Mode

« DAKREATIVES FASHION SHOW » : Le style Bull Doff met la conscience à l’avant-garde de la mode

L’Institut français Léopold Sédar Senghor a abrité récemment le défilé de mode dénommé « Dakreatives fashion show », avec les stylistes et designers Bull Doff, Design by do, Seraka, Eva Dara et Diagal. L’initiateur, Baye Souley, s’est dit satisfait de cette première édition.
« Dakreatives fashion show » est une idée de Baye Souley, un ancien rappeur. Les mannequins, à l’instar de Sacha, Julo, d’Almeida, ou Diana Seck, entre autres, se sont promenés sur le podium, histoire d’honorer les cinq tableaux prévus par les stylistes.  
Inspiré par un style dont lui seul détient le secret, Baye Souley affirme vouloir montrer un autre stylisme.
 « Le style Bull Doff veut dire qu’il faut bien penser avant de réagir. Dans le stylisme, nous devons donc réfléchir avant de créer. La conscience doit précéder la science, affirme-t-il ».
Le défilé de jeudi dernier n’avait pas un but commercial, mais plutôt « susciter la curiosité », comme l’a souligné la modéliste Selly Raby Kane. « Il fallait inciter le public à venir répondre à cet appel et lui montrer nos différents modèles », affirme-t-elle joyeusement. « Bob Marley ne s’habillait pas avec des vêtements chers, sa touche était vraiment sobre. Cela relève de la mode, c’est un goût affirmé», avance, de son côté, Baye Souley qui a salué la prestation des différents mannequins. Toutefois, il reconnait des manquements dans l’organisation. Cette soirée « fashion » mettait sur scène des ensembles jupes courtes en wax, des modèles de pantalons bouffants et des robes « working-girls », telles que présentées par la styliste Awa Ndiaye.
« Mes modèles ressemblent à ceux de la princesse Lady Diana qui était très suivie. Cette façon de se vêtir me plait beaucoup ;  dans les bureaux, les jeunes femmes sont parfois en mini jupes », argumente-t-elle.   
 Le styliste Abdoul Sy qui a étalé le style « Diagal » a commenté son choix. « Mes parangons sont basés sur du recyclage. Quand j’achète un pantalon, je le découpe, j’y mets d’autres accessoires pour le coudre après », a-t-il soutenu.   
« Bull Doff » qui est à l’origine du projet « Dakreatives fashion show » regroupe différentes disciplines des cultures urbaines, ses adeptes se retrouvent à leur siège à Ouakam. Déjà présent dans divers domaines tels que la mode ou le secteur audiovisuel, ce concept a pour objectif de mettre en avant les expressions artistiques urbaines pour les promouvoir auprès du grand public.
 

Serigne Mansour Sy CISSE


Miami fashion week 2013 : Le styliste Mike Sylla distingué aux Etats-Unis

Le styliste designer sénégalais, Mike Sylla, a reçu le trophée international « Designers choice award »  décerné aux Etats-Unis à l’occasion du Miami International Fashion Week. C’est la première fois qu’un artiste africain décroche une telle distinction dans cette manifestation qui regroupe, chaque année, des centaines de créateurs venus de tous les coins du monde.  

Paris (France) - C’était le 23 mars dernier à Miami, aux Etats-Unis. Mike Sylla, créateur du label « Baïfall Dream » en a fait rêver plus d’un avec ses modèles colorés qui reflète l’Afrique des grands talents et donne envie de découvrir le continent noir. C’est d’ailleurs en partie cette originalité dans ses créations qui a été honorée par ce trophée du « Meilleur designer de l’année ».
A Miami, Mike Sylla a présenté sa nouvelle collection faite de tenues de ville, de soirée et autres accessoires élégants, tout en cuir ou en Dain avec des motifs inspirés du patchwork de la communauté Baye Fall au Sénégal. Cet enfant de la Médina qui habille les grandes stars en Europe et aux Etats-Unis est le premier créateur africain à inscrire son nom et celui du Sénégal dans le palmarès de cette prestigieuse rencontre annuelle de la mode.
Cette distinction internationale vient honorer plus de 22 ans de carrière du styliste designer Mike Sylla dans le milieu de la mode et des arts. Son génie dans l’art de façonner le cuir et le dain a fini par séduire le public et le jury de l’édition 2013 du « Miami International Fashion Week » qui a plébiscité la collection « Baïfall Dream » face à des créations toutes aussi de haute facture. Les modèles présentés par Mike Sylla laissaient entrevoir sa capacité à conjuguer le passé au présent avec une approche sublime et subtile de la mode des femmes dans les années 1960-1970. L’innovation et l’adaptation à goût vestimentaire de notre compatriote sont les deux grands atouts que dégagent les créations de Mike Sylla au premier abord. L’artiste dit dédier cette distinction au Sénégal et à l’Afrique pour inciter les jeunes créateurs à l’excellence et à la persévérance.

