Musique

Nouveau disque d’Amy Collé Dieng : Un label hollandais va vendre « Maturité » sur le marché international

La chanteuse Amy Collé Dieng vient de lancer son deuxième album intitulé « Maturité », fusion du mbalax à d’autres sonorités africaines et d’ailleurs (salsa, mbalakh, fun…), l’artiste décide d’investir le créneau international à travers des thèmes variés, grâce au label hollandais Dub Record Production qui a produit son nouveau disque.
Avec ce nouvel album de onze titres, Amy Collé fait un retour après 7 années d’absence en termes de production musicale. Elle revient avec plus de maturité  « du point de vue moral et musical avec une certaine diversité. L’art ne se force pas, il faut aller pas à pas et faire un recul pour mieux sauter », a confié Amy Collé. Elle évoque par ailleurs « les expériences acquises » et qui lui ont permis de grandir aujourd’hui, d’où l’idée du titre de l’album «Maturité». Elle a dit à cet effet la satisfaction de revenir sur la scène musicale « pour chanter pour la société. Je suis sur la scène musicale et j’y resterai, c’est une fierté pour moi et j’ai un don à exploiter » a-telle renchérit.
Avec des genres musicaux divers (mbalax, salsa, fun…), dans ce nouvel album, Amy chante, le Prophète Mohamed (Psl), le président Mandela pour son apport pour l’Afrique. Mais aussi d’autres thèmes axés sur les rapports humains à travers l’amitié, l’appui et la protection de l’enfance face aux violences, le travail, le respect et l’appui à l’homme dans ses activités, l’obsession etc.
Pour Mariola Meyes, chargée de la communication du label Dub Record Production, « ces onze titres qualifient la maturité de l’artiste. Elle a une voix attractive et a démontré qu’elle s’adapte à toute sorte de musique. C’est pourquoi nous avons décidé de l’accompagner dans son expérience internationale et le professionnalisme dont elle a fait montre ».  

Faire découvrir Amy Collé en Europe
Présent à la cérémonie, l’ambassadeur hollandais au Sénégal, Jk Kleiweg De Zwaan a estimé que le Sénégal est un pays magnifique à la culture musicale extraordinaire et diverse. « Désenclaver cette culture est un vrai défi c’est pourquoi je remercie le label qui œuvre dans ce sens» a soutenu M. Zwaan. Il a invité Dub Record Production à tenir des concerts en Europe pour faire découvrir l’artiste Amy Collé. Le label a de son côté déjà pris ses dispositions pour exporter l’album au niveau international.
Mais aujourd’hui les producteurs ont décidé de « centraliser les activités de vente ici au Sénégal pour permettre aux sénégalais de découvrir  l’autre facette de l’artiste.» Il n’empêche que les ventes de Cd sont déjà en ligne. Au sortir de la conférence de presse, l’artiste a gratifié le public d’une petite prestation avec deux titres de son nouvel album avec lequel, elle espère se réconcilier avec ses fans.                 

Amadou DIOP


PIERRE BEREGOVOY, DIRECTEUR GENERAL DE LA BICIS : « Nous sommes encouragés à poursuivre notre partenariat avec Saint-Louis Jazz »

Fidèles partenaires du festival de jazz de la ville de Saint-Louis depuis 1998, la Bicis et la Fondation Bnp Paribas ont permis, cette année, le choix du musicien Dhafer Youssef, la tête d’affiche du programme. Assistant pour la première fois à l’événement, l'actuel directeur général de la Bicis, Pierre Bérégovoy, juge très satisfaisant ce partenariat qui sera renouvelé les prochaines années.

