Cinema

Festival Gorée cinéma : Une programmation électrique et innovante aujourd’hui

Dans le cadre du Festival Gorée cinéma, les cinéphiles peuvent s’attendre à une programmation survoltée aujourd’hui. Il s’agit ainsi de s’inscrire dans la continuité après « une ouverture fiévreux dans le cours du printemps ».

Le Festival Gorée cinéma, qui arrive à mi-saison, compte faire découvrir au public de nombreuses surprises avant la fin de l’hivernage. Selon un communiqué, le Cycle IV qui se tient aujourd’hui « aura donc à cœur de donner le sens de cette marche frénétique qui durera jusqu’à la fin de l’automne ». Ce faisant, sa programmation, qui inaugure une formule inédite, illustre à la fois  l’exigence et la détermination des organisateurs à poursuivre la promotion d’œuvres et d’artistes africains et panafricains de qualité.
Au chapitre des nouvelles innovations, il est prévu un ciné-concert aujourd’hui. Ainsi, ce sera l’occasion de découvrir une variation nouvelle dans la programmation de ce Festival. D’après ce document, avant la projection mensuelle, le rappeur Canabasse investira la plage de son talent pour une performance électrique. Dans le même temps, la projection mensuelle mettra à l’honneur le film « Rebelle ou La tragédie de l’enfance perdue ». Ce long métrage est « le bouleversant récit d’une enfance abimée par la guerre et le chaos social d’une Afrique qui ne cesse de lutter contre elle-même ». L’intrigue, soutient cette même source, tient à presque rien : Komona, une jeune fille de douze ans, est la proie de miliciens armées qui la capturent, forcent une arme entre ses mains pour qu’elle abatte ses parents, et font d’elle un enfant soldat. « Hantée, encerclée par les morts, c’est l’amour d’un jeune albinos qui lui donnera les forces de sa survie ainsi que l’espoir de voir de meilleurs jours. Fable tragique sur le désarroi dans lequel la jeunesse du continent peut rapidement plonger, ce film va bien au-delà de l’ostensible drame des enfants soldats et place le spectateur face à la férocité des devenirs d’une enfance à l’abandon », lit-on dans ce communiqué.
Par ailleurs, toujours dans le cadre de cette nouvelle programmation, « Diisoo Cinéma » permettra de penser le cinéma et l’Afrique. De ce fait, chaque mois, en parallèle de chacune des projections, le « Diisoo » propose d’augmenter le regard qu’un artiste porte sur un sujet, par une réflexion et un débat qui réunissent différents acteurs du monde culturel panafricain. C’est dans ce sens que l’artiste rappeur Canabasse sera le convive de ce nouveau concept. Cela, du fait que « si sa musique résonne à travers tout le Sénégal, son caractère et l’importance qu’il attache à l’éducation, au recueil et à la transmission des savoirs sont autant de facteurs qui font de lui un modèle qu’il est bon de figurer à une jeunesse en difficulté et en manque de repères ».

Ibrahima BA

19ème édition du festivalm « ECRANS NOIRS » : Le ministre de la Culture se félicite du sacre du film « Mbeubeuss »

Après le triomphe de « Mbeubeuss, le terreau de l’espoir » à la 19ème édition du Festival « Ecrans noirs » de Yaoundé, au Cameroun, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a salué ce nouveau succès du cinéma sénégalais.

