Litterrature

Le malheur de vivre » de Ndèye Fatou Kane: Un récit d’amour dramatique

Ndeye Fatou Kane auteurePublié aux éditions Harmattan, « Le malheur de vivre » de Ndèye de Fatou Kane est un roman poignant tant sur le plan de l’écriture que sur l’histoire narrée. Dans ce livre de 17 chapitres, l’auteur déroule une histoire d’amour assez singulière qui vire au drame par la seule faute d’une crise identitaire que traverse un des personnages de l’ouvrage.

«Des forces invisibles contrôlent le jeu à notre insu. On les appelle le destin. Ce même destin peut se révéler fort cruel, et cela Sakina ne l’a que trop bien compris… Elle qui avait la vie devant elle, un avenir doré qui se profilait, a tout laissé passer. Au nom de quoi ? De l’amour… Ce sentiment qui, tel un ouragan, balaie tout sur son passage et, avant que vous n’ayez compris ce qui vous arrive, vous laisse à terre et continue son chemin ». Ces toutes premières phrases du premier chapitre du tout premier roman, « Le malheur de vivre » de Ndèye Fatou Kane, donnent le ton. Elles évoquent dès le début l’horreur d’une jeunesse balafrée par un amour plus fort que la raison et qu’une bonne éducation n’a pu arrêter.

Le roman raconte une histoire d’amour entre Ousmane et Sakina, deux jeunes hapulaar d’un milieu totalement différent. Le premier cité, quittant son village « Ndimaal » pour rallier la capitale, est devenu entre temps un vrai « boy Dakar ». De par son accoutrement, son langage, il a fini par devenir comme un assimilé de la tumultueuse capitale sénégalaise. Un déculturé qui a oublié ses origines villageoises, en titillant deux réalités totalement opposées. Tout le contraire de Sakina.

Cette dernière qui vit en France avec ses parents, Amadou Bâ et Marém Bâ, ne vient au Sénégal que pendant la période des vacances. Et en dépit du fait qu’elle habite le cœur de la bouillante ville de Paris, Sakina a eu une très bonne éducation. Sa maman et son papa ont fait de leur mieux pour lui inculquer les valeurs qui caractérisent la culture puular. Histoire de rendre leur fille assez solide face aux agressions de la modernité.

Toutefois, la rencontre entre les deux héros du livre dans une boite de nuit dakaroise va tout bouleverser. La jeune fille, naïve, ne suit plus que ce que lui dicte son cœur, en mettant de côté les remontrances de ses parents. Ces derniers, loin d’imaginer le drame qui résultera de l’union entre Ousmane et Sakina, finissent par bénir leur mariage… Poussée dans la consommation de l’alcool par un mari « irresponsable », Sakina se retrouve dans la rue…

Africanité et modernité
« Le malheur de vivre », c’est le récit d’un ouvrage célébrant les valeurs d’africanité et de modernité, de tradition et d’ouverture. Deux notions chères à Ndèye Fatou Kane et qui constituent son viatique. « Dans le village planétaire dans lequel nous évoluons un savant dosage entre tradition et ouverture nous définit pleinement en tant que entité totalitaire. Je revendique les valeurs que je porte et qui sont un peu déphasées maintenant car les jeunes de ma génération ne les respectent plus. Je trouve que ce sont des valeurs intemporelles et auxquelles les gens devraient tous le temps se référer », note-elle.  Pour l’écrivain Cheikh Hamidou Kane qui a fait la préface, cet « hommage rendu à ces valeurs, d’un bout à l’autre du livre », fait partie de ce qui lui a permis d’être si « attaché» à l’œuvre.
Dans le roman, l’espace spatio-temporel se situe entre Dakar et Paris des années 80. Un choix qui, aux yeux de l’auteur, permet de mettre en évidence l’ancien modèle d’éducation où les gens étaient énormément attachés à leur culture. Ainsi, elle montre comment  Ahmadou Bâ et Marèm Bâ, couple d’immigré halpulaar établi à Paris, s’évertuent autant que faire se peut de rester fidèles à leurs origines. De la rue Tisonniers en pleine capitale française où se trouve leur appartement à leur village de Mbadiel perdu dans les profondeurs du Sénégal, ils appliquent les velléités de vertus de cette culture dans leur vie de tous les jours, mais aussi dans le modèle d’éducation inculqué à leur fille.