De notre correspondant à Paris Ousmane Noël MBAYE


Galerie nationale d'art : Kota Diongue expose en format « Kaléidoscope » du 1er au 12 avril

L’artiste plasticien Kota Diongue présente à la Galerie nationale d’art, du 1er au 12 avril 2013, une quarantaine d’œuvres autour de l’exposition « Kaléidoscope ». Spécialisé dans le domaine de l’art mural, notamment en mosaïque et vitrail,  il restitue la somme d’expériences engrangées ici et là.

Maintenant que Kota Diongue a décroché de l’administration où il a servi l’Ecole nationale des arts comme professeur d’art plastique, il se consacre à temps plein à sa carrière artistique qui redémarre. Il présente à la Galerie nationale d’art, du 1er au 12 avril 2013, une série de réalisations autour du thème : « Kaléidoscope ». Les œuvres ont été travaillées à l’atelier du Village des arts et à la maison.

Le vernissage de cette exposition, placée sous le parrainage de la Fondation « Servir le Sénégal », est prévu le 1er avril à 17h30 en la présence de Marième Faye Sall, présidente de ladite Fondation. Pour Kota, la particularité de cette expo réside dans la diversité des sujets, des traitements techniques de certains tableaux. « C’est une sorte de balade picturale en passant de la peinture au dessin », explique l’artiste qui traite chaque sujet au gré du ressenti à l’instant précis. Une manière pour Diongue de récuser tout cloisonnement artistique. C’est le refus de tout dogmatisme dans l’expression. « J’évite de tomber dans la monotonie », argue le plasticien. La liberté devient source d’inspiration. Son écriture balance entre abstraction et figuration. Dessin, fusain, sépia, peinture à l’huile, collage, texte mixte… dans une belle diversité. Un moment choisi par Kota pour partager avec les autres la somme de toutes ses expériences acquises comme acteur évoluant dans le domaine des arts plastiques.   Récemment parti à la retraite après une carrière comme professeur d’art plastique à l’Ecole nationale des arts (Ena), Serigne Kota Diongue est plus connu sous le nom d’artiste Kota Diongue. Il a servi comme enseignant dans ledit établissement de 1986 à 2009 avant d’atterrir à la Direction du patrimoine culturel. L’ancien chef de département des Arts plastiques de l’Ena, poste qu’il a occupé sept ans durant, se prévaut d’une formation artistique à l’Institut national des arts à l’époque de 1973 à 1976. La suite, il approfondit ses connaissances artistiques. Kota poursuit ses études supérieures à Moscou à l’Institut d’Etat des Beaux-Arts de Surikov où il a séjourné par deux fois. En 1985, il obtient un Master avec une spécialité en Art mural avant de rentrer au Sénégal. Trois années après, il retourne à Moscou jusqu’en 1991 pour un stage de perfectionnement artistique.
Kota Diongue a eu à faire des réalisations au Sénégal, notamment à Dakar. Entre autres, il est l’auteur de la décoration de la Piscine olympique nationale, une fresque sur l’un des bâtiments du site de la Sonatel Technopole, la salle Vip du haras national de Kébémer, participation à l’embellissement des ouvrages d’art dans le cadre de l’Anoci. Il avait à son compte le lot du toboggan de Soumbédioune avant de concevoir et superviser le travail de la sculpture du giratoire de la Cour suprême.                    

    E. Massiga FAYE


MARIE-THERESE NDIAYE, Miss Sénégal 2013 : « Je n’ai pas l’intention d’arrêter les études, elles sont primordiales »

« Sois belle et tais-toi » étant une boutade d’un autre âge, Marie-Thérèse Ndiaye, la nouvelle ambassadrice de la beauté sénégalaise, en a conscience et tient à le démontrer. La jeune femme sérère venue de la Petite-Côte n’a pas que sa beauté à faire prévaloir. Etudiante en management, elle compte s’investir tout au long de son mandat dans le social, pour, dit-elle, « venir en aide aux démunis, mais aussi faire le plaidoyer contre les difficultés auxquelles la jeunesse fait face ». Elle a bien voulu se confier au Soleil après avoir reçu, mardi, une  belle voiture des mains du président du Comité national d’organisation de Miss Sénégal.

