Smartphones

Nouvelle bataille judiciaire entre Samsung et Apple

SEOUL (Reuters) - Samsung Electronics a annoncé lundi avoir saisi la justice en Australie et au Japon pour demander l'arrêt de la vente de l'iPhone 4S d'Apple, qui viole selon lui certains de ses brevets.

Le constructeur sud-coréen avait annoncé son intention de faire de même en France et en Italie au lendemain du lancement de l'appareil.

"A la lumière de ces violations manifestes, Samsung pense que les ventes de ces appareils d'Apple doivent être interdites", dit la compagnie dans un communiqué.

Apple accuse de son côté Samsung d'avoir violé ses propres brevets pour développer sa gamme de combinés et de tablettes Galaxy. Depuis avril, les deux groupes ont lancé une vingtaine de procédures dans 10 pays.

La justice néerlandaise a rejeté vendredi dernier un recours formulé par Samsung, qui espérait obtenir un référé contre l'ensemble des produits Apple utilisant des technologies 3G, notamment l'iPad et l'iPhone.

L'iPhonemania toujours aussi vivace pour la sortie de l'iPhone 4S

L'iPhone 4S sort simultanément aujourd'hui dans sept pays. Comme à l'accoutumée, des fans ont fait la queue des heures, voire des jours devant les magasins, pour être les premiers à se le procurer.

es centaines de passionnés en quête du dernier modèle d'iPhone faisaient la queue dans la bonne humeur vendredi matin à Londres devant le plus grand magasin Apple du monde, parmi lesquels un homme qui dit avoir campé là depuis dix jours, a constaté une journaliste de l'AFP. Les employés d'Apple distribuaient des tickets - ce sésame garantit d'avoir un téléphone - et des boissons aux quelque 300 inconditionnels qui patientaient pour acheter l'iPhone 4S dans ce magasin situé à Covent Garden, au coeur de la capitale britannique.

Parmi eux, Rob Shoesmith, 30 ans, qui se présente comme un "énorme fan d'Apple", affirme avoir campé près du magasin depuis dix jours pour être sûr de pouvoir mettre la main sur le téléphone. Venu de Coventry dans le centre de l'Angleterre, il raconte avoir survécu en échangeant des petits accessoires Apple contre de la nourriture et des boissons. Duncan Hoare, 42 ans, un cambiste londonien, explique quant à lui que la mort du fondateur d'Apple Steve Jobs, décédé la semaine dernière d'un cancer à l'âge de 56 ans, lui avait "donné encore plus envie d'acheter l'iPhone". "J'étais bouleversé, je ne pouvais pas y croire. C'est ma mère qui me l'a appris. Il incarnait Apple", dit ce fan.

Dans la queue se trouvaient aussi des déçus du rival BlackBerry, qui vient de connaître une panne quasi-mondiale de trois jours. Comme Kat Golub, 22 ans, désormais convertie aux vertus de l'iPhone: "Cela fait des semaines que je veux changer. L'écran est plus grand (...) et puis j'ai eu des problèmes cette semaine", explique-t-elle. "Les BlackBerry ne marchent pas, ils sont lents", déplore aussi Alon Shalev, un étudiant russe de 22 ans, installé depuis deux jours devant l'Apple Store pour décrocher le smartphone tant convoité.

"Pour avoir mon iPhone, je suis venu à 22h hier, j'ai dormi sur place", raconte à l'AFP Marc, 34 ans, l'un des dix premiers à avoir reçu l'iPhone 4S au magasin Apple près de l'Opéra à Paris. De nombreux touristes de passage dans la capitale profitent de leur halte pour repartir avec le téléphone. "Je suis venu ici pour visiter mais comme au Brésil il ne sort qu'en décembre c'est la bonne occasion. Je serai l'un des premiers à l'avoir au Brésil!", se réjouit Ricardo, arrivé à 5h du matin. Selon les estimations de la sécurité, il fallait en moyenne trois heures avant de rentrer dans le magasin où certains ont déposé des fleurs en hommage à son fondateur Steve Jobs, décédé la semaine dernière d'un cancer à l'âge de 56 ans.

A Hambourg ou Francfort, des milliers de fans n'ont pas hésité à braver les températures proches de 0°. "Je voulais m'acheter l'iPhone 4 depuis longtemps déjà, mais j'ai préféré attendre la sortie de la version 4S. Maintenant je suis contente que cette attente de 6 mois soit enfin terminée!", a déclaré Rhea, une étudiante allemande de 23 ans originaire de Mainz. Face au grand nombre de précommandes "il pourra y avoir des retards", a reconnu René Obermann, directeur de la Deutsche Telekom au Bild am Sonntag.

Australie et Japon : les premiers à l'avoir

En Australie et au Japon aussi, les fans étaient au rendez-vous. Dans une ambiance joyeuse, des milliers de personnes se sont pressées devant les magasins Apple Store de Sydney et Tokyo, ainsi qu'aux abords des boutiques d'opérateurs de télécommunications.