Source d’inspiration
Ndèye Fatou Kane a un style d’écriture affirmé et qui s’apparente un peu à celui des écrivains comme Ahmadou Kourouma, Ahmadou Hampaté Bâ, Aminata Sow Fall… Elle estime bénéficier de l’expérience littéraire de son grand père, Cheikh Hamidou Kane, qui constitue sa source d’inspiration. Diplômée en transport logistique, option management portuaire, le jeune écrivain a été très tôt initié à la lecture par un père qui prenait le soin d’amener son enfant tous les mercredis après-midi et les week-ends au Centre culturel français.  « Chez moi, on est tous de culture littéraire. J’ai grandi avec les œuvres de Cheikh Hamidou Kane, Ahmadou Kourouma ainsi que toute une génération d’écrivains. C’est le goût de la lecture qui m’a poussé à l’écriture », confie Mlle Kane dont le rêve a toujours été d’écrire un livre. En attendant, cette jeune plume a déjà tracé sa route, et est à la rencontre de son public. Et le second roman déjà en chantier en dit long sur le bel avenir de cette fille qui veut bien marcher sur les pas de son grand père…

 Par Ibrahima BA


Gabriel García Márquez, héraut des lettres est décédé

Gabriel Garcia MarquezL'écrivain colombien, Gabriel García Márquez, a rendu l’âme jeudi, à Mexico, à l’âge de 87 ans. Nobel de littérature en 1982, Gabriel Marquez aura marqué son époque de par ses écrits autant pénétrants, poétiques, que réalistes.

La Colombie qui a décrété un deuil national de 3 jours, vient ainsi de perdre, un de ses plus grands hérauts.

En effet, de par cette disparition, c’est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle qui s’en va. Il a, à son actif, plus d’une vingtaine d’œuvres dont les plus célèbres sont : « Cent ans de solitude », « L’amour au temps du choléra », « Chronique d’une mort »… ou encore « Récit d’un naufragé ».

Gabriel Márquez a vu ses œuvres traduites dans plusieurs langues et vendues à quelque 50 millions d'exemplaires à travers le monde.  Il est né le 6 mars 1927, à Aracataca. Bachelier en 1946, il suit des études de droit qu’il abandonnera vite pour s’orienter vers le métier de journaliste. Romancier, nouvelliste, mais également activiste politique, il a enregistré la reconnaissance de la critique littéraire ainsi qu'un large succès commercial.

Oumar BA


« 10 MOTS DE LA FRANCOPHONIE » : Fatouma Ndiaya Sall distinguée

A l’occasion du concours des « 10 mots de la francophonie », une petite fille toute frêle portant allégrement ses 10 ans s’est particulièrement distinguée. Il s’agit de Fatouma Ndiaya Sall, pensionnaire d’excellence « Les cours Awa et Khassim » nichée dans le quartier des maristes. En effet, la Conférence des ministres de l’éducation nationale (Confmen) a fêté, vendredi dernier à l’Ucad 2,  les lauréats du concours des « 10 mots de la francophonie ». C’est dans une salle comble que les 16 lauréats tirés de plus de 1.000 candidats ont été accueillis par une salve d’applaudissements. 77 nations et gouvernements ayant en partage la langue française dont 44 membres affiliés à la Confemen y étaient représentés.
Fatoumata Ndiaye Sall a su insérer, dans son texte, 10 mots qui sentaient la barbarie et feront sa réussite. Ces mots ont su trouver leur nid dans sa production pour séduire un jury constitué de  professeurs de français.
Elle a été 3ème lauréate du concours national, 1ère du concours supranational. De quoi combler sa directrice Diago Ndiaye, oubliant que « Ndiaya » est un pur produit de son cru « les cours Awa et Khassim », une école d’excellence où « l’enfant est au cœur de tout et dans le cœur de tous ».

