Cinema

CINEMA : « La Pirogue » de Moussa Touré sera en compétition à Durban, Locarno et Munich

Le long métrage « La Pirogue », dernier film en date du Sénégalais Moussa Touré, sera en compétition aux festivals de Durban (Afrique du Sud), Locarno (Suisse) et Munich (Allemagne), a annoncé, à l’APS, le réalisateur.  « J’ai reçu les confirmations officielles de ces différents festivals », a indiqué Touré et  à un atelier sur le cadre juridique et réglementaire du cinéma et de l’audiovisuel qui aura lieu à Saly.

Les festivals de Munich (30 juin-7 juillet), Durban (19-29 juillet) et Locarno seront respectivement à leur 30e, 33e et 65e édition.

« La Pirogue », film de 87 minutes sélectionné dans la catégorie « Un certain regard », à la dernière édition du Festival international de Cannes (16-27 mai), aborde le thème de l’émigration. Il raconte l’odyssée d’un groupe de Sénégalais et de Guinéens à travers le regard d’un capitaine de pirogue chargé de les transporter jusqu’aux Iles Canaries.

(APS)

Tournage de films : 71 demandes déposées entre novembre 2011 et mars 2012

Jusque-là décriée par l’absence de production, l’audiovisuel sénégalais (le cinéma inclus) n’est pas très fourni. Mais l’actuelle équipe gouvernementale, engagée dans une nouvelle démarche, compte développer la production.

Engagée dans une nouvelle dynamique de soutien aux  initiatives privées, le gouvernement du Sénégal va doubler ou tripler la production audiovisuelle d’ici à 2015.

C’est l’assurance donnée, vendredi, par le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, à l’ouverture de la 9è édition du Festival Moussa invite. « Il faudrait que nous puissions regarder nos propres images. C’est une question de souveraineté nationale », a souligné M. Diaz, estimant que les indicateurs actuels augurent de belles perspectives.

Selon lui, les productions annuelles sont dans la bonne voie, avec  pas moins de 71 demandes de tournage de film entre novembre 2011 et mars 2012. Certes, les deux tiers de ces demandes sont faites par des étrangers, « mais le documentaire a de beaux jours au Sénégal », a ajouté M. Diaz.

Toutefois, le directeur de la Cinématographie estime qu’il faut que le Sénégal compte sur ses propres moyens pour développer  son cinéma, en cherchant d’abord à alimenter le fonds de promotion et de gestion cinématographique. Dans la même optique, il faut chercher à « moderniser » les huit salles de cinéma qui existent au Sénégal. Pour le cinéaste Moussa Sène Absa, parmi les écueils qui se posent au cinéma sénégalais, il y a la formation et l’encadrement de la profession. Car, estime-t-il, « tout le monde se lève aujourd’hui pour dire qu’il est cinéaste ».  Pour Clarence Delgado, actuellement, les jeunes censés assurer la relève sont « pressés » et ne mettent pas assez de rigueur sur ce qu’ils font. « Le cinéma sénégalais est à l’agonie. Pour qu’il redémarre, il faut trouver les voies et moyens de le faire », a estimé Moussa Sène Absa. Quant à Moussa Touré, le promoteur du Festival Moussa invite, il est contre ceux qui pensent que le cinéma sénégalais est en crise. Lui qui a présenté, cette année, au Festival de Cannes, son film « La Pirogue » dans la catégorie « Un certain regard », pense le contraire. « Moi, je suis allé représenter le Sénégal et l’Afrique. Et pendant toute cette semaine, le cinéma sénégalais, à travers moi, a fait le buzz. Donc, je ne peux pas dire que le cinéma est en crise », a-t-il assuré. Concernant la 9è édition du Festival Moussa invite, qui se déroule du 22 au 27 juin, il a pour thème « le baobab ».

Un arbre patrimoine séculaire, riche par ses ressources et par sa beauté, mais qui est en train de disparaître au profit des immeubles et des nouvelles cités. « Si nous détruisons ces baobabs, nous ne pourrons rien montrer à nos enfants », a plaidé Moussa Touré.

