Musique

Décès de l’artiste chanteur Demba DIA : Un musicien, sportif, producteur et politique s’en est allé…

L’artiste chanteur-musicien Demba Dia est décédé samedi à Paris, à l’âge de 50 ans. De lui, le secrétaire général de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, Guissé Pène, retient l’image « d’un humaniste, d’une personne accessible et disponible pour aider et produire les jeunes artistes chanteurs ».

Décédé samedi à Paris, à l’âge de 50 ans, l’artiste chanteur-musicien Demba Dia était généreux. Il n’hésitait pas à mettre, souvent gratuitement, son précieux et performant matériel de sonorisation et de spectacle, ainsi que son studio à la disposition du show-biz local. « Il était disponible pour accompagner et aider en particulier dans son fief des Parcelles assainies et dans le milieu musical et culturel en général… », témoigne Guissé Pène, secrétaire général de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams). De son irruption dans le milieu musical sénégalais, avec son album « Rock Mbalack », le secrétaire général de l’Ams retient le bon accueil que les mélomanes avaient réservé à ce nouveau style. « Son style "Rock Mbalax" avait bouleversé la hiérarchie établie par les ténors du mbalax à l’époque. D’autres jeunes musiciens se sont engouffrés dans cette brèche ouverte par Demba Dia… », ajoute Guissé Pène qui rappelle qu’ensuite, l’opus « Remember » mis sur le marché par le défunt artiste, a également été un chef-d’œuvre au plan de la création musicale et de l’engagement dont il faisait montre.
Lors de la sortie, en 2006, de l’album « Boum Boum », nous avions rencontré Demba Dia à son domicile aux Parcelles Assainies de Dakar, siège de son entreprise de production « Rock Entreprises », devenu plus tard son fief politique. C’est là qu’il a créé le Mouvement Action Citoyenne pour se lancer dans l’arène politique...
Cette année-là, lors d’un entretien qu’il nous a accordé, Demba Dia venait de rompre avec cinq ans de silence musical pour lancer son neuvième album. Un opus avec des relents de rythmes mbalax, véritable invite à la danse et à la joie, disait-il. Avant de préciser qu’il demeurait le même monsieur « Rock- Mbalax », comme il était surnommé par les mélomanes et la presse.
« Le Rock-mbalax, c'est mon style. Il est pour moi. Si tout le monde dans ce pays se mettait à faire du mbalax pur et dur, il n'y aurait pas de différence. Dans notre culture musicale, il nous faut du rock, du mbalax, de la salsa, etc. », confiait Demba Dia, entre deux éclats rire.
L’homme arborait plusieurs casquettes dans sa vie. Chanteur, producteur, sportif aimant le tennis et les gros bolides sur lesquels il s’est maintes fois aligné dans la course automobile des « Six heures de Dakar ».
Demba Dia qui disposait d’un ensemble de sonorisation remarquable et longtemps le plus envié de Dakar, nous confiait qu’il voulait mettre sur pied une unité industrielle de fabrique de cassettes, Cd et Dvd à Sindia.
 « Je suis musicien et chef d'entreprise. Je fais de la musique avec intelligence », précisait alors Demba Dia, qui a passé son adolescence au quartier dakarois de Hann.
Ce bonhomme halpulaar disait avoir concrétisé son rêve en devenant non pas professionnel de tennis ou coureur de circuit automobile, mais patron d’une écurie de bolides dénommée « Rock Mbalax Team ».
C’est à son retour au bercail, après un séjour en France, que Demba Dia sera tour à tour ouvrier dans des sociétés de la place, moniteur de tennis dans un hôtel dakarois, gentil organisateur d'un club de vacances, avant de commencer à pousser la chansonnette avec un ami.
Un petit retour en France, quelques piges dans un groupe musical et come-back à Dakar où il sort son premier album. « Rock Mbalax » est né !
Musique rock avec guitares électriques, une voix enrayée, blousons et gants en cuir, voitures, rastas et cheveux teints, boucles d'oreilles, toute une attitude qui différencie le nouveau venu des autres chanteurs.
Une rock-attitude qu’il a longtemps dégainée avant de se voir converti « Cheikh Demba Dia ». On le verra alors avec la boule à zéro à la place des rastas et plutôt vêtu le plus souvent en boubou sénégalais à la place des blousons en cuir…
Qu'on aime sa musique ou pas, c'est véritablement dans la chanson que Demba Dia se fera une renommée. C'est d'ailleurs fort de cela que l'artiste voulait devenir maire des Parcelles assainies.