Qui se cache derrière le titre de Miss Sénégal 2013 ?
 « Je m’appelle Marie Thérèse Ndiaye et je suis étudiante en deuxième année de Licence en  Management et Gestion des entreprises à l’Institut supérieur de management, à Mbour. J’ai 23 ans. D’origine sérère de par mon père et de ma mère, je viens de la Petite-Côte. Aussi,  je suis chrétienne pratiquante. J’ai fait tout mon cursus scolaire à Mbour jusqu’à l’obtention du baccalauréat. »

Comment en êtes-vous arrivée à ce titre de Miss Sénégal ?
« C’est la volonté de Dieu, mais c’est une longue histoire. D’abord, je ne faisais même pas partie des sélectionnées pour l’élection de la miss du département de Mbour. J’étais en stage de réceptionniste pour un mois à Saly. J’ai vu la fiche de participation et,  comme par hasard, j’en ai parlé à ma sœur, qui m’a encouragée et soutenue. Ensuite, je suis partie pour recueillir les informations nécessaires. Et une fois sur place, en faisant part de ma volonté de participer à la finale de la Miss Petite-Côte, Théophile Diemé, le président  du comité local, m’a fait savoir que c’était trop tard et qu’il y avait déjà les cinq candidates pour la finale et qu’il fallait attendre l’année prochaine. Au retour, j’ai informé ma sœur et puisque les cours allaient bientôt démarrer à mon école, j’ai fais une croix sur ces affaires de miss.
Coup de théâtre, à cinq jours de l’événement, M. Diemé m’a rappelée et m’a fixé un rendez-vous à 16h 30mn, et me proposa de remplacer la miss de Somone qui avait un empêchement de dernière minute.  Franchement, j’étais un peu perturbée, mais avec l’aide et le soutien de ma sœur et de mes amis, je me suis dite pourquoi pas et j’ai finalement accepté. Nouveau coup de théâtre : à deux jours de la finale, Miss Somone était revenue pour récupérer sa place. En dépit de l’accord de Miss Somone qui ne voyait pas d’inconvénient à ma participation, M. Diemé a reçu beaucoup de critiques concernant ma candidature. Il a fini par appeler Moïse Ambroise Gomis, le président du comité national, qui a donné son accord pour ma participation à cette élection. Nous nous sommes finalement retrouvées 6 partantes sur le podium, et j’ai été choisie Miss Petite-Côte ; Miss Somone était ma dauphine. Voilà comment j’en suis arrivée là.

Comment vos parents ont-ils apprécié cette aventure ?
« J’ai perdu mon père à l’âge de six ans, (paix à son âme). Il est décédé des suites d’un accident de circulation. Concernant ma mère, elle n’y croyait pas et n’était pas d’accord au tout début, mais après mon succès avec Miss Petite-Côte, elle n’a cessé de me soutenir. Je remercie aussi ma sœur et son mari, ma meilleure amie et mes proches parents. Ils m’ont tous soutenue jusqu'à la victoire avec la couronne nationale. Il y a certains qui, après mon élection, ont pleuré de joie. Et moi, malgré ma grande émotion, je n’ai même pas versé une seule larme. »

Qu’est-ce qui va changer après votre couronnement ?
« Je confirme que la couronne est lourde à porter, mais je ne vais pas la mettre sur ma table de chevet. Ce n’est pas cela le rôle d’une miss, je compte m’investir à fond dans le social. Je l’ai dit plus d’une fois. A ce stade, je ne dois plus fréquenter certains milieux. Je dois veiller sur mon habillement, comment me comporter. »

