Cinema

Nicole Gillet, Déléguée générale du Festival du film de Namur : « La culture est un outil qui permet un meilleur regard sur le monde »

Le 29ème Festival international du film francophone de Namur (Belgique) s’est déroulé du 3 au 11 octobre dernier. La programmation réunissait 156 films dont 77 longs-métrages issus des quatre coins de la Francophonie : France, Québec, Mauritanie, Sénégal, Algérie, Roumanie, Vietnam, etc. A l’arrivée, c’est le long-métrage « Timbuktu » du Mauritanien Abderrahmane Sissako qui a remporté les Bayards d’or du meilleur film et du meilleur scénario. Dans cet entretien, la Déléguée générale du Fiff, Nicole Gillet, revient sur les grands moments de ce rendez-vous du cinéma francophone tout en évoquant les enjeux qui entourent le 7ème art

Que retenir du 29ème Festival international du film francophone de Namur après une semaine de projection, de rencontres, d’échanges ?
« Je suis contente de cette édition. C’est une belle année. Nous avions 156 films dont 77 long-métrages, 79 courts-métrages. La diversité francophone était bien représentée avec des réalisateurs venus du Congo (Dieudonné Amadi), de la Mauritanie (Abderrahmane Sissako), de la France, Belgique, Canada, etc. Cette édition était vraiment riche et intéressante. Dans la section « Premières œuvres », nous avions des films marocain, tunisien. En termes de public, aujourd’hui, nous sommes dans des chiffres similaires à ceux de l’année dernière même si j’attends les chiffres définitifs. Nous avons un écho du public plutôt positif. »

Côté représentation, l’Afrique subsaharienne n’était pas assez présente. Qu’est-ce qui explique ce peu d’intérêt ?
« Il faut reconnaître qu’il y a une production moins importante venant de cette partie du continent. Nous ne pouvons présenter que des films qui existent. Je suis certaine que l’année prochaine, à l’issue du Fespaco, on pourra trouver plus de productions. On sait que souvent, il y a de nombreux films de l’Afrique subsaharienne, justement qui se finalisent avant le Fespaco et, du coup, on pourra sans doute en voir en 2015. Il est clair que la production est moins importante. »

Même dans des pays de cinéma comme le Mali, le Burkina Faso ?
« Ce qui est difficile, c’est qu’il n’y a pas de productions dans ces pays. Aujourd’hui, on y retrouve de nombreux documentaires qui sont des courts-métrages. Sauf que pour nous, la règle consiste à passer des longs-métrages. »
Au cours de cette 29ème édition du Fiff, divers thèmes sont abordés dans les films : immigration, comédie romantique, religion…
« C’est vrai que l’on retrouve énormément de films qui évoquent ces thématiques-là. C’est sans doute des sujets récurrents au niveau des productions de l’espace francophone. Ce qui nous a étonnés cette année-ci, c’est que dans la sélection, nous avons beaucoup de films qui traitaient de la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte. On retrouve également un thème comme celui de l’immigration parce que c’est à cet âge charnière que l’on veut prendre des décisions pour changer de vie, son horizon. Mais dans les films que l’on voyait, il y avait aussi certains qui traitaient de la vie dans les banlieues avec justement cette tranche d’âge. C’était vraiment une thématique récurrente, même dans les documentaires qui ont été présentés. Aussi, c’était assez flagrant de voir que ce sujet est abordé par tout le monde. »