OMAR DIOUF


Ndèye Kassé consacre un single aux violences faites aux femmes

L'artiste-musicienne Ndèye Kassé prête sa voix aux actions menées contre les violences faites aux femmes, dans un nouveau single intitulé « La femme ». Elle a précisé, dans un entretien avec l'Aps, que ce single a été produit en prévision d'un album à sortir « en 2015 ». « Dans cette production musicale, j'appelle à mettre fin aux violences faites aux femmes. Je rends hommage aux femmes qui sont violentées et subissent de nombreuses injustices », a expliqué Ndèye Kassé.  Elle se dit par exemple "très affectée" par l'enlèvement de quelque 200 filles, depuis avril dernier, dans le nord-est du Nigeria. Des militants du groupe islamiste armé Boko Haram sont les auteurs de cet enlèvement.
« La femme », disponible en vidéo-clip depuis octobre dernier, le sera également en Cd, prochainement, a-t-elle indiqué, sans précision. Ce single est une reprise de la chanson « African Woman » de l'artiste-musicien Baba Maal, a-t-elle signalé, en précisant avoir procédé ainsi avec « la bénédiction » du chef du Dande Leñol.

(Aps)


Vally L. & les «Black Innocents» chantent “Femmes du monde”

La chanteuse belge, Vally L., et le groupe sénégalais, les « Black Innocents » croisent leurs expériences artistiques au travers du single « Femmes du monde ».  Ce titre annonce un album à venir.

Native de Namur en Belgique Vally L. nouveau nom de scène depuis 2012, auparavant Valérianne Lavi, s’est associée à des hommes pour chanter les « Femmes du monde » en collaboration avec le groupe sénégalais les « Black Innocents ». Le single « Femmes du monde » disponible sur les plates formes numériques préfigure d’un album à venir (7 chansons sur l'opus). Dans le cadre de ce projet, a confié la chanteuse, des prises de voix ont été effectuées au Sénégal et en Belgique (mixage, mastering). La femme est célébrée sous toutes ses coutures sur des rythmes qui balancent entre reggae et hip hop.   
Pour celle qui a suivi une formation artistique en solfège et des cours de chant à l’Académie Ciney et Verviers, le titre « Femmes du monde » met à l’honneur la gente féminine. Le refrain : plus de scolarité, respect.
Vally L. n’en est pas à sa première expérience artistique. Elle a enregistré son premier single dès l’âge de 15 ans et un deuxième à 16 ans. Ensuite, la chanteuse a fait plusieurs premières parties d’artistes, podiums, et auparavant des concerts avec musiciens. Vally L. s’est aussi essayée au cinéma avec des rôles de figuration dans plusieurs courts métrages et longs métrages, notamment Diamant 13 avec Gérard Depardieu, « les non-dits » avec Emmanuelle Devos, Complots d’amateurs avec Jean François Stevenin.
Cette pérégrination artistique l’a conduite à collaborer avec le groupe sénégalais basé à Yeumbeul, les Black Innocents. C’est ce qui a donné naissance au single « Femmes du monde ». Pour Alassane Ndiaye, manager du groupe, l’idée de cette combinaison est de montrer qu’ « à partir de la diversité, on peut apprendre l’un de l’autre ». Selon lui un support communicationnel comme le Hip hop, peut constituer une source de proposition. « En Afrique, la femme est émancipée. Elle a sa place dans la société. Elle doit cesser d’être une victime », défend A. Ndiaye. Il annonce dans la lancée de la sortie du single et de l’album, des prestations dans les lycées et écoles.  
Le groupe a été créé en 1995 par quatre amis d’enfance liés par le même destin. Gaby, Maggoum, Thiawdy et Alioune ont tous arrêté les études pour emprunter tous les matins le chemin qui mène vers la musique hip-hop.

Les Blacks Innocents ont leur début dans la musique à la fin des années 90.
En 1998, les premiers singles enregistrés comme « My Darling » de même que le morceau « Innocents » ont connu un succès. Ainsi, en 1999, la participation du groupe dans le film documentaire « Philosophes guerriers de Yeumbeul » primé au Festival international de cinéma « Vues d’Afrique de Montréal » (Québec, Canada) faisait connaître le groupe à l’échelle internationale en 2000.

Le groupe s’enracine au fil des années et se voit inviter à jouer presque dans tous les concerts hip-hop. Et volontairement, le groupe auto-organise des concerts en live. De même, il développe des connexions dans le milieu hip-hop local.

