Médias

Data Visualisation : Un outil performant pour rendre l’information plus compréhensible

La Data visualisation ou l'étude des représentations visuelles de données sous forme de graphiques peut constituer un instrument efficace dans la diffusion de l’information aussi bien par les médias que par les administrations publiques et privées. C’est ce qu’a soutenu Ibrahima Sar, ancien ministre, spécialiste des questions de visualisation de données qui organisait un atelier de formation à l’endroit des cadres du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

Définie comme l'étude des représentations visuelles de données et de l'abstraction de l'information sous forme de schémas, la data visualisation, selon l’ex-ministre Ibrahima Sar, peut être une opportunité pour les médias et les services de l’administration. « La data visualisation est l’une des grandes tendances technologiques de ces dernières années qui pourra permettre de rendre l’information beaucoup plus compréhensible pour l’utilisateur », relève M. Sar, qui organisait un séminaire de formation au profit des cadres du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Selon lui, la maîtrise de la data visualisation n’est plus une option, mais une sérieuse nécessité. Il ajoute que sans représentation graphique, on ne pourrait s’adapter à la quantité de données, d’informations et d’événements qui s’accroît chaque jour à une vitesse exponentielle.
A son avis, il est temps de concevoir en permanence de nouveaux types de graphiques plus riches, plus denses en information, mais toujours plus faciles à comprendre. Indiquant que la data visualisation est aujourd’hui une technologie très utilisée dans les pays développés. « Nous avons pris l’initiative de proposer des cycles de formation aux cadres de l’administration pour leur sensibiliser sur l’importance de la data visualisation dans leurs activités professionnelles », souligne M. Sar, estimant que les pays à faibles revenus ont plus besoin de cet instrument que ceux plus avancés. Car, justifie-t-il, nos pays sont envahis d’informations qui sont tellement nombreuses au point qu’on n’a plus la capacité de les traiter, les mémoriser et les utiliser. C’est pourquoi il est nécessaire, selon lui, d’avoir des outils comme la data visualisation pour pouvoir synthétiser ces informations. Des pays comme le Sénégal où le taux de scolarisation est faible, c’est la promotion du visuel qui doit être encouragée, prône Ibrahima Sar.

Abdou DIAW


Le Cnra dénonce la banalisation de certaines dérives

Dans son avis trimestriel de janvier, février et mars, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) dit avoir relevé certaines dérives qui mettent à mal nos valeurs et nos croyances et qui conduisent à la banalisation de l’ « inacceptable ».

