Musique

« Demb ak tey »... Deux générations, deux styles, un album

Demb ak teyForts de leur aura, Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop et Dembel Diop font le pari de fusionner deux générations aux goûts musicaux différents autour d’un album : « Demb ak tey » (hier et aujourd’hui).

Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop et Dembel Diop accordent « leurs inspirations » pour gratifier les mélomanes d’un nouvel album de 11 titres. « Demb ak tey » est une jonction entre les mélodies d’hier et celles d’aujourd’hui. La sortie officielle est prévue demain. D’emblée,  le bassiste-arrangeur Dembel Diop précise : « Ce n’est pas que nous ayons quoique ce soit contre ce qui se fait présentement ». Il avance que le « Mbalax » est la musique nationale. Elle transcende et exprime en quelque sorte notre identité à nous», dit-il. Mais, suggère l’instrumentiste, cette musique a intérêt à être retouchée pour la bonne cause.

Pour Cheikh Tidiane Tall, l’album a été conçu d’abord pour faire plaisir aux nombreux mélomanes qui en redemandent et nous faire nous-mêmes plaisir. L’orientation musicale n’est pas figée. Elle est ouverte, variée, libre… Vous entendrez de l’acoustique, du folk, du Mabalx mais tout ceci, bien travaillé avec parfois des influences à l’ancienne, insiste M. Tall.

Le concept est novateur du fait qu’il s’exprime par la matérialisation d’un projet de trois artistes aux parcours différents. Ces derniers se retrouvent dans un idéal ; celui de faire un travail qui requiert énormément de professionnalisme. Ils assurent avoir travaillé avec le cœur, mus par cet amour intrinsèque et profond de la musique que seuls les acteurs de l’art sont en mesure de ressentir.

Des thèmes autant significatifs que variés sont représentés dans cet opus qui se propose de marquer de par son originalité. La relation fusionnelle entre mère et enfant est évoquée dans le titre « Xiffe ». Cela est traduit par l’affection particulière qui relie tout le temps ces deux êtres. La femme sénégalaise a également eu droit à un hommage. « Sa grandeur dans l’effacement et sa bataille effrénée pour le bien-être de la famille » sont louées par l’artiste Idrissa Diop à travers un titre dénommé « Diongama ».

Quand les musiciens rendent hommage à leurs pairs, cela donne « Musiciens ». Le rôle d’ambassadeurs que constituent les artistes dans le monde en contribuant à la promotion de la culture est hautement salué à travers cette représentation. Sur ce registre, le défunt Seydina Insa Wade a eu droit à son hommage à travers le titre « Laguiya ».

Les musiciens n’ont pas manqué de s’adresser aux jeunes. Le morceau est d’ailleurs évocateur : « Message ». Ici, le chanteur relaye les préoccupations des jeunes, l’avenir du pays.

Oumar BA


En tournée acoustique européenne : Salif Keïta revisite le mythe de Soundjata

Londres : L’auteur-compositeur malien, Salif Keïta, parcourt en ce moment les villes européennes pour offrir, pour la première fois, la rencontre entre des instruments traditionnelles (kora et ngoni) et modernes, avec le guitariste Ousmane Kouyaté.

