Litterrature

Boubacar Boris DIOP, écrivain : « Nous devons sortir de la fascination de l’Occident »

La Conférence de Berlin a, aux yeux de l’écrivain Boubacar Boris Diop, consacré une délimitation linguistique dans le continent. A l’en croire, il a été question d’une triple frontière avec le français, l’anglais et le portugais. « L’idée qu’on a des conquêtes, c’est quelles se font avec l’épée ou le fusil. Ici, la conquête se parachève mais autour d’une table. Cela dit beaucoup sur l’écart militaire entre le continent africain et les puissances européennes », fait-il observer. L’auteur de « Murambi, le livre des ossements » estime que si « l’Afrique est le continent désiré parce qu’il est riche, c’est aussi surtout du fait que nous acceptons de brader notre souveraineté de façon aussi légère ». Selon lui, l’Afrique est « une terre qui ne compte pas et qui ne cherche pas à compter et les Occidentaux doivent être étonnés par notre passivité ». D’après Boubacar Boris Diop, aujourd’hui, l’enseignement qu’on tire de cette conférence, c’est que le défi majeur reste la souveraineté. Mais également la liberté par rapport à ceux qui nous paraissent beaucoup plus forts. « Césaire dit dans « Cahier d’un retour au pays natal », et c’est le viatique que j’ai donné à mes enfants : « Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs ». Selon son entendement, l’écrivain pense que dans tous les segments de la société, les gens doivent refuser de se laisser dicter… ». Pour Boris Diop, « nous devons sortir de la fascination de l’Occident, apprendre à le mépriser ». C’est dans ce sens qu’il a cité l’exemple de Cheikh Anta Diop « qui parlait de la reconquête de soi ».                                               

I. BA


Parution - « LI CI TCHOUMIKAAY » de Moussa GNINGUE et El Hadj Malick GUEYE : Les contours de la préparation mystique expliqués

L’ancien préparateur mystique de l’écurie Fass, Moussa Gningue, a présenté, jeudi, le livre qu’il a coécrit avec El Hadj Malick Guèye, marabout, chercheur et tradipraticien. Un ouvrage intitulé « Li ci Tchoumikaay – Les secrets d’une pratique » dans lequel les deux auteurs expliquent les contours de la préparation mystique du lutteur, mais aussi l’usage qu’en font les pratiquants.
Ils sont partis de leurs expériences personnelles, mais aussi des connaissances acquises à travers différentes recherches sur le sujet. Moussa Gningue, ancien préparateur mystique de l’écurie Fass, et El Hadj Malick Guèye, tradipraticien, ont coécrit un ouvrage qui explique les différentes étapes pour avoir un entourage mystique de qualité. Loin de s’estimer seuls connaisseurs de la pratique, les auteurs expliquent qu’ils ne peuvent pas faire le tour de la pratique. Mais expliquent que le « Tchoumikaay » est « une mine intarissable où tout le monde peut s’abreuver ». D’où leur invite à élargir les sources, pour une plus grande protection. De l’arsenal mystique composé de « bouteilles d’eau bénite » à l’emplacement en passant par le choix du préparateur, rien n’est laissé au hasard par les auteurs. Ils estiment que « l’importance de cette arrière garde est d’une nécessité absolue pour le lutteur, qui doit se protéger contre les mauvais sorts jetés par son adversaire, le mauvais œil ou contre les mauvaises langues ».
Pratique multiséculaire, la préparation mystique fait penser au monde de la lutte. Mais les auteurs expliquent tout de même que cette pratique s’applique aux autres domaines comme les sports collectifs. « Beaucoup d’articles mystiques que les lutteurs utilisent sont généralement bons pour les sports d’équipes, tels que le football et le basket, entre autres. Pour une équipe composée de plusieurs joueurs, même si les effets des gris-gris n’atteignent qu’un seul joueur, l’équipe a la chance de voir son vœu se réaliser », estiment-ils. Aussi, les personnes physiques peuvent également y avoir recours dans leurs démarches, mais aussi les pratiques de tous les jours. Ce qui fait dire à MM. Gningue et Guèye que « la connaissance a maintes fois humilié l’ignorance, alors, informe-toi et honore le savoir afin d’en jouir pleinement ». Ils ont donné l’exemple du roi Alboury Ndiaye qui, quand il affrontait Samba Laobé, avait un « Tchoumikaay ».
La cérémonie s’est déroulée en présence de champions de lutte comme Mbaye Guèye, premier Tigre de Fass, Birahim Ndiaye mais aussi Yahya Diop Yékini. Des intervenants qui ont également livré leurs expériences sur les pratiques mystiques qui constituent un plus pour le lutteur.

