Médias

Musique au feminin : Le look éclaire la scène

Le foyer charmant : Le « khakhar », messages d’accueil de la nouvelle mariée

Aujourd’hui, lorsqu’on évoque le mot « khakhar », les gens pensent aussitôt à insanités, incorrection et méchanceté gratuite. Cette pratique ancestrale a, depuis très longtemps, perdu sa vocation première d’éduquer la nouvelle mariée et, surtout, de lui donner les clés de son nouveau milieu social. Pourtant, c’était là le but recherché : à travers le rire et la caricature, amener la nouvelle épouse à bien s’imprégner des réalités de la communauté qui l’accueillait en son sein. Les références, symboles et repères étaient ainsi passés en revue. Toutes les pratiques que réprouvait la société étaient dénoncées en public. Ainsi, dès son arrivée, la nouvelle mariée savait à quoi s’en tenir.
Actuellement, à travers le « khakhar », c’est un torrent d’insultes, de grossièretés et de fausses affirmations qui accueillent la nouvelle mariée au domicile conjugal. Qu’elle intègre ou pas un ménage polygame, ce sont ses coépouses et les autres femmes de son nouveau milieu qui essaient, autant que faire se peut, de lui broder et de lui faire enfiler un tricot de défauts imaginaires en vue de la « déstabiliser ». S’il existe une caractéristique des Sénégalais bien connue de tous, c’est leur attachement à la vie en communauté. Il est dit, dans notre pays, que celui ou celle qui se met hors de la communauté est simplement une « réincarnation » d’un génie malfaisant. Une telle personne est mise à l’index et est crainte de tous. Chez nous, l’individu se réalise au sein d’un ensemble qui l’enrichit et qu’il doit enrichir. Hors de cette idée, il est honni. Si les hommes tenaient ce viatique de leurs maîtres-encadreurs en période de circoncision ou passage dans la case de l’adulte, les femmes, pour leur part, méditaient sur le contenu de ces lois sociales le jour où elles regagnaient le domicile conjugal. C’était le « khakhar », une manière, pour les femmes mariées, de souhaiter la bienvenue à la nouvelle épouse venue intégrer leur cercle. Et elles n’y allaient pas par quatre chemins pour secouer la « trouble-fête ». Ce bizutage, par le verbe, n’avait rien de méchant.
La candidate à ce « supplice » était digne dans l’épreuve qui, dans tous ses aspects, lui permettait de tendre l’oreille, de recueillir les exigences de sa nouvelle communauté et, en fonction de cela, rectifier le tir au besoin. Voilà la fonction essentielle du « khakhar », occasion de tracer les lignes directrices à une femme mariée qui, ainsi mise en selle, disposait d’atouts pour se nimber de gloire.

Le temps du rire et de la caricature
Cette distinction, on ne la méritait que pour services rendus aux ascendants du mari, à ses amis, frères, cousins, sœurs, tantes et oncles qui, vu l’élasticité de la famille sénégalaise, exerçaient leur commandement et devaient être écoutés par toute épouse vivant à l’intérieur du carré familial. Il fallait donc supporter car le dicton wolof dit également que « tout ce qu’une femme sème, en bien ou en mal, dans le foyer conjugal, est récolté par sa progéniture ». Le bon sens appelle à la bienfaisance, même si l’on se sent brimée. Cette disponibilité à encaisser tous les coups, tout en restant digne, était enseignée le jour où la mariée regagnait le domicile conjugal où était organisé le « khakhar » dont il faut revenir sur chacun des mots qui le composent.
« Khakh », fausse interjection, véritable onomatopée, exprime l’acte de cracher. Mais, dans le cadre de cette enquête, ce terme symbolise le fait de se défouler, d’extérioriser son dégoût, sa déception amère pour la femme qui, malgré elle, s’est vue dotée d’une coépouse. « Khakh » est un sentiment de dégoût manifesté par une femme à qui l’on impose un morcellement des plaisirs et de l’intimité dont elle jouissait de son mari. Quant à « khar », il signifie casser, occasionner la rupture après avoir déséquilibré moralement.
Le mot composé donne alors « khakh-khar », œuvre de la femme qui reçoit une coépouse et qui fait appel à des spécialistes de la caricature dite ou chantée et dont les propos sont accusateurs, libertins et souvent orduriers, même s’ils véhiculent une bonne dose de rire, ce rire qui atténue le poids et la méchanceté du propos. C’est là que le « khakhar », en matière d’ironie, d’humour sarcastique, était, dans la tradition, une affaire de spécialistes.
Ce n’est pas seulement cela la vocation du « khakhar » qui, en tant que caricature, sort souvent de la réalité caractérielle de la dimension de la femme qui rejoint pour se munir d’effets particuliers, d’imaginaire. Et c’est là qu’il plonge dans le domaine du merveilleux comme le conte. Pourvu d’images caricaturales typiques et appropriées, le « khakhar », donc bien orienté, force le rire, suscite l’attention de l’audition. Il devient, ici, une véritable comédie.