Salif Keïta est une voix africaine reconnue au niveau international. Dans ce tour acoustique, qui a commencé le 28 mars en France et qui finit le 25 juillet en Espagne, il s’est arrêté le 8 avril à Londres, la capitale européenne artistique et multiculturelle par excellence. Descendant de Soundjata, Salif Keïta incarne l’Empire Mandingue du Mali. Il s’est présenté comme « le roi », accompagné par « ses griots ».
La soirée a été ouverte par le virtuose Seckou Keïta à la kora. Il a démarré tranquillement avec des chansons nostalgiques comme « Distance » et « Missing you » pour conclure avec « future strings ». L’orchestration est à mi-chemin entre tradition et modernité avec des notes de kora combinées aux battements de tambours sur fond de guitare électrique.
Seckou Keïta a réussi à introduire progressivement le public dans le spectacle et par ricochet dans le mythe de Soundjata Keïta. Les artistes sont montés sur scène l’un après l’autre, comme s’il s’agissait de profiter de leur moment de gloire. Mamadou Diabaté à la kora, Ousmane Kouyaté à la guitare électrique, Souleymane Kouyaté avec le ngoni, et Bah Kouyaté et Aminata Dante aux chœurs. Finalement, le maître est apparu avec son chapeau habituel.
Sa chemise blanche n’était pas traditionnelle, ce qui montrait déjà que son répertoire musical n’a pas de frontières. Le but de cette tournée acoustique, selon Salif Keïta, est de revisiter d’anciennes chansons comme « Namanamani », « Koulandjan ». Pour la circonstance, l’interprétation a revêtu un cachet international avec un accent mis sur des sonorités modernes.  Peu importe le passage du temps, la puissante et claire voix de Salif Keïta reste intacte. Le résultat de ce bagage de plus de 40 ans de musique, ce sont des racines mandingues ouvertes au métissage avec des sonorités modernes de la scène internationale.
La soirée a été marquée par un duel entre la kora et la guitare électrique qui offrent une combinaison agréablement surprenante. Sur la même lancée, la chanson « Yamore » fera danser l’assistance. Le solo de la guitare électrique, impeccablement joué par Ousmane Kouyaté, arrive comme l’une des chansons les plus applaudies de la nuit avec le tube « Mandjou ». Salif Keïta et ses griots quittent le théâtre Barbican de Londres avec une performance saluée par les mélomanes.

 Ernesto Martin et Estrella Sendra, (Correspondance particulière)

                   

 

Maréma Fall s’affaire autour d’un nouveau single

L’artiste musicienne Maréma Fall vient de sortir son premier single. Sous le titre de « Femme d’affaires », le morceau célèbre le mérite et la bravoure de la femme sénégalaise.

Elle vient d’ajouter son nom sur la liste des jeunes artistes avec lesquels la musique sénégalaise peut compter pour s’assurer un futur flamboyant. Maréma Fall, qui a officiellement sorti son premier single ce week-end, est l’incarnation d’une jeunesse talentueuse cherchant à s’affirmer dans un milieu déjà saturé. Intitulé « Femme d’affaires », ce morceau, comme son nom l’indique, est un hymne à la femme. Inspirée par son entourage et son vécu quotidien, la jeune chanteuse rend un hommage particulier à la femme sénégalaise, symbole de bravoure et de dignité. Maréma célèbre ces  «dames de fer » qui ne lâchent pas et qui travaillent sans faillir pour le bien-être de leur famille. « Au Sénégal, il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas d’emploi mais qui se battent au quotidien pour tirer leur épingle du jeu. C’est cela qui  m’a inspiré », avance-t-elle.  « Femme d’affaires»  s’adressent  aussi aux femmes  « ambassadrices  du nouvel entreprenariat africain, mais également aux hommes qui doivent faire face à la modernisation du statut de la femme » dans  notre continent.
L’œuvre  de Maréma est une musique métissée, inspirée des sonorités locales et d’ailleurs. La maîtrise du mariage entre jazz, soul, Hip hop  et rythmes sénégalais est parfaitement assurée. « Au Sénégal, il y a plusieurs formes de musique. Et c’est cette envie de découvrir ces différents genres musicales qui fait ma particularité», soutient-elle.
Noirceur d’ébène qui rappelle cette femme noire dépeint  dans la poésie de  Léopold Sédar Senghor, Maréma Fall allie élégance physique et mentale. La profondeur de ses textes,  ses expériences de choriste et d’artiste ouvert aux  vents du monde en disent long sur son talent…
Ce premier single est le fruit d’une collaboration artistique entre la jeune chanteuse et l’arrangeur Mao Otayeck. Déjà elle projette de sortir un album dans un futur proche après la tournée de promotion de son nouveau produit.
Née à Dakar de mère sénégalaise  et père mauritanien, Maréma Fall a  fait des études jusqu’en classe de terminale avant de se tourner définitivement vers la musique.  « Un jour, mon oncle m’a trouvée en train de chantonner et m’a proposée de m’amener au studio. C’est   comme ça, de fil en aiguille, que j’ai intégré le milieu artistique », relate-t-elle. La chanteuse a débuté  en tant que choriste dans  beaucoup de groupes de musiciens tels que Didier Awadi, Yoro Ndiaye, Idrissa Diop, Edu Bocandé. Finalement sa rencontre avec Mao Otayeck va marquer un grand tournant dans sa carrière parce qu’elle décidera  de s’engager dans un album solo. 


