Musique

Daba Sèye à propos de son anniversaire aujourd’hui: « Je ne compte rien laisser de côté pour faire plaisir »

Daba SeyeDaba Sèye prépare son anniversaire aujourd’hui au Théâtre national Daniel Sorano. Après la sortie de son troisième album intitulé « Setlouna », la jeune maman veut revenir en force dans le paysage musical. Dans un jeu d’équilibriste, elle arrive à jongler entre vie de famille et carrière musicale. C’est pourquoi Daba Sèye ne compte pas revoir son planning. Pour elle, même s’il est très important d’exercer son art, la vie de famille ne saurait être laissée en rade. La chanteuse assure être très à cheval sur ses principes pour percer dans le show-biz.

Apparemment vous êtes à fond dans les préparatifs de votre anniversaire de ce samedi à Sorano…
« Oui c’est vrai ! Je suis très occupée avec les préparatifs de l’événement. Je n’ai même pas envie que cela se termine. Je suis pleinement dans mon monde et je me donne à fond. Je prie le bon Dieu pour pouvoir relever le défi ce samedi au théâtre national Daniel Sorano. C’est une première pour moi. J’espère y acquérir de l’expérience pour la suite de ma carrière. Cependant, je n’envisage pas de célébrer mon anniversaire tous les ans. Je veux gérer mon image autrement. Je n’aime pas trop me faire voir. Je compte le fêter tous les deux ans, pour faire plaisir à mes fans ».

Que préparez-vous  pour vos fans ce samedi  au théâtre Daniel Sorano ?
« Je donne rendez-vous à tous les Sénégalais ce soir au théâtre national Daniel Sorano. Il y aura de grandes surprises. C’est une première pour moi. Je compte innover sur tous les plans. C’est important, car j’ai une nouvelle vision de la chose musicale. J’ai de nouveaux concepts et j’espère que cela plaira à mes fans. J’invite tout le monde à venir communier avec moi. C’est un jour de fête et je ne compte rien laisser de côté pour faire plaisir à tout le monde ».

Au-delà de l’anniversaire, parlez-nous de vous et de vos débuts ?
(Rires) « Je crois bien que tous les Sénégalais me connaissent maintenant. Depuis 2005, je suis dans le milieu musical. Et beaucoup de personnes suivent ma carrière de très près. Je suis une fervente croyante. Je fais partie aussi d’une grande famille de griots. Je rends grâce à Dieu, j’ai une très belle voix. C’est ce qui m’a poussée d’ailleurs à tenter ma chance sur la scène musicale. Je suis parvenue à me faire connaître et je vis très naturellement cette célébrité. Mon destin est déjà tracé. Je suis très patiente pour la suite de ma carrière ».

Quel a été le déclic après avoir intégré le milieu musical ?
« Très jeune, j’allais souvent rendre visite à ma tante Maty Thiam Dogo. A l’époque, elle était dans le groupe du chanteur Ouza Diallo. Je passais mes journées chez elle, car j’aimais beaucoup la musique. Maty Thiam Dogo a beaucoup joué dans ma carrière. Je l’admirais et m’inspirais d’elle. Souvent, je restais chez elle pendant deux mois, uniquement pour mieux vivre ma passion, la musique. Je pense que c’est en la regardant chanter que le déclic est venu. Je me disais que j’étais faite pour être une diva comme elle. Et c’est par la suite que j’ai intégré le milieu. Cela n’a pas été une surprise pour moi, ni pour ma famille ».

Vous aviez tout de même commencé en faisant des chœurs ?
« Vous savez, toute chose a un début. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Je ne pouvais pas bien apprendre la musique sans passer par les chœurs. J’ai assisté pas mal de grandes voix ici au Sénégal. A l’époque, je voulais acquérir de l’expérience. J’ai également fait les chœurs de Salam Diallo pendant des années. J’ai clôturé mon apprentissage dans son groupe avant d’entamer ma carrière solo. Il était temps pour moi de voler de mes propres ailes ».