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a relevé et répertorié, dans son dernier avis trimestriel couvrant la période du 1er janvier au 31 mars 2015, un certain nombre de manquements et de dysfonctionnements dans les contenus audiovisuels diffusés dans l’espace public. Le premier constat fait par le Cnra, c’est la diffusion et la forte médiatisation de propos ou d’attitudes obscènes, injurieux et irrévérencieux pouvant porter atteinte aux Institutions de la République, à l’unité nationale et à la paix sociale. « De tels propos imputables aussi bien à des personnalités publiques qu’à des citoyens, dans le cadre de débats ou de controverses économiques, politiques, sportives, sont de nature à porter atteinte à l’honneur, à la respectabilité et à la dignité de personnalités et acteurs de la vie politique, économique et sociale du pays », lit-on dans le document.
Le Conseil a constaté que le fort élan médiatique autour de l'élimination de l'équipe nationale de football du Sénégal dès le premier tour de la Coupe d'Afrique des Nations 2015 a entraîné plusieurs écarts de langage sur les plateaux de télévision. C’est notamment le cas sur la Tfm où, « le vendredi 30 janvier 2015, durant l'émission « Jakaarlo Bi », des jugements de valeurs ont été émis en particulier sur la personne du président de la Fédération sénégalaise de football. Lequel, selon un des intervenants, « ne serait pas un homme chanceux ». Or, considère le Cnra, dans le contexte socio-culturel sénégalais, « ce genre d’étiquette, stigmatisant, est considéré quasiment comme maléfique, donc dangereux ».  Selon le régulateur, les animateurs et journalistes pour la plupart, « font montre d'une certaine partialité selon que l'intervenant tient des propos à leur convenance ou non au détriment de l’objectivité et de la neutralité qui caractérisent l’exercice de la profession de journaliste ».  Le Cnra dénonce également la présence soutenue, dans des émissions de télévision, de publicités commerciales déguisées, au profit de produits supposés avoir des vertus aphrodisiaques, en des termes qui choquent les mœurs. Les chaînes violent leur obligation de veiller à la moralité, à la valeur éducative et informative de leur ligne programmatique.
Et c’est pour déplorer le fait que, sur la plupart des chaînes audiovisuelles, prolifèrent des émissions sur des faits divers souvent maladroitement justifiées ou légitimées comme étant des miroirs fidèles de la société sénégalaise. Or, selon le Cnra, « les éditeurs audiovisuels sont astreints à ne pas s’autoriser la diffusion d’émissions dont l’impact est ou peut être négatif sur certains publics, non préparés à les recevoir ».
Autres manquements notés par le Cnra durant ces trois derniers mois, c’est le non-respect des horaires de diffusion des programmes audiovisuels (à l’exception des journaux télévisés) ; l’absence de système de retardateur de la voix dans les régies audiovisuelles et qui favorise la diffusion en direct de propos grossiers et choquants à travers certaines émissions de faits divers proposées à des heures de grande écoute ; la forte médiatisation de dossiers judiciaires ou susceptibles de connaître une issue judiciaire, au détriment de la présomption d’innocence, de la dignité et de l’honneur des personnes mises en cause. Au regard de tout ce qui précède, le Cnra rappelle aux médias audiovisuels leurs missions de « préserver l’intérêt public, de sauvegarder l’enfance et l’adolescence et les groupes vulnérables, mais aussi et surtout de rester attachés à la consolidation des valeurs fondatrices et des principes intangibles qui gouvernent la vie en société ».
En effet, pour le Conseil, « quand l’amplification inhérente à l’activité audiovisuelle s’applique à certaines dérives qui mettent à mal nos valeurs et nos croyances, elle conduit à la banalisation de l’inacceptable ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Photographie au Sénégal : Les acteurs plaident pour la création d’écoles de formation

Dans le cadre de la célébration de la Semaine de la photo, le collectif « Sunu Nataal » a organisé, avant-hier, à la Galerie nationale d’art, une conférence sur la problématique de la photographie au Sénégal. Une occasion pour les acteurs de ce secteur de plaider pour la création d’écoles de formation en photographie.

La problématique de la photographie au Sénégal a été passée au peigne fin, jeudi dernier, lors d’une conférence du collectif « Sunu Nataal » regroupant des jeunes passionnés par l’image. Cette conférence organisée dans le cadre de la Semaine de la photo a été une occasion de faire l’état des lieux de la photographie au Sénégal. Laquelle fait actuellement face à un problème de structuration. Une situation qui est loin de profiter aux acteurs obligés d’évoluer dans un cadre totalement informel. Au Sénégal, l’histoire de la photographie reste dynamique. Notre pays a connu de grandes icônes de la photo à l’image du doyen Abdoulaye Casset, Awa Tounkara, Boubacar Touré Mandémory ou plus loin Salla Casset, Mbaye Diagne Mbengue ou Edouard Diatta.  Même s’il reconnaît qu’actuellement, la photographie est en train de bouger, Aliou Mbaye, secrétaire général l’Union nationale des photojournalistes du Sénégal (Unapjs), estime qu’il y a beaucoup de choses qui se font et qui n’honorent pas la profession. A l’origine, il pointe du doigt le manque de formation des acteurs. « On assiste à une situation telle que tout le monde passe pour photographe alors qu’il s’agit d’une profession qui nécessite des connaissances, une très grande capacité de créativité », explique-t-il, soulignant la nécessité de créer des écoles de formation pour mettre de l’ordre dans ce métier. « Nous sommes en train de nous battre au niveau de notre association pour que les photojournalistes puissent se former. Cela nous permettra d’éviter certaines pratiques qui constituent une contrainte majeure à notre épanouissement », soutient M. Mbaye. Il ajoute : « C’est le moment d’interpeller les autorités pour avoir des écoles spécialisées car nous sommes des citoyens comme tout le monde. Nous devons pouvoir vivre de notre métier et évoluer dans des structures formalisées ».
Ousmane Ndiaye Dago, photographe, graphiste-designer, abonde dans le même sens, fustigeant le fait qu’au Sénégal, en Afrique, l’on se lève soudainement un bon jour pour devenir photographe. « Il faut créer des écoles de formation pour rendre professionnel les gens. Ces écoles de formation permettront aux Sénégalais de prendre conscience qu’il s’agit d’une profession qui n’est pas seulement un passe-temps, mais d’un métier avec lequel on peut bien réussir sa vie », laisse-t-il entendre, précisant que l’effectif des photographes au Sénégal exige que l’on crée des écoles de formation comme cela se fait dans les autres pays.

