Musique

GRANDE SOIRÉE CULTURELLE DE L’ONG « NDEF LENG » : Sorano, théâtre de la diversité musicale et rythmique sérère

Le Théâtre national Daniel Sorano a vibré, samedi dernier, aux rythmes et danses de la culture sérère. Safène, sine-sine, noone, ndut, niominka, etc.  ont célébré, dans une parfaite communion, la « Grande nuit sérère ». Cet événement organisé par « l’Ong Ndef Leng » a pour objectif de contribuer à la promotion de la culture sérère dans toute sa diversité.

Le Théâtre national Daniel Sorano a été archicomble samedi dernier, à l’occasion de la « Grande nuit sérère ». Dès 20h, ce temple de la culture est pris d’assaut par des jeunes, des femmes et des vieux, venus d’horizons divers. Les membres de « l’Ong Ndef Leng », organisatrice de l’événement, se distinguent à travers leurs uniformes de couleur jaune. A l’intérieur, l’ambiance est déjà à la fête. La gent féminine parée de ses plus beaux atours s’illustre par une grande mobilisation. Pour empêcher que l’assistance ne s’ennuie en attendant le démarrage du spectacle, le koriste Cheikh Ndiaye, un vieux routier, se met à l’œuvre. L’animateur Djiby Ndiaye, un grand adepte de la culture sérère, y met son grain de sel, avec des contes qui font rire la foule, à gorge déployée.
23h. Mansour Ndour « Ndoucoumane » et sa troupe, dans une belle chorégraphie, font une entrée fracassante sur scène. L’assistance est aux anges. La communauté safène, fortement présente, rend hommage à son ambassadeur culturel, à travers des applaudissements nourris et des cris de joie. Dans leur accoutrement atypique -bazin riche et pagnes tissés-, le chanteur safène et ses accompagnants incarnent, à la fois, la modernité et la tradition ou encore l’enracinement et l’ouverture, expression chère à l’ancien président de la République, Léopold Sédar Senghor. Cela s’est également reflété dans les rythmes et danses qui ont accompagné leur belle prestation d’une durée de 20 mn.
Puis, vient le tour de « la dame de fer », Amy Kamboul Faye avec toujours en bandoulière ses fameuses calebasses. Malgré le poids de l’âge, la diva de Diofior demeure une bête de scène. Comme à son habitude, elle a assuré avec brio le spectacle grâce à sa belle voix et ses pas de danse endiablés. Ses accompagnants, aux allures de lutteurs, ont eux aussi fait montre de leur talent de grands danseurs de « ngel », ce rythme bien connu à Joal-Fadiouth et dans les Îles du Saloum.
Dans ses chansons, la lauréate du Festi-Sine n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au président-poète Léopold Sédar Senghor et à l’Ong « Ndef Leng » pour son combat pour la promotion de la culture sérère.
A la suite de Amy Kamboul, c’est au tour de Moussa Guèye de faire étalage de tous ses talents d’artiste hors-pair. Au grand bonheur de ses admirateurs et de la grande communauté de Mont-Rolland qui ont bien dansé au rythme du « ngel » et du « mbilim ».
Toujours égal à lui-même, Koumakh Senghor de Niakhar se fait remarquer par son « riti » (violon) et son accoutrement de paysan assez drôle. En digne héritier du maître du « riti » Mbissane Diagne, il a gratifié le public de beaux rythmes. Le tout dans une ambiance de « bayin », cérémonie de danse jadis célèbre dans le Ndiafadj (Niakhar).
Vedette de la soirée, la diva Marie Ngoné Ndione a été à la hauteur ; de même que Ndèye Faye de Diakhao. Avec sa troupe, la griotte de la Cour royale a revisité tout un pan de l’histoire du Sine. Une digne héritière de Yandé Codou Sène est née !

