Mode

Eric Raisina à Dakar pour « Drôles de trames »

Le créateur d’origine malgache, Eric Raisina, présente ce soir, au siège de la société Eiffage Sénégal, sa 6ème collection estampillée « Drôles de trames ». Hier, lors d’une rencontre avec la presse, Raisina a exprimé sa volonté de partager avec le public son univers dominé par la soie qu’il transforme et détourne. Il est toujours à la quête de nouvelles matières, de nouvelles textures.
Pour la présentation de ce soir, Raisina va présenter deux univers : une collection pour femme et une autre pour homme. Au regard du styliste, ce 6ème défilé à Dakar est d’autant plus important que cela lui permet de retrouver son Madagascar natal où il n’a pas encore présenté de collection. « Dakar me donne cette énergie pour la créative, l’échange », a estimé le styliste qui table sur 46 passages au cours de la soirée. Pour cette exposition, Eric Raisina part d’une histoire inspirée par l’artiste-peintre mexicaine Frida Kahlo. Celle-ci a beaucoup peint d’autoportraits. Raisina a choisi de mettre l’accent sur la personnalité de la créatrice.
Eric Raisina crée sous le label « Haute texture », en créant ses propres vêtements avec des pièces uniques. Il est présenté comme un maître de la soie et de la couleur. Il a choisi de s’installer au Cambodge où il travaille essentiellement la soie qu’il teint, tisse, destructure et retisse ou crochète dans ses ateliers, près d’Angkor. Après le défilé au siège d’Eiffage Sénégal, Eric Raisina présentera, vendredi, ses collections à la Fashion week d’Adama Paris avant d’exposer ses pièces à la Galerie Arte de Dakar (5, rue Victor Hugo x Av. L.S.Senghor).

E. M. FAYE


Mike Sylla, styliste : « L’Afro Free Market permet de montrer le rayonnement culturel du Sénégal »

Le styliste sénégalais Mike Sylla est à l’origine de la création de « l’Afro Free Market ». Un marché de trois jours prévu chaque début de mois dans un haut lieu de la culture de la capitale française comme le Lavoir moderne parisien. Après le succès de la première édition (2, 3 et 4 mai), Mike Sylla revient sur l’idée, les buts et objectifs de cette nouvelle forme d’échanges culturels entre l’Afrique et l’Europe.

Vous venez d’organiser la première édition de l’Afro Free Market. De quoi s’agit-il ?
 « C’est un événement unique en son genre qui réunit les Africains de la diaspora et les sympathisants qui aiment l’Afrique et qui respirent l’Afrique. L’histoire qui nous lie à la France est forte et importante, et elle ne date pas d’aujourd’hui. Le Lavoir moderne parisien nous accueille tous les premiers week-ends de chaque mois. C’est un événement majeur qui réunit les créateurs, les artisans, les artistes pour venir faire leur promotion et se développer. C’est cela le concept de « l’Afro Free Market ». J’essaie de mettre sur pied tous les moyens pour que l’Afrique soit rayonnante, dynamique. Nous artistes et créateurs du continent, nous devons nous prendre en charge et surtout introduire notre marché à Paris qui est pour moi la capitale de l’Afrique. C’est important de montrer le rayonnement du Sénégal, celui de sa diaspora. C’est une réponse à une forte demande des Africains et des Français. »
 
Concrètement, il y a des expositions et la création d’un marché d’échanges…
 « C’est donner la possibilité aux artisans et artistes du continent de faire leur promotion, de développer leur art, leur savoir-faire, c’est aussi un moyen de leur permettre, économiquement, de s’en sortir et d’approfondir leur travail. Ce sont des gens de culture différente qui viennent d’Afrique et d’ailleurs. Il y a eu des stylistes, des designers, des peintres, des sculpteurs, des accessoiristes. C’est très pluridisciplinaire. C’est cela aussi « Afro Free Market ». C’est un concept qui leur permet d’intégrer le marché européen et de pouvoir vivre de leur art. »
 
Combien d’artistes et d’artisans ont fait le déplacement ?
 « Sur les trois jours d’expositions, du vendredi au dimanche, il y a eu une quinzaine d’exposants. C’est un rendez-vous de gens qui aiment l’Afrique et qui la regarde d’un autre œil. Le but est de s’ouvrir et ouvrir l’Afrique à de nouveaux champs qui montrent une Afrique forte, belle et dynamique, avec un esprit de partage. L’ « Afro free market » est composé de 12 nationalités différentes. C’est un dialogue des cultures. »