Nécessité de pérenniser les expositions
Pour la promotion de la photographie au Sénégal, Aliou Mbaye reste persuadé qu’il faut une volonté commune de l’ensemble des acteurs. « Je pense que le fait, déjà, que les photographes commencent à faire des expositions pour montrer leur travail est un premier pas. Si des initiatives de ce genre se pérennisent, cela va aider à booster la photo, en permettant au public de mieux connaître ce métier », dit-il.
Max Diop, président de l’Association des photographes de la Médina, souligne, pour sa part, l’obligation, voire la nécessité pour l’Etat, d’accompagner ce métier eu égard au nombre de pratiquants qu’il estime à environ 20. 000 sur l’ensemble du territoire national.  M. Diop suggère au gouvernement de faire en sorte que chaque ministère ait son photographe.  Pour rendre intéressantes les œuvres photographiques, Max Diop invite ses pairs à faire preuve de créativité ainsi qu’à mener des travaux de recherches minutieuses dans divers domaines de la vie. Aussi, exhorte-t-il les autorités à trouver aux professionnels des partenaires afin de leur permettre de pouvoir faire des expositions photographiques un peu partout dans le monde.
Cette conférence sur la photographie au Sénégal est l’une des activités d’une programmation faste organisée par « Sunu Nataal » pour célébration la Semaine de la photo. Déjà, l’Association a ouvert une exposition intitulée : « Sunu expo » (notre expo) depuis le 2 avril dernier à la Galerie nationale d’art. Un travail de 30 jeunes photographes évoquant le quotidien des Dakarois à travers les transports en commun, les activités mercantiles, la pêche… Mais également les bons endroits qui font le charme de la capitale, ses plages et ses espaces verts, ses lieux historiques.

Ibrahima BA


Après la cyberattaque : TV5Monde redémarre, la piste « terroriste » privilégiée

La télévision francophone TV5Monde a repris sa diffusion intégrale, hier, en fin d'après-midi, au lendemain d'une cyberattaque par des pirates se réclamant du groupe Etat islamique, pour laquelle Paris privilégie l'hypothèse « terroriste ».

