Cinema

Le Festival du film de Beijing ouvre une fenêtre sur le monde

Fest Film BeijingLe 7ème art chinois est en pleine croissance. Ce dynamisme se reflète au niveau des œuvres produites, mais aussi des manifestations cinématographiques organisées un peu partout dans le pays. L’un des plus importants est le Festival international du film de Beijing. L’ouverture de la 4ème édition a eu lieu, mercredi dernier, en début de soirée, au National Centre for Performing Arts.

A Beijing, le National Centre for Performing Arts attire le regard des touristes. L’imposant bâtiment, avec son architecture en forme de dôme, se trouve à la Place Tiananmen, juste en face de la Cité interdite et du grand poster de Mao Zedong qui semble surveiller les lieux de son regard placide. L’endroit abrite, chaque année, l’ouverture du Festival international du film de Beijing. L’événement est organisé par l’Administration de l'État pour les médias et le cinéma et est sponsorisé par la firme China Unicom et de nombreuses autres grandes sociétés chinoises. Pour la 4ème édition, les organisateurs ont vu grand. Des stars internationales telles l’Américain Oliver Stone, les Français Jean Reno, Jean-Jacques Annaud et Dany Boon (qui y présente en avant-première « Eyjafjallajökull », son tout nouveau long-métrage au titre imprononçable),  le Mexicain Alfonso Cuaron (réalisateur de « Gravity ») et de nombreuses autres célébrités ont été invitées.

Lors de la clôture du festival, prévue le 23 avril prochain, un jury international va décerner les trophées dénommés « Tiantan ». Ce jury est dirigé par le célèbre cinéaste chinois (né à Hong Kong), John Woo, qui aura à ses côtés d’autres personnalités du 7ème art telles que la comédienne italienne Maria Grazia Cucinotta, le réalisateur chinois Lu Chuan, le cinéaste irlandais Jim Sheridan, le producteur espagnol Vicente Gomez, etc. Ils vont décortiquer et analyser des films venus des quatre coins du monde, parmi lesquels « Hope » du Coréen Jun-ik Lee, « Partner » du Chinois Peter Chan, « Une promesse » du Français Patrice Leconte, « Zoran, my nephew the idiot », un film italo-slovaque de Matteo Oleotto, « Siddharth », une coproduction indo-canadienne de Richie Mehta, « Ilo Ilo » de Anthony Chen de Singapour… Au total, quinze longs-métrages sont en compétition officielle et vont tenter de décrocher le « Tiantan » au soir du 23 avril.
 
Stars et paillettes
Le Festival international du film de Beijing, à l’image des grands événements cinématographiques, a aussi son côté glamour avec des stars, des paillettes, un tapis rouge et des groupies et fans surexcités qui se massent devant l’entrée du National Centre for Performing Arts pour voir de plus près leurs idoles. Lors de la cérémonie d’ouverture, les stars ont rivalisé de sourires, de costumes et de robes de luxe, au grand bonheur des caméramen et photographes. Des centaines de cinéphiles avaient, dès 17 heures, pris d’assaut les abords des lieux qu’ils avaient rallié par bus, métro ou taxi.  
L’ouverture du festival a été marquée, mercredi soir, par la projection du film français «La Belle et la Bête» réalisé par Christophe Gans et dont les rôles principaux sont tenus par Léa Seydoux et Vincent Cassel. Le festival de Beijing se positionne comme un lieu incontournable du 7ème art mondial. Son ambition est d’être aussi bien couru que les autres grands événements tels que Cannes, Berlin ou Toronto. La Chine, avec ses 18.000 écrans de cinéma (la France n’en compte que 5.500) est devenue incontournable pour les producteurs qui veulent rentabiliser leurs films. D’ailleurs, un forum sur la coproduction, un marché du film, une rencontre sur la créativité et d’autres activités annexes sont organisées afin de favoriser les échanges entre les professionnels chinois et ceux des autres parties du monde.