Parlant d’horizon, comment entrevoyez-vous l’avenir du Fiff au moment où on parle de moins en moins de financement pour la culture dans les pays de l’Union européenne ?
« C’est vrai que ce discours fait un peu peur lorsque que l’on sait que la culture souffre. Surtout quand on se met dans une situation de crise. Ce que j’ai envie de dire, c’est que malheureusement, on réduit trop juste le cinéma comme une activité culturelle. Le 7ème art génère de l’économie. »
Il y a cette dimension économie créative qu’il faudra tenir compte…
« Oui. Et puis, lorsque l’on fait un film, il y a toute une équipe qui travaille autour de cette production. C’est une véritable industrie. Et quand on diffuse le film, c’est une autre industrie qui se met en branle. Je voudrais dire aux politiques de faire attention, car en diminuant la part octroyée à la culture, vous touchez aussi directement l’économie. Et puis je pense que tout le monde est conscient du fait qu’avec la culture, les gens peuvent résister, s’élever à des courants restrictifs sur la liberté. C’est vraiment la culture qui aide, soutient, favorise un meilleur regard sur la situation du monde. Il faut vraiment faire attention lorsqu’on veut réduire les montants dévolus à la culture. Sinon, c’est au détriment de l’homme. Donc, au-delà de l’aspect divertissement, il y a le volet éducatif qu’il faut également tenir compte, notamment dans la manière de voir le monde. C’est important de continuer à soutenir la culture pour permettre aux gens de s’affirmer. Cela fait peur d’entendre des gens dire que la culture est quelque chose de secondaire. »

Pour aller à contre-courant de ce tableau, comment se dessine la prochaine édition du Fiff ?
 « L’année prochaine coïncidera avec le 30ème Festival. C’est une édition importante que l’on a envie de marquer. C’est un événement, un cap que l’on franchit. 30 ans, c’est un anniversaire avec un regard tourné vers l’avenir. Il n’est pas judicieux de faire une édition avec un regard vers le passé. Pour nous, il est important de dire, voilà on a 30 ans, on est adulte et allons vers le futur en soutenant la jeune génération. Nous avons envie, l’année prochaine, de travailler avec des étudiants d’écoles de cinéma. Le but est de montrer que l’apprentissage est là. »

Propos recueillis à Namur par notre Envoyé spécial E.M. FAYE


Cinéma : Sabine Pakora, actrice noire et « périphérique »

Elle accumule les petits rôles dans des films français et fait une apparition dans « Samba », d’Olivier Nakache et Eric Tolédano. Sabine Pakora, actrice d’origine ivoirienne basée à Paris, ne désespère pas de trouver un réalisateur prêt à « sonder le passé et l’imaginaire colonial » pour lui donner, un jour, un vrai grand rôle.

Quand elle parle des femmes qu’elle incarne au cinéma, elle en prend l’accent. « Dans "Samba", je suis Gracieuse, une femme un peu traînassante qui tient un salon de coiffure à Paris, du côté de Château d’Eau »… Dans la vraie vie, Sabine Pakora n’a aucun accent. Née en Côte d’Ivoire, cette fille de bonne famille a passé son enfance dans des internats du sud de la France.
Petite dernière, elle se souvient de l’absence de ses parents et du fait que ses deux sœurs et deux frères, plus grands, ne jouaient pas avec elle. Des soirées télévision à l’internat, elle a retiré très tôt un goût pour la comédie… « Je sortais à 6 ans avec les bottes de mon frère et des collants bleus pour jouer la pépée du gangster que j’avais vue dans un film », se souvient-elle.