Diégane SARR

PRIX WOMEX AWARDS 2015 : Cheikh Lô, désigné meilleur artiste de l’année

Le Sénégal est une fois de plus honoré dans le monde à travers sa musique. L’artiste-musicien Cheikh Lô vient d’être désigné meilleur artiste de l’année à Berlin par le jury du Womex Awards. Selon le communiqué transmis à Seneweb, la cérémonie de remise de trophées est prévue le 25 octobre à Budapest (Hongrie).
Né à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso située sur le chemin de fer entre Abidjan et Ouagadougou, Cheikh Lô a débuté comme batteur au sein du Volta Jazz, orchestre rompu aux folklores locaux comme aux rythmes cubains.  A la maison aussi, ça brassait large. Son père, orfèvre sénégalais émigré au Burkina Faso, pratiquait « l’hospitalité totale » propre à la confrérie Baye Fall. Très pratiquant, il accueillait souvent des cérémonies religieuses à domicile. « Je me souviens de tous ces vieux qui récitaient dans le salon des textes soufis en wolof. Cette culture m’a imprégné », confesse le chanteur. Quand ses parents sénégalais, sont retournés vivre à Dakar en 1981, Cheikh Lô, dont la pop panafricaine est aussi chromatique que la tenue, en a profité pour se frotter à la musique mandingue et à la rumba congolaise, mais aussi à la variété européenne. Womex est une abréviation de World Music Expo, une organisation internationale de musique du monde, projet d’appui et de développement basé à Berlin, en Allemagne. Elle organise annuellement un événement principal, qui est une exposition dans différents endroits à travers l'Europe. Pour cette édition, cela va se passer à Budapest, en Hongrie. Les prix Womex ont été introduits en 1999. Depuis lors, Womex présente ses prix à des artistes ou des professionnels chaque année pour les réalisations spéciales dans l'industrie de la musique internationale.

Senenews

« GRANDE NUIT DE LA CULTURE SERERE » : La diversité rythmique en attraction demain à Sorano

Le Théâtre national Daniel Sorano abrite demain la « Grande Nuit de la Culture Sérère ». Evénement majeur de l’Ong Ndef Leng, cette manifestation est conçue pour servir de vitrine à la promotion de la culture sérère. 

Seize éditions sans discontinuité pour la « Grande Nuit de la Culture Sérère ». L’Ong «Ndef Leng» organise, demain au Théâtre Sorano, une de ses plus importantes manifestations annuelles. A côté des réunions et autres séances de lutte, la « Grande Nuit de la Culture Sérère » reste l’évènement majeur de cette Ong qui s’active depuis plus de 20 ans dans la défense et la protection de la langue et de la culture sérère. « C’est aussi un évènement qui nous permet de regrouper nos cadres sérères, ministres, anciens ministres, sages, directeurs de société, fonctionnaires et autres. Ils ont des responsabilités et c’est difficile pour eux de nous accompagner tout au long de l’année lors de nos réunions et séances de lutte », informe Fatou Abdourahmane Diouf, vice-présidente de l’Ong et chargée de l’organisation de cette manifestation. La soirée qui aura lieu au Théâtre national Daniel Sorano verra la participation de tout ce que les Sérères comptent de rythmes et de genres musicaux. « Le folklore sérère est très riche et composé de plusieurs rythmes. Chaque communauté sérère avec sa différence culturelle et rythmique. Nous avons ceux qui utilisent les calebasses, la guitare, le « Riti » (violon), les griots de la cour royale, etc. Toutes ces communautés, Kaamè, Ndoutt, Safène, Mont-Rolland, Niominka, seront représentées à la « Grande Nuit de la Culture Sérère » à travers leurs artistes. Marie Ngoné Dione, Ndèye Faye de Diakhao, Mansour Ndour « Ndoucoumane », Moussa Guèye, Birame Sarr « Ndjississ » vont animer la soirée », ajoute-t-elle. « L’Ong Ndef Leng» a comme objectif la promotion de la culture sérère et des artistes sérères, la protection de la langue et le dialogue des cultures qui est la base du développement. «Ndef Leng» a toujours fait de son mieux pour essayer de répondre aux besoins de la communauté sérère. Nous sommes accompagnés par nos cousins al pular et diola. A chaque fois, le thème est basé sur le cousinage à plaisanterie et cela renforce la cohésion sociale », ajoute Fatou Abdourahmane Diouf.
Malgré tout son investissement pour valoriser les artistes sérères, l’Ong n’en demeure pas moins satisfaite car, selon Fatou A. Diouf, ils n’ont pas réussi à décrocher de gros contrats pour les artistes sérères. « C’est trop difficile au Sénégal. C’est pourquoi nous essayons de leur  permettre de montrer leur talent. La culture sérère est très riche, mais les artistes préfèrent dès fois rester au village. Nous n’avons pas raté une édition depuis que "la Grande Nuit" a été initiée pour permettre à ces artistes de se faire connaître », précise-t-elle. Pour cette édition, la grande innovation, c’est le partenariat scellé entre «Ndef Leng» et l’Ong française Hôpital Assistance International. « Cette Ong a accepté de parrainer Ndef Leng. C’est une Ong qui œuvre dans la culture et le social. Cela entre dans le cadre de notre ouverture pour plus de partenariat. Avec son président Jean-Jacques Sleguelont, cette Ong a offert à l’Etat du Sénégal du matériel médical d’une valeur de 2,5 milliards de FCfa distribué dans 12 communes du Sénégal, il y a deux semaines », selon Fatou Abdourahmane Diouf.