Quel est le lien entre votre travail de créateur avec la distinction d’ambassadeur pour les enfants et les femmes ?
 Après le Miami international Fashion week où j’ai eu le prix du meilleur designer, cette année (22 mars, ndlr), on m’a désigné ambassadeur pour la cause des enfants et des femmes par la « Dream child fundation » au Ghana. Cela montre qu’à travers la création, on peut faire passer des messages, une dimension à la fois intellectuelle et philosophique du travail accompli dans le « BaïFall Dream ». J’ai effectué une évolution depuis une vingtaine d’années. C’est vrai que le concept artistique donne à voir ce que le Sénégal a de plus beau, avec l’esprit du patchwork des « BaïFall Dream ». C’est également le lieu de montrer, en tant que fils d’alchimiste, qu’il n’y a pas de frontière entre les arts. Le fait de mettre de la peinture sur du cuir et de le faire porter par des danseurs, un mannequin, apporte une visibilité à l’Afrique. C’est une autre façon de démocratiser l’art. L’Afrique est intemporelle car elle donne une image belle et forte. J’aime le challenge d’amener l’Afrique là où on ne l’attend pas. »

 Propos recueillis par correspondant en France, Moussa DIOP


« Festival de mode traditionnelle et artistique », la sixième édition prévue le 30 avril à Sorano

WaxEn partenariat avec le ministère de la Culture et du Patrimoine,  le Collège d’enseignement moyen Ogo Diop de l’Unité 1 des Parcelles Assainies  organise le 30 avril prochain, au Théâtre national Daniel Sorano, la sixième édition du « Festival  de mode traditionnelle et artistique ».

Plus de 300 élèves de classe de quatrième sont attendus à ce rendez-vous culturel. Il s’agit, à travers ledit festival, a expliqué le coordonateur Amadou Lamine Sow, d’un défilé de mode traditionnelle et artistique sur des tenues confectionnées à partir  du matériel de récupération. L’objectif est de développer chez les élèves la culture de la créativité, la sensibilité ainsi que  la préservation de leur cadre de vie.

Organisé depuis 2007,  le Festival se veut, d’ici les prochaines années, une grande manifestation culturelle qui regroupera tous les élèves des établissements d’enseignement moyen du Sénégal  et de la sous-région.

I. BA


L’association Ndar’t revalorise l’artisanat local

La cinquième édition du défilé de mode organisé à l’Institut français de Saint-Louis par l’association Ndar’t a permis de revaloriser le tissage traditionnel, la bijouterie avec filigrane et autres métiers qui ont tendance à disparaître, a déclaré la directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (Crds), Fatima Fall.
Le défilé de mode a permis à 11 stylistes et 22 mannequins venus des régions de Kayes (Mali), Matam, Tambacounda et des départements de Dagana et Saint-Louis de rivaliser d’ardeur, d’imagination et de talent. Fatima Fall, présidente de Ndar’t, a plaidé pour la revalorisation des métiers exercés par les tisserands, les bijoutiers et autres artisans locaux chargés de confectionner les accessoires qui doivent accompagner le trousseau vestimentaire des mannequins. Pour la présidente de Ndar’t, une association créée en 2007, c’est une manière de préserver et de valoriser le patrimoine immatériel du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, « dans la mesure où ces artisans locaux arriveront toujours à trouver du travail dans le cadre de l’organisation de ces défilés de mode ».
Pour organiser ce genre de défilé de mode, a-t-elle précisé, Ndar’t est obligée de signer des conventions avec ses partenaires stylistes sélectionnés rigoureusement sur la base de critères objectifs. Ces derniers sont tenus d’inclure dans leurs créations des produits artisanaux et autres accessoires confectionnées avec du matériel de récupération.
Selon Fatima Fall, l’association ambitionne d’organiser chaque année, deux défilés. Mais, du fait de ses ressources financières limitées, Ndar’t est obligée de se contenter d’un seul.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Concours de beauté : Anna Diouf couronnée Miss Sénégal 2014

La candidate de la région de Thiès, Anna Diouf, a été couronnée, samedi à Saly, Miss Sénégal 2014. Elle succède à Marie-Thérèse Ndiaye. Du haut de ses 20 ans, la nouvelle reine de beauté, en classe de Terminale, allie mannequinat et études. Elle a coiffé au poteau Seynabou Thiam, première dauphine. Etudiante en marketing et communication, Mlle Thiam était la premième dauphine de Miss Dakar. En 2010, elle a participé au concours Elite model look Sénégal. Anna Diouf a comme deuxième dauphine Aïda Gomes, Miss Fatick.

E. M. FAYE


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