Une carrière entamée par la danse africaine
Après des cours de théâtre à Montpellier et l’Ecole supérieure des arts dramatiques (Esad) à Paris, puis des stages chez la metteur en scène Ariane Mnouchkine, elle s’oriente très vite vers… la danse africaine. « A l’époque, les castings ne me prenaient pas. C’était la fin des années 1990 et on me définissait d’abord en tant que "black" et pas comme comédienne ». Elle donne des cours de danse et décroche des rôles de danseuse dans des comédies musicales comme « Kirikou », en 2007.
Vers 2010, Sabine Pakora retourne vers le cinéma, sentant le moment venu pour elle. Elle répond à des annonces, participe à des castings… Du coup, elle multiplie les apparitions dans les films, comme « Samba » ou « Les Etoiles » de la réalisatrice sénégalaise Diana Gaye – où elle joue une émigrée africaine boute-en-train. On la verra bientôt dans « La fille du patron », d’Olivier Loustau, où elle a un petit rôle de manucure, et « La dernière leçon » de Pascale Pouzadoux, où elle est la femme de ménage de l’une des têtes d’affiche.  « Mes rôles ne sont même pas des seconds rôles, dit-elle. Ils sont périphériques. Anecdotiques. J’incarne des personnages sympathiques et drôles, mais au fond je pense être une grande tragédienne ! » La France, accuse-t-elle, a un certain retard par rapport à l’ouverture du monde anglo-saxon sur la présence des « minorités » sur les écrans ? Sa réponse fuse : « Les stéréotypes n’ont pas vraiment changé depuis le XVIIIe siècle. La femme noire est la nounou ou la putain. Un personnage bigarré et haut en couleur. »                       

(Source : rfi.fr)


LUC AIME DANSOU, Producteur : « Le Festival du théâtre du Bénin vise à rapprocher les peuples »

Ancien secrétaire général de l'Union des journalistes de la presse privée du Bénin, Luc Aimé Dansou est un grand producteur d’artistes. Dans cet entretien, l’acteur culturel parle de la situation artistique et du Festival international du théâtre du Bénin (Fitheb). Selon lui, cet événement, prévu du 6 au 14 décembre 2014, vise à rapprocher les différents peuples.   

Comment se porte le monde artistique au Bénin ?
Le monde artistique au Bénin se porte bien dans la mesure où nous avons des acteurs culturels (des artistes, des journalistes et autres promoteurs culturels) qui font correctement leur boulot. Toutefois, il est bon de préciser que notre pays n’échappe pas à cette crise. Au Bénin, contrairement à l’Europe, lorsque vous êtes artiste, il vous faudra ajouter le mot « professionnel » pour montrer que vous ne faites que ça. C’est tout le sens du combat pour l’adoption du document relatif au statut de l’artiste. Celui-ci exige la création d’une Maison des artistes. En attendant, il faut dire que tout se passe au gré de la volonté des autorités politiques par rapport à la capacité des acteurs mêmes à défendre leurs propres intérêts et à aller de l’avant dans le cadre de leur profession. Aujourd’hui, nombreux sont des artistes qui veulent aller tout seul. C’est pour dire que rien n’est acquis définitivement, le combat continu pour une meilleure prise en charge des artistes et des acteurs culturels.

Qu’en est-il de la relation journaliste et acteur culturel ?
Dans tous les pays du monde, les journalistes et les artistes entretiennent un rapport de collaboration ou de coopération. Au-delà de l’information, l’artiste qui a forcément besoin de visibilité sollicite les services du journaliste pour s’occuper soit de sa communication soit d’un événement artistique quelconque. Tant que les acteurs se comprennent, les choses vont toujours bien. Nonobstant les rares incompréhensions, les relations entre journalistes et artistes sont au beau fixe. Ceci dit, il faut toujours discuter et échanger afin de maintenir  les meilleures relations possibles.