De notre correspondant permanent, Modou Mamoune FAYE


Festival « CINE DROIT LIBRE » : Le développement de l’Afrique au cœur d’un forum

Dans le cadre du Festival de films sur les droits humains et la liberté d’expression, « Ciné droit libre », intellectuels et acteurs culturels africains se sont penchés hier sur la problématique de l’avenir du continent noir à travers le thème : « Où va l’Afrique ?»  
«Où va l’Afrique ? » C’est  autour de cette question que d’éminents intellectuels et acteurs du monde de la culture se sont penchés hier, à l’occasion  du grand forum organisé au troisième jour du  Festival de films sur les droits de l’homme et la liberté d’expression, « Ciné droit».
Selon les panélistes, à l’heure où le continent semble se trouver dans une sorte de tournant, une impasse, la question de comment envisage-t-il son avenir est plus que d’actualité. Pour l’écrivain Doumbi Fakoly, le problème fondamental de l’Afrique est d’abord culturel. « Il faut que nous sachons qui nous sommes. Quand on ne sait pas qui on est, on ne peut pas savoir où on va », a-t-il a indiqué, invitant les citoyens africains à se ressourcer dans leurs vraies valeurs. De l’avis de l’auteur de « Complot contre la jeunesse africaine », les pays du continent sont  confrontés à 4 maux que sont le « Franc Cfa, la franc-maçonnerie, la diplomatie de la mendicité et la corruption ».  
A propos du Franc Cfa, Doumbi Fakoly estime qu’aujourd’hui 50%   des recettes d’exportation des pays de la zone « Franc » sont déposés dans un compte opérationnel au trésor public français qui les gère.  « Quand nous avons besoin de cet argent, nous en faisons la demande et la France est libre de prendre le temps qu’il faut avant de nous donner ce dont nous avons besoin. Le FCfa est une douleur », a-t-il indiqué, ajoutant que sans indépendance financière, il est impossible pour nos pays de réaliser quoi que ce soit.

Lutte contre la corruption
L’autre écueil auquel fait face le continent, a souligné l’écrivain, concerne «la diplomatie de la mendicité». D’après lui, les Européens ont fait une fixation sur l’argent, obligeant les dirigeants africains à ne voir que cela, au moment où ils sont assis sur des richesses émanant des ressources naturelles. C’est pourquoi, a ajouté Fakoly, les pays occidentaux ont « besoin de nous dominer pour pouvoir exploiter nos ressources naturelles ».
Sur la corruption faisant partie des facteurs bloquant l’émergence africaine, il affirme que c’est un phénomène qui touche tout le monde. Pis, a fait comprendre Doumbi Fakoly, l’argent de la corruption n’est pas utilisé « dans nos pays pour aider à créer des industries et donner du travail à la jeunesse ». Il est plutôt exporté dans des comptes bancaires à l’étranger. Pour la résolution de ces maux qui impactent sur le développement de l’Afrique, l’écrivain suggère un ancrage dans « nos valeurs ».  
Dans sa contribution, Didier Awadi a, pour sa part, souligné la nécessité d’une révolution pour les pays africains s’ils veulent réellement changer leur société et s’attaquer aux vrais problèmes. D’après lui, depuis l’indépendance les systèmes proposés n’ont pas porté leurs fruits. Toutefois, a-t-il déclaré, les Etats ne sont pas encore prêts à aller vers la révolution.
De son côté, l’écrivain malien, Aminata Traoré, a relevé les failles liées à la qualité des systèmes politiques et économiques dans le  continent. Elle a fait part de l’immense défi lié à la sécurité auquel les pays africains sont confrontés.