Comment avez-vous fait pour sortir votre premier album et qui vous a repérée à l’époque ?
 « J’ai été repérée par un producteur du nom de Babacar Lô. Il a obtenu mes contacts grâce à un certain Roger. Et c’est de là que tout est parti pour moi. Babacar Lô m’a amené au « Studio 2000 » et a produit mon premier album intitulé « Mame Fallou ». Je n’avais aucun doute quant au succès de l’album. J’avais confiance en moi et à mon talent. Je savais que j’avais des chances d’intégrer le cercle des plus grandes voix de la musique sénégalaise. J’ai un don naturel, je dois alors vivre de mon art. Je suis très patiente malgré tout. Je crois que les choses doivent venir petit à petit. D’ailleurs, je ne me prends même pas pour une célébrité. Je suis une « Yaye Fall », la grande star c’est Dieu. Certes j’ai un don, mais j’aime me faire toute discrète. La modestie est la meilleure des choses ».

Après ce succès, Daba Sèye s’était métamorphosée. A l’époque vous aviez complètement changé de look… et de teint.  Pourquoi ce changement radical?
(Rires) « Je ne m’étais pas changée pour me faire plaisir à moi. En fait, je venais de sortir mon album et je me disais que je devais prendre plus soin de moi. L’apparence compte beaucoup dans le milieu musical. Je voulais changer pour montrer aux gens la nouvelle Daba Sèye.  Mais, je ne m’étais pas trop métamorphosée quand même !! Je voulais juste me faire plus belle comme toute bonne Sénégalaise. L’image compte beaucoup pour nous. Je ne devais pas alors paraître négligée ».

Vous aviez disparu de la scène musicale après un deuxième album pas trop convainquant. Que s’était-il passé ?
« Oui, j’ai sorti mon deuxième album intitulé « Dara Wéssouwoul », mais contrairement à vos propos, il avait, lui aussi, connu un franc succès. Vous savez, j’aime faire les choses étape par étape. Je ne suis pas pressée. L’essentiel est fait parce que tout le monde me connaît maintenant. Je crois que c’était la phase la plus difficile. Aujourd’hui, je voyage à travers le monde grâce à mon talent. Concernant mon absence de la scène musicale, j’étais enceinte. Je suis une femme et j’ai aussi mon ménage à gérer. Je devais fonder une famille. Demain, je n’aurai que mes enfants pour me soutenir. Une carrière musicale, c’est très beau certes, mais la vie de famille est beaucoup plus importante. J’essaie d’allier les deux actuellement sans trop me mettre de pression ».

 Votre troisième album vient de sortir. Pourquoi le titre « Setlouna » ?
« Mon absence dans le milieu musical m’a permis d’avoir une vision beaucoup plus claire du milieu et du pays en général. J’en déduis qu’il faut qu’on essaie de changer nos mentalités. J’ai intitulé cet album « Setlouna » pour beaucoup de raisons. Les journalistes avaient cependant mal interprété mes propos lors d’une conférence de presse concernant le problème de label ici au Sénégal. J’avais juste souligné qu’il est difficile de vendre son art, quand on n’est pas dans un bon label.  De mon côté, je ne compte que sur Dieu pour percer dans le milieu du show-biz. Certes, je n’ai pas de label, mais je n’en fais pas un cas. Je fais des tournées internationales et je suis sur une bonne voie ».