Ousseynou POUYE


Education des enfants malades : « Editions Celi » s’installe au Sénégal

Aider les enfants et adolescents souffrant des maladies telles que la dyslexie, l’autisme, la dyscalculie, etc, tel est l’objectif de la nouvelle maison d’éditions « Celi Sénégal ». Cette structure est un éditeur pédagogique, spécialiste des troubles des apprentissages et de la psychologie de l’enfant et de l’adolescent. La cérémonie de lancement de la structure s’est tenue avant-hier, en présence d’autorités diplomatiques de l’ambassade de la Tunisie au Sénégal. Pour la présidente des « Editions Céli », Mme Ahlew Boufaied, le choix de mettre en place une filiale à Dakar s’explique par son amour pour le Sénégal. Selon ce chercheur, « l’éducation doit être garantie pour tout le monde. Mais, pour les enfants souffrant de maladies spécifiques, une prise en charge particulière est nécessaire ». C’est dans ce sens que les « Editions Celi » vont produire des outils permettant un apprentissage qui ne risque pas d’heurter la sensibilité de l’enfant ou l’adolescent malade ». Les manuels seront à 80% en français et 20% en arabe. En marge de la cérémonie de lancement, un atelier d’échanges avec des enfants a été organisé au Monument de la renaissance en présence de son administrateur, Racine Senghor, par ailleurs directeur de « Céli Sénégal ».

M. GAYE (stagiaire)


« DE LA VIGNE AU BAOBAB » : Un livre pour magnifier le dialogue interculturel

Après sa parution en France en octobre dernier, le livre illustré « De la vigne au baobab » a été officiellement lancé à Nguéniène. Cet ouvrage qui magnifie le dialogue interculturel entre les citoyens de Bennwihr en Alsace et de Nguéniène fait l’objet d’un lexique innovant, avec l’utilisation de quatre langues : le français, l’alsacien, le wolof et le sérère.
Ce livre de jeunesse, écrit et illustré par des Alsaciens et des Sénégalais, avec le concours financier de l’Institut régional de coopération-développement (Ircod) d’Alsace, est un fruit de la coopération entre les villes de Bennwihr et de Nguéniène au Sénégal, unies par les liens du jumelage. Cet ouvrage qui s’inscrit dans l’action menée en faveur de la promotion de la lecture publique et d’un dialogue interculturel raconte l’histoire de deux jeunes filles : Mossane de Nguéniène et Marion de Bennwihr. Ces deux personnages se sont liés d’amitié et symbolisent l’union entre des femmes, des hommes, des communes et des pays, à l’image de ce partenariat basé sur des relations humaines très fortes depuis son origine. La présentation de ce livre s’est faite en présence du maire de la commune de Nguéniène, Ousmane Tanor Dieng. Pour Vianney Toussaint, coordonnateur de programmes à l’Ircod, la réalisation de ce livre, en plus de s’inscrire dans la dynamique de dialogue interculturel menée depuis 2008 entre les citoyens des deux communes, autour de la promotion de la lecture publique, est le fruit d’une écriture collective et a été co-illustrée par deux artistes, alsacien et sénégalais. Pour la réalisation de ce projet, l’Ircod, selon M. Toussaint, a bénéficié d’un appui financier du ministère français des Affaires étrangères et de la région Alsace.