Leçons de morale

Les paroles qui véhiculent ces images constituent une véritable création dont la dimension s’amplifie au cours de la nuit et selon le nombre d’intervenantes. Et compte tenu de tout ce qui précède, l’on peut dire que le « khakhar » est en fait une création littéraire dans le domaine de la tradition orale en ce sens qu’il a ses règles, ses contenus et, souvent, sa métrique. Aussi les paroliers glissent-ils, dans la caricature, des conseils, de véritables leçons de morale s’adressant à la nouvelle venue pour l’armer d’humilité, de tolérance et de l’acceptation de la chose désirée mais partagée.
Il y a également que le « khakhar » met en garde contre l’égocentrisme, convie au rapprochement et à la solidarité dont dépendra l’atmosphère de la demeure conjugale, surtout lorsque le mari est aussi mis en garde. C’est là que « khakhar » devient un humanisme, une école à la classe vite fermée puisque ne durant que le temps du rire et de la caricature. Mais, l’essentiel est qu’il prépare aux bienséances futures, devient une sorte d’hygiène de la coexistence, mettant à l’abri des désaccords possibles qui ne pourraient que perturber le ménage et ses composantes.
Son importance est donc plus grande lorsque grande est la participation des paroliers et des femmes chargées des refrains appropriés. Sous cet angle, le « khakhar » est œuvre collective, œuvre qui intéresse la nouvelle mariée, les déjà mariées et les futures mariées. Il représente, respectivement, pour elles, l’indication du point d’ancrage de la communauté dans l’océan des valeurs, un rappel pour mieux gérer l’appartenance à la société et une méditation sur une situation qu’on vivra un jour.
Le « khakhar » garantit également le rythme. Les instruments traditionnels de musique qui le soutiennent donnent une dimension à la parole, la régulent, en assurent le flux et le reflux, participent aux intonations, appuient la caricature, occasionnent les césures, les ruptures, imposent le silence aux paroliers pour laisser libre cours au rythme, ce qui génère des pauses et permet aux intervenantes d’imaginer et de recréer.
C’est là que le « khakhar » devient multi-art. En effet, à travers la manifestation, l’on agence parfaitement la parole et le rythme avant de déclencher la danse qui a son expression, son message et la force de captiver, surtout que l’érotisme y est toujours présent. Intéressant l’esprit, le « khakhar » ébranle le corps et rend, merveilleusement, la dimension multiple de l’homme.

Au passé-présent : Une pratique dénaturée
Traditionaliste pure et dure, nostalgique du beau vieux temps, la sexagénaire Adja Adiara Mbaye est pour le moins une femme enracinée. Courtoise et disponible, elle nous accueille à bras ouverts dans son salon. Dans la cour de sa maison sise au quartier Hersent à Thiès, ses filles et quelques autres personnes étaient occupées aux travaux ménagers. Une joie de vivre et une bonne ambiance prévalent chez notre interlocutrice profondément ancrée dans ses traditions ancestrales, fière d'être issue du grand groupe des griots. Après quelques salamecs, elle accepte de nous en boucher un trou sur le « khakhar ».
Adja Adiara Mbaye nous fait savoir que le « khakhar » est « une pratique plusieurs fois séculaire que les dernières générations ont transformée en océan d’insanités dans lequel on essaye de noyer qui on veut. Une fausseté de la caricature qui, selon notre interlocutrice, était, dans le passé, une forme d’éducation morale à travers laquelle on rappelait à tous qu’une communauté, pour vivre et prospérer, a besoin de références, de repères et de symboles dont le culte permettait de galvaniser les énergies et de mobiliser les forces dans l’union pour l’édification du progrès général.