Vous faites partie des nouvelles voix de la musique sénégalaise, mais votre carrière ne s’emballe pas. En êtes-vous consciente?
« C’est comme cela ! Je ne néglige pas ma carrière et le problème ne se trouve pas non plus dans mon staff. Il y a des choses qui bloquent dans ce pays. Quand on est véridique, pudique, digne et courageuse, il est difficile de percer. Ces quatre qualités ne riment pas avec célébrité. Or, mon éducation ne me permet pas de faire certaines choses. Je compte mourir avec mes principes. Je ne changerai jamais pour être célèbre. Je ne suis pas prête à m’habiller de façon indécente  par exemple. Je dois tenir en compte ma famille, les religieux de ce pays et mes fans. Je ne veux pas courir derrière des futilités. Je suis connue, j’ai ma production, je joue quand je veux avec mon groupe, donc c’est déjà bien. Pour couronner le tout, je prie pour avoir une grande réussite ce samedi à Sorano ».

Le milieu musical est-il donc si difficile que cela ?
« En tout cas, moi je ne le vois pas ainsi. Je ne souhaite du mal à personne. Je prie tous les jours pour mes collègues artistes. Il y a de la jalousie dans le milieu qui n’a vraiment pas de sens. Les grands talents vont forcement se retrouver au sommet. Les générations se succèdent, c’est comme cela. Il faut accepter la volonté divine. Par contre la jalousie est partout, ce n’est pas seulement dans la musique ».

Y a-t-il une grande différence entre Daba Sèye choriste et Daba Sèye chanteuse ?
« Oui il y a une grande différence entre les deux. Les chœurs m’ont forgée et je suis devenue une grande artiste grâce à cela. Aujourd’hui, j’ai une carrière solo à mener. Je sais ce que je veux et où je vais. Je ne pouvais pas éternellement continuer à faire des chœurs pour les autres alors que j’ai un grand talent. Dans la vie, il faut savoir avancer et prendre des risques. Je vise loin, et qui ne risque rien n’a rien ».

Propos recueillis par Absa Ndong


Salon de la musique africaine: Marché, professionnalisation, … au cœur de la deuxième édition

Sima logoLa deuxième édition du Salon international de la musique africaine, le Sima, se déroulera du 20 au 22 novembre 2014 à Dakar.

Organisé par le Bureau export de la musique africaine (Bema), le Sima se donne comme ambition de répondre aux préoccupations des professionnels de la musique africaine : renforcement du marché africain de la musique, appui à la professionnalisation des opérateurs au sein des marchés, promotion et exportation de la musique africaine en Afrique et hors du continent.

Dans document, les organisateurs expliquent que ce salon, composé d’un marché, de concerts, de rencontres professionnelles, d’ateliers et de remise de prix, réunira, pendant trois jours, une centaine de professionnels et une vingtaine d’artistes nationaux et internationaux. « L’objectif est de faire de ce marché africain un tremplin pour la nouvelle scène musicale africaine », précise le texte. Pour le Bema, le Sima représente une véritable vitrine pour les artistes et les professionnels du secteur musical. Cela va se matérialiser avec cet espace de rencontres, d’échanges, de réflexion entre les acteurs de la filière musicale africaine.

Le Salon de la musique se veut une plateforme pour faire découvrir des artistes, présenter leurs activités, vendre et acheter des produits culturels, rencontrer des professionnels venus d’Afrique et d’Europe, aller à la rencontre du public, réaliser de nouvelles collaborations, se former et accéder aux informations.

E. M. FAYE


« Demb ak tey »... Deux générations, deux styles, un album

Demb ak teyForts de leur aura, Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop et Dembel Diop font le pari de fusionner deux générations aux goûts musicaux différents autour d’un album : « Demb ak tey » (hier et aujourd’hui).

Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop et Dembel Diop accordent « leurs inspirations » pour gratifier les mélomanes d’un nouvel album de 11 titres. « Demb ak tey » est une jonction entre les mélodies d’hier et celles d’aujourd’hui. La sortie officielle est prévue demain. D’emblée,  le bassiste-arrangeur Dembel Diop précise : « Ce n’est pas que nous ayons quoique ce soit contre ce qui se fait présentement ». Il avance que le « Mbalax » est la musique nationale. Elle transcende et exprime en quelque sorte notre identité à nous», dit-il. Mais, suggère l’instrumentiste, cette musique a intérêt à être retouchée pour la bonne cause.