Un lexique innovant
Pour M. Toussaint, « ce livre fait l’objet d’un lexique innovant, avec l’utilisation de quatre langues que sont le français, l’alsacien, le wolof et le sérère et est diffusé à des fins de sensibilisation interculturelle ». En outre, a fait savoir le coordonnateur de programmes à l’Ircod, les recettes générées par les ventes de cet ouvrage seront reversées au projet d’appui à la lecture publique à Nguéniène. Aujourd’hui, 20 ouvrages sont disponibles à la bibliothèque de Nguéniène et sont à la disposition des lecteurs du Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac).
D’Après Mamadou Bâ, animateur culturel, affecté par le ministère de la Culture depuis 2014 à Nguéniène, la parution de ce livre a permis à la bibliothèque de dérouler un nouveau projet avec les artistes de la compagnie théâtrale « Terre d’accueil ». Ce projet, selon M. Bâ, consiste à la mise en scène du livre en tant que support didactique et d’échanges culturels, ainsi que sa promotion dans les 14 Centres culturels régionaux du Sénégal et les Clac dépendant du ministère de la Culture. « L’idée de faire l’adaptation scénique de cette œuvre littéraire vise à toucher un public plus large et plus cosmopolite, mais aussi d’établir un pont entre le nord et le sud, de transformer les mots et les illustrations en énergie théâtrale », a-t-il indiqué. Pour M. Bâ, « De la vigne au baobab » est un récit léger, fluide, qui offre une lecture agréable. « C’est un joli pont entre deux mondes si éloignés et qu’on découvre si proches avec cet ouvrage mis en scène qui participe à la valorisation des langues locales avec l’utilisation du wolof, du sérère, en plus du français », a-t-il noté. Le maire de Nguéniène, Ousmane Tanor Dieng, a magnifié cette coopération culturelle entre les deux villes. « Nguéniène faisant partie du Royaume d’enfance de Léopold Sédar Senghor, c’est en toute logique que la culture y occupe une place d’une importance capitale », a-t-il indiqué. M. Dieng a salué l’initiative de promouvoir la Francophonie dans sa ville par le biais de la lecture publique. « Sur le plan de la culture, c’est une innovation formidable, car habituer les populations et les jeunes à la lecture est essentiel », a-t-il fait savoir.
Après la présentation de l’ouvrage, les populations de Nguéniène ont eu droit à une très belle représentation de « De la vigne au baobab » ; une adaptation exécutée avec brio par les artistes de la compagnie théâtrale « Terre d’accueil », au foyer des jeunes de la commune.

amba Oumar FALL


Parution « philosophie sauvage: la vie a de longues jambes » : Plongée dans la vie du Pr Abdoulaye Elimane Kane

Le Pr Abdoulaye Elimane Kane a présenté sa biographie intitulée « Philosophie sauvage : la vie a de longues jambes ». Ceci, en présence de l’ancien ministre de la Culture et de la Communication, Cheikh Hamidou Kane, de Lyliane Kesteloot, directrice de recherche de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan), et d’autorités universitaires et politiques.
Dans cet ouvrage de 430 pages, l’auteur nous plonge dans sa vie. Du Fouta en passant par les localités où il a occupé différentes fonctions, à ses débuts dans l’enseignement, le Pr Kane raconte tout ou presque sur sa vie. « Cette œuvre est l’histoire commune à tous les natifs de la vallée du fleuve », a fait savoir l’auteur de « l’Aventure ambiguë » Cheikh Hamidou Kane, dans son propos introductif. En effet, pour ce dernier, l’histoire relatée dans ce livre « est la mienne ».
Pour Lyliane Kesteloot, plus qu’une biographie, « Philosophie sauvage : la vie a de longues jambes » est un mémoire dont l’auteur a sélectionné les passages susceptibles d’intéresser le public, tout en mettant l’accent sur l’autodérision. Pour la directrice de recherche de l’Ifan, trop souvent les biographies sont le lieu des déballages, « tandis que cette œuvre est un tremplin pour la réflexion ».  S’agissant de sa pensée, le Pr Abdoulaye Elimane Kane a tendance à toujours pousser la réflexion comme tout philosophe. Le vécu dont est tiré ce récit est son expérience d’homme vivant avec une maladie chronique, l’asthme, dont les périodes alternées, plus ou moins longues, de crise et de rémission lui donnèrent envie d’extrapoler sur le thème plus large du plaisir et de la douleur.
C’est ainsi que l’auteur avait retenu comme titre provisoire de son ouvrage d’évoquer le plaisir et l’ennui. Dans le récit, le Pr Kane évoque sa vie, qui peut faire objet d’exemple pour la génération actuelle.  En effet, le Pr. Kane dit constater le retard du Fouta. Car, en faisant le chemin de Dakar à son village à l’âge de 10 ans, il se rend compte de la différence entre la vie urbaine et celle du village.
Sa vie active et son engagement politique reviennent plusieurs fois dans ce livre, de même que son expérience d’enseignant et d’homme politique. En outre, il se remémore les hommes et femmes qui l’ont marqué et, surtout, la place qu’il accordait à l’amitié, la fraternité et la solidarité. Des notions qui sont d’une importance capitale.  
De l’avis du Pr Birahim Thioune, chef du département de la Formation à la Faculté des sciences et technologies de l'éducation et de la formation (Fastef), le Pr Abdoulaye Elimane Kane a montré ce qu’il voulait qu’on sache.
Pour lui, cette publication « est un récit de vie, en attente du lecteur idéal. Car, poursuit le Pr Thioune, c’est un dialogue entre l’auteur et sa propre personne, un voyage dans sa tête, que la génération actuelle sevrée de références gagnerait à lire et à matérialiser les conseils ».

Malick GAYE (stagiaire)


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