Litterrature

Français auteur du livre « Maimouna, la petite sénégalaise », Jean-Claude Lumet décrit « l’hospitalité sous un soleil généreux »

JC LumetAuteur très fécond, Jean-Claude a séjourné récemment au Sénégal pour faire la promotion de son dernier livre illustré « Maïmouna, la petite Sénégalaise ». Une petite histoire banale qui transporte le lecteur dans les lieux mythiques de l’île de Gorée mais qui témoigne de la relation fusionnelle que l’auteur entretient avec le Sénégal.

Il a découvert le Sénégal à la fin des années 1960 alors qu’il n’avait que 21 ans. Depuis, Jean-Michel Lumet, alors jeune enseignant d’anglais à Thiès, s’est épris du pays de la Teranga. Un pays qui a littéralement transformé le regard qu’il portait sur la vie et où il a fait des rencontres décisives qui ont inspiré sa plume. Il le confesse d’ailleurs : « Comme lorsqu’on a 20 ans, on pense qu’on a toujours raison, mais moi le Sénégal m’a profondément changé et durablement. Le Sénégal a changé ma vie et mon écriture ». Récemment, Jean-Claude Lumet a retrouvé son pays de cœur pour faire la promotion de son nouveau livre illustré « Maïmouna, la petite Sénégalaise », une histoire à la fois simple et forte.

La trame de cet ouvrage pour enfant a pour personnages principaux deux jeunes filles, Maïmouna et Dieynaba. A travers elles, le lecteur découvre l’île de Gorée, son histoire, le quotidien de ses habitants. Si ce livre et le récit qui le rythme peuvent paraître banals de prime abord, les raisons qui ont poussé Lumet à le commettre, elles, découlent de sa profonde volonté d’exprimer sa reconnaissance à un jeune élève qu’il a croisé durant sa carrière d’enseignant à Thiès. Quarante après s’être perdu de vue, l’ancien professeur d’anglais et son brillant élève Mamadou Moustapha Kanté, devenu Professeur d’université à l’Ucad, se sont retrouvés en 2013. Jean-Claude Lumet ne tarit pas d’éloges sur lui.

« Par sa finesse, son humour, son intelligence, il a marqué toute ma carrière. Il m’a servi de modèle pour créer le personnage de William Poire, le héros de la série de livres que je publie depuis une dizaine d’années. C’était un comédien fini. Il avait l’art de faire punir les autres en faisant croire que ça ne pouvait pas être lui. J’ai voulu lui témoigner ma reconnaissance en choisissant les prénoms de ses deux filles pour les donner aux deux principaux personnages de « Maïmouna, la petite Sénégalaise ».

Le sens des autres
Au-delà de Mamadou Moustapha Kanté, Jean-Claude Lumet dit avoir rencontré beaucoup de jeunes Sénégalais qui lui ont appris le sens des autres, qui lui ont enseigné qu’il était plus important d’être que d’avoir. « Il y avait moins d’intérêt financier à cette époque-là qu’il y en a maintenant. Il y avait une jeunesse avec un désir d’apprendre par tous les moyens, un certain enthousiasme qui faisait extrêmement plaisir par rapport à la France », confie-t-il.  Ce livre est le prétexte pour Jean-Claude Lumet de mettre en relief ce qu’il considère comme la caractéristique même du Sénégal : l’hospitalité sous un soleil généreux. Cela, comme il le dit lui-même, « à travers une écriture à l’écriture lente, patiente avec des regards croisés ». « J’ai fait en sorte que le lecteur français et sénégalais qui n’ont pas la même vision des choses, les mêmes rapports à la vie, à la mort, se retrouvent tous dans ce texte. J’ai voulu donc avancer prudemment, c’est pourquoi j’ai mis deux à trois ans pour faire ce livre », explique le vieil homme. D’autres messages forts transparaissent dans cet ouvrage et qu’illustrent les différents dessins, esquissés par un de ses gendres, qui tapissent ses pages. « Maïmouna, la petite Sénégalaise » n’est pas que de la fiction. Il recèle une part de réalité, celle vécue par son auteur. Il a su conjuguer les deux dimensions pour entrer dans ce qui fait, selon lui, la spécificité du Sénégal. Et quand Jean-Claude Lumet se rappelle de ces mots qu’un enseignant lui a tenu à Mbour, « avec ce livre vous touchez le cœur des Sénégalais », c’est à peine s’il n’écrase pas des larmes, tellement il est ému. « J’ai mis dans ce livre des faits réels et ce que je ressentais en soulignant la fierté d’un peuple à travers le baobab qui a résisté malgré la sécheresse et les plus grands malheurs », explique-t-il.