Pour Cheikh Tidiane Tall, l’album a été conçu d’abord pour faire plaisir aux nombreux mélomanes qui en redemandent et nous faire nous-mêmes plaisir. L’orientation musicale n’est pas figée. Elle est ouverte, variée, libre… Vous entendrez de l’acoustique, du folk, du Mabalx mais tout ceci, bien travaillé avec parfois des influences à l’ancienne, insiste M. Tall.

Le concept est novateur du fait qu’il s’exprime par la matérialisation d’un projet de trois artistes aux parcours différents. Ces derniers se retrouvent dans un idéal ; celui de faire un travail qui requiert énormément de professionnalisme. Ils assurent avoir travaillé avec le cœur, mus par cet amour intrinsèque et profond de la musique que seuls les acteurs de l’art sont en mesure de ressentir.

Des thèmes autant significatifs que variés sont représentés dans cet opus qui se propose de marquer de par son originalité. La relation fusionnelle entre mère et enfant est évoquée dans le titre « Xiffe ». Cela est traduit par l’affection particulière qui relie tout le temps ces deux êtres. La femme sénégalaise a également eu droit à un hommage. « Sa grandeur dans l’effacement et sa bataille effrénée pour le bien-être de la famille » sont louées par l’artiste Idrissa Diop à travers un titre dénommé « Diongama ».

Quand les musiciens rendent hommage à leurs pairs, cela donne « Musiciens ». Le rôle d’ambassadeurs que constituent les artistes dans le monde en contribuant à la promotion de la culture est hautement salué à travers cette représentation. Sur ce registre, le défunt Seydina Insa Wade a eu droit à son hommage à travers le titre « Laguiya ».

Les musiciens n’ont pas manqué de s’adresser aux jeunes. Le morceau est d’ailleurs évocateur : « Message ». Ici, le chanteur relaye les préoccupations des jeunes, l’avenir du pays.

Oumar BA


En tournée acoustique européenne : Salif Keïta revisite le mythe de Soundjata

Londres : L’auteur-compositeur malien, Salif Keïta, parcourt en ce moment les villes européennes pour offrir, pour la première fois, la rencontre entre des instruments traditionnelles (kora et ngoni) et modernes, avec le guitariste Ousmane Kouyaté.

Salif Keïta est une voix africaine reconnue au niveau international. Dans ce tour acoustique, qui a commencé le 28 mars en France et qui finit le 25 juillet en Espagne, il s’est arrêté le 8 avril à Londres, la capitale européenne artistique et multiculturelle par excellence. Descendant de Soundjata, Salif Keïta incarne l’Empire Mandingue du Mali. Il s’est présenté comme « le roi », accompagné par « ses griots ».
La soirée a été ouverte par le virtuose Seckou Keïta à la kora. Il a démarré tranquillement avec des chansons nostalgiques comme « Distance » et « Missing you » pour conclure avec « future strings ». L’orchestration est à mi-chemin entre tradition et modernité avec des notes de kora combinées aux battements de tambours sur fond de guitare électrique.
Seckou Keïta a réussi à introduire progressivement le public dans le spectacle et par ricochet dans le mythe de Soundjata Keïta. Les artistes sont montés sur scène l’un après l’autre, comme s’il s’agissait de profiter de leur moment de gloire. Mamadou Diabaté à la kora, Ousmane Kouyaté à la guitare électrique, Souleymane Kouyaté avec le ngoni, et Bah Kouyaté et Aminata Dante aux chœurs. Finalement, le maître est apparu avec son chapeau habituel.
Sa chemise blanche n’était pas traditionnelle, ce qui montrait déjà que son répertoire musical n’a pas de frontières. Le but de cette tournée acoustique, selon Salif Keïta, est de revisiter d’anciennes chansons comme « Namanamani », « Koulandjan ». Pour la circonstance, l’interprétation a revêtu un cachet international avec un accent mis sur des sonorités modernes.  Peu importe le passage du temps, la puissante et claire voix de Salif Keïta reste intacte. Le résultat de ce bagage de plus de 40 ans de musique, ce sont des racines mandingues ouvertes au métissage avec des sonorités modernes de la scène internationale.
La soirée a été marquée par un duel entre la kora et la guitare électrique qui offrent une combinaison agréablement surprenante. Sur la même lancée, la chanson « Yamore » fera danser l’assistance. Le solo de la guitare électrique, impeccablement joué par Ousmane Kouyaté, arrive comme l’une des chansons les plus applaudies de la nuit avec le tube « Mandjou ». Salif Keïta et ses griots quittent le théâtre Barbican de Londres avec une performance saluée par les mélomanes.