"C'est fantastique. C'est une des plus belles sensations que j'aie connues", s'est exclamé Tom Mosca, 15 ans, qui a patienté 80 heures dehors dans la cité australienne. "Je l'ai fait en hommage à Steve Jobs dont la disparition m'a rendu très triste", a-t-il confié à l'AFP sur le trottoir où des fleurs entourent une photo du créateur d'Apple décédé la semaine dernière d'un cancer, à l'âge de 56 ans.

Mêmes scènes quelques heures plus tard à Tokyo, devant l'Apple Store de Ginza, le navire amiral de Softbank, troisième fournisseur de services mobiles, et un immeuble de son rival KDDI. "Je n'ai jamais fait la queue de ma vie pour acheter quelque chose. Mais je me suis senti obligé cette fois-ci parce que Steve Jobs est décédé et que ce téléphone sera sa création posthume", a déclaré à l'AFP Ryosuke Ishinabe, 24 ans, qui a campé trois jours et trois nuits devant le magasin Apple où ont été déposés des monceaux de pommes et de fleurs.

Dans le quartier huppé d'Omotesando, plusieurs centaines de personnes faisaient la queue devant le magasin Softbank, situé sur les "Champs Elysées" de Tokyo. "Je suis très impatient et impressionné qu'il y ait autant de monde et de journalistes", a commenté un jeune homme en tête de la longue file d'attente. Le PDG de Softbank, Masyoshi Son, a accueilli avec un immense sourire les premiers acheteurs. "Cet iPhones 4S n'est pas un produit, c'est une oeuvre", a déclaré M. Son en saluant la mémoire de Steve Jobs avec lequel il entrenait des relations tant amicales que professionnelles.

Le modèle 4S, évolution de la précédente version enrichie de composants plus puissants et de nouvelles fonctions logicielles, a été réservé à un million d'exemplaires durant les premières 24 heures dans le monde.

La première variante d'iPhone commercialisée dans l'archipel (qui était la deuxième d'Apple) n'a pas d'emblée séduit les Nippons, mais les suivantes ont acquis une grande popularité qui a permis à Softbank de gagner de nombreux nouveaux abonnés. Depuis, la plupart des fabricants de mobiles nippons (Sharp, NEC, Fujitsu, etc.) ont réagi et proposent des appareils rivaux de l'iPhone enrichis de fonctionnalités dont raffolent les Japonais, comme la réception directe de la télévision hertzienne ou les fonctions de billets de transport et porte-monnaie électroniques.

La nuit, l’iPhone cause à Apple

Laissé allumé la nuit, l’iPhone expédie des informations sur les points d’accès Wi-Fi qu’il a rencontrés récemment : c’est ce qu’affirme la Cnil, qui a espionné un modèle 3GS. Les données sont anonymes et cryptées, ne servant à Apple qu’à cartographier ces réseaux sans fil pour améliorer la géolocalisation.

Cet été, la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) avait prévenu qu'elle enquêtait sur la collecte des données de géolocalisation mis en œuvre par Apple sur l'iPhone. Le gendarme chargé de faire respecter la protection de la vie privée avait voulu pousser plus loin ses investigations après la découverte d'un fichier qui stockait l'ensemble des déplacements des utilisateurs de l'iPhone sur l'appareil. Elle l'a fait. Ce qu'elle détaille dans un communiqué intitulé Géolocalisation : l’iPhone bavarde pendant votre sommeil…

Il était apparu dans les premières enquêtes que le fichier n'était pas envoyé à Apple mais stocké en local sur l'iPhone. Cependant, la Cnil avait posé des questions à Apple sans obtenir de réponse, faisant encourir à la firme de Cupertino des sanctions pour « manquement caractérisé » à la loi informatique et libertés.

Ce mardi, la Cnil a publié des conclusions de son enquête, qui démontrent que l'iPhone envoie bien des données de géolocalisation à Apple durant la nuit. « Les experts de la Cnil ont mis sous surveillance un iPhone 3Gs connecté à un réseau Wi-Fi. Ils ont analysé ses communications et observé les données de géolocalisation qu'il transmet à Apple. La confidentialité de ces communications est protégée par le protocole de chiffrement SSL/TLS et il a donc fallu mettre en place un dispositif d'interception particulier pour accéder à leur contenu », raconte la Commission.

Il faudrait au moins informer…

« L'iPhone envoie à Apple des informations sur les points d'accès Wi-Fi qu'il a repérés dans les heures ou les jours précédents. Ces points d'accès Wi-Fi sont identifiés par leur adresse MAC associée à la force du signal mesuré et la position géographique (GPS) du téléphone au moment de la mesure (ainsi que d'autres données techniques complémentaires, à l'exclusion du SSID). »

Rien de grave cependant pour la Cnil, qui constate que « les communications entre l'iPhone et Apple ne contiennent pas d'identifiant unique ou autre information permettant d'identifier le téléphone », et que « ce choix technique, confirmé récemment dans un courrier par Apple, rend cette collecte en principe anonyme et élimine donc largement le risque de traçage des personnes ».