Ibrahima BA


Fonds de promotion du cinéma : Près de 80 projets dans différents genres déposés

Hugues Diaz, directeur de la cinématographie, a tiré les enseignements de la visite du directeur du Centre de la cinématographie marocaine, Nour-Eddine Sail. Celui-ci a séjourné au Sénégal du 27 au 28 mars derniers, sur invitation du ministère de la Culture et du Patrimoine. Depuis des années, le Sénégal est en accord de coproduction et d’échange cinématographique avec le Maroc. Dans la perspective de la mise en place de l’industrie cinématographique sénégalaise, Diaz juge, dans un entretien avec « Le Soleil », pertinent d’inviter un pays frère qui a réussi dans ce domaine. Pour M. Diaz, « il fallait voir ensemble les pratiques qui ont valu au Maroc de bien se positionner dans le monde du septième art ».
Pour le directeur de la cinématographie, l’enseignement à retenir est que le cinéma sénégalais doit s’adosser à des substrats endogènes. « Il ne pourra se faire qu’avec les Sénégalais au travers d’un engagement de l’Etat du Sénégal, mais aussi des professionnels et des populations sénégalaises », souligne Hugues Diaz. Il insiste sur la nécessité d’avoir un mécanisme d’appui à la production sans lequel rien ne peut se faire. « Il est heureux en 2013-2014 que le Fonds de promotion de l’industrie cinématographie et audiovisuel (Fopica) ait été alimenté pour la première fois », se réjouit Diaz, précisant que l’appel à projets a été clôturé le 17 mars dernier. A cet effet, informe-t-il, près de 80 projets ont été déposés dans les différents genres cinématographique et audiovisuel : longs métrages (fiction, documentaire), films d’animation, téléfilms et séries. « Nous devons soutenir ces projets avec ce fonds structurant qui permet à des boîtes de production de voir le jour. Ce qui n’était pas le cas avant », estime Diaz.  
Il détaille les critères qui ont concouru à cet appel à projet ; il fallait que tout projet de film ou de téléfilm soit porté par des sociétés de production. « Aujourd’hui, on aura une base de données claire des sociétés de production. C’est un point positif », se félicite le directeur de la cinématographie.
Dans l’expérience marocaine aussi, il y a ce qu’il convient d’appeler la gestion même du cinéma. Toute la politique cinématographique marocaine repose sur un organisme, une structure, le Centre national cinématographique marocain qui est un établissement public à caractère administratif, technique et commercial» observe Diaz. Ce qui n’est pas le cas pour le Sénégal. C’est pourquoi, prioritairement, comme le président Macky Sall l’a souhaité, il nous invite à une modernisation de l’industrie cinématographique sénégalaise pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le développement économique, social et culturel du pays». L’approche rejoint les conclusions du séminaire résidentiel sur le cadre réglementaire du septième art sénégalais tenu en juin 2012. « Nous allons vers l’application de tout ce dispositif », assure Hugues Diaz. Il cite le dispositif réglementaire qui existait, notamment la délivrance de la carte professionnelle.
Diaz signale que les premiers spécimens ont été conçus. Il informe que d’ici peu cette carte professionnelle sera lancée. « Cela va nous permettre d’avoir avec précision le nombre de personnes qui exercent une activité professionnelle dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel », prédit le directeur de la cinématographie. Celui-ci évoque également des avantages induits pour les détenteurs de cette carte.
L’autre aspect pour lequel le Sénégal va convoquer l’expertise marocaine, c’est dans le domaine du registre public.
« C’est à la fois une disposition contenue dans le code cinématographique sénégalais mais qui n’a jamais été appliquée », relève Diaz. Il explique que le registre public, c’est la transparence dans le secteur en matière de contrats établis et conformes à la législation sénégalaise : respect des barèmes des cachets (acteurs, techniciens, etc.), conformité des contrats avec le droit sénégalais. « Nous comptons exécuter ce dispositif en 2014 pour avoir réellement les données », avance Hugues Diaz.

Hugues Diaz, directeur de la cinémaotgraphie : « Nous allons vers une sécurisation des salles de cinéma »

Hugues Diaz, directeur de la cinématographie, a parlé de l’implication de l’Etat du Sénégal dans la rénovation des salles de cinéma. « Nous avons choisi comme critère des salles qui n’avaient pas arrêté leur activité cinématographique. Le but est de donner un coup de pouce et montrer que l’Etat est là qu’il va soutenir de façon ardue la production », explique-t-il. Mais, en amont, tempère Diaz, « il nous faut des structures de diffusion qui puissent montrer ces contenus dans des espaces indiqués que sont les salles ». Une manière, selon le directeur de la cinématographie, de répondre à ceux qui disent qu’il n’y a plus de salle de cinéma au Sénégal. « Il y a n’en qui étaient là, qui fonctionnaient mais qui connaissaient d’énormes difficultés », rappelle Hugues Diaz. Il annonce dans la foulée qu’une sécurisation, une modernisation de ces salles est en vue. Il énumère des salles rénovées et équipées, implantées dans des quartiers populaires : Awa (Pikine), Médina (Médina), Christa (Grand Yoff), Bada Ciné (Gueule Tapée). Aujourd’hui, affirme le directeur, « nous voulons créer toute une économie autour de ce secteur ».

E. M. FAYE


Festival « CINE DROIT LIBRE » : Films, débats, master class, concert pour une première à Dakar

La question des droits humains, de la liberté d’expression sera au centre de la première édition du festival « Ciné droit libre » qui se tient du 14 au 19 avril à Dakar.

Après le Burkina Faso, le Niger et le Togo, le Sénégal s’apprête à accueillir la première édition du festival « Ciné droit libre ». En ouverture, c’est le film « Mandela : un long chemin vers la liberté » réalisé par Justin Chadwick qui sera projeté le 14 avril à 20h30 à l’Institut français. Organisé par l’Ong Article 19, Studio Sankara et Semfilms Burkina avec le soutien de l’Open Society institute for west africa (Osiwa) et de l’Institut français de Dakar, l’événement se déroulera du 14 au 19 avril. Lors de la conférence de presse de présentation, Afia Asara-Kyei, représentante d’Osiwa, a expliqué les enjeux de la manifestation qui tournent autour de l’attachement aux principes de démocratie et de justice sociale. Au regard de Kyei, ce festival sera une plateforme pour promouvoir un dialogue fécond sur les problématiques des droits humains et de la liberté d’expression. Elle a magnifié le rôle didactique que joue le film dans la promotion de ces valeurs. Pour Afia Asara-Kyei, l’intérêt se résume, en plus de la justice, à une meilleure compréhension des défis. « Il faudra se souvenir des opprimés, des victimes d’injustice, encore nombreux en Afrique », relève la représentante d’Osiwa.
« Ciné droit libre» est présenté comme un festival alternatif consacré aux films sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique. Selon les explications de Luc Damiba, organisateur en chef, le festival est bâti autour du triptyque : «un film, un thème, un débat » avec cette interrogation : «Où va l’Afrique? ». Damiba a rappelé l’esprit de l’événement né au Burkina Faso il y a une dizaine d’années, qui est d’aller contre la censure en amenant les films polémiques au plus près des citoyens d’où l’idée de son itinérance.
 
