Cinema

LUC AIME DANSOU, Producteur : « Le Festival du théâtre du Bénin vise à rapprocher les peuples »

Ancien secrétaire général de l'Union des journalistes de la presse privée du Bénin, Luc Aimé Dansou est un grand producteur d’artistes. Dans cet entretien, l’acteur culturel parle de la situation artistique et du Festival international du théâtre du Bénin (Fitheb). Selon lui, cet événement, prévu du 6 au 14 décembre 2014, vise à rapprocher les différents peuples.   

Comment se porte le monde artistique au Bénin ?
Le monde artistique au Bénin se porte bien dans la mesure où nous avons des acteurs culturels (des artistes, des journalistes et autres promoteurs culturels) qui font correctement leur boulot. Toutefois, il est bon de préciser que notre pays n’échappe pas à cette crise. Au Bénin, contrairement à l’Europe, lorsque vous êtes artiste, il vous faudra ajouter le mot « professionnel » pour montrer que vous ne faites que ça. C’est tout le sens du combat pour l’adoption du document relatif au statut de l’artiste. Celui-ci exige la création d’une Maison des artistes. En attendant, il faut dire que tout se passe au gré de la volonté des autorités politiques par rapport à la capacité des acteurs mêmes à défendre leurs propres intérêts et à aller de l’avant dans le cadre de leur profession. Aujourd’hui, nombreux sont des artistes qui veulent aller tout seul. C’est pour dire que rien n’est acquis définitivement, le combat continu pour une meilleure prise en charge des artistes et des acteurs culturels.

Qu’en est-il de la relation journaliste et acteur culturel ?
Dans tous les pays du monde, les journalistes et les artistes entretiennent un rapport de collaboration ou de coopération. Au-delà de l’information, l’artiste qui a forcément besoin de visibilité sollicite les services du journaliste pour s’occuper soit de sa communication soit d’un événement artistique quelconque. Tant que les acteurs se comprennent, les choses vont toujours bien. Nonobstant les rares incompréhensions, les relations entre journalistes et artistes sont au beau fixe. Ceci dit, il faut toujours discuter et échanger afin de maintenir  les meilleures relations possibles.

Parlez-nous du Fitheb 2014…
Le Fitheb se définit comme le Festival international du théâtre du Bénin. Créé en 1990 sur l’initiative des Béninois Antoine Dadélé, metteur en scène et directeur de la recherche et des échanges culturels au ministère de la Culture à l’époque, et Tola Koukoui, metteur en scène et directeur du Théâtre Kaïdara, le Fitheb vise, entre autres, à enrichir et élever le niveau de la création et de la production artistique et culturelle, à développer la capacité de la culture et à accroître la production, mais surtout à favoriser la compréhension entre les nations et les peuples par les échanges culturels. C’est l’un des plus grands rendez-vous du théâtre en Afrique. Cette grande rencontre d’échanges est le seul qui a toujours bénéficier de l’appui du gouvernement béninois. D’où le sens de la présence des pays du continent africain, asiatique, européen, entre autres, au Bénin.  Cependant, il faut reconnaître que malgré les 80 % du budget que le gouvernement lui consacre, les difficultés ne manquent pas dans l’organisation du Fitheb. Il était prévu du 29 novembre au 7 décembre prochain. Finalement, cette 12ème édition ne se tiendra qu’à la date du 6 au 14 décembre 2014. A en croire les organisateurs, le réaménagement du calendrier est essentiellement lié à la tenue de la 15ème édition du sommet de la Francophonie qui se déroulera du 29 au 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal. Le directeur intérimaire du Fitheb, Ousmane Alédji, a déclaré au cours d’une rencontre avec la presse, que la particularité de cette édition sera la présence effective à Cotonou non seulement des professionnels de théâtre du continent africain, mais aussi des acteurs culturels du monde entier. Ainsi, il est inscrit au programme 105 spectacles qui seront animés par plus de 450 festivaliers, ceci pour la valorisation de la richesse culturelle béninoise. L’édition 2014 se déroulera dans trois grandes villes du Bénin, notamment à Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Il est non seulement transitoire, selon M. Alédji, mais aussi une édition de réorientation et de repositionnement du Fitheb parmi les plus grands carrefours artistiques et culturels du monde.

Au Bénin, le théâtre nourrit-il son homme ?
C’est une fortune diverse pour les artistes. L’art ne nourrit pas toujours son homme. Si certains tirent leur épingle du jeu, d’autres tirent les marrons du feu. D’où l’intérêt de l’unité des acteurs culturels pour une meilleure amélioration de nos conditions de vie.