Alors qu'elle n'a pas encore émis d'avis sur la validité juridique du procédé, la Cnil estime qu'Apple devrait au moins informer les utilisateurs de cette collecte, qui lui permet de réaliser une base de données des points d'accès Wi-Fi à des fins de géolocalisation. Elle prévient également qu'elle conduit le même type d'enquête avec des systèmes mobiles concurrents, « notamment Android ».

Les smartphones Android de HTC accusés d’indiscrétions

Ouvrir à un démarcheur publicitaire ou un pirate le carnet d’adresses, les informations GPS et la liste des applications installées : c’est ce que permettent les téléphones HTC utilisant Android, d’après des informaticiens

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Le blog d’Android Police explique comment les derniers smartphones Android du taïwanais HTC (comme les Thunderbolt et Evo) ouvrent toutes grandes les portes des données personnelles. Le logiciel HtcLogger serait le coupable. Son objet est en lui-même inquisiteur puisqu’il collecte toutes sortes de données pour les envoyer au constructeur à des fins statistiques, pour améliorer ses produits. HtcLogger récupère les numéros de téléphone, la dernière position GPS, les connexions réalisées, les applications installées, celles en cours d’utilisation et la configuration matérielle.

Il est possible de désactiver ces envois qui ne sont destinés qu’à HTC. Mais la collecte, elle, est toujours réalisée et, de plus, une autre application ouvrirait une faille béante, selon les investigations publiées par Android Police. Elle s’appelle AndroidVNCServer. Comme l’indiquent les trois lettres VNC (Virtual Networking Computing), elle crée une fonction de serveur local permettant de prendre le contrôle à distance d’un ordinateur, en l’occurrence le smartphone.

Portes ouvertes

Or, expliquent Artem Russakovskii, Justin Case et Trevor Eckhart, plusieurs fonctions de HtcLogger peuvent s’utiliser sans contrôle d’aucune sorte. En conséquence, une application tierce, que l’on vient de télécharger, ou une publicité, peuvent accéder aux informations personnelles du smartphone. En informatique, on appelle cela une faille ou une vulnérabilité, comme on voudra.

L'éventualité d'un piratage semble à prendre au sérieux. On se souvient que cette année, Google avait supprimé des applications transportant un cheval de Troie destiné aux téléphones Android. Plus étonnant, l'entreprise avait littéralement nettoyé les smartphones à distance en supprimant les applications infectées à l'intérieur.

D’après The Tech Herald, l’entreprise taïwanaise a promis de s’intéresser au problème et même de publier une mise à jour « dès que nous aurons pu vérifier l’exactitude de cette réclamation ».

Tic : Steve Jobs, visionnaire fondateur d'Apple qui a «changé le monde», est mort

Le co-fondateur d'Apple Steve Jobs, génie visionnaire qui a «changé le monde» et s'est hissé au rang des plus grands inventeurs américains, a perdu sa bataille contre le cancer, déclenchant jeudi une avalanche d'hommages d'un bout à l'autre de la planète.
Terrassé mercredi par un cancer du pancréas à 56 ans, Steve Jobs, avait co-fondé la firme à la pomme dans le garage de ses parents en 1976 avec Steve Wozniak. En 2011, Apple est devenue l'une des deux plus grosses sociétés du monde avec le pétrolier ExxonMobil, pesant environ 350 milliards de dollars en Bourse.
Entre-temps, Steve Jobs a orchestré le lancement des produits vedettes de la marque: de l'ordinateur Macintosh en 1984 à l'iMac en 1998, en passant par le baladeur numérique iPod (2001), le téléphone multifonction iPhone (2007) ou encore la tablette iPad en 2010, autant d'objets devenus omniprésents.
Devant sa maison de brique à deux étages, à Palo Alto (Californie), des inconditionnels d'Apple, la mine défaite, se sont rassemblés jeudi face à un autel improvisé fait de fleurs, de messages d'hommage et de pommes croquées imitant le légendaire logo de la marque co-fondée par Steve Jobs. Beaucoup ont immortalisé leur pèlerinage en prenant des photos... avec leur iPhone, un des produits phares lancés par Jobs. "Il n'y a peut-être pas de meilleur hommage à la réussite de Steve que le fait que beaucoup de gens aient appris la nouvelle de son décès grâce à un objet qu'il a inventé", a remarqué le président américain Barack Obama. "Steve était l'un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu'il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire", a estimé M. Obama.
Né à San Francisco le 24 février 1955, Steve Jobs souffrait de graves problèmes de santé depuis plusieurs années. Il avait été atteint en 2004 d'une forme rare de cancer du pancréas et avait subi une transplantation du foie en 2009. En congé maladie depuis janvier dernier, il avait annoncé sa démission de son poste de directeur général le 24 août, cédant les rênes à son numéro deux Tim Cook.

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