sociologue Dr Djiby Diakhaté a souligné qu’en retraçant l’historique du baobab, « nous nous rendons compte que c’est une plante majestueuse du point de vue de sa posture mais aussi de ses vertus alimentaires, sanitaires, mythiques, décoratives… » A l’en croire, il urge également de ré-explorer davantage cette espèce pour en retrouver d’autres vertus gastronomiques. « C’est une façon de nous réconcilier avec nous-mêmes et de savoir que nous avons une histoire que nous ignorons, un patrimoine de portée mondiale dont nous ne mesurons pas l’intérêt », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il faut « sans complexe et sans mimétisme », aller vers l’exploration « de notre propre patrimoine à tous les niveaux ».  D’après le sociologue, l’existence du baobab a permis de savoir que l’Afrique a toujours une culture ancestrale contrairement à ce qui a été avancé par beaucoup de penseurs occidentaux. « Dans la cosmogonie wolof traditionnelle, on considère que lorsqu’un individu a un comportement exemplaire, la nature le protège. Le baobab existe dans la nature et a il fait l’objet d’une exploitation multiforme par l’Africain bien avant la colonisation et l’esclavage. Cela montre que les Africains sont capables d’expertises orientées vers les ressources naturelles », a-t-il précisé. En marge de cette conférence, le directeur général de la Fondation Senghor, Raphaël Ndiaye, a présenté l' « Hymne du Baobab ». Lequel a été, par la suite, interprété par la chorale Sainte-Thérèse de Dakar.  

Ibrahima BA


Festival de Cannes : Les frères Coen présideront le jury

Pour la première fois de son histoire, le jury du Festival de Cannes aura deux têtes. Celles de deux frères américains plusieurs fois récompensés sur la Croisette : Joel et Ethan Coen.
Duo inséparable du cinéma, souvent qualifiés de « réalisateur à deux têtes », les metteurs en scène de « Barton Fink » et « Fargo » succéderont à la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion à la tête du jury du Festival, qui se déroulera du 13 au 24 mai, ont annoncé, mardi, les organisateurs dans un communiqué.
« Nous sommes très heureux de revenir à Cannes », ont déclaré les cinéastes, actuellement sur le tournage de leur prochain long-métrage « Hail Caesar », avec notamment George Clooney, Christophe Lambert et Scarlett Johansson. « Cannes est un festival qui, dès le début de notre carrière, a toujours joué un rôle important pour nous. Et être présidents du jury, cette année à Cannes, est d'autant plus un honneur que nous n'avons jamais été présidents de quoi que ce soit. D'ailleurs, à ce titre, nous ne manquerons pas de nous exprimer le moment venu ! », ont-ils ajouté. Habitués de la Croisette, à la fois réalisateurs, producteurs, scénaristes et même monteurs, les frères Coen – Joel, 60 ans, et Ethan, 57 ans – ont été récompensés à plusieurs reprises à Cannes. Après une Palme d'or et un prix de la mise en scène obtenus en 1991 pour « Barton Fink », ils ont reçu le prix de la mise en scène en 1996, pour « Fargo », et en 2001 pour « The Barber », avant d'être une nouvelle fois récompensés en 2013 du Grand Prix pour « Inside Llewyn Davis ».
« Les Coen incarnent un certain cinéma d'auteur, universel et grand public, plein d'humour et plein d'originalité dans leur regard sur le monde. La perspective est très belle », a déclaré Thierry Frémaux, délégué général du Festival. « Avec [le nouveau président du festival] Pierre Lescure, on est très contents de voir que des gens de l'envergure des Coen [s'investissent dans un festival] qu'ils ont toujours honoré de manière formidable », a-t-il ajouté.