O. NDIAYE

 

Nuits du Zikr et musiques spirituelles de Dakar : La quatrième édition prévue à partir du 7 août prochain

La Maison de la Culture Douta Seck abritera la quatrième édition du Festival des nuits du « zikr » et musiques spirituelles de Dakar. Prévue du 07 au 08 août prochain, cette grande manifestation est une vitrine pour les musiques religieuses, spirituelles et sacrées d’ici et d’ailleurs. Il s’agit, explique un communiqué, d’une initiative du label ashram record soutenu par la ville de Dakar.
Dans le cadre de ce festival, il est prévu des prestations scéniques avec des groupes confrériques et des artistes de la scène des musiques profanes qui proposent des répertoires religieux. Aussi, « des projections de films seront au programme tout comme une exposition permanente de tableaux et de photos liés à la religion ». Ainsi, la journée du vendredi 07 août sera la journée soufie et celle du 08 août  « la nuit de la Médina (les traités de l’unité) en hommage à Omar Ndao, ancien directeur de la Culture et du Tourisme de la mairie de Dakar ».Pour compléter cette programmation, des conférences débats seront organisées et animées par des personnalités comme Amadou T. Wone, ancien ministre de la Culture et de l’universitaire Felwine Sarr.

I. BA

Dioba Guèye, artiste chanteuse : Une voix nomade et métissée

La chanteuse sénégalo-mauritanienne, Dioba Guèye, prépare un album de dix morceaux. Ceux que le public découvre en avant-goût sont une promesse d’une production de bonne facture.
Dioba Guèye n’a sans doute pas la notoriété de la diva mauritanienne Malouma Mint Meiddah ou encore celle de Coumba Gawlo. Mais, elle a des prédispositions pour devenir une digne héritière de ses illustres devancières. La douceur de sa voix et son style musical recherché élargissent sa palette déjà riche de ses identités sénégalaise et mauritanienne qui transparaissent dans ses œuvres. Sa musique « nomade », au carrefour de plusieurs influences, offre à la fois des tonalités mélancoliques et rythmées allant du Blues, de l’Afro au Folk acoustique qu’elle chante en maure, wolof et pulaar.
Cette « maturité musicale », au-delà d’un talent certain et de ses origines Gawlo (griotte), Dioba Guèye la doit, en partie, à son cheminement avec la chanteuse mauritanienne Malouma. Elle a joué les chœurs pour cette dernière après avoir tâté le micro dans un orchestre local. Aujourd’hui, la native du pays de Moktar Ould Daddah est accompagnée par son groupe, le Kaléidoscope, présage d’un enchaînement de sensations diverses que le titre « Jaat » offre merveilleusement. C’est le salut de l’anonyme artiste, de la nouvelle venue dont la rafraîchissante voix rappelle, sous plusieurs aspects, la musique arabo-berbère et ses accents plaintifs. Le morceau « Urban Gawlo » est un savant dosage entre le rythme que Dioba a hérité de ses ascendants griots, à qui elle rend grâce, et ce que son ouverture et sa culture musicales lui permettent d’explorer. Le Yela et le Blues s’y entremêlent harmonieusement. A travers les titres « Khawma » (je ne sais pas en wolof) et « Souka  debbo » (fille en pulaar), Dioba Guèye montre une autre facette de son talent. Elle y emprunte des sonorités se rapprochant davantage du reggae. « Souka debbo » sonne comme un hymne à la femme, à l’amour, à la vie. Tandis que « Khawma » se veut un questionnement sur les turpitudes d’une société.

Alassane Aliou MBAYE (stagiaire)

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