 Ernesto Martin et Estrella Sendra, (Correspondance particulière)

                   

 

Maréma Fall s’affaire autour d’un nouveau single

L’artiste musicienne Maréma Fall vient de sortir son premier single. Sous le titre de « Femme d’affaires », le morceau célèbre le mérite et la bravoure de la femme sénégalaise.

Elle vient d’ajouter son nom sur la liste des jeunes artistes avec lesquels la musique sénégalaise peut compter pour s’assurer un futur flamboyant. Maréma Fall, qui a officiellement sorti son premier single ce week-end, est l’incarnation d’une jeunesse talentueuse cherchant à s’affirmer dans un milieu déjà saturé. Intitulé « Femme d’affaires », ce morceau, comme son nom l’indique, est un hymne à la femme. Inspirée par son entourage et son vécu quotidien, la jeune chanteuse rend un hommage particulier à la femme sénégalaise, symbole de bravoure et de dignité. Maréma célèbre ces  «dames de fer » qui ne lâchent pas et qui travaillent sans faillir pour le bien-être de leur famille. « Au Sénégal, il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas d’emploi mais qui se battent au quotidien pour tirer leur épingle du jeu. C’est cela qui  m’a inspiré », avance-t-elle.  « Femme d’affaires»  s’adressent  aussi aux femmes  « ambassadrices  du nouvel entreprenariat africain, mais également aux hommes qui doivent faire face à la modernisation du statut de la femme » dans  notre continent.
L’œuvre  de Maréma est une musique métissée, inspirée des sonorités locales et d’ailleurs. La maîtrise du mariage entre jazz, soul, Hip hop  et rythmes sénégalais est parfaitement assurée. « Au Sénégal, il y a plusieurs formes de musique. Et c’est cette envie de découvrir ces différents genres musicales qui fait ma particularité», soutient-elle.
Noirceur d’ébène qui rappelle cette femme noire dépeint  dans la poésie de  Léopold Sédar Senghor, Maréma Fall allie élégance physique et mentale. La profondeur de ses textes,  ses expériences de choriste et d’artiste ouvert aux  vents du monde en disent long sur son talent…
Ce premier single est le fruit d’une collaboration artistique entre la jeune chanteuse et l’arrangeur Mao Otayeck. Déjà elle projette de sortir un album dans un futur proche après la tournée de promotion de son nouveau produit.
Née à Dakar de mère sénégalaise  et père mauritanien, Maréma Fall a  fait des études jusqu’en classe de terminale avant de se tourner définitivement vers la musique.  « Un jour, mon oncle m’a trouvée en train de chantonner et m’a proposée de m’amener au studio. C’est   comme ça, de fil en aiguille, que j’ai intégré le milieu artistique », relate-t-elle. La chanteuse a débuté  en tant que choriste dans  beaucoup de groupes de musiciens tels que Didier Awadi, Yoro Ndiaye, Idrissa Diop, Edu Bocandé. Finalement sa rencontre avec Mao Otayeck va marquer un grand tournant dans sa carrière parce qu’elle décidera  de s’engager dans un album solo. 


Ibrahima BA


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