Monsieur le Directeur général, quels sont vos sentiments après avoir assisté à « votre » premier festival de jazz de Saint-Louis ?
 « C’est la première fois et j’ai eu le plaisir de venir à Saint-Louis pour le festival de jazz. Pour cette 21ème édition du festival, dont la Bicis et le groupe Bnp Paribas sont partenaires depuis 1998. Personnellement, j’en tire une grande satisfaction sur différents points.  D’abord, une grande réussite populaire avec une très forte fréquentation et un public ravi tous les soirs. Grande satisfaction sur le plan artistique, vu que la direction du festival a réussi à rassembler des formations très variées, mais qui avaient tout en commun, la très grande qualité musicale. Je me souviens de Ray Lema qui a soulevé le public pour reprendre quelques paroles d’une chanson avec lui. C’est une grande découverte également de Dhafer Youssef qui joue du luth et sa voix à la fois, avec une très grande virtuosité. Des moments d’émotion également, de partenariat avec le Prytanée militaire de Saint-Louis. Cette année, un master-class a permis de rassembler l’Ensemble musical de Howard University, et puis l’orchestre du Prytanée rejoint vers la fin par le Collectif Vendredi Slam venu de Dakar. Beaucoup de gens aimeraient bien être là pour voir le sourire sur le visage des élèves du Prytanée militaire qui suivaient cette prestation. Des moments d’émotion avec nos clients, nos collaborateurs qui travaillent dans le Nord du Sénégal. Beaucoup de raisons d’être satisfait, un encouragement pour nous à poursuivre ce partenariat avec le festival de jazz de Saint-Louis de nombreuses années encore. Avec un nouveau bureau, je pense qu’ils s’en sont sortis haut la main, de cette organisation.»
 
Au-delà du festival de jazz de Saint-Louis, quel autre secteur touche votre mécénat au Sénégal ?
« Au plan culturel, nous sommes partenaire historique du festival international de jazz de Saint-Louis, mais également partenaire de la biennale des arts de Dakar (Dak’art) depuis de nombreuses années.  Nous soutenons différents créateurs dans la musique, les arts plastiques. Et cette année, c’est une première pour nous, nous avons soutenu de jeunes sénégalais créateurs de mode. Nous sommes persuadés que les secteurs artistique et culturel sont des facteurs de développement économique, mais de cohésion sociale également. De mieux-être dans une société.
C’est dans cet esprit-là que nous soutenons la culture. Tout cela s’intègre aussi dans notre politique de Responsabilité sociale et environnementale, que nous exprimons dans le domaine de la culture. Mais également, dans le domaine de la santé, avec un partenariat très important  avec le Programme national de lutte contre le paludisme. Nous soutenons aussi d’autres événements moins marqués, mais qui existent. Dans le domaine de l’éducation également, avec le soutien de différentes institutions par les fournitures de livres scolaires. Nous soutenons aussi la Fédération sénégalaise de tennis. Donc, nous considérons que nous sommes là. Nous sommes une entreprise commerciale qui a un objectif de réaliser des bénéfices. Mais, tout cela ne peut pas fonctionner si nous n’avons pas une implication forte dans la vie sociale du pays ; si nous ne partageons pas un peu avec les populations à travers ces activités de soutien, à la fois au niveau de la culture, de la santé, de l’éducation, du sport, etc. Cela fait partie de notre rôle, Bnp Paribas et la Bicis, à travers notre Responsabilité sociale et environnementale.» 

Propos recueillis à Saint-Louis par Omar DIOUF - Photo : Sarakh DIOP 


WASIS DIOP, ARTISTE MUSICIEN : Une autre prestation toujours désirée au Saint-Louis Jazz

Cette année, l’artiste est revenu à Ndar pour présenter… un documentaire sur la brèche de Ndar intitulé « Les figues de Barbarie ». Un extrait de ce film documentaire évoquant les conséquences de l’avancée de l’océan Atlantique dans la Langue de Barbarie et les moyens dérisoires des pêcheurs pour faire face à l’érosion a été projeté durant un colloque organisé lors de la 21ème édition du festival de Jazz de Saint-Louis.
Et Wasis Diop, répondant aux questions des journalistes, est resté discret quant à une prochaine apparition sur la scène musicale du festival de la ville. Mais, Ibrahima Diop, le nouveau président de l’Association Saint-Louis Jazz, qui a présenté l’artiste musicien lors de son discours à la cérémonie d’ouverture sur la Place Faidherbe, compte bien le faire chanter dans une des éditions à venir.  Me Diop compte également associer Wasis à la réalisation d’un film documentaire qui pourrait s’intituler « Si Saint-Louis Jazz m’était conté.. », rassemblant les archives de toutes les éditions précédentes de l’événement culturel phare de la ville du Nord.

