Mode

Mode : Huit créateurs francophones en résidence à Dakar

Sous la direction de la styliste Thiané Diagne, huit créateurs francophones participent, depuis hier, et ce pour deux semaines, à la deuxième édition du Programme d’appui au développement de carrière des créateurs Mode-Arts du textile et accessoires de la Francophonie intitulé « Edition limitée ».

Ils sont huit jeunes créateurs et viennent de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, de la Fédération de Wallonie-Bruxelles, de la Centrafrique, du Cameroun, du Burkina et du Sénégal. Depuis hier, ils sont en résidence de formation sous forme de classe de maître. Ainsi, pendant deux semaines, dans le cadre du Programme d’appui au développement de carrière des créateurs Mode-Arts du textile et accessoires, « Edition limitée », de l’Organisation internationale de la Francophonie, ils vont, sous la conduite de la styliste sénégalaise Thiané Diagne, tenter de confectionner une collection spécifique composée de cinq tenues. La collection qu’ils sont appelés à réaliser doit s’inspirer du vêtement emblématique de l’atelier de Thiané : «Le Boubou sous toutes ses coutures », sous le thème « Boubou en Itinérance ». La soie et les tissus soyeux, matières de prédilection de la directrice de Jour-J Couture constitueront les éléments de ces travaux.
« L’objectif de cette résidence est d’amener les différents créateurs à proposer une interprétation du boubou par une approche expérimentale », précise Mme Diagne. Sa maison de couture Jour-J a eu l’honneur d’accueillir cette formation qui, faut-il le rappeler, en est à sa deuxième édition. L’année dernière, elle s’était tenue à Abidjan sous la houlette du créateur ivoirien Pathé ’O. Ce dernier est d’ailleurs le parrain de ce présent atelier. Pour Thiané Diagne, les participants à cette formation ont tous un très bon niveau, elle va juste essayer de partager avec eux son expérience. « Ces créateurs sont certes jeunes, mais ils ont des aptitudes pour la couture, des diplômes et un certain bagage technique sur tout ce qui est métier de la mode. Il leur manque juste l’expérience. Et c’est mon expérience de 20 ans à travers la soie et le boubou que je vais partager avec eux », a-t-elle indiqué hier, lors de la cérémonie de lancement de cette formation.

Une mode africaine plus portable et vendable

Ces jeunes créateurs pourront aussi profiter de la grande expérience de leur parrain, Pathé ’O, qui a fait le déplacement de Dakar. Pour avoir conduit la première édition, sa contribution à cette session de formation sera un plus non négligeable pour les bénéficiaires. S’il y a déjà un message fort qu’il a adressé à ses jeunes collègues, c’est bien celui-ci : la mode africaine doit se décloisonner et s’ouvrir davantage à son environnement immédiat. En effet, pour Pathé ’O, la mode africaine est trop renfermée sur elle-même et peine donc à exploser. « Pendant longtemps, nos créations étaient comme des œuvres d’art, personne ne les portait, les gens se contentaient de les contempler. C’est l’erreur que nous, les plus anciens, avons commise. Or, la mode, c’est avant tout l’aspect économique. Il faut qu’elle nourrisse ses créateurs », a lancé le styliste ivoirien. Il a donc invité les jeunes créateurs africains à faire preuve de savoir-faire, de savoir-coudre mais et surtout de « savoir coudre ce qui plaît ». « Il faut que la jeune génération ait cet état d’esprit, qu’elle ne commette pas nos erreurs, qu’elle soit plus ouverte sur le monde. C’est seulement ainsi qu’elle pourra capter le marché africain. Car, le défi, c’est de faire en sorte que nos compatriotes s’habillent africain. Mais encore faudrait-il que les jeunes créateurs soient beaucoup plus inventifs et organisés », a ajouté Pathé ’O. Ainsi, l’Ivoirien les appelle à proposer des produits « portables, consommables et vendables ».
Le programme « Edition limitée » est un projet de repérage des talents dont la vocation est de leur faciliter l’accès à une formation spécifique de haut niveau. En effet, dans le cadre de sa programmation 2015-2018, la Francophonie s’investit dans le secteur de l’artisanat de luxe, par un accompagnement dédié aux professionnels du secteur des arts du textile. La formation se composera d’ateliers sur les croquis, le traçage, le patronage ainsi que la réalisation de produits (coupe et couture). Et pour boucler la première phase de la session de formation, les participants seront amenés à visiter des marchés, notamment des grandes boutiques de mercerie et autres accessoires. La seconde phase sera axée sur des échanges entre séminaristes avec des exposés sur l’entreprenariat et les systèmes de management de qualité. Les créateurs seront également invités à rencontrer des grands couturiers du Sénégal, notamment El Hadj Kébé, Ibrahima Sène, etc. Le moment phare de cette session de formation sera le défilé de restitution des travaux prévu le 31 juillet 2015 à la Place du Souvenir africain.