Lemonde.fr


Exposition à la Galerie Arte : Yves Gusella peint Saint-Louis, « la belle endormie »

La Galerie Arte abritera à partir du 24 janvier et ce jusqu’au 14 mars prochains, une exposition de peinture intitulée « Entre mer et fleuve, une île ».  Cette île, c’est Saint-Louis.  Yves Gusella raconte le travail autour de ses œuvres.
Une belle endormie, c’est ainsi que l’artiste Yves Gusella qualifie la ville de Saint-Louis. Originaire d’Italie, le peintre compare cette île à sa Venise au Sénégal. Selon lui, ces villes ont des similitudes. Toutes deux sont majestueuses, élégantes, avec une histoire forte, mais leurs bâtiments se dégradent au fil des années. Une beauté cachée, qui s’abandonne, rêve, mais reste. Une atmosphère particulière, inhérente à la ville. Un océan, un fleuve, et entre deux, une île. Saint-Louis. Avec ses secrets, ses habitudes, ses caractéristiques.
Avec ses maisons, ses habitants, sa culture, ses pirogues. « Entre mer et fleuve, une île », c’est l’intitulé de la collection peinte à l’huile. Pour chacun de ces trois mots, l’élément de l’eau est suggéré. L’eau est annoncée dans le sujet même de certaines œuvres : « J’ai voulu représenter le fleuve Sénégal le plus souvent qu’il m’en était possible ». Ainsi, on retrouve à travers l’exposition, la représentation du fleuve « le petit bras du Sénégal », mais aussi de l’Océan. L’élément de l’eau est également présent grâce aux techniques employées par le peintre : « J’ai utilisé beaucoup de gammes de bleus ». Grâce à la technique consistant à superposer des plaques de couleurs, l’artiste a pu peindre les grands aplats du fleuve, mais aussi les pirogues saint-louisiennes, avec nuances.
A travers les tableaux, on retrouve des couleurs, des ambiances, des mouvements, des postures caractéristiques au Sénégal certes, mais plus particulièrement à la ville. Les toiles respirent, et une grande vie anime les représentations, qu’il s’agisse des paysages de la ville ou de ses habitants en mouvement. « Ce qui m’a beaucoup touché, c’est cette espèce d’enchevêtrement que l’on retrouve dans la population, dans l’habitat, les pirogues au quartier des pêcheurs, et qu’il n’y a nulle part ailleurs », et pour l’artiste, « c’est dans les rues que l’on trouve une atmosphère prenante ».
Le peintre a d’abord arpenté les rues de la ville « incognito » pour s’imprégner de son pouls. « Observer la lumière, les couleurs pour ressentir. Accepter la plénitude d’un fleuve qui s’écoule », confie l’artiste Yves Gusella, pour qui aucun travail de recherche n’a précédé son immersion. « J’ai été envoyé là-bas pendant une semaine par la Galerie Arte pour m’inspirer. Je connaissais déjà la ville, car j’y étais allé quatre fois », explique le peintre. « Je suis parti à Saint-Louis en ne pensant pas peindre mais simplement réaliser quelques croquis sur place. Mais cela été quasiment impossible, car les enfants se jettent dessus. Donc, j’ai dû travailler en mémorisant. J’ai réalisé quelques toiles uniquement grâce à ma mémoire ». Le peintre s’est aussi inspiré de photographies qu’il a réalisées lorsqu’il était au cœur de son projet. Cela lui a permis de représenter au mieux l’espace, l’architecture des bâtiments coloniaux, ou encore les structures des maisons et des quartiers.

Entre passé et modernisme
« J’ai essayé de représenter Saint-Louis telle que je l’ai perçue, de la représenter actuellement et de l’imaginer avant », explique Yves Gusella. Pour l’artiste, il y a une différence entre les deux périodes. Concernant le présent, il estime que « dans le quartier des pêcheurs, c’est grouillant de vie. Mais sinon, la ville reste un peu déserte ». Parmi ses œuvres, Yves Gusella a peint une maison de Saint-Louis qu’il considère comme étant « caractéristique » des habitations de la ville. En « essayant de redonner cette atmosphère de vieux bâtiment », il témoigne d’une ville qui a changé, qui se modernise et qui, paradoxalement, laisse s’abimer ses richesses. L’artiste souhaite rendre ses œuvres visibles pour la population locale, susciter leur curiosité et leur intérêt pour l’art.

Cora PORTAIS (stagiaire)


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