Parlez-nous du Fitheb 2014…
Le Fitheb se définit comme le Festival international du théâtre du Bénin. Créé en 1990 sur l’initiative des Béninois Antoine Dadélé, metteur en scène et directeur de la recherche et des échanges culturels au ministère de la Culture à l’époque, et Tola Koukoui, metteur en scène et directeur du Théâtre Kaïdara, le Fitheb vise, entre autres, à enrichir et élever le niveau de la création et de la production artistique et culturelle, à développer la capacité de la culture et à accroître la production, mais surtout à favoriser la compréhension entre les nations et les peuples par les échanges culturels. C’est l’un des plus grands rendez-vous du théâtre en Afrique. Cette grande rencontre d’échanges est le seul qui a toujours bénéficier de l’appui du gouvernement béninois. D’où le sens de la présence des pays du continent africain, asiatique, européen, entre autres, au Bénin.  Cependant, il faut reconnaître que malgré les 80 % du budget que le gouvernement lui consacre, les difficultés ne manquent pas dans l’organisation du Fitheb. Il était prévu du 29 novembre au 7 décembre prochain. Finalement, cette 12ème édition ne se tiendra qu’à la date du 6 au 14 décembre 2014. A en croire les organisateurs, le réaménagement du calendrier est essentiellement lié à la tenue de la 15ème édition du sommet de la Francophonie qui se déroulera du 29 au 30 novembre 2014 à Dakar, au Sénégal. Le directeur intérimaire du Fitheb, Ousmane Alédji, a déclaré au cours d’une rencontre avec la presse, que la particularité de cette édition sera la présence effective à Cotonou non seulement des professionnels de théâtre du continent africain, mais aussi des acteurs culturels du monde entier. Ainsi, il est inscrit au programme 105 spectacles qui seront animés par plus de 450 festivaliers, ceci pour la valorisation de la richesse culturelle béninoise. L’édition 2014 se déroulera dans trois grandes villes du Bénin, notamment à Cotonou, Porto-Novo et Parakou. Il est non seulement transitoire, selon M. Alédji, mais aussi une édition de réorientation et de repositionnement du Fitheb parmi les plus grands carrefours artistiques et culturels du monde.

Au Bénin, le théâtre nourrit-il son homme ?
C’est une fortune diverse pour les artistes. L’art ne nourrit pas toujours son homme. Si certains tirent leur épingle du jeu, d’autres tirent les marrons du feu. D’où l’intérêt de l’unité des acteurs culturels pour une meilleure amélioration de nos conditions de vie.

Propos recueillis à Cotonou par notre envoyée spéciale, Tata SANE


Le Maroc va « développer davantage » la coproduction avec l'Afrique

Le nouveau directeur général du Centre cinématographique marocain (Ccm), Sarim Fassi Fihri, a assuré qu'il travaillera à « développer davantage » la politique de coproduction que le Maroc entretient avec le reste de l'Afrique depuis une trentaine d'années, tout en veillant à ce que les films soient distribués et vus au (sein du royaume) Maroc.
Le nouveau directeur général du Centre cinématographique marocain (Ccm), Sarim Fassi Fihri, a assuré qu'il travaillera à « développer davantage » la politique de coproduction que le Maroc entretient avec le reste de l'Afrique depuis une trentaine d'années, tout en veillant à ce que les films soient distribués et vus au (sein du royaume) Maroc.
« Nous allons voir comment on peut développer davantage cette option. Si ce n'est pas mieux, ce ne sera pas moins. Evidemment, on continuera de développer les rapports avec le reste de l'Afrique, dans la mesure de nos possibilités. Mais on continuera de les développer », a-t-il dit dans un entretien accordé à l'envoyé spécial de l'Aps à la 12ème édition du Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger (13-18 octobre).
« Maintenant, il y a autre chose, a ajouté M. Fihri : depuis environ trente ans, la coproduction n'a pas profité aux Marocains. Tous les films qu'on a coproduits avec le reste de l'Afrique n'ont pas été exploités au Maroc. Ce que je souhaiterais, c'est que, justement, ces films soient vus ici. »
Il a précisé que « la plupart de ces films appartiennent, en termes de droits, au Ccm, au moins pour le territoire marocain », trouvant « dommage » qu'ils n'aient jamais été exploités. « Il va falloir qu'on trouve une solution pour les mettre dans les circuits de la distribution et de l'exploitation », a insisté M. Fihri.

(Aps)


7ème édition de « LA FABRIQUE DES CINEMAS DU MONDE » : Les inscriptions ouvertes jusqu’au 8 décembre prochain

Dans le cadre de la 7ème édition de « La fabrique des cinémas du monde », les inscriptions sont déjà ouvertes et ce jusqu’au 8 décembre prochain.