Ecran noir pendant des heures et une page internet occupée par des slogans et sigles jihadistes, la chaîne de télévision TV5Monde a été piratée mercredi 8 avril au soir. Selon de l’Agence France presse (Afp), Paris a appelé les médias du pays à la « vigilance » face à la menace d'une répétition d'offensives similaires. « Beaucoup d'éléments convergent » permettant de présumer qu' « un acte terroriste soit bien la cause de cette attaque », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à l'issue d'une réunion avec les dirigeants des médias audiovisuels français.
TV5Monde n'a pu reprendre sa programmation normale qu'à 16H00 Gmt jeudi, avec un journal télévisé ouvert par cette phrase du présentateur: « TV5 est avec vous ce soir en direct » La veille vers 20H00 Gmt avait brutalement interrompu les émissions, remplacées par un écran noir sur l'ensemble des onze chaînes du réseau. Les autres supports de la chaîne étaient également touchés: pages Facebook, comptes Twitter et sites internet qui affichaient tous des revendications de l'Etat islamique. « Il y a une revendication mais, même quand il y a une revendication, il faut toujours l'authentifier », a souligné Bernard Cazeneuve jeudi, en appelant à « rester prudents ». « L'enquête est lancée », « nous sommes déterminés à la faire aboutir rapidement », a assuré le ministre de l'Intérieur.
Pour sa part, la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, a condamné « fermement » la cyberattaque dont a été victim la chaîne TV5Monde, opérateur de la Francophonie. « Je condamne avec la plus grande fermeté cette atteinte à la liberté d’informer et de s’exprimer. S’en prendre à TV5Monde, c’est s’en prendre à toute la Communauté francophone, dont TV5Monde est une vitrine et un étendard », a déclaré Michaëlle Jean dans un communiqué.  Elle a exprimé sa « solidarité et son soutien » à la direction, à la rédaction ainsi qu’à l’ensemble des professionnels de cette chaîne généraliste francophone, qui compte parmi les trois grands réseaux mondiaux de télédiffusion.
La Secrétaire générale a rappelé la solidarité de la communauté francophone dans la lutte contre toute forme de terrorisme. La Déclaration adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Dakar les 29 et 30 novembre 2014 stipule clairement que « la Francophonie condamne le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations ».

E. M. FAYE avec AFP


Bientôt une radio pour les personnes du 3ème âge

Les personnes du 3ème âge ont mis à profit la Journée internationale de la santé pour entamer la réflexion sur les possibilités de mise en œuvre d’une radio qui prenne en compte leurs préoccupations.

Au Sénégal, les projections démographiques effectuées révèlent que le rajeunissement de la population va s’arrêter au cours des prochaines années. Sur le plan quantitatif, l’augmentation du nombre de personnes du 3ème âge sera sensible. C’est pourquoi il faut les amener, à travers la conception programmation et mise en œuvre d’émissions radiophoniques, à participer de façon citoyenne à leur propre promotion sociale et sanitaire.
C’est l’objectif de l’atelier organisé par le Ministère de la santé, du 7 au 10 avril 2015. Le déficit d’information pourrait être comblé par cet outil qu’est « la radio des aînés », un projet initié par la chaîne interculturelle de l’Université du Québec au Canada. Selon le professeur Khadiyatoulah Fall, initiateur du projet depuis le Canada, la radio permettra à la personne âgée d’être au centre des préoccupations par la mise en œuvre d’émission intergénérationnelles, des activités de loisirs, de stratégies d’identification, de prise en charge et de prévention de pathologies des personnes du 3ème âge. Le personnel retraité de la Rts aidera au choix du type de radio, l’audience et la ligne rédactionnelle.
En effet, les personnes âgées vivent des situations difficiles dans notre pays, abandonnées qu’elles sont à elles-mêmes. D’antan, grand-père ou grand-mère était un trésor vivant au centre de la famille et chargé à travers des contes ou anecdotes de former ses petits-fils sur les valeurs, l’éthique et la morale.
Cette solidarité familiale hélas est actuellement remise en cause par les mutations sociales liées à l’urbanisation et l’exode rural. L’urbanisation, parce que les nouvelles structurations des maisons prévoient des chambres parents, des chambres enfants et naturellement une chambre pour les grands-parents. Dans les villes, a soutenu Dr Ousseynou Kâ, chef du bureau santé des personnes du 3ème âge au Ministère de la santé, les personnes âgées sont à l’écart, les enfants étant devant le petit écran, tout comme leurs parents dans leur salon.
Les pouvoirs publics ont initié le Plan Sésame qui devait contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes âgées, malheureusement la mise en œuvre, fera remarquer Dr Kâ, s’est limitée à la gratuité des soins et des médicaments en dehors de ceux dits de spécialité. C’est seulement une minorité qui en a bénéficié, la majorité étant exclue, particulièrement, tient-il à préciser, celle des campagnes non suffisamment informée.

Amath Sigui NDIAYE


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