Médias

Centre incubateur des TIC : Cheikh Bamba Dièye favorable à la multiplication de l’expérience

Cheikh Bamba Dièye, ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, a visité le centre incubateur des Tic (Ctic). Il a annoncé la décision de l’Etat d’épauler cette structure et de démultiplier l’expérience à l’intérieur du pays.
Il y avait de la satisfaction dans les propos du ministre de la Communication qui visitait le Centre incubateur des Tic de Dakar.
  Ctic avec ses actions menées depuis sa création en 2011, converge, avec la vision des autorités de développer une véritable économie du numérique.
Le Ctic demeure une pépinière d’entreprises qui accompagnent les sociétés dans les Tic, ainsi que les porteurs de projets dans la création, le développement et la croissance.
Ses résultats sont « positifs », a souligné le directeur du Ctic, M. Omar Cissé qui indique  que « des entreprises incubées ont connu une croissance du chiffre d’affaires de l’ordre de 98% », mais les potentialités pour donner la chance à un plus grand nombre sont là, inexploitées.
C’est pourquoi, de l’avis de M. Cissé, le Ctic qui encadre une trentaine de projets, demande davantage de moyens. Ceci afin que des centaines de porteurs d’idées Tic aient l’occasion de se faire encadrer vers la réussite. A titre de comparaison, « le Nigeria met 1,6 milliard de dollars dans l’incubation et nous savons que le Sénégal doit se positionner comme un véritable « hub » technologique. « Nous devons nous y mettre et développer le potentiel Tic du pays  »,  défend M. Cissé.
Depuis deux ans maintenant, les entreprises incubées par le Ctic sont une référence, tant au Sénégal que dans l’Afrique. D’où donc la nécessité de démultiplier cette expérience dans l’intérieur du pays, confie le ministre Cheikh Bamba Dièye. Ce qui va permettre de coller à la conviction du président Macky  Sall quant à la territorialisation et au développement des terroirs.
  Le ministre a loué cette idée généreuse et surtout le travail abattu par les responsables.  « L’innovation est pourvoyeuse de croissance et il est évident que ces raccourcis, pour une économie numérique dynamique, sont là et tous ensemble, de concert avec les différents partenaires, nous allons voir dans quelle mesure appuyer le Ctic ».
La visite du ministre entre dans le cadre de la préparation de la 1er édition des Jetic (les journées de l’entreprenariat Tic) qui se tiendront à partir de demain et ce jusqu’au 17 mai prochain à la Place du Souvenir. Durant ces rencontres, qui constituent l’événement phare du Ctic, il s’agira de mettre en avant le potentiel technologique et entrepreneurial du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, en présence de plus de 60 participants et acteurs du monde de l’entreprenariat technologique. Au-delà du réseautage, ils vont  échanger, à travers des ateliers et sous-événements, sur les tendances de marché et les technologies à venir.  