Elhadji Ibrahima THIAM

Eric Raisina à Dakar pour « Drôles de trames »

Le créateur d’origine malgache, Eric Raisina, présente ce soir, au siège de la société Eiffage Sénégal, sa 6ème collection estampillée « Drôles de trames ». Hier, lors d’une rencontre avec la presse, Raisina a exprimé sa volonté de partager avec le public son univers dominé par la soie qu’il transforme et détourne. Il est toujours à la quête de nouvelles matières, de nouvelles textures.
Pour la présentation de ce soir, Raisina va présenter deux univers : une collection pour femme et une autre pour homme. Au regard du styliste, ce 6ème défilé à Dakar est d’autant plus important que cela lui permet de retrouver son Madagascar natal où il n’a pas encore présenté de collection. « Dakar me donne cette énergie pour la créative, l’échange », a estimé le styliste qui table sur 46 passages au cours de la soirée. Pour cette exposition, Eric Raisina part d’une histoire inspirée par l’artiste-peintre mexicaine Frida Kahlo. Celle-ci a beaucoup peint d’autoportraits. Raisina a choisi de mettre l’accent sur la personnalité de la créatrice.
Eric Raisina crée sous le label « Haute texture », en créant ses propres vêtements avec des pièces uniques. Il est présenté comme un maître de la soie et de la couleur. Il a choisi de s’installer au Cambodge où il travaille essentiellement la soie qu’il teint, tisse, destructure et retisse ou crochète dans ses ateliers, près d’Angkor. Après le défilé au siège d’Eiffage Sénégal, Eric Raisina présentera, vendredi, ses collections à la Fashion week d’Adama Paris avant d’exposer ses pièces à la Galerie Arte de Dakar (5, rue Victor Hugo x Av. L.S.Senghor).

E. M. FAYE


Mike Sylla, styliste : « L’Afro Free Market permet de montrer le rayonnement culturel du Sénégal »

Le styliste sénégalais Mike Sylla est à l’origine de la création de « l’Afro Free Market ». Un marché de trois jours prévu chaque début de mois dans un haut lieu de la culture de la capitale française comme le Lavoir moderne parisien. Après le succès de la première édition (2, 3 et 4 mai), Mike Sylla revient sur l’idée, les buts et objectifs de cette nouvelle forme d’échanges culturels entre l’Afrique et l’Europe.

Vous venez d’organiser la première édition de l’Afro Free Market. De quoi s’agit-il ?
 « C’est un événement unique en son genre qui réunit les Africains de la diaspora et les sympathisants qui aiment l’Afrique et qui respirent l’Afrique. L’histoire qui nous lie à la France est forte et importante, et elle ne date pas d’aujourd’hui. Le Lavoir moderne parisien nous accueille tous les premiers week-ends de chaque mois. C’est un événement majeur qui réunit les créateurs, les artisans, les artistes pour venir faire leur promotion et se développer. C’est cela le concept de « l’Afro Free Market ». J’essaie de mettre sur pied tous les moyens pour que l’Afrique soit rayonnante, dynamique. Nous artistes et créateurs du continent, nous devons nous prendre en charge et surtout introduire notre marché à Paris qui est pour moi la capitale de l’Afrique. C’est important de montrer le rayonnement du Sénégal, celui de sa diaspora. C’est une réponse à une forte demande des Africains et des Français. »
 
Concrètement, il y a des expositions et la création d’un marché d’échanges…
 « C’est donner la possibilité aux artisans et artistes du continent de faire leur promotion, de développer leur art, leur savoir-faire, c’est aussi un moyen de leur permettre, économiquement, de s’en sortir et d’approfondir leur travail. Ce sont des gens de culture différente qui viennent d’Afrique et d’ailleurs. Il y a eu des stylistes, des designers, des peintres, des sculpteurs, des accessoiristes. C’est très pluridisciplinaire. C’est cela aussi « Afro Free Market ». C’est un concept qui leur permet d’intégrer le marché européen et de pouvoir vivre de leur art. »
 