Sur quel aspect du social allez-vous concentrer vos actions ?
« Non loin de chez moi, il y a une pouponnière où sont regroupés les enfants qui vivent en détresse. Je compte faire un geste pour les aider. Cependant, la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus sera mon cheval de bataille, et c’est ce que je vais mettre en avant. Je suis Miss Sénégal et je ne vais pas me limiter à Mbour. Je suis ambassadrice de l’image du Sénégal, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, alors je ne vais pas me limiter à la Petite-Côte. »
« Si vous avez remarqué lorsque je faisais mon discours, j’ai parlé du tourisme sexuel dans ma déclaration, parce que ce sont des réalités que les gens voient et refusent d’admettre. C’est cela que je voulais dénoncer et inviter le ministre à mettre en place une police touristique. Le ministre Youssou Ndour a eu à comprendre, il a applaudi quand j’ai évoqué le sujet. Mais, par ailleurs, le tourisme a créé beaucoup d’emplois à Mbour. J’ai eu à le dire, c’est le poumon de notre économie. Il a réduit le taux de la pauvreté à Mbour. »

Pourquoi le choix de vous battre contre le cancer du sein et du col de l’utérus ?  
« J’ai remarqué que c’est une maladie qui atteint, en général, les pauvres et que les malades, eux-mêmes, ignorent l’existence même de ce fléau. Toutefois, il me faut, pour mener à bien cette croisade, disposer aussi de certains moyens. »

 Si vous aviez une audience avec le président de la République que lui direz-vous ?
« J’aurais bien aimé rencontrer le président de la République, parce que j’ai beaucoup de suggestions à lui faire, pour la bonne marche du pays. J’espère qu’un jour, j’aurais l’occasion de le lui dire. »
 Comment allez-vous allier vos charges de miss et vos études.
« Je n’ai pas l’intention d’arrêter les études, elles sont primordiales. Je compte après les études mettre sur pied ma propre entreprise et mettre en pratique ce que j’ai étudié. J’y crois fort et je suis convaincue que je vais y arriver. »

Votre sœur est restauratrice, mais vous, est-ce que vous faites la cuisine ?
« Je suis une femme, évidemment, je fais la cuisine et j’adore cuisiner le « Thiébou dieune national », entre autres plats. Ma sœur est restauratrice, elle peut en témoigner. »

Votre plat préféré ?
« Je n’ai pas de préférence, mais s’il y avait à choisir entre le « Thiébou dieune » et le Mafé, je choisirais vite  le « Thiébou dieune ». »

Un petit ami ?
 « (Éclats de rire). Je vois que la question revient, mais je en ai pas. »
Vous êtes alors  un cœur à prendre…
« (Hésitations et sourire). Je préfère ne pas répondre. »

Un mot à l’endroit de vos concurrentes et du comité d’organisation.
« Je salue toutes les filles parce que nous entretenions de très bonnes relations, dans une ambiance cordiale. Je voudrais juste les encourager, puisqu’elles étaient toutes belles et n’ont pas démérité, et ce n’était pas du tout facile devant le public. L’ambiance était bonne car, pour chacune d’entre nous, l’élection n’était pas une compétition, il ne s’agissait que d’un jeu, et chacune pouvait le remporter.
Nous étions solidaires comme une équipe, c’est ainsi que nous le comprenions. D’ailleurs, nous étions bien ensemble, la miss venue de la France, Miss Dakar, Miss Ziguinchor, et c’était comme si nous nous étions connues plus d’une décennie avant, alors qu’on se voyait pour la première fois.
Nous étions toutes réunies dans les chambres de Miss Mbour et Miss Dakar, et nous nous éclations dans une bonne ambiance, sans souci. Cependant, j’ai eu à découvrir que l’organisation de cette finale est très dure. Avec le renvoi de la date initialement fixée, j’ai compris qu’il leur a fallu beaucoup de courage et de moyens pour en arriver là. J’invite l’Etat à soutenir ce comité national de Miss Sénégal. »

Êtes-vous dans le milieu du mannequinat ?
« J’adore la mode et tout ce qui y touche, mais je ne suis pas mannequin et, pour le moment, l’idée de faire carrière dans le mannequinat ne m’a pas encore effleuré l’esprit. »