O. DIOUF


En croisade contre la mendicité : Le chanteur Pape Niang lance « Handicapable »

L’artiste chanteur Pape Niang ne veut plus voir des personnes vivant avec un handicap mendier. Pour cela, il a lancé, vendredi, le concept « Handicapable ». 
Le handicap n’est pas une fatalité. Cette conviction est partagée par l’artiste musicien-chanteur Pape Niang. Il a lancé, vendredi, à Douta Seck, le concept « Handicapable ». Ce projet, soutenu par la ville de Dakar, vise à promouvoir la participation des personnes vivant avec un handicap dans le secteur culturel, les inciter à porter eux-mêmes leur combat, mais aussi  sensibiliser les autorités politiques et coutumières sur leur situation. En ce sens, il s’agira d’organiser une formation sur l’entreprenariat féminin avec 25 femmes handicapées (par mois), un atelier de renforcement de capacité avec les musiciens handicapés et un concert de sensibilisation qui se tiendra à la maison de la culture Douta Seck. Ce programme se déroulera à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 24 mai.
Dans un élan de solidarité, le chef d’orchestre du Kurel Band assure : «  Nous voulons, ensemble, éradiquer la mendicité de la rue ». Pape Niang table sur un budget prévisionnel de 2,5 millions de FCfa pour concrétiser ce projet. En attendant de boucler cette somme, il peut compter sur l’appui du Réseau d'associations pour le bien-être communautaire (Rabec) qui assure la formation des femmes en entrepreneuriat. « A mon arrivée, la question des personnes vivant avec un handicap n’était pas prise en compte au sein du Rabec, a reconnu Sophie Ndour, représentante de cette Ong. Il a fallu un plaidoyer pour que l’erreur soit rectifiée. » La mutilation n’est pas seulement physique, mais elle peut être aussi mentale, estime S. Ndour. Pour sa part, Aïssatou Cissé, la conseillère spéciale du président de la République Macky Sall sur la question de l’enfance et du handicap, demande aux personnes vivant avec un handicap de changer de regard pour être des acteurs de développement. « Donnons-nous les moyens pour nous surpasser », a-t-elle lancé.
La représentante de la Présidence a rassuré que Pape Niang aura le soutien de l’Etat. « Le président de la République Macky Sall veut que chaque personne vivant avec le handicap donne les potentialités qu’il a. Dans le domaine de la culture, il y a en qui nous ont montré la voie tels que Pape Niang qui nous éclaire dans ce sens », a-t-elle dit.   
Aïssatou Cissé a rappelé que le 2 octobre 2012, le président de la République a signé deux décrets d’application liés à la Loi d’orientation sociale votée à l’Assemblée nationale en juillet 2010 : un pour l’obtention de la carte de l’égalité des chances et un autre concernant l’éducation spécialisée.

Serigne Mansour Sy CISSE


SHULA, AFRIKIYO ET WATO AU SAINT-LOUIS JAZZ : Acoustique, chorale et jazz-rock bercent la place Faidherbe

Aujourd’hui, auront lieu les spectacles du pianiste suisse Frank Salis et son quartet H30, et du musicien congolais Ray Lema. Dimanche, se produiront le Tunisien Dhafer Youssef, tête d’affiche du festival et l’ensemble américain de Howard University Jazz. Les mélomanes de Saint-Louis Jazz 2013 ont   apprécié, jeudi, sur la Place Faidherbe, la musique acoustique de Shula Ndiaye accompagnée de la chorale Afrikiyo et le jazz-rock servi par le Wato quartet.