Ibrahima BA


Amy Collé Dieng, artiste chanteuse : « Mon talent est un don de Dieu, il ne s’explique pas »

Parlez nous de vous. Qui est Amy Collé Dieng ?
   « Tout d’abord je rends grâce à Dieu et prie sur le prophète (PSL). L’être humain doit à tout moment remercier le ciel et garder la foi. Je suis née à Thiès mais j’ai grandi à Dakar chez mon papa Abdoulaye Dieng. Il m’a élevée de la meilleure des façons. J’étais déjà très talentueuse quand j’étais toute jeune. D’ailleurs Youssou Ndour m’a remarquée lors d’un show au stade Lat Dior et est venu parler avec mes parents. Par la suite, c’est lui qui m’a formée. C’est grâce à lui que je suis devenue une grande chanteuse aujourd’hui. Je ne cesserai jamais de le remercier. Car, il a beaucoup joué dans ma carrière. Et il continue toujours de me soutenir ».

  Vous avez donc commencé à chanter à bas âge. Mais quand est-ce que le talent s’est révélé en vous ?
  « C’est à l’âge de 12 ans que j’ai commencé à chanter. C’est une façon de parler car je ne peux pas tout révéler. Mais j’ai appris à parler grâce à la chanson. Autrement dit, je parvenais à peine à parler quand j’ai commencé à chanter. C’est un don de Dieu qui ne s’explique pas. Cependant, les gens m’ont découverte à l’âge de 12 ans. J’ai fait les chœurs de feu Ndongo Lô, de Youssou Ndour, de Kiné Lam, entre autres grands artistes. J’ai même assisté Daba Sèye. A l’époque, je n’avais pas encore sorti mon premier album. Tous ces artistes m’ont soutenue. Ce sont mes idoles et je les respecte beaucoup. Je suis une personne spéciale. J’ai un don et je garde toujours la foi. Les gens m’aiment et se soucient de moi alors que je n’ai rien fait pour eux. Je vais continuer à me battre rien que pour ces personnes-là ».

Votre premier album reste toujours gravé dans les mémoires. Comment avez-vous vécu ce succès ?
  « J’étais prête à sortir mon premier album depuis longtemps, mais chaque chose à son temps. Je vous l’ai dit tantôt, j’ai commencé à chanter à bas âge et je travaillais déjà sur des morceaux. J’étais prête mais je ne voulais pas forcer les choses. Dans la vie il faut être patient. Je n’étais pas pressée de me faire connaître dans le milieu musical. J’ai attendu le moment propice pour sortir mon premier album. Et cela a eu l’effet d’une bombe, car le succès a été immédiat. Les Sénégalais l’avaient tellement bien accueilli à l’époque. J’étais une grande révélation pour eux. Il n’est pas donné à n’importe quel artiste de réussir un pareil exploit. Car c’est très difficile de percer dans le milieu du show-biz surtout quand on est femme. C’est un milieu très dangereux. On voit et entend du tout. Certains vont même essayer de vous barrer la route à tout prix. C’est pourquoi il faut être très solide pour s’en sortir ».

 Donc le succès de l’album « Défar bamou bakhe » n’était nullement une surprise pour vous ?
  « Le succès ne m’a pas monté à la tête, je m’y attendais vraiment. Je suis restée moi-même, c’est à dire une personne respectueuse, qui ne va jamais changer ses habitudes et ses manières de faire. J’ai ainsi accueilli le succès avec une grande sérénité. Car, je sais que rien n’est éternel. Un artiste doit rester naturel. Le succès est éphémère alors que la vie continue. Ce n’est pas parce qu’on est devenu une célébrité que tout nous est permis. C’est le meilleur moyen de se faire détester des Sénégalais. Il faut rester modeste et toujours garder la tête sur les épaules. C’est pourquoi je suis toujours la même. Amy Collé n’a pas changé ! Je suis une personne timide et respectueuse. Mes fans en retour m’aiment et me respectent pour ce que je suis. Ce n’est pas un hasard si lorsque j’organise un spectacle, je reçois le soutien de tout le monde. J’ai vécu le succès de mon premier album « Défar Bamou Bakh » avec modestie. Vous ne m’avez jamais entendu dans des histoires de « people ». Seuls mes détracteurs véhiculaient des rumeurs sur mon état d’esprit. Ils disaient que j’étais folle. Mais les Sénégalais ont su par la suite que j’étais loin d’être une malade mentale. Je ne suis ni une psychopathe, ni une folle. Toutes ces rumeurs n’étaient que l’œuvre de mes ennemis ».
 