En contournant les censures, les organisateurs de « Ciné droit libre »  proposent une plateforme de nouvelles formes de diffusion alternative de films souvent qualifiés de « politiquement incorrects », des films qui dérangent les consciences de certains leaders politiques, des films polémiques mais surtout des films éducatifs.
Le festival sera rythmé par des soirées thématiques au cours desquelles seront projetés vingt films, suivis de débats, dont « Touba » de la réalisatrice Elizabeth Chai Vasarheyli, « Hissene Habré : Traque d’un dictateur » de Florent Chevolleau, « 7 jours à Kigali : la semaine où le Rwanda a basculé » de Mehdi Bâ et Jeremy Frey, « Le président » du Camerounais Jean Pierre Bekolo, « Borry bana : le destin fatal de Norbert Zongo » de Luc Mamiba et d’Abdoulaye Diallo.
Prenant la parole, Charles Vieira Sanches, chargé de programme Senior à Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest, a estimé que l’important pour « Ciné droit libre » est de poser les thématiques qui interpellent l’Afrique : justice, impunité, liberté d’expression, leadership, gouvernance. « Nous voulons que cela soit un festival populaire qui se déroulera dans différents lieux de Dakar : Pikine, Keur Massar, Gorée, Ucad, Institut français, etc. », a souligné Sanchez.
La note finale de cette première édition de « Ciné droit libre » à Dakar sera donnée le 19 avril à 21h à l’Institut français, par « Les grandes gueules » que sont Didier Awadi (Sénégal), Smockey (Burkina Faso) et Monza (Mauritanie).

E. Massiga FAYE


Le long-métrage « Des étoiles » de Dyana Gaye projeté à Rufisque

Le film « Des étoiles » de la réalisatrice Diana Gaye a été projeté à Rufisque samedi dernier. Une ville où les salles de cinéma sont toutes fermées et les gens ont perdu l’habitude de voir des films.

Après Dakar qui a reçu l’avant-première du long-métrage de Dyana Gaye, le public rufisquois a accueilli la projection du film « Des étoiles » de la réalisatrice d’origine sénégalaise. C’était samedi dernier, dans l’enceinte du centre culturel Maurice Guèye de la fondation Sococim avec une affluence moyenne. La trame du film se déroule entre les villes de Turin, Dakar et New-York. Sophie qui est partie voir son mari en Italie ne le trouvera pas. Entre temps, Abdoulaye a quitté la ville italienne pour aller à New York, ville où il connaîtra le chômage, la galère ; loin de cet Eldorado dont il rêvait. A Dakar, la famille de Sophie connaît le deuil, suite à la mort de son beau-frère, El Hadj Fall. Sa tante Aminata et son cousin Thierno sont revenus des Etats-Unis pour se refaire une vie, après plusieurs années passées hors du pays. Si le retour se passe plus ou moins bon pour son cousin Thierno, musicien dans l’âme, ce n’est pas le cas de sa tante qui ne s’entend presque pas avec sa sœur aînée. Tandis que ses parents s’inquiètent pour elle, Sophie qui n’a plus de nouvelle de son mari Abdoulaye, tente de se refaire une nouvelle vie à Turin avec un autre homme…d’origine ukrainienne.
Pour le coproducteur Oumar Sall, le film « Des étoiles » essaie de parler de l’immigration autrement. « On s’est plus intéressé au destin des personnes, à leur vécu une fois arrivées ». En effet, que ce soit Abdoulaye ou Sophie, chacun dans le film prend ses responsabilités et s’assume pleinement. « Des étoiles » renvoit aussi à ce que nous partageons tous et chaque personne a son étoile. L’administratrice de la Fondation Sococim, Patricia Diagne, a souligné à cette occasion que le fait de projeter « Des étoiles » participe de sa volonté de susciter le goût du film à Rufisque, ville où les trois salles de cinéma (Rivoli, El Mansour et Vox) sont toutes fermées. D’ailleurs, l’année 2014 est faite année de la culture au centre culturel Maurice Guèye, où il est prévu plusieurs activités dans le cadre des activités Off de la Biennale de l’art africain contemporain.

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