On la présente comme une diva en puissance. Et Saint-Louis Jazz a testé le talent vocal de l’artiste Shula Ndiaye, désormais tournée vers la musique acoustique et l’international. Jeudi, la chanteuse, d’abord avec son trio, a confirmé tout ce bien en offrant des minutes de bonheur acoustique aux festivaliers sur la Place Faidherbe. « Kaddu askanwi », pour dire ses convictions et confier ses rêves, « Talking about revolution » en hommage à son idôle Tracy Chapman, puis « Xarbaax » et « Spirit love » repris en chœur par les spectateurs, permettent de découvrir le second souffle d’une artiste prometteuse longtemps confinée dans les orchestres de musique mbalax.  Accompagnée de ses deux guitaristes, Shula, avec le timbre de sa voix doucereuse, berce son public. Une ambiance acoustique qui monte crescendo avec l’arrivée de la chorale internationale Afrikiyo. Un groupe joyeux de 16 femmes et hommes, qui entonnent « Jaam », un hymne à la paix, sous la houlette d’une kora, d’un djembé, d’un clavier et les guitares du trio de Shula. Un air de samba brésilienne est ensuite servi à l’auditoire, avant que la chorale Afrikiyo, seule, ne visite leur répertoire riche de negro spirituals, comme « Jericho » et « Go down Moses ». Ou encore des chants sud-africains, mais également sénégalais dont « Niani », « Jama Jengi » et autres rythmes mandingues.
 Une cadence et un tempo musical que soutient le quartet Wato, composé du joueur de kora et chanteur, Yacouba Diabaté, et des musiciens français, Dimitri Reverchon, batteur, et des guitaristes, Emmanuel Soulignac et Cédric. Pour ce second spectacle de jeudi, les festivaliers ont été surpris par des airs mi rock, swing et reggae joués par ce quartet franco-sénégalais monté autour de Dimitri Reverchon, fondateur du défunt groupe Wock à Saint-Louis dans les années 1990.  Le chanteur et koriste Yacouba Diabaté, tonique sur scène, ne s’est point ménagé pour titiller les cordes de son instrument tout en entonnant « Borom Daara yi », « Bamba », « Africa », ou autres sonorités mandingues comme « Mansani Cissé » et « Salia ». Des séquences instrumentales avec la batterie du Saint-Louisien d’adoption, Reverchon, les déchaînements des guitares et l’omniprésence de la kora font hurler de joie les spectateurs. Presque sans exception, les mélomanes, au fur et mesure du spectacle, très nombreux sur la Place Faidherbe, ont aimé le concert offert par le Wato quartet. Ce qu’a compris Yacouba Diabaté en lançant des messages de paix en Casamance et des appels à l’unité africaine ; lui qui découvre Saint-Louis Jazz et son public en grandeur nature. Une expérience qui se renouvèlera, sans doute, avec cet orchestre qui a annoncé une suite riche de spectacles en surprises musicales sur la Place Faidherbe pour les trois derniers jours du festival.

De nos envoyés spéciaux Omar DIOUF (texte) et Sarakh DIOP (photos)

Dhafer Youssef en clôture dimanche
Hier, dans la soirée, la relève devait être assurée par Edith Lettner d’Autriche accompagnée d’African Jazz Spirit, et l’orchestre allemand de BujazzO. Ce samedi, les festivaliers découvriront le pianiste suisse Frank Salis et son quartet H30, suivi du pianiste congolais Ray Lema. Et dimanche 19 mai, il reviendra au Tunisien Dhafer Youssef, la tête d’affiche du festival de Saint-Louis Jazz 2013, de clôturer en beauté après le spectacle de l’ensemble américain de Howard University Jazz.  
Le Howard University Ensemble en attraction dimanche
Sur la route du Festival international de Jazz de Saint-Louis, le Howard University Jazz Ensemble (Huje) s’est produit au Centre culturel Blaise Senghor. La prestation était organisée par l’ambassade des Etats-Unis, en présence de l’ambassadeur Lewis Lukens.
Après s’être produit au Centre culturel Blaise Senghor le 15 mai, et au West african research center (Warc) le 16 mai, Le Howard University Jazz Ensemble (Huje) sera en attraction au festival de jazz de Saint-Louis. Le groupe performera, dimanche 19 mai, à 21h30 à la Place Faidherbe. En prestation à Blaise Senghor, cette formation musicale venue des Etats-Unis a communié avec le public dakarois. Les spectateurs se sont d’abord délectés avec les majorettes du Lycée Kennedy. Beaucoup de rythmes avec des figurines bien maîtrisées. Sous la houlette de leurs responsables, elles se sont produites avec, en toile de fond, la fibre civique en entonnant l’hymne national du Sénégal.
Après cette mise en bouche, le concert du Howard University Jazz Ensemble démarra. Sept membres de cette prestigieuse université, dont trois instrumentistes à vent, deux guitaristes, un batteur et un claviste, étaient prêts à donner le La. Sur scène, ils reprennent de grands classiques comme des titres de Steve Wonder. Un véritable voyage. Durant presque plus d’une heure, le public s’est réjoui devant tant de grâce et d’aisance. Fondé en 1975 par son directeur, Fred Irby, III, le Howard University Jazz Ensemble compte plus d’une trentaine de d’artistes. Une capacité qui a permis au Huje de se produire sur les plus grands podiums du monde. Des Caraïbes aux Usa en passant par l’Europe, l’Amérique du Sud, l’Asie.

Amadou Maguette NDAW


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