Loi sociale
Ainsi, tout ce qui pouvait gêner la marche de la société était dénoncé en public. Du fait des séances de « khakhar », beaucoup tenaient à soigner leur comportement pour ne pas tomber sous le coup de la loi sociale que les femmes savaient bien appliquer, elles chargées de créer des chants satiriques autour des défauts pouvant miner le fondement de la société. Aussi, selon Adja Adiara Mbaye, dans la défense des normes sociales, une charge était laissée aux parolières, véritables spécialistes qui savaient assumer, de manière responsable, la mission qui leur était dévolue, grâce à leur capacité d’extérioriser toutes les tares de l’époque. « Dans le passé, on ne s’aventurait pas à ternir l’image de marque de quelqu’un comme cela se fait aujourd’hui. Mais plutôt à amener les époux et leurs proches à se démarquer des pratiques avilissantes », dit notre interlocutrice qui, dans une envolée, nous chante l’œuvre qui a « corrigé » Galaye, père de famille violent, dur envers les enfants, ces êtres fragiles qui demandent protection et amour. Avec « Seetbi, bulko yar yaru baayam/ Baayam du dundal, du wood, day door bamu saf/ Bul ko yar yaru baayam/ » (Ne traitez pas la nouvelle mariée comme l’a fait jusqu’ici son père. Il ne lui assurait ni repas, ni habillement et la battait sauvagement. Ne faites pas comme son père).

Portée morale
Ailleurs, c’est une mariée, la nommée Aïda, au talent culinaire nul qui s’est finalement rectifiée en allant à la bonne école. Les spécialistes du « khakhar » sont passées par là avec « muy salade, muy mayonnaise, kumukoyakal, bagnal/ Ndax Birima moy maamam » (Refusez les plats de Aïda, piètre cuisinière formée à l’école de Birima, sa grand-mère). Son mari Meïssa dont la pratique religieuse laissait à désirer a finalement élu domicile à la mosquée après que les parolières lui ont tenu ces propos : « Meïssa, linga mën ci wure, mën ko ci fo/ Sooko jaamuwoon yalla/ Soo dewee texe » (Meïssa, si tout le temps que tu consacres aux jeux et autres loisirs, tu l’avais réservé à prier Dieu, nul doute que le paradis sera ta demeure éternelle).
La plupart des œuvres de « khakhar », nous dit Adja Adiara Mbaye, avaient une portée morale et permettaient de lutter contre certaines tares sociales comme la violence, l’oisiveté, les facilités… Cette fonction de la caricature est, aujourd’hui, travestie. « Actuellement, le meilleur cru qu’on puisse nous proposer dans une séance de « khakhar » ne pourrait avoir la valeur du nectar qu’on nous servait lors des veillées du passé », regrette Adja Adiara Mbaye, nostalgique.

• Par Cheikh Aliou AMATH


Session pratique de formation de photographes de presse : Touré Mandémory partage son expérience avec « Regards sur la vie de Rufisque »

Préoccupé par le devenir de la photographie, Boubacar Touré Mandémory a initié une session de formation à Rufisque. L’objectif est de partager son expérience avec à la jeune génération.  
Boubacar Touré Mandémory initie depuis le samedi 20 septembre dernier à Rufisque, un atelier, sur la photographie et ce, jusqu'au 3 décembre prochain. Cette première édition de formation mise à l’intention de 12 photographes et 3 journalistes (Fatou Kiné Sène de Walf quotidien, Aboubacar Demba Cissokho de l’Aps et Souleymane Ndiaye, journaliste indépendant) a pour thème : « Regards sur la vie de Rufisque ». En effet, le choix de ce thème s’explique, par le fait que cette ville historique est, selon le photographe, « un patrimoine culturel ».
« Regards sur la ville » est conçu comme un projet collectif. Il s’agit de confronter la diversité des points de vue à un sujet identique : la ville. Outre sa vision personnelle, il est demandé aux photographes d’enrichir leur travail par une recherche parallèle se réclamant autant de l’inventaire et du documentaire que de la sensibilité. Par cette juxtaposition et cette complémentarité, les organisateurs pensent communiquer une image de la ville suffisamment complète et ainsi, produire un document essentiel à la mémoire rufisquoise. « L’idée est de montrer comment Rufisque est tombée en disgrâce et puis faire quelque chose pour enrayer cette décadence », a expliqué  Touré Mandémory.
Evoquant la participation de la presse, le photographe explique : «Nous avons voulu y associer les journalistes, car le mot du journaliste peut aider à ce que l’image soit bien saisie ». La finalité de cet atelier est d’offrir à Rufisque une plateforme photographique, un festival de photos, bref, des manifestations de grande envergure.  A travers cette session, Touré Mandémory cherche à impliquer les photographes dans la marche des affaires qui intéressent l’homme.
Auparavant, il a travaillé sur d’autres villes comme Niamey, Abidjan, Bamako, Ouagadougou, Maputo, Bangui, Tana (Madagascar).
S’identifiant comme un bambara Mandé et fier de l’être, cet as des images dit avoir collaboré, pendant 30 ans, avec des journaux, magazines internationaux. Il cite « Jeune Afrique », « L’Express », « Libération », « Le Monde ». « Présentement, je ne peux travailler avec aucun groupe de presse de manière permanente, parce que je suis un auteur », a confié le photographe. Toutefois, Touré fait des piges avec des organes de manière ponctuelle. Grâce à son talent, Touré Mandémory affirme qu’il voyageait en avion, sans débourser un seul franc. Dans le rétroviseur, il se souvient de sa riche expérience née de la création, dans les années 90, du Groupe de recherche et d’une Agence sur la photographie. A l’époque, ils se retrouvaient entre amis. Touré Béhan, Djibril Sy, Médoune Bouna Sèye, Bara Guèye étaient ses complices dans le domaine professionnel.  