Amadou Maguette NDAW


Médias : Thierno Birahim Fall souhaite une solution d’urgence pour l’Aps

Le directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), Thierno Birahim Fall, estime que des efforts doivent être faits   pour venir à bout des difficultés qui minent l’entreprise. Il l’a déclaré, hier, lors d’une journée de réflexion.  
La direction générale de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) a initié une journée de réflexion sur le Plan stratégique de développement et de modernisation de sa structure de presse. Lors de cette rencontre, les difficultés telles que le manque de financement, l’insécurité des locaux, la notion de performance et la concurrence, entre autres, ont été abordées.
« Il nous faut une solution d’urgence », a reconnu le directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), Thierno Birahim Fall. Selon lui, la subvention annuelle ne permet pas de couvrir les coûts de fonctionnement de l’Agence. Il avance que la crise que traverse l’Aps est la conséquence du financement insuffisant.
En ce sens, certaines difficultés sont même devenues chroniques, avertit M. Fall. Selon lui, en dépit du fait que l’Aps dispose des meilleurs éléments sur le plan des ressources humaines, elle demeure la moins bien lotie en termes de conditions et de traitement salarial.
Dans un document intitulé « Projet de rémunération du service public de l’Aps », le coût du service public offert à l’Etat  par la dite Agence est de 1.057.875.000 FCfa, alors que jusqu’à présent, la subvention annuelle reste maintenue à 321 millions de FCfa.
Cela démontre, d’après le Dg de l’Aps, « la nécessité d’un appui constant de l’Etat ».
  Moubarack Lô, ministre-conseiller à la Présidence de la République, participant à l’élaboration du plan stratégique de développement de l’Aps, a mis en exergue la nécessité, pour l’agence de presse, de procéder à un diagnostic partagé et une vision pour l’avenir. D’après  M. Lô, la solution urgente est nécessaire. « Il y a des agences pas plus importantes que l’Aps qui reçoivent plus de 3 milliards de FCfa par an. Je trouve que ce n’est pas un montant exceptionnel. C’est justifiable ; cela dépend des charges, de sa mission. Ce n’est pas la peine de fixer des objectifs si vous ne donnez pas les ressources adaptées qu’il faut. Ces estimations seront étudiées par les services de l’Etat », a affirmé le ministre-conseiller.
Il a avancé que la bonne formule n’est pas la subvention de façon séquentielle. « C’est un service public qui n’a pas vocation de faire des profits. Donc, l’Etat doit couvrir intégralement les charges de l’Aps… Elle doit demeurer à être crédible. Le seul souci de l’Aps, c’est de livrer des informations de qualité à temps réel », a-t-il souligné.
Moubarack Lô a préconisé une solution rapide pour cette année et une situation pérenne à partir de 2014.
 « Le travail de l’Aps est tous les jours exploité, sans contrepartie financière, par les radios, les journaux, les télévisions et la presse en ligne », a déclaré Le directeur de la communication Alioune Dramé.     
Le secrétaire général de la section Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) de l’Aps, Ousmane Ibrahima Dia, a indiqué que cette journée vise à trouver des voies de solution, « l’Etat du Sénégal doit octroyer à l’Aps les moyens de sa mission ».
 Lors de cette journée de réflexion, Pape Ndiaye, le chef du personnel de l’Aps, a insisté sur le besoin d’avoir un siège fonctionnel, mais aussi de financer sa construction.

Serigne Mansour Sy CISSE


BITILOKHO NDIAYE, CONSEILLERE TECHNIQUE AU MINISTERE DE LA COMMUNICATION : « Nous comptons former 100 filles dans les Tic dans chaque région »

La Journée internationale des jeunes filles dans les Tic a été célébrée le 25 avril dernier à Dakar. La conseillère technique chargée des questions de Genre au ministère de la Communication, des Télécommunications et de l'Economie numérique,  Bitilokho Ndiaye, tire le bilan de cette deuxième édition.

Quel bilan tirez-vous  de la Journée internationale des filles dans les Tic ?
« Cette Journée avait pour objectif majeur d’encourager les filles à embrasser les carrières dans les technologies de l’information et de la communication. Des taux ont démontré qu’il y avait peu de femmes dans ce secteur. L’idée est de permettre à ces jeunes filles d’évoluer et de  s’autonomiser à travers les technologies de l’information et de la communication.
Pour cette deuxième édition qui a enregistré la participation de 800 filles, nous avions eu un programme large et varié. Nous avons plutôt eu une semaine nationale dédiée aux filles dans les Tic. Cela a débuté par le concours « Jiggen ci Tic » où 150 étudiants des différentes universités du Sénégal ont participé et présenté des projets innovants dans le secteur des Tic. Il y a eu 54 projets qui ont été présentés et 4 ont été primés. Les équipes « Wallu jiggen » de l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, « Usi Forum » de l’Université Assane Seck de Ziguinchor et « Baol Tech »  de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis se sont imposées respectivement.
 Il y a eu, dans ce concours, plusieurs applications liées à la santé maternelle, aux questions de développement durable, à la sécurité routière et aux questions relatives à l’organisation des femmes. D’habitude, nous n’avons pas dans le secteur  des Tic des questions relatives au genre. Pour l’essentiel, nous avons également organisé des journées  «Portes ouvertes,» notamment à l’Agence de l’informatique de l’Etat, à Neuro Tech, à la Direction de traitement  de l’Information du ministère de l’Economie, au British Council où il y a eu une exposition sur les femmes leaders des Tic, et un portrait a été fait à cette occasion sur Fatim Sèye Sylla, une des pionnières dans le secteur des Tic. Des élèves ont aussi été formés sur les applications mobiles.
 A l’occasion de la Journée du 25 avril, plusieurs problématiques ont été exprimées concernant la formation des  filles dans les Techniques de l’information et de la communication.  Mais aussi de la place des femmes dans les Tic.  Nous avons reçu près de 1.200 participants à ces différentes manifestations. Parmi lesquels, il faut compter 800 filles venues des 8 régions et 15 conférenciers ».