Babacar DRAME


Nouvelle publication : Ndèye Fatou Kane présente « Le malheur de vivre »

L’écrivaine Ndèye Fatou Kane procédera, aujourd’hui, à partir de 17 heures, à la cérémonie de présentation et de dédicace  de son premier roman. Intitulé : « Le malheur de vivre », l’ouvrage est  préfacé par l’écrivain Cheikh Hamidou Kane.L’auteur, né à Dakar en 1986, est un pensionné de la littérature depuis son plus jeune âge.  Elle a grandi  avec les œuvres de son grand-père, Cheikh Amadou Hampâté. Ndèye Fatou Kane s’est aussi nourrie des écrits d’Ahmadou Kourouma, Amadou Hampâté Bâ, Aminata Sow Fall, Boubacar Boris Diop, Mariama Bâ, Wole Soyinka, entre autres. L’amour de la lecture l’amènera à écrire des chroniques publiées dans son blog mais aussi dans divers webzines sénégalais. Après une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce, l’auteur de « Le malheur de vivre » sort diplômée d’un business school en transport et logistique internationale.

I. BA


« CES GOULOTS QUI ETRANGLENT LE SENEGAL » : Cheikh Yérim Seck analyse ces pesanteurs qui freinent le développement

Le journaliste Cheikh Yérim Seck, à travers son livre  « Ces goulots qui étranglent le Sénégal », décortique les tares qui entravent l’émergence du Sénégal.    
Le Grand théâtre national a servi de cadre, samedi, au lancement du nouveau livre du journaliste Cheikh Yérim Seck. « Ces goulots qui étranglent le Sénégal », titre de l’ouvrage est rédigé sur 221 pages et publié chez l’Harmattan Sénégal. Dans cette nouvelle publication, M. Seck y parle du retard du Sénégal, qui, 54 ans après son indépendance est « toujours confiné dans les starting-blocks », du « problème de la Casamance », un conflit vieux de 32 ans, de « l’agression faite sur le littoral », du « péril chinois, As dans la contrefaçon et fuite des capitaux ».
Il cite aussi la « lutte surmédiatisée », le gaspillage, quotidien de certains d’entre nous… Toutes ces tares font que d’après l’auteur, le Sénégal est en retard. Cheikh Yérim Seck dit avoir rencontré durant ses pérégrinations, des Sénégalais « parmi les meilleurs Spécimens » : « J’ai rencontré un Sénégalais à la Nasa. Des chefs d’Etat africains portent des habits faits par nos compatriotes. Leurs premières dames ont des bijoux fabriqués par des sénégalais. La façon dont nous récitons le Coran séduit les arabes ». Et malgré tout ces atouts, déplore le journaliste, « notre pays est toujours à la case de départ ».
L’écrivain pousse son analyse plus loin en disant que « les Chinois ne payent pas les impôts et font péricliter nos entreprises Pme-Pmi à cause d’une concurrence déloyale ». Il a également passé en revue le domaine du littoral, c’est-à-dire les eaux qui « mangent » allégrement les côtes sénégalaises.
Pour sa part, le  préfacier du livre, l’écrivain Cheikh Hamidou Kane a loué le talent littéraire et journalistique de l’auteur alors qu’il était au magazine panafricain « Jeune Afrique ». Pour l’auteur de « L’Aventure ambiguë », le patriotisme de ce jeune  entrepreneur n’est plus à démontrer. « Je partage avec lui les analyses et remèdes qu’il a fait sur le Sénégal. C’est pourquoi j’ai accepté de préfacer ce livre », a justifié Kane souhaitant que le génie de la plume de Seck favorise l’unité de l’Afrique.

Serigne Mansour Sy CISSE


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