Serigne Mansour Sy CISSE


« Vibe radio », une nouvelle station au service de la jeunesse

Le groupe Lagardère Active a inauguré, hier, sa première radio en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Sénégal. « Vibe radio » 102.3 est une nouvelle fréquence entièrement dédiée à la jeunesse sénégalaise.

La cérémonie d’inauguration de la nouvelle station radio « Vibe radio » 102.3 a été particulièrement marquée par la présentation d’un programme assez particulier. En effet, pour le moment, les auditeurs auront droit à une grille de 4 programmes. Ce faisant, l’une des émissions phares de la station, le « 6/9 », sera présentée du lundi au vendredi, de 6h à 9h.  Un « morning » animé par la team de Big John où il s’agira de rubriques « pétillantes », de jeux, de canulars, d’humour, de people, de sport et un bulletin d’informations toutes les demi-heures.
« Ladies vibes », une émission entièrement consacrée aux femmes, passera sur les ondes du lundi au vendredi, de 9h à 12h. Elle est présentée par Gaëlle Mongo qui va entrer dans l’univers des femmes avec des sujets aussi funs que sérieux sur la mode, la musique, la cuisine et les tabous. Et entre 12 et 13h, le « midi mag », un bloc d’informations, va parcourir l’actualité nationale et internationale avec des capsules en économie, santé, citoyennes et des billets d’insolites de 16h à 20h.
Aussi, Yann Motta sera aux commandes  de « Good vibe » du lundi au vendredi, un "drive time" qui donne le pouvoir à tous les grands sons afro, pop et dance floor avec des jeux et des cadeaux à la clé.
Cette radio exclusivement jeune a pour ambition de devenir le numéro 1 à Dakar, raison pour laquelle son cœur de cible est compris entre 15 et 25 ans et celle secondaire de 25 à 45 ans. Le public cible est composé de collégiens, lycéens, étudiants, salariés, jeunes cadres, jeunes entrepreneurs, travailleurs…
Selon Paul Saviote, directeur général délégué, « Vibe radio » se veut très proche des problèmes liés à la santé, mais aussi répondre aux interrogations de la jeunesse sénégalaise et prendre en charge ses préoccupations. Venu prendre part à la cérémonie, le directeur de la Communication, Alioune Dramé, s’est dit honoré par le paysage médiatique sénégalais qui, « avec l’avènement de la mondialisation, intéresse beaucoup de pays ».
Les responsables de cette nouvelle chaîne comptent, à travers leur plan de développement étalé sur 3 ans, couvrir l’étendue du territoire national. La première extension concerne les régions de Thiès, Kaolack et Saint-Louis.