Propos recueillis par  Mamadou DIEYE


Miss Sénégal 2013 : Marie Thérèse Ndiaye, une beauté venue de la Petite Côte

La finale de l’élection Miss Sénégal 2013, organisée samedi à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar, a  sacré  Marie Thérèse Ndiaye de Mbour. La lauréate, qui succède à Penda Ly, a reçu les clés d’une voiture et autres trophées des mains de Youssou Ndour, ministre du Tourisme et des Loisirs, et une couronne remise par El Hadji Malick Gackou.
Marie Thérèse Ndiaye, venue de la Petite Côte, est depuis samedi, la plus belle fille du Sénégal. Elle a remporté le concours de beauté devant ses 11 concurrentes issues de l’intérieur du pays et de la diaspora. Sa première dauphine est Miss Dakar, Nafissatou Diagne, et Fatima Ba, Miss Ziguinchor, la deuxième dauphine. Tandis que  Miss Sénégal Paris, Dieynaba Valera,  est désignée Miss Sénégal  diaspora 2013. C’est après les défilés, dans différentes tenues, traditionnelles, de ville, nuisettes, puis de soirée, que toutes les 12 candidates se sont retrouvées sur le podium. L’ultime épreuve, très difficile mais pleine d’émotion et de tension. Elles devaient choisir un thème sur lequel elles devaient échanger avec le public, (Culture, Tourisme ou un fait d’actualité). Ensuite, expliquer les raisons de leur choix et proposer des solutions. Elles l’ont fait avec brio, après le passage des artistes musiciens Queen Biz, Papa « Thiopet », Titi et la danseuse Mbathio Ndiaye.
Un peu avant 03 heures du matin, le moment fatidique de la proclamation des résultats. Le jury après  avoir délibéré a choisi la miss de la Petite Côte, Marie Thérèse Ndiaye, sous les acclamations de ses nombreux supporteurs. Âgée de 23 ans, elle est étudiante en deuxième année de Licence en Management Gestion des entreprises à l’Institut supérieur de Management, à Mbour.

Combat contre le cancer
La nouvelle fiancée du Sénégal avait déjà donné le ton lors de ses passages remarqués et de son adresse au public, en présentant comme cheval de bataille, la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus, et la réglementation touristique dans son département. Le tourisme, avait-elle soutenu, est le poumon du développement économique de la Petite Côte et offre beaucoup d’emplois aux jeunes et réduit le taux de la pauvreté dans le département de Mbour. Marie Thérèse dénonce cependant l’inconvénient que constituerait, selon ses propos, le tourisme sexuel.
 A sa descente du podium, Mademoiselle Ndiaye a déclaré : « Je suis très émue et ce n’était pas évident. Toutes les filles étaient belles ce soir. La mission ne sera pas facile, d’une part parce que la couronne est lourde à porter… »
Miss Sénégal 2013 a, d’autre part, dit avoir déjà commencé son combat contre le cancer du sein et du col de l’utérus, et à présent, elle pense disposer de plus de fonds pour atteindre ses objectifs.
Pour le volet social, elle compte toucher à tout et pense également à une « police touristique ». Pour cela, Marie Thérèse Ndiaye, espère que le ministre de la Culture « sera notre interprète auprès du son homologue du Tourisme, pour lui faire parvenir notre message ».         

Ndack Sy de Saint-Louis, Ciseaux d’or 2013
La 10ème édition du concours des Ciseaux d’or a précédé l’élection de Miss Sénégal 2013. Samedi, au King Fahd Palace, 6 stylistes sélectionnés ont présenté des modèles de tenues de soirée, de mariage et de Haute couture. Le jury, après avoir délibéré, a choisi Mme Ndack Sy de St-Louis, suivie de Sada Jah Style de Dakar et Cheikh Ndiaye de Kaolack,  comme le trio gagnant.
Pour Ndack Sy, styliste venue de Saint-Louis, cela fait plaisir de remporter les Ciseaux d’or pour la deuxième fois.  Les deux cérémonies, de Miss et Ciseaux, ont été également rehaussées par les présences du Docteur Malick Diop, maire de Point E, et de Baba Tandian, président de la Fédération sénégalaise de basket-ball. Moïse Ambroise Gomis, le président du Comité national d’organisation de Miss Sénégal et ses collaborateurs ont remercié la Première Dame à travers son représentant, Ibrahima Ndoye, et les partenaires. M. Gomis a profité de cette cérémonie pour interpeller Youssou Ndour, le ministre du Tourisme et des Loisirs sur les préoccupations  des artisans du Sénégal. « Il y a des chantiers énormes, pas seulement dans la banlieue, mais dans tout le Sénégal. Nous les promoteurs et amis de la Culture pensons que vous êtes notre porte-parole et il faut nous aider à travers des financements », a soutenu Moïse Ambroise Gomis. Samedi, venu très tôt pour faire le plein de la salle au King Fahd Palace, le  public a assisté à un spectacle  d’une grande qualité.                   

Mamadou DIEYE

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