Aujourd’hui, Jean-Claude Lumet a une bonne vingtaine de pièces de théâtre et une douzaine de livres à son actif. Cinq de ses livres sont en rapport avec le Sénégal. Il y a notamment une fable, « Les Assassins de la planète verte », qui porte sur la force et la symbolique de l’eau et qui s’inspire des années de sécheresse de la décennie 1970 au Sénégal.

Elhadji Ibrahima THIAM


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Amadou Elimane Kane publie « Un océan perlé d’espoir »…

A E Kane livre« Un océan perlé d’espoir » est le nouvel ouvrage de l’écrivain Amadou Elimane Kane. Cette œuvre parue aux Editions Lettres de Renaissances abordent des thèmes ayant trait à la liberté, la justice, l’éducation, le patrimoine culturel…

Dans son tout nouveau roman publié aux Editions Lettres de Renaissances, l’écrivain Amadou Elimane Kane trempe sa plume dans des questions d’actualité interpellant le continent noir. « Un océan perlé d’espoir » est un roman abordant des thématiques comme la liberté, la justice, l’éducation, le patrimoine culturel. L’œuvre est également une dénonciation d’un monde politique qui, d’après l’auteur, « se trompe lourdement sur les enjeux à conduire pour les années à venir ». Amadou Elimane Kane tire aussi à boulet rouge sur une certaine élite, les responsables, la société civile… qui continuent tous à croire à l’irréel et qui « d’une certaine façon produisent le chaos, la misère et la violence ». Dans ce roman, l’écrivain cherche à partager « notre » patrimoine historique, du monde noir, lequel s’est forgé aux Etats-Unis. « Je voulais mettre à jour les liens puissants qui existent entre les deux continents. J’avais envie de dire et surtout d’écrire pour laisser des empreintes fortes. De dire combien la culture négro-africaine a contribué à l’humanité et à la société contemporaine. Je revendique l’idée que les êtres humains sont la force du monde et que chacun possède les mêmes potentiels pour ouvrir l’horizon », écrit-il.

Aux yeux d’Amadou Elimane Kane, ce sont toujours les puissances (politiques, économiques, idéologiques) « qui ravagent les esprits en construisant des images non seulement mensongères, mais également assassines et destructrices des civilisations ».

Ce que propose l’auteur est le rétablissement de la justice, la vérité. Cela, par le biais de l’élaboration d’un récit culturel noir qui soit le reflet de notre histoire, de notre créativité et singularité. Le tout dans le but d’avoir une clé qui peut mener le 21e siècle à une prise de conscience rétablissant les droits humains pour tous.

Ibrahima BA

… ET UN ESSAI SUR « LES FONDEMENTS HISTORIQUES DU PANAFRICANISME »
Son deuxième ouvrage publié dans le même temps, toujours aux Editions Lettres de Renaissances, s’inscrit presque dans le même sillage. « Les fondements historiques du panafricanisme », titre de ce livre, est une analyse lumineuse sur les fondements historiques du panafricanisme. Lesquels, selon Amadou Elimane Kane, se situent à la fin du XIXème.

L’objectif de cet essai est de nous faire saisir la manière dont nous « nous pouvons nous approprier ces luttes et comment nous pouvons mieux comprendre le fonctionnement de notre société moderne ». Cette œuvre s’inscrit dans une démarche pédagogique, en sensibilisant la jeune génération et la postérité sur les origines du panafricanisme, son histoire ainsi que ses enjeux « pour conduire l’unité et la construction des États-Unis d’Afrique qui permettront l’épanouissement humain ». Il y est question des précurseurs de ce mouvement, à l’image d’Edward Wilmot Blyden, Anténor Firmin, Benito Sylvain et Henry Sylvester Williams.

Des militants infatigables, engagés jusqu’au seuil de l’âme, qui ont porté très haut le flambeau. Ils ont su, grâce à leurs actions humanistes et politiques salutaires, défendre les intérêts des populations noires. « Au XXIe siècle, il me semble capital de poser, de construire, d’écrire ce qui a constitué la résistance à l’idéologie discriminante face au monde noir, d’imposer notre témoignage et la version de nos épisodes historiques. La domination occidentale politique, économique, idéologique a bâti son propre récit sur le monde négro-africain, en le dévoyant de la réalité pour continuer d’assurer cette ascendance qui recouvre des enjeux que chacun connaît », soutient Elimane Kane. D’après ce dernier, il s’agit, au-delà de tout, d’établir le schéma de cette histoire complexe qui a comme point de départ l’abolition de la traite négrière et l’esclavage. Mais aussi les enjeux de la colonisation des territoires africains.