La 19ème édition du Festival « Ecrans noirs » de Yaoundé s’est achevée la semaine dernière par la consécration du cinéma sénégalais à travers le film « Mbeubeuss, le terreau de l’espoir » de Nicolas Sawalo Cissé. En effet, ce long métrage a remporté la plus grande distinction, « l’Ecran d’Or », de « ce plus prestigieux festival de cinéma de l’Afrique Centrale ». Selon un communiqué de la Direction de la cinématographie, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a adressé ses vives félicitations, au nom du chef de l’Etat et de l’ensemble du Gouvernement, à « ces valeureux cinéastes qui ont dignement représenté le Sénégal » pour ce nouveau triomphe du septième art sénégalais. Selon ce document, en l’absence du réalisateur à Yaoundé, le prix a été remis par Ama Tutu Muna, ministre de la Culture camerounaise, à un des acteurs du film, Seydina Issa Laye. Il ajoute que cette consécration est dotée d’un trophée et d’une enveloppe financière de 3.500.000 FCfa. Aussi, poursuit cette même source, le film « Terremere » du réalisateur sénégalo-mauritanien Aliou Sow a remporté le prix du meilleur court métrage international du festival « Ecrans noirs » 2015.
Le film « Mbeubeuss, terreau de l’espoir » est un récit poignant retraçant l’histoire d’un enfant né du viol d’un ramasseur d’ordures sur sa maman alors qu’elle partait chercher le pain très tôt le matin comme tous les jours. Cet enfant se retrouvera emballé dans un carton par Ramagelissa, un intellectuel poète habitant une baraque proche de la décharge.
C’est ainsi que ce vieux lui donnera le nom de « Yaadikone » (ange venu du ciel) et s’occupera de lui avec beaucoup d’amour et de passion, au milieu d’autres enfants ayant grandi dans cette décharge, sans repères, laissés à eux-mêmes et travaillant pour le seul compte du maître des lieux ». L’enfant a grandi avec l’ambition de transformer l’espace le plus pourri de la décharge en espèce vert.
Dans ce film empreint de tristesse, la responsabilité de l’homme face à son environnement est mise à nu. « Mbeubeuss, terreau de l’espoir » a participé et a été primé au Festival international Ciné’Eco en 2014.

Ibrahima BA

Festival sénégalais de théâtre-forum : Une plateforme d’expression pour pratiquants

La onzième édition du festival sénégalais de théâtre-forum s’est ouverte lundi avec la participation d’une vingtaine de troupes artistiques et 180 pratiquants. Pour cette année, les organisateurs veulent mettre l’accent sur la maîtrise des techniques de cette forme de théâtre.

La onzième édition du festival sénégalais de théâtre-forum a démarré lundi dernier. Sur l’estrade de la cafétéria de Yarakh, la scène jouée par les deux troupes sénégalaise et espagnole faire sourire. Elle fait aussi intervenir le public dans la pièce interprétée par ces deux troupes venues de pays différents mais rassemblées au- tour de la pratique du théâtre-forum, une technique théâtrale très peu répandue au Sénégal mais pratiquée par un bon nombre de groupes. La troupe espagnole venue de Barcelone et celle du Sénégal, originaire de Ziguinchor, participent à la onzième édition du Festival sénégalais de théâtre-forum. Un évènement conçu depuis 2004 par l’Association «Kaddu Yaraax». Depuis 11 années, cette association tente ainsi de vulgariser cette forme de théâtre avec la participation de plusieurs pays. Une vingtaine de troupes artistiques et 180 pratiquants de théâtre de l’opprimé venus du Sénégal, de la Guinée , de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie, du Maroc, d’Ethiopie, d’Espagne, de la France, du Luxembourg, d’Italie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Israël participent à cet évènement. « Il n’y pas beaucoup de pratiquants des techniques du théâtre-forum au Sénégal. La création de cet évènement est un instrument important dans le cadre de la dissémination des techniques du théâtre forum, de regrouper, une fois dans l’année, tous les groupes qui utilisent les techniques du théâtre forum pour s’exprimer. Le théâtre-forum aborde des thèmes illustrant des situations d’oppression ou des sujets problématiques de la réalité sociale, économique, sanitaire d’une communauté », affirme Mouhamadou Diol, président du Comité d’organisation. D’après lui, cette technique théâtrale d’origine latino-américaine et théorisée par le Brésilien Augusto Boal, est aussi appelé « théâtre de l’opprimé parce que traitant des thèmes ayant des portées socio-culturelles et socio-politiques qui ne sont pas souvent traités par le théâtre conventionnel ».
Pour cette édition, le thème retenu est « Ñuni neen la! » (Entre nous en wolof !). Comme dans tous les festivals, des ateliers de formation sont organisés. Durant tout le festival, du 25 au 30 juillet, des techniciens sénégalais et étrangers vont former les groupes et les pratiquants sur les techniques d’expression du théâtre-forum. « Aujourd’hui, notre objectif n’est pas que le théâtre-forum soit répandu, mais que ceux qui le pratiquent maîtrisent toutes les techniques et contours », explique Mouhamadou Diol.