Après ce succès de votre premier album, vous aviez disparu de la scène musicale, ce qui avait fait naître de folles rumeurs. Que s’était-il réellement passé ?
  (Elle hésite) « J’ai entendu toutes sortes de rumeurs dans ma vie. On disait même que j’étais devenue folle. Mais, c’est grâce à ma foi que j’ai surmonté toutes ces épreuves. Mon destin est déjà tracé. J’ai su garder la tête haute, j’ai continué ma vie en toute tranquillité malgré ce que les gens racontent. Aujourd’hui Dieu a tranché, et les Sénégalais ont découvert la vérité et su que tout ce qui se disait sur moi n’était que des mensonges. J’ai traversé des périodes très difficiles, mais je suis restée forte et digne. J’aurais pu m’afficher sur tous les plateaux de télévision pour me justifier, mais je ne l’ai pas fait. Je devais attendre que les rumeurs s’estompent pour parler. Dieu est avec les croyants. Aujourd’hui je ne regrette pas d’avoir gardé ma foi. Il me reste du chemin à faire certes, mais je suis déjà satisfaite de voir la bonne tournure des choses me concernant. Les gens savent maintenant qui est Amy Collé Dieng. Des ennemis, il y en a partout, mais le chien aboie la caravane passe ».
 
 Où étiez-vous à l’époque ?
  « J’étais en Italie, car je venais juste d’accoucher de mon enfant qui porte le nom de Serigne Fallou. En fait, j’étais enceinte et à terme, je n’avais pas le droit de prendre l’avion. J’entendais les rumeurs alors que j’étais en Italie. Un journaliste avait même fait le déplacement pour venir constater de ses propres yeux que j’étais bien portante. Il était étonné de me voir rayonnante malgré mon état. Il m’a révélé par la suite qu’au Sénégal tout le monde pense que j’avais perdu la raison, de même que ma voix. J’ai une très belle voix depuis toute petite. Que Dieu me protège alors de ces personnes mal intentionnées tapies dans l’ombre. Elles ne souhaitent que mon malheur. Mais jamais elles ne me verront dans la tourmente. Je n’ai pas le temps de haïr qui que ce soit,  c’est ce qui fait ma force. Mon destin est déjà tracé donc je n’ai pas à avoir peur. La vie est ainsi faite, il faut toujours qu’on s’arme de courage. J’ai traversé certaines épreuves avec dignité. Désormais je sais qui je suis et où je mets les pieds ».

  Mais qui vous veut tant de mal, au point de véhiculer des rumeurs infondées ?
  « Je connais tous mes ennemis ! Je ne leur veux ni ne leur ferai jamais de mal car je n’ai pas un esprit revanchard. Mais je pense à eux et je me prépare à tout. Je garde toujours mon courage, personne ne peut m’empêcher d’avancer. Je ne connais pas la rancune cependant, je laisse tout entre les mains de Dieu. Qu’ils continuent à parler alors que moi j’avance ».

 Vous venez de sortir votre deuxième album. Pourquoi l’avez-vous intitulé « Maturité ?
  « Je remercie les Sénégalais car ils ont bien accueilli ce deuxième album « Maturité ». L’album fait un carton actuellement et je ne cesse de faire des tournées. Le titre n’est pas un hasard. Car je suis devenue très mature dans la vie, de même que dans ce que je fais comme métier. La musique est ma voie. J’ai choisi comme titre « Maturité » pour montrer aux gens qu’Amy Collé Dieng a grandi. Je suis en pleine promotion de l’album actuellement ».