Avec le concours « Jiggen ci Tic », comment comptez-vous accompagner les lauréates ?
 « Au moment du concours, nous avons formé les filles sur la communication, le management et le marketing. Au total,  il y  a eu 7 sections techniques pour renforcer les capacités des filles et les aider à être, plus tard, des chefs d’entreprise. Pour le premier prix, nous avons donné une somme de 3 millions de FCfa, mais également une formation  offerte par Microsoft . Pour le deuxième prix, il a été octroyé 2 millions de FCfa. Quant à la troisième équipe primée, elle a reçu la somme d’un million de FCfa. Les deux premières équipes primées ont eu à bénéficier, chacune, d’un ordinateur offert par l’Agence de l’informatique de l’Etat. »
 
Quelles sont les perspectives pour la troisième édition?
 « Nous allons organiser, l’année prochaine, la troisième édition. Nous essaierons de décentraliser la journée car au moment des panels, les participants en ont fait la demande. C’est une question qu’on va étudier en profondeur. S’il y a une opportunité de le faire, on le fera en allant vers une région du pays.
Aussi, comme autres perspectives, nous voulons présenter, l’année prochaine, les filles qui ont eu, cette année, des projets innovants avec des résultats probants et montrer qu’elles  ont eu effectivement  à créer  des  entreprises dans le secteur des Tic.
Il faut également rappeler qu’il y a, au sein du ministère, le Projet Genre et Tic. Les actions majeures de ce projet est de former, chaque année, 100 jeunes filles  et promouvoir l’entreprenariat féminin en faisant de telle sorte qu’il y ait des petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes. Nous voulons également favoriser  l’accès à l’ordinateur en subventionnant des ordinateurs à bas prix afin que les femmes puissent en disposer et avoir accès  aux formations de communication.
Nous avons également un vaste programme de sensibilisation en direction des décideurs du secteur privé et public pour les aider à intégrer la dimension genre et faire en sorte qu’il y ait plus  de femmes dans les entreprises des Tic.
 Nous allons démarrer, cette année, les programmes de formation, en partenariat avec l’Université Gaston Berger qui va former, pour la région de Saint-Louis, 100 filles. Pour Dakar, l’Ecole supérieure multinationale de télécommunications, (Esmt), va également former 100 jeunes filles.
 Nous sommes en train de chercher, avec d’autres partenaires, pour faire le maillage de toutes les régions du Sénégal pour qu’au moins, nous puissions former, dans chaque région, 100 jeunes filles ».

Propos recueillis par Maguette G. DIEDHIOU et O. DIOUF


Forum syndical au quotidien national : Ouverture prochaine de bureaux du « Soleil » à Mbour, Fatick et Matam