Propos recueillis à Cotonou par notre envoyée spéciale, Tata SANE


Le Maroc va « développer davantage » la coproduction avec l'Afrique

Le nouveau directeur général du Centre cinématographique marocain (Ccm), Sarim Fassi Fihri, a assuré qu'il travaillera à « développer davantage » la politique de coproduction que le Maroc entretient avec le reste de l'Afrique depuis une trentaine d'années, tout en veillant à ce que les films soient distribués et vus au (sein du royaume) Maroc.
Le nouveau directeur général du Centre cinématographique marocain (Ccm), Sarim Fassi Fihri, a assuré qu'il travaillera à « développer davantage » la politique de coproduction que le Maroc entretient avec le reste de l'Afrique depuis une trentaine d'années, tout en veillant à ce que les films soient distribués et vus au (sein du royaume) Maroc.
« Nous allons voir comment on peut développer davantage cette option. Si ce n'est pas mieux, ce ne sera pas moins. Evidemment, on continuera de développer les rapports avec le reste de l'Afrique, dans la mesure de nos possibilités. Mais on continuera de les développer », a-t-il dit dans un entretien accordé à l'envoyé spécial de l'Aps à la 12ème édition du Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger (13-18 octobre).
« Maintenant, il y a autre chose, a ajouté M. Fihri : depuis environ trente ans, la coproduction n'a pas profité aux Marocains. Tous les films qu'on a coproduits avec le reste de l'Afrique n'ont pas été exploités au Maroc. Ce que je souhaiterais, c'est que, justement, ces films soient vus ici. »
Il a précisé que « la plupart de ces films appartiennent, en termes de droits, au Ccm, au moins pour le territoire marocain », trouvant « dommage » qu'ils n'aient jamais été exploités. « Il va falloir qu'on trouve une solution pour les mettre dans les circuits de la distribution et de l'exploitation », a insisté M. Fihri.

(Aps)


7ème édition de « LA FABRIQUE DES CINEMAS DU MONDE » : Les inscriptions ouvertes jusqu’au 8 décembre prochain

Dans le cadre de la 7ème édition de « La fabrique des cinémas du monde », les inscriptions sont déjà ouvertes et ce jusqu’au 8 décembre prochain.

Jusqu’au 8 décembre prochain, les postulants à la 7ème édition de « La fabrique des cinémas du monde » peuvent s’inscrire en ligne sur l’adresse : http://www.lescinemasdumonde.com ainsi que sur le site de l’Institut français. Et cela, rappelle un communiqué, dans la limite des 120 dossiers éligibles. « La fabrique des cinémas du monde », conçue par l’Institut français, en étroite collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le Festival de Cannes et le Marché du film, est destinée à favoriser l’émergence de nouv Save eaux talents issus des pays du Sud. Le programme soutient les projets de jeunes talents qui développent un premier ou deuxième long-métrage. Depuis 2012, informe ce document, la sélection des projets de « La Fabrique » s’est renforcée à travers un appel à candidatures international. Les projets sont désormais sélectionnés à un stade de développement plus avancé leur permettant de profiter pleinement de toutes les opportunités offertes par le Festival de Cannes. Ce faisant, 8 à 10 projets sont retenus chaque année par le comité de sélection et les réalisateurs sont invités avec leurs producteurs pour la durée du festival. Leur participation à « La fabrique des cinémas du monde » leur donne un accès privilégié à différentes activités que sont, entre autres, « Producers Network, producers workshops, Cannes court-métrage ; déjeuners professionnels, sélections parallèles... ». Toujours d’après cette même source, depuis 2009, « La Fabrique des cinémas du monde » a accueilli et accompagné plus de 90 réalisateurs et producteurs en provenance de 46 pays, dont 20 francophones, 52 projets de 1er ou 2ème long-métrage, 30 longs-métrages présentés au Marché du Film, 30 courts-métrages présentés au Short film corner. En outre, depuis 2012, 60 à 80% des projets ont conclu des accords de coproduction et 7 réalisateurs de « La fabrique » ont reçu l’aide aux cinémas du monde. « La fabrique des cinémas du monde » permet aux réalisateurs de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, adapté à l’état d’avancement de leur projet et à leur niveau d’expérience professionnelle, mais aussi à apprendre à se positionner sur les marchés et développer un réseau professionnel.
Pour être éligible, le postulant doit être issu d'un pays éligible, son projet doit être un 1er ou 2ème long-métrage cinéma de fiction, documentaire ou d'animation et avoir un producteur local ou issu d’un pays éligible et ayant déjà produit un court ou un long-métrage dans les cinq dernières années. Aussi, chaque réalisateur ou société de production ne peut présenter qu'un seul projet de film avec un budget prévisionnel du film qui doit être inférieur à 3 millions d'euros. A cela s’ajoute le fait que les coproducteurs du projet ne peuvent postuler directement, mais doivent être identifiés dans le formulaire. Le Sénégal fait partie des pays éligibles.

I. BA


Trophées Francophones du Cinéma 2014 : Le Sénégal nominé dans 7 catégories

La deuxième édition des Trophées francophone du cinéma a démarré, depuis mardi, par la projection du film « Des Etoiles » de la cinéaste sénégalaise Dyana Gaye. Pour cette édition, le Sénégal arrive en tête avec 7 nominations, notamment dans les catégories Long-métrage et Court-métrage.