O. N.

Festival du cinéma de Yaoundé : « Mbeubeuss » de Sawalo Cissé sacré Ecran d’or du meilleur film

YAOUNDE (Cameroun) - Le long-métrage « Mbeubeuss, le terreau de l’espoir » de Nicolas Sawalo Cissé a remporté l’Ecran d’or à la 19ème édition du festival « Ecrans noirs » qui s’est achevée samedi dernier. En l’absence du réalisateur, un de ses comédiens, Seydina Issa Ndiaye, a reçu le trophée des mains d’Ama Tutu Munu, la ministre de la Culture du Cameroun.

Samedi dernier, le Palais des Congrès, perché sur les hauteurs de Yaoundé, était drapé de ses plus beaux atours pour accueillir la cérémonie de clôture de la 19ème édition des « Ecrans noirs », le plus grand festival de cinéma d’Afrique centrale. Tapis rouge, montée des marches, paillettes, costumes et nœuds papillon, tout y était. Et puisque la cérémonie était retransmise en direct par la télévision privée camerounaise Canal 2, stars et officiels se bousculaient devant les caméras pour magnifier le festival initié par le cinéaste Bassek Ba Kobhio il y a une vingtaine d’années. Parmi les autorités présentes, la ministre de la Culture Ama Tutu Muna et le président du conseil d’administration des « Ecrans noirs », Grégoire Owona. La cérémonie de clôture, dirigée par le chanteur camerounais Greg Belobo et la comédienne tunisienne Sana Ezzine, a été ponctuée des discours des officiels et de la prestation musicale d’artistes camerounais.
Cette année, les « Ecrans noirs » présentaient une belle brochette de longs métrages de fiction parmi lesquels « L’enfant du soleil » du Tunisien Taïeb Louichi (qui revient derrière la caméra après un accident qui l’a cloué sur une chaise roulante depuis des années), « L’œil du cyclone » du réalisateur burkinabé Sékou Traoré, « Price of love » du cinéaste éthiopien Hermon Mailay, « The sea is behind us » du Marocain Hicham Lasri, « Morbayassa, le serment de Koumba », de Cheick Fantamady Camara de la Guinée, « Run » de l’Ivoirien Philippe Lacote, etc. Autant dire que le jury présidé par l’acteur gabonais Jean-Claude Mpacka (qui a fait ses études au Conservatoire de Dakar et qui garde de beaux souvenirs du Sénégal) n’avait pas la tâche facile face à des œuvres dont certaines sont de très haute facture.