Durant ce festival, plusieurs jeunes seront formés à la réalisation de documentaire. C’est également l’occasion de montrer les différentes réalisations cinématographiques des huit années d’existence du festival. Ce dernier n’est pas uniquement consacré au cinéma, il y a aussi du théâtre et de la musique, avec des vedettes comme Titi, Abou Thioubalo et Pape Diouf.

Maguette NDONG

Les CINESEAS condamnent les « agressions physiques à répétition » contre les artistes et intellectuels tunisiens

 Les Cinéastes sénégalais associés (CINESEAS) ont exprimé leur solidarité à l’endroit des artistes et intellectuels tunisiens, en condamnant les « agressions physiques à répétition » dont ils sont victimes de la part d’« esprits malsains ».

 

« (…) C’est avec consternation et indignation que nous accueillons la terrible actualité tunisienne. En effet, depuis mars 2012, des agressions physiques à répétition, à l’encontre des artistes et des intellectuels tunisiens, ont été enregistrées dans différentes régions du pays », souligne l’association dans un communiqué.

 

Les CINESEAS déplorent, dans ce texte daté du 19 juin, le fait que, « désormais, bon nombre d'artistes reçoivent des menaces de mort tous les jours via les réseaux sociaux, appels téléphoniques et SMS », ajoutant que « des incitations au meurtre d'artistes ont été lancées ».

 

Ils constatent que ces faits se produisent « au vu et au su des forces de l’ordre et sans qu’une position sérieuse ne soit prise par le gouvernement, afin de protéger les artistes et de poursuivre les agresseurs ! »

 

« Il n’y a guère longtemps, le monde saluait "Le printemps arabe" qui, comme une vague déferlante, a libéré des peuples opprimés pour leur rendre leurs droits fondamentaux bafoués jusqu’alors, rappellent-ils. Les médias transmettaient en direct les explosions de joie et de sentiments de renaissance dans les rues et places publiques noires de monde, de Tunis au Caire et au-delà. »

 

Le 25 mars dernier, des Salafistes étaient venus manifester pour le « soutien du Saint Coran », sur l’avenue Habib Bourguiba, lieu choisi par les amateurs et les étudiants du théâtre pour le démarrage des festivités en vue de la Journée mondiale du Théâtre, prévue alors pour le 27 mars.

 

Dans leur communiqué, les CINESEAS notent que la « tragédie » que constituent les agressions contre les artistes et intellectuels vient rappeler que « le démon du mal persistera toujours dans sa quête de négation et de destruction des valeurs nobles de l’humanité, des valeurs de paix, de tolérance et de respect, bref des valeurs d’humanisme ».

 

« Cette irruption du démon dans notre conscience bouleverse tout esprit sain et suscite en lui l’impérieuse nécessite de réagir, d’agir. Nul n’est à l’abri de cette volonté pernicieuse du démon, car, aujourd’hui c’est l’autre, demain ce sera moi », poursuit le communiqué.

 

« Solidaires » de leurs « frères et amis tunisiens », les Cinéastes sénégalais associés joignent leur voix à celles de « toutes les autres associations culturelles et intellectuelles du Sénégal pour condamner avec la dernière énergie cette forfaiture antidémocratique ».

 

L’association demande au gouvernement sénégalais d’aider « les dirigeants tunisiens à préserver les libertés de conscience, de création, d'expression et la vie des artistes et à faire respecter le droit chez eux, rien d’autre que le droit ».

Source: APS

Le cinéaste burkinabè Gaston Kaboré fait Docteur Honoris Causa de la Concordia University de Montréal

Le Concordia University de Montréal (Canada) a élevé au grade de Docteur Honoris Causa le cinéaste burkinabè Gaston Kaboré, jeudi à Montréal, a annoncé à APA le récipiendaire.

Par cette distinction, cette célèbre Université canadienne rend hommage à un militant, un pédagogue et un créateur.

Cinéaste et fondateur de l'Institut de formation en audiovisuel, "Imagine", basé à Ouagadougou, M. Kaboré a été distingué pour son action en faveur de l’industrie du cinéma sur le continent africain et ailleurs.

Sa volonté de transmettre, par son enseignement, sa passion pour le cinéma, la vidéo et la création multimédia aux jeunes artistes ont également contribué à sa distinction.