Les Trophées francophones de cinéma, qui en sont à leur deuxième édition, se sont ouverts mardi avec, à l’affiche, le film « Des Etoiles » réalisée par la Sénégalaise Dyana Gaye. Ce film qui met en scène trois personnages (Sophie, Abdoulaye et Thierno), englués dans des situations complexes car étant sortis de leurs milieux naturels, est en lice pour le trophée du Long-métrage. D’ailleurs, pour cette présente édition des Trophées francophones du cinéma, le Sénégal sera très bien représenté au titre des nominations. En effet, notre pays est en lice pour remporter la palme dans 7 catégories, ce qui le place en tête des pays africains ayant obtenu le plus de nominations pour cette édition.
Ainsi, outre le film précité, le Sénégal est en course pour remporter le trophée du Court-métrage avec « Mille Soleils » de Mati Diop, pour le trophée de la meilleure interprétation féminine avec Marième Demba Ly pour sa prestation dans le film « Des Etoiles », le trophée du Second rôle féminin avec Mata Gabin dans le même film. L’acteur Souleymane Sèye Ndiaye est en lice pour décrocher le trophée du Second rôle masculin toujours dans le film « Des Etoiles ». Ce film est également nominé dans la catégorie du trophée du meilleur scénario de même que pour le trophée de la Contribution technique.  Au départ, 34 longs-métrages et 12 courts-métrages en provenance de 20 pays différents avaient été soumis aux membres de l’Académie francophone du cinéma. À l’issue de ce premier tour de vote, les nominations se sont réparties sur 22 longs-métrages et 5 courts-métrages en provenance de tous les horizons de la Francophonie. Tous ces films seront projetés à l’Institut français de Dakar, du 7 au 15 octobre. « L’ensemble des nominations représente un palmarès éloquent et très diversifié qui témoigne de la richesse et de la créativité du cinéma francophone », a déclaré Henry Welsh, le président de l’Atf Ciné. Et M. Welsh de se réjouir du fait que sur les 16 pays représentés dans ces nominations, les films provenant du continent africain soient en tête avec 22 nominations réparties sur 13 films représentant 7 pays. A part le Sénégal, l’Algérie, le Maroc, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la Tunisie et la Côte d’Ivoire ont été également nominés dans différents catégories.  Les pays du nord sont, eux aussi,    bien présents avec notamment la France qui a le même nombre de nominations que le Sénégal. Il y a aussi la Belgique, le Québec/Canada, la Grèce, la Suisse, le Luxembourg et la Roumanie. Les autres nominations restantes se répartissant entre le Cambodge et le Liban.
Le communiqué souligne que les 10 lauréats distingués à l’issue du second tour de vote seront dévoilés lors de l’émission spéciale de remise des Trophées francophones du cinéma, présentée par Michel Drucker et diffusée le 3 novembre sur l’ensemble du réseau de TV5Monde.

Elhadji Ibrahima THIAM


Festival de cinéma africain de Cordoue : La 11ème édition prévue du 15 au 19 octobre prochain

En partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, l’Institut Halal, l’Institut français…, la 11ème édition du Festival de cinéma africain de Cordoue (Fcat) aura lieu du 15 au 19 octobre prochain, en Espagne.
L’édition 2014 du Festival de cinéma africain de Cordoue (Fcat) est prévue du 15 au 19 octobre prochain. Pour cette 11ème édition, un échantillon de 40 titres non compétitifs, qui sont passés dans les 10 dernières éditions, sera présenté.  Le Fcat de cette année, informe un communiqué reçu à la rédaction, comprend des sessions dynamisées avec différents groupes issus de la ville de Cordoue (Espagne) qui rassemble des femmes, des personnes âgées, des handicapés, des syndicats, des clubs sportifs… Il y aura également un espace consacré aux films et au dialogue avec la participation des écoles et des collèges, et en collaboration avec l'Institut Halal.
Le programme sera complété par la réalisation de la 2ème édition du Forum de la critique de cinéma, lequel s’inscrit dans le cadre du Programme « Propos Aecid ». En outre, informe ce communiqué, le Fcat a voulu rendre hommage à l'affiche de l'édition 2014 au  peintre Julio Romero de Torres, sur le 140ème  anniversaire de sa naissance qui tombe le 9 novembre prochain. Cette une réinterprétation de l'œuvre « Les Sœurs de Santa Marina (1915) », qui est faite par le photographe Javier Hirschfeld.
La photographie fait partie de l'exposition « Más morena », qui peut être vue du 10 au 19 octobre.  Hirschfeld revisite dans cette série de photographies le travail de Romero de Torres et pose un parallélisme entre la vie quotidienne sénégalaise sur l'île de Gorée et les manières de l'artiste de Cordoue par la figure de la femme, dans ce cas de l'Afrique. Le Fcat  n'est pas seulement un espace de projection de films, il est aussi un lieu de rencontre et de dialogue entre réalisateurs et public, entre distributeurs et bailleurs de fonds, en vue de consolider la coproduction filmique, africaine surtout.

Ibrahima BA


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