Maïmouna Ndiaye, meilleure comédienne

Mais puisqu’il fallait décerner un Grand prix, le choix des jurés s’est porté sur « Mbeubeuss, le terreau de l’espoir » du cinéaste et architecte sénégalais Nicolas Sawalo Cissé. Un choix unanime qui s’explique, selon le président du jury, par la pertinence et l’actualité du sujet traité, c’est-à-dire la dégradation de l’environnement et l’accumulation des déchets qui menacent l’écosystème de la plupart des pays africains. Le réalisateur étant absent, la ministre de la Culture du Cameroun Ama Tutu Muna a remis le trophée (accompagné d’une enveloppe de 3.500.000 FCfa) à Seydina Issa Ndiaye acteur dans le film. Visiblement surpris, le jeune comédien n’en croyait pas ses yeux, lui qui participe à son premier festival de cinéma. « Je suis très touché et, surtout, très heureux pour le réalisateur qui s’est beaucoup investi pour que son film voit le jour », nous a-t-il confié, sous le crépitement des flashes des photographes. Quant à Nicolas Sawalo Cissé, que nous avons pu joindre au téléphone, il s’est dit lui aussi agréablement surpris. « Je suis actuellement à Dakar, mais j’aurai bien voulu être à Yaoundé pour savourer ce prix avec le public camerounais. Cette distinction me va droit au cœur », nous a-t-il confié. Son film a déjà été distingué dans d’autres rencontres cinématographies, mais ce prix est le premier qu’il reçoit d’un grand festival de la trempe des « Ecrans noirs ».
Le jury des longs internationaux a également primé la comédienne Maïmouna Ndiaye (sénégalo-française vivant au Burkina Faso) pour son rôle admirable de sincérité dans « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré. Le prix d’interprétation masculine a été décerné au comédien ivoirien Fargass Assandé pour son jeu plein de réalisme dans le même film. Un Ecran d’honneur a récompensé le Tunisien Taïeb Louichi pour son courage et sa force morale. « Malgré l’accident qui l’oblige à se déplacer en chaise roulante, il a retrouvé la force de faire du cinéma et de réaliser d’autres films. Ceci est une belle leçon de vie », a témoigné Bassek Ba Kobhio. Des prix ont été décernés par les jurys des autres sections.
Du côté des documentaires, le premier prix est allé à « La souffrance est une école de sagesse » de la Camerounaise d’origine béninoise Ariane Astrid Atodji. Le jeune réalisateur sénégalo-mauritanien Aliou Sow a reçu le prix du meilleur court métrage pour son film « Terremere » qui raconte les tribulations d’Abdoulaye, un jeune banlieusard confronté aux vicissitudes de la vie.  Du côté des longs métrages, courts métrages et documentaires réalisés par des cinéastes camerounais, divers autres distinctions ont été attribuées. Dans son discours de clôture, le délégué général des « Ecrans noirs », Bassek Ba Kobhio, a donné rendez-vous à tous les amoureux du cinéma, l’an prochain, pour une 20ème édition qu’il promet plus éclatante.

De notre envoyé spécial Modou Mamoune FAYE

Archéologie : Un documentaire retrace l’histoire du premier occupant du Fouta

Le laboratoire d’archéologie du département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop a produit un documentaire intitulé « Le premier occupant du Fouta : Hamadi Walaldé » en versions française et pulaar.

Dans le cadre de ses actions de proximité, laboratoire d’archéologie du département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop a produit un documentaire intitulé « Le premier occupant du Fouta : Hamadi Walaldé » en versions française et pulaar, annonce un communiqué.  Le document explique que Hamady Walaldé est un fossile découvert à Walaldé qui date de 1.000 ans avant la naissance de Jésus-Christ. « C’est le squelette le plus ancien du Fouta. Hamady Walaldé est le plus ancien témoignage de la métallurgie du fer en Afrique », souligne le texte ajoutant que cette histoire mérite d’être connue et vulgarisée. C’est pour cette raison que le laboratoire d’archéologie, dans ses actions d’archéologie de proximité, a eu l’idée de produire ce documentaire. Dans le documentaire, Hamady Walaldé raconte son histoire à sa petite fille nommée Penda Agnam. 
D’après le laboratoire d’archéologie, le documentaire est d’une importance capitale à plusieurs niveaux : « au niveau local, il permet d’élargir et de mieux comprendre l’histoire du Fouta, de comprendre les contributions du Fouta à l’histoire du Sénégal et de l’Afrique ». C’est aussi une réponse à la demande des populations locales et celles de la Diaspora qui ont souvent demandé aux chercheurs de leur parler des résultats de leurs recherches. Au niveau national, détaille le communiqué, plus de 500 sites archéologiques sont répertoriés dans la Moyenne Vallée. Certains de ces sites (comme Walaldé) pourraient jouer un rôle important  dans le développement de la région et du pays (tourisme, patrimoine). Le documentaire fait une comparaison avec l’Afrique du Sud qui a su exploiter, avec succès, son potentiel archéologique pour en faire un levier de développement.La Moyenne Vallée est l’emplacement des états médiévaux comme le Tékrour et le Namandirou. Le Tékrour a joué un rôle important dans l’islamisation de l’Afrique. Le documentaire traite de l’état des recherches sur le Tékrour et sur l’Islam ancien.
En outre, la tradition orale parle de l’occupation et du départ des Sérères de la Moyenne Vallée. Le documentaire aborde la fouille des sites à Méri ; sites abandonnés entre le  9ème et le 12ème siècle (période qui correspond au départ des Sérères du Fouta vers le centre du Sénégal).

E. M. FAYE

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