Jusqu’au 8 décembre prochain, les postulants à la 7ème édition de « La fabrique des cinémas du monde » peuvent s’inscrire en ligne sur l’adresse : http://www.lescinemasdumonde.com ainsi que sur le site de l’Institut français. Et cela, rappelle un communiqué, dans la limite des 120 dossiers éligibles. « La fabrique des cinémas du monde », conçue par l’Institut français, en étroite collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le Festival de Cannes et le Marché du film, est destinée à favoriser l’émergence de nouv Save eaux talents issus des pays du Sud. Le programme soutient les projets de jeunes talents qui développent un premier ou deuxième long-métrage. Depuis 2012, informe ce document, la sélection des projets de « La Fabrique » s’est renforcée à travers un appel à candidatures international. Les projets sont désormais sélectionnés à un stade de développement plus avancé leur permettant de profiter pleinement de toutes les opportunités offertes par le Festival de Cannes. Ce faisant, 8 à 10 projets sont retenus chaque année par le comité de sélection et les réalisateurs sont invités avec leurs producteurs pour la durée du festival. Leur participation à « La fabrique des cinémas du monde » leur donne un accès privilégié à différentes activités que sont, entre autres, « Producers Network, producers workshops, Cannes court-métrage ; déjeuners professionnels, sélections parallèles... ». Toujours d’après cette même source, depuis 2009, « La Fabrique des cinémas du monde » a accueilli et accompagné plus de 90 réalisateurs et producteurs en provenance de 46 pays, dont 20 francophones, 52 projets de 1er ou 2ème long-métrage, 30 longs-métrages présentés au Marché du Film, 30 courts-métrages présentés au Short film corner. En outre, depuis 2012, 60 à 80% des projets ont conclu des accords de coproduction et 7 réalisateurs de « La fabrique » ont reçu l’aide aux cinémas du monde. « La fabrique des cinémas du monde » permet aux réalisateurs de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, adapté à l’état d’avancement de leur projet et à leur niveau d’expérience professionnelle, mais aussi à apprendre à se positionner sur les marchés et développer un réseau professionnel.
Pour être éligible, le postulant doit être issu d'un pays éligible, son projet doit être un 1er ou 2ème long-métrage cinéma de fiction, documentaire ou d'animation et avoir un producteur local ou issu d’un pays éligible et ayant déjà produit un court ou un long-métrage dans les cinq dernières années. Aussi, chaque réalisateur ou société de production ne peut présenter qu'un seul projet de film avec un budget prévisionnel du film qui doit être inférieur à 3 millions d'euros. A cela s’ajoute le fait que les coproducteurs du projet ne peuvent postuler directement, mais doivent être identifiés dans le formulaire. Le Sénégal fait partie des pays éligibles.

I. BA


Edition du jour

Archives numériques

archives

Special Popenguine 2014

Election de Macky Sall - An II

Plan Sénégal Emergent

Supplément MCA-Sénégal

Spécial Maouloud 2014

Spécial Magal de Touba 2014

RETROSPECTIVE 2013

Cahier Education nationale

Journal 22eme FIDAK

40 ans d'Art et de Soleil

Supplément Enseignement supérieur privé

Spécial Maouloud 2013

Rétrospective 2012

Spécial Magal de Touba 2013

Spécial FIDAK 2012

Nos partenaires

 Vignette agetip bicis vignette
lonase vignette uasaid
unicf HUAW vignette apanews

Cres

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterToday100329
mod_vvisit_counterYesterday174634
mod_vvisit_counterThis week643920
mod_vvisit_counterLast week494090
mod_vvisit_counterThis month2995437
mod_vvisit_counterLast month2968381
mod_vvisit_counterAll days119806130

We have: 1404 guests, 1 members online
Your IP: 54.82.82.201
 , 
Today: Oct 30, 2014