Gaston Kaboré a effectué le déplacement de Montréal où son film "Buud Yam" (Etalon de Yennenga du Fespaco 1997) a été projeté, mercredi, au sein de l’Université de Concordia.

Né en 1951 à Bobo-Dioulasso, Gaston Kaboré obtient une maîtrise d'histoire à La Sorbonne avant d'étudier à l'Ecole supérieure d'études cinématographiques (ESEC).

C'est après avoir vu "Xala" (1975) du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, qu'il envisage pour la première fois le cinéma comme un moyen d'explorer et de faire découvrir la culture africaine.

Il réalise alors son premier long-métrage au Burkina-Faso, "Wênd Kûuni" (Le don de Dieu en 1982), récompensé par le César du film francophone, ce qui lui vaut une reconnaissance internationale. Ce premier long métrage sera suivi de "Zan Boko" (1988), de "Rabi" (1992) qui remporteront également de très nombreux prix et de "Buud Yam".

Scénariste, réalisateur et producteur, Gaston Kaboré a par ailleurs réalisé plusieurs documentaires.

Gaston Kaboré a également dirigé le Centre national du cinéma du Burkina (1977-1988) et la Fédération panafricaine des cinéastes), de 1985 à 1997.

Source: APAnews

La 12ème édition du Festival Image et Vie a livré son palmarès

La 12-ème édition du Festival Image et Vie s’est achevée samedi soir par la lecture du palmarès de la compétition, lequel a surtout récompensé la ‘’sobriété’’ des films distingués. Composé du scénariste et réalisateur Ben Diogaye Bèye (président), du producteur Pape Badara Seck et de la journaliste Coumba Thiam, le jury a décerné un prix du court métrage, un autre pour le meilleur documentaire et un prix d’interprétation.

Le Burkinabé Stéphane Ouédraogo a reçu une mention spéciale pour son rôle dans ‘’Tiga’’ de son compatriote Pazisnewendé Antoine Yougbaré. La soirée de clôture a été marquée par la projection de deux courts métrages : ‘’Accusé de réception’’ de Djibril Saliou Ndiaye et ‘’L’arme’’ de Lopy.

Le palmarès :

Prix du court métrage : ‘’Polis’’ de Thierry Bertini (Italie). Les membres du jury ont souligné ‘’la très grande sobriété dans le traitement du thème de l’émigration, la grande intelligence de la mise en scène du contexte de l’émigration’’

Prix du documentaire : ‘’Dimanche à Brazzaville’’ d’Enrich Bach et Adria Mones ; le jury a récompensé ‘’un film informatif et distractif’’

Prix d’interprétation : Moussa Kâ (Sénégal) pour son rôle dans ‘’Polis’’ de Thierry Bertini ; le jury a salué ‘’la sobriété dans le jeu et la profondeur de l’acteur’’

Prix Eunic du meilleur jeune réalisateur (doté d’un million de francs CFA) : Uda Benyamina pour son film ‘’Sur la route du paradis’’

Prix spécial Image et vie : Etienne Rougerie, attaché de coopération audiovisuelle (France)

(APS)

Edition du jour

Archives numériques du soleil

50 ans de l'Union Africaine

Spécial Popenguine 2013

Réhabilitation de la RN6

Macky Sall - An 1

Supplément Enseignement supérieur privé

Journaux de la CAN 2013

Spécial Maouloud 2013

Rétrospective 2012

Spécial Magal de Touba 2013

Spécial FIDAK 2012

Spécial Tourisme 2012

François Hollande au Sénégal

Cahier MCA

Spécial Poponguine 2012

Spécial Gamou 2012

Spécial Magal Touba 2012

Spécial Can 2012

Nos partenaires

logo unicef logo unicef apanews

logo unicef

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterToday90919
mod_vvisit_counterYesterday270637
mod_vvisit_counterThis week1199412
mod_vvisit_counterLast week2442209
mod_vvisit_counterThis month6373361
mod_vvisit_counterLast month11108013
mod_vvisit_counterAll days91194067

We have: 594 guests, 2907 bots online
Your IP: 50.16.132.180
 , 
Today: Jun 20, 2013