  Organiser votre anniversaire au  Grand théâtre fait-il parti de vos projets ?
  « Oui ! Dans l’avenir, je prévois d’organiser mon anniversaire au Grand Théâtre, mais je ne suis pas pressée. Je vais prendre mon temps et continuer à bosser dur. Le moment opportun, mes fans sauront que je suis de retour. Je ferai les choses à ma manière. J’étudie la chose petit à petit. Mais, pour l’instant, je me concentre sur la promotion de mon deuxième album ».
 
Pensez-vous être parmi les plus grandes voix de la musique sénégalaise ?
  « Je sais que je suis bien aimée des Sénégalais. J’ai une belle voix et c’est naturel en moi. J’ai un don, je n’ai pas encore exploité à cent pour cent mes capacités vocales. Seuls mes ennemis refusent de reconnaître mon talent, car se sont des suppôts de Satan. Mais toutes les personnes de bonne foi m’aiment. Je suis consciente que j’ai un talent et que je peux aller très loin dans la musique ».

Vous avez innové dans vos vidéoclips. Que visez-vous ?  
  « Youssou Ndour a dit que la musique n’a pas de frontière. Elle est un tout. Seulement l’artiste doit avoir un plan de carrière. Les choses doivent se faire étape par étape. J’ai certes la voix, mais il me fallait aussi prouver que je suis bien entourée. Les vidéoclips font partie du jeu musical. Je m’investis là-dessus pour apporter une nouvelle touche dans ce que je fais. D’autant plus que je veux faire une carrière internationale ».

Par Absa NDONG


Nouveau single « DIAFENA DOUNDE » : Mots-V-Esprits sensibilise sur l’hygiène alimentaire

Retrouvés en pleine répétition des titres qui doivent composer le nouvel album qu’ils comptent réaliser sous peu de temps, les membres du groupe Mots-V-Esprits veulent sensibiliser les Sénégalais sur l’hygiène pour une alimentation saine. A cet effet, le single « Diaféna dounde téméri ate dé » préfigure leur nouvelle production.

Neuf ans après avoir sorti leur premier album intitulé «Yalla mba touss» (Dieu ou rien), le groupe Mots-V-Esprits s’apprête à mettre sur le marché un nouveau single. «Diaféna dounde tèmèri ate dé» est conçu par ces rappeurs pour sensibiliser les Sénégalais sur la nécessité de revoir certains produits que les femmes utilisent dans la préparation des repas. L’idée est de sensibiliser les populations sur l’importance de l’hygiène alimentaire pour une longue espérance de vie.
Ces jeunes rappeurs de la banlieue sont convaincus qu’il y a nécessité voire urgence de mettre un terme à l’utilisation des bouillons dans la préparation de nos repas. A ce propos, ils estiment que nous sommes en partie responsables de notre mauvais état de santé en intégrant dans nos recettes culinaires des produits nocifs à la santé humaine. «Ce sont ces produits alimentaires qui nous viennent de partout qui sont en grande partie responsables de nos maladies », a indiqué Baye Maodo Djila, membre de Mots-V-Esprits. Il explique qu’une grande partie de nos vieux sont décédés, laissant derrière eux leurs épouses. «Nous en profitons également pour taquiner un peu nos femmes en disant qu’il n’y a que des veuves dans les maisons et que les vieux sont tous passés de vie à trépas en partie à cause de certains ingrédients à la provenance douteuse que nos femmes mettent dans les mets qu’elles nous servent », poursuit-il.
Dans le même tempo, ils dénoncent les produits alimentaires proposés à la pelle aux consommateurs sénégalais qui n’hésitent pas à s’en gaver sans se soucier de leurs effets sur leur organisme. « Surtout en période de ramadan où on voit et entend beaucoup de produits alimentaires sur le marché ». Ce single de Mots-V-Esprits est au stade de mixage au terme duquel la chanson sera « masterisée » en France avant qu’elle ne soit placée dans les bacs. Ce single annonce la sortie prochaine d’un nouvel album de huit titres parmi lesquels on peut citer : « Esprits mognouye niiteul » (c’est l’esprit qui nous éclaire), « Guetto bégnou diour » (c’est le ghetto qui nous a enfantés), « Fima diougé wone laye gnibi » (je rentre à mon lieu d’origine), Aly Balanta, etc.

Abdou DIOP


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