E. M. FAYE


« Visa for music » de Rabat : Ismaël Lô honoré pour son parcours artistique

Rabat, la capitale culturelle du Maroc, a abrité, du 12 au 15 novembre dernier, la première édition de « Visa for music », un marché des musiques d'Afrique et du Moyen Orient. Cet événement a honoré Ismaël Lô, lors de l’ouverture officielle, au grand théâtre Mouhamed V, en présence du ministre de la Culture du Royaume du Maroc et d'autres autorités locales.
Cet hommage rendu à Ismaël Lô, a expliqué Brahim El Mazned, l'initiateur de cette manifestation, le récompense pour son parcours artistique, qui valorise les cultures africaines. Aussi, la chanteuse Malouma de la Mauritanie, surnommée la princesse du désert pour son répertoire très engagé, le groupe musical légendaire du Maroc Nassriwane et le chanteur algérien Idir ont été honorés lors de ce festival.
Après avoir reçu la distinction, le chanteur sénégalais s’est dit ému avec cette récompense forte en symboles et issue du continent. «Visa for music», le marché des musiques d’Afrique et du moyen Orient, a pour objectif de réunir annuellement des producteurs, promoteurs, des artistes musiciens et des managers. Cet événement comprend des show-cases, des speed-meetings entre professionnels, des conférences, des expositions et des projections de films musicaux.

A. M. NDAW (avec Alioune DIOP RTS)


« Guddi Fateliku, we remember » : Les artistes du reggae se souviennent de leurs pairs décédés

Le Centre culturel Blaise Senghor accueille, ce 1er novembre, un concert événement intitulé « Guddi Fateliku, we remember ».  Ainsi, les artistes du reggae vont rendre hommage à leurs pairs disparus.
Initiateur de l’événement « Guddi Fateliku, we remember », l’artiste-musicien Iba Gaye Massar a rencontré mercredi la presse pour expliquer l’importance et la pertinence de cet hommage qui en est à sa 6e édition. « Les deux premières éditions, réalisées grâce au soutien matériel et technique de l’Orchestre national, étaient destinées à Abdourahmane Wane plus connu sous le nom de « BB Wane » et à Narcisse Agossa, décédés respectivement en 2005 et 2009. Mais au fil des ans, une série de décès frappèrent ce mouvement. Ainsi, Akiboulane, Wranglers, Abdoulaye Fall dit « Buur Laye », Paco Wane, Guy Peter King d’origine ghanéenne décédé au Sénégal, pays dont il était tombé amoureux, furent également rappelés à Dieu », se souvient-t-il.
M. Gaye Massar de rappeler : « Les éditions précédentes se tenaient à la Maison de la culture Douta Seck, mais pour cette année, nous avons choisi de délocaliser l’événement au Centre culturel régional de Dakar, Blaise Senghor, parce que le cadre colle mieux à la manifestation et que le directeur du centre, Baba Ndiaye, en l’occurrence, est aussi un acteur culturel qui a largement contribué à la carrière musicale des susnommés ».
Le directeur de Blaise Senghor a souhaité la bienvenue à l’événement tout en montrant l’engagement du centre à soutenir une telle initiative. Il a, en outre, fait part de son désir de voir les acteurs de ce mouvement s’atteler à sa « structuration, dans le moyen terme, pour, dit-il, se formaliser et avoir une vision commune dans la diversité ».
Les prestations sont à titre gratuites, sans aucun but lucratif, ni de profits financiers. Tout se fait avec le cœur et la tête, fait savoir Idy, qui annonce, dans la foulée, la formation de la grande association des artistes Reggae pour renforcer la capacité de ses membres et apporter leurs pierres à la construction, à l’édification et à la consolidation de la culture du Sénégal qui ira au-delà de la musique.
Une trentaine d’artistes dont Pixou de Timshel Band, Ombre Zion, Xuman, Exodus de Africa Band, « Grin », Titi de « I and I », « Beb’s », entre autres, se produiront dans un spectacle hommage qui se veut mémorable. « Le choix de la date n’est pas fortuit, car elle coïncide avec le jour du décès de « BB Wane Countryman », mais aussi à la fête de tous les Saints, la fête des Morts. Ce sera une belle occasion pour fêter nos morts », fera remarquer l’initiateur. Comme disait Birago Diop, écrivain, « les morts ne sont pas morts ».

Mouhamadou Lamine Diop (stagiaire)


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