Des membres des différents syndicats (sections Synpics, Cnts, Stls-Fc) ont exprimé, mercredi, leurs points de vue pour la bonne marche de la Société sénégalaise de presse et de publications, éditrice du quotidien « Le Soleil ». En plus de la  revendication sur les conditions de travail, ils ont demandé une meilleure gestion de l’entreprise. La direction générale envisage d’ouvrir de nouveaux bureaux à Mbour, Fatick et Matam. Par ailleurs, « Le Soleil » va bientôt signer un contrat de concession de service public qui sera suivi d’un contrat de performance.
Dans le prolongement de la Fête du travail du 1er mai dernier, la section « Soleil » du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) a organisé une journée de réflexion, mercredi. Une seule motivation a animé les participants : la bonne marche de l’entreprise. Le secrétaire général de la section, Jean-Jacques Rodriguez, a énuméré une série de préoccupations : réorganisation des services, distribution du journal « Le Soleil », recrutement de prestataires, diversification des produits pour plus de ressources additionnelles et plus de diligence pour l’acquisition d’une nouvelle imprimerie. « Les travailleurs demandent une généralisation de la prime de logement et une implication dans l’actionnariat de l’entreprise », a déclaré Rodriguez. 
Il  s’est également interrogé sur l’opportunité de procéder à de nouveaux recrutements. Le secrétaire général de la section Synpics a demandé au directeur général, Cheikh Thiam, de faire un peu plus pour la stabilité de l’Institut de prévoyance maladie (Ipm) pour le bien-être et la performance des agents. Pour sa part, le président du Conseil d’administration de l’Ipm, Malick Ciss, a estimé n’avoir rien compris dans cette situation qui l’a dépassé. « L’Ipm a une autonomie de gestion à respecter », a dit M. Ciss.
Cheikh Thiam a expliqué  en disant qu’il a agi sur le principe de la cogestion de l’Ipm entre la direction générale et les travailleurs. « Nous sommes à égale responsabilité », a-t-il lancé. Selon lui, il fallait agir en urgence pour répondre à un cas « pathétique ». L’agent Bouba Sow du « Soleil », agressé et grièvement blessé, devait subir une opération d’urgence. Le directeur général trouve qu’il faudra conforter et renforcer les moyens de l’Ipm.
M.  Thiam a également appelé les agents au travail. « Le Soleil est un bien commun à entretenir dans un environnement concurrentiel », leur a-t-il conseillé. Il estime que la principale difficulté de la boîte est l’absence d’une unité de production. La nouvelle imprimerie sera installée dans les deux prochains mois. Après le redressement de l’entreprise qui était en faillite, il y a 3 ans, l’unité d’imprimerie permettra de consolider les acquis. Le directeur général a invoqué la non maîtrise du processus d’impression pour expliquer les difficultés dans la distribution du journal. Il a annoncé que « Le Soleil » va déployer un personnel dans les régions, avec l’ouverture prochaine de bureaux à Mbour, Fatick, Matam afin d’épouser la politique de territorialisation du président Macky Sall. Se faisant porte-parole des journalistes des régions, Samba Omar Fall du bureau de Saint-Louis a évoqué les difficultés dans le fonctionnement des antennes régionales dont les locaux sont, pour la plupart, vétustes. Il a demandé plus de considération pour les agents des régions.
Cheikh Thiam a annoncé la prochaine signature d’un contrat de concession de service public et d’un contrat de performance entre l’Etat et « Le Soleil ». Le président du Conseil d’administration de la Sspp, Mamadou T. Wane, a déploré l’absence de communication et a conseillé au directeur général de s’ouvrir davantage pour le dialogue social. L’ancien journalise du « Soleil », Momar Seyni Ndiaye, suggère de repenser la structure du journal pour l’adapter à la sociologie du lectorat. « La responsabilité collégiale pour la bonne marche de l’entreprise doit être de rigueur avec une gestion pertinente et judicieuse des ressources humaines », a dit le secrétaire général national du Synpics, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye. Les mêmes préoccupations sont revenues, jeudi, lors de la fête organisée par le Syndicat des travailleurs libres du « Soleil » (Stls-Fc). Les échanges ont essentiellement tourné autour d’une meilleure gestion de l’entreprise. Le directeur général, Cheikh Thiam, a promis de renouer les fils du dialogue avec les trois syndicats, dans les prochains jours.

E. Massiga FAYE


Médias : La Fij forme 22 journalistes maliens en sécurité et premiers soins

La Fédération internationale des journalistes (Fij) a clôturé, le 1er mai 2013 à Bamako, la première « formation en sécurité et aux premiers soins » en faveur des journalistes du Mali. « La sécurité des journalistes est un gage de leur indépendance », cette assertion est bien prise en compte par nos confrères maliens. 22 d’entre eux viennent de bénéficier, à Bamako, d’une formation en sécurité et aux premiers soins, c’était du 29 avril au 1er mai dernier. Un communiqué de la Fédération internationale des journalistes(Fij) donne les précisions sur ce stage très spécial qu’elle vient d’organiser avec des journalistes de Bamako, mais aussi de Gao et de Tombouctou. Les participants ont acquis des connaissances  sur divers sujets concernant le thème de la sécurité tels que « la planification opérationnelle d’une mission des médias », « la sécurité personnelle », « les mouvements en zones de conflit », « les menaces balistiques et les mesures de protection », « la connaissance des enlèvements et risques spéciaux »,  « les émeutes, le désordre public, la sécurité de l'hébergement et du lieu de travail ». Ce stage a été une occasion d’échanger des expériences en ce qui concerne la couverture des zones dangereuses.   « En organisant cette première formation en sécurité, nous avons voulu apporter une réponse aux préoccupations de nos collègues du Mali qui, en ces moments difficiles, ont besoin d’être outillés pour mieux travailler en sécurité », a déclaré Gabriel Baglo, directeur Afrique de la Fij. Il compte poursuivre cette formation en sécurité à l’intention  des reporters avec le soutien de partenaires.
La formation des journalistes qui vient de s’achever s’inscrit dans la mise en œuvre du programme dénommé « Construire une culture de la sécurité et des droits de l'homme chez les journalistes du Mali ».   

J. PIRES


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