Mbayang SARR (stagiaire)


Liberté d’expression et sécurité au centre d’un panel

Article 19 Afrique de l’Ouest, une organisation qui œuvre pour la liberté d’expression, a organisé, jeudi à Dakar, un panel qui a enregistré la participation de divers spécialistes. Le but était de susciter le débat autour de la liberté d’expression et la sécurité en Afrique de l’Ouest.
Dans les échanges, autour de la liberté d’expression et la sécurité en Afrique de l’Ouest, chaque intervenant a parlé de son expérience personnelle. C’est ainsi que Oussouf Diagola,  journaliste à Africable Mali, est revenu sur le lien entre sécurité et liberté d’expression. Évoquant son expérience, avec une allusion à ce qui s’est passé au nord Mali, M. Diagola a dit que souvent, les populations ont envie que l’on recueille leurs avis.
Sur un autre sujet, M. Diagola a affirmé également que les armées africaines sont souvent aptes pour le maintien de la paix mais pas pour la défense de leur territoire. Car, poursuit-il, « ils n’ont pas cette consistance nécessaire ». Sur la même lancée, l’ancien ambassadeur du Sénégal en Algérie, Seydou Nourou Bâ, qui a passé 16 ans dans ce pays, a aussi souligné la nécessité de réadapter nos armées aux défis nouveaux de la société. Nos ennemis, avertit-il, « sont en notre sein, on dort avec eux ».
Parlant de la liberté d’expression, l’ambassadeur s’est désolé de cette « ère d’inculture, avec cette liberté d’expression tout azimut dans les médias, d’autant que ceux qui savent se taisent, et ceux qui occupent cet espace, souvent n’ont aucune expertise ». Seydou Nourou Bâ a expliqué que le Djihad, tant prôné par les islamistes, est une bataille contre ses instincts, ses désirs, sa personne. Selon lui, « les confréries peuvent être un frein à l’extrémisme religieux ». Dans son intervention,  Thomas Hughes, directeur exécutif d’Article 19 International, a souligné le travail de sa structure en Guinée Bissau, en Gambie également dans le cadre de la lutte pour la liberté d’expression, et aussi d’appui aux médias. Il a en outre évoqué les différentes résolutions des Nations unies et aussi le cadre légal qui garantit la liberté d’expression dans le monde.
Au niveau du public, des membres de la société civile, des hommes des médias ont également fait des contributions. Les différents intervenants ont parlé du respect de la légalité, de la mal gouvernance, de l’absence de transparence dans la gestion des affaires publiques, comme autant de questions qui peuvent entraver la liberté d’expression et découler sur des problèmes sécuritaires.

A. M. NDAW


Genre et droits Humains à Kolda : Les animateurs des radios communautaires sensibilisés

Les animateurs des radios communautaires des régions Sud viennent de terminer une session de formation sur les questions de genre et des droits humains à Kolda.
Les radios communautaires jouent un rôle essentiel dans l’animation, l’information et la sensibilisation des populations sur les questions de genre, la santé de la reproduction et la planification familiale. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’atelier interrégional de formation des membres du Réseau international des femmes de l’Union des radios communautaires (Rif/Urac) en genre et les droits humains pour la mise en œuvre du programme d’information qui vient de s’achever à Kolda. La rencontre était organisée par la direction de l’équité et de l’égalité de genre du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance à l’intention des animateurs des radios communautaires des régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.
« Les médias communautaires se définissent plus par leur mission que par leur taille ou leur localisation. Ils sont généralement associés à une démarche populaire et à la volonté de favoriser la libre circulation des idées et options. La radio communautaire cherche à éduquer, à divertir, à informer et à créer un grand espace de rassemblement pour permettre aux auditeurs de communiquer entre eux, mais aussi d’interpeller les pouvoirs publics », déclare Madame Anta Sarr, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance à travers un document remis à la presse. Elle estime que les médias communautaires peuvent combler le vide laissé par les grands médias privés qui ne prennent pas suffisamment en compte les préoccupations des couches sociales marginalisées.
Les participants sont appelés à jouer un rôle de relais entre la direction de l’équité et de l’égalité de genre et les populations de leur zone respective dans la diffusion des émissions sur les droits humains, la parité, la santé de la reproduction, la planification familiale et les violences basées sur le genre. « Cet atelier vise à outiller les animateurs des radios communautaires des régions du Sud et du Sud-Est afin qu’ils soient aptes à organiser des émissions pour sensibiliser les communautés à mieux connaître leurs droits », déclare de son côté, Isseu Dior Sall, présidente de la section sénégalaise du Réseau international des femmes des radios communautaires.
Pour le cas spécifique de Kolda, la problématique de l’excision, des mariages et grossesses précoces ou forcés et la planification familiale sont autant de sujets sur lesquels les radios communautaires peuvent jouer un rôle pour inciter les populations à un changement de mentalité.

Mamadou Aliou DIALLO


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