Combien d’artistes et d’artisans ont fait le déplacement ?
 « Sur les trois jours d’expositions, du vendredi au dimanche, il y a eu une quinzaine d’exposants. C’est un rendez-vous de gens qui aiment l’Afrique et qui la regarde d’un autre œil. Le but est de s’ouvrir et ouvrir l’Afrique à de nouveaux champs qui montrent une Afrique forte, belle et dynamique, avec un esprit de partage. L’ « Afro free market » est composé de 12 nationalités différentes. C’est un dialogue des cultures. »

Quel est le lien entre votre travail de créateur avec la distinction d’ambassadeur pour les enfants et les femmes ?
 Après le Miami international Fashion week où j’ai eu le prix du meilleur designer, cette année (22 mars, ndlr), on m’a désigné ambassadeur pour la cause des enfants et des femmes par la « Dream child fundation » au Ghana. Cela montre qu’à travers la création, on peut faire passer des messages, une dimension à la fois intellectuelle et philosophique du travail accompli dans le « BaïFall Dream ». J’ai effectué une évolution depuis une vingtaine d’années. C’est vrai que le concept artistique donne à voir ce que le Sénégal a de plus beau, avec l’esprit du patchwork des « BaïFall Dream ». C’est également le lieu de montrer, en tant que fils d’alchimiste, qu’il n’y a pas de frontière entre les arts. Le fait de mettre de la peinture sur du cuir et de le faire porter par des danseurs, un mannequin, apporte une visibilité à l’Afrique. C’est une autre façon de démocratiser l’art. L’Afrique est intemporelle car elle donne une image belle et forte. J’aime le challenge d’amener l’Afrique là où on ne l’attend pas. »

 Propos recueillis par correspondant en France, Moussa DIOP


« Festival de mode traditionnelle et artistique », la sixième édition prévue le 30 avril à Sorano

WaxEn partenariat avec le ministère de la Culture et du Patrimoine,  le Collège d’enseignement moyen Ogo Diop de l’Unité 1 des Parcelles Assainies  organise le 30 avril prochain, au Théâtre national Daniel Sorano, la sixième édition du « Festival  de mode traditionnelle et artistique ».

Plus de 300 élèves de classe de quatrième sont attendus à ce rendez-vous culturel. Il s’agit, à travers ledit festival, a expliqué le coordonateur Amadou Lamine Sow, d’un défilé de mode traditionnelle et artistique sur des tenues confectionnées à partir  du matériel de récupération. L’objectif est de développer chez les élèves la culture de la créativité, la sensibilité ainsi que  la préservation de leur cadre de vie.

Organisé depuis 2007,  le Festival se veut, d’ici les prochaines années, une grande manifestation culturelle qui regroupera tous les élèves des établissements d’enseignement moyen du Sénégal  et de la sous-région.

I. BA


L’association Ndar’t revalorise l’artisanat local

La cinquième édition du défilé de mode organisé à l’Institut français de Saint-Louis par l’association Ndar’t a permis de revaloriser le tissage traditionnel, la bijouterie avec filigrane et autres métiers qui ont tendance à disparaître, a déclaré la directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (Crds), Fatima Fall.
Le défilé de mode a permis à 11 stylistes et 22 mannequins venus des régions de Kayes (Mali), Matam, Tambacounda et des départements de Dagana et Saint-Louis de rivaliser d’ardeur, d’imagination et de talent. Fatima Fall, présidente de Ndar’t, a plaidé pour la revalorisation des métiers exercés par les tisserands, les bijoutiers et autres artisans locaux chargés de confectionner les accessoires qui doivent accompagner le trousseau vestimentaire des mannequins. Pour la présidente de Ndar’t, une association créée en 2007, c’est une manière de préserver et de valoriser le patrimoine immatériel du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, « dans la mesure où ces artisans locaux arriveront toujours à trouver du travail dans le cadre de l’organisation de ces défilés de mode ».
Pour organiser ce genre de défilé de mode, a-t-elle précisé, Ndar’t est obligée de signer des conventions avec ses partenaires stylistes sélectionnés rigoureusement sur la base de critères objectifs. Ces derniers sont tenus d’inclure dans leurs créations des produits artisanaux et autres accessoires confectionnées avec du matériel de récupération.
Selon Fatima Fall, l’association ambitionne d’organiser chaque année, deux défilés. Mais, du fait de ses ressources financières limitées, Ndar’t est obligée de se contenter d’un seul.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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