I. BA


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Littérature : Teham Editions publie « Le revers de la haine »

« Le revers de la haine » est la nouvelle pièce de Wakeu Fogaing dont la sortie a eu lieu le 27 janvier dernier. Publié aux Editions Teham, l’œuvre nous instruit sur les manigances de la royauté, la justice et le système judiciaire sur fond d'une histoire d’amour.
Dans cette pièce, Sikoun est fiancé à la belle Massa'a jusqu'à ce que cette dernière soit convoitée et prise pour épouse par Wabo-Beufeu, un noble influent. Ainsi, « décidé à vivre libre dans le royaume avec celle qu'il mérite, il vainc sa peur, brave les interdits et commet un sacrilège : s'introduire dans la demeure de la favorite du roi ». Le roi en est malade. Et le conseil de justice est convoqué pour prononcer sa peine. Dans « Le revers de la haine », il est aussi question de la problématique de la polygamie, de la violation des droits des femmes.
L’auteur Wakeu Fogaing est comédien, metteur en scène. Il a écrit de multiples textes dont « J'ai arrêté de croire au futur », « Monsieur N’importe qui en campagne » (sketches 2008). Il a fait également plusieurs fois les scènes du festival d'Avignon (France) avec notamment en 2013, le rôle du médecin des étoiles dans « Shéda » de Dieudonné Niangouna. Wakeu Fogaing est, par ailleurs, le fondateur de la Compagnie Feugham qu'il co-dirige à Bafoussam (Cameroun) depuis 1993.

I. BA

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Témoignage : Souleymane Ndiaye, critique littéraire tire sa révérence

Le monde de la presse est en deuil. Le journaliste Souleymane Ndiaye dit Jules vient d’être arraché à notre affection. Grand Jules est décédé dimanche 31 janvier 2016 à Dakar et a été inhumé hier à Saint-Louis, sa ville natale.
 Professeur de Lettres de formation et ensuite critique littéraire aux Nouvelles éditions africaines du Sénégal (Neas), Souleymane Ndiaye a fait les beaux jours de « Sud » et de « Walfadjiri ». Il a continué son aventure dans la presse au mensuel « Démocratie », avant de rejoindre le quotidien « Le Matin ».
Son expérience en bandoulière, Souleymane Ndiaye a cheminé avec un autre journaliste de talent, Ibou Fall, pour lancer les quotidiens « Tract » et « Frasques » au début des années 2000 et ont fondé avec le caricaturiste Odia le mensuel satirique « P’tit railleur sénégalais ».
« Puriste de la langue, Souleymane était un brillant esprit, une plume exquise et doté d’une culture encyclopédique », témoigne le journaliste Ibou Fall, son ami et fidèle compagnon dans quelques intéressantes aventures journalistiques.
Souleymane Ndiaye fut aussi conseiller en communication du Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) et a eu à lancer le journal de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Alassane CISSE


Livre-entretien - « …CONFIDENCES ET TEMOIGNAGES » : Alioune Badara Bèye à cœur ouvert

Les auteurs Abdoulaye Fodé Ndione et Papa Ibnou Sarr ont retracé le parcours d’un homme aux multiples facettes au travers du livre-entretien « Sur les traces d’Alioune Badara Bèye. Confidences et témoignages », co-publié chez Abis et Maguilen Editions.
Un bel hommage. Cette phrase est revenue comme un leitmotiv, samedi, lors de la cérémonie de présentation du livre « Sur les traces d’Alioune Badara Bèye. Confidences et témoignages », co-publié chez Abis et Maguilen Editions. Les auteurs Abdoulaye Fodé Ndione et Papa Ibnou Sarr ont retracé le parcours d’un homme aux multiples casquettes. Alioune Badara Bèye est à la fois écrivain, dramaturge, sportif etc.
« L’idée de cet ouvrage est née de cette proximité avec Alioune Badara Bèye qui, en l’écoutant, nous raconter sa vie pleine de séquences anecdotiques depuis plusieurs années et nous a poussés à confiner ces merveilles dans un jeu de questions-réponses », a expliqué Abdoulaye F. Ndione, co-auteur. Dans cette interview, Bèye évoque sa trajectoire depuis son adolescence à Saint-Louis, ses études, sa vie familiale, son enrôlement dans les différents corps militaires et paramilitaires, son engagement culturel, littéraire, ses joies et ses déceptions, entre autres.
« Chez Alioune B. Bèye, tout est passion et détermination. L’avoir écouté nous a permis de comprendre d’où vient cette détermination  qui sous-tend son parcours », a confié M. Ndione. Dans son déroulé, ce livre-entretien est ponctué par des confidences et des témoignages qui suivent l’interview. Des personnalités d’horizons divers ont rédigé des textes. Ce sont, entre autres, Hamidou Dia, Saliou Cissé Chita, Youssou Ndour, Majib Sène, Kalidou Kassé, Racine Senghor, Annette Mbaye d’Erneville, Diène Farba Sarr, Aminata Sow Fall, Amadou Lamine Sall.   En l’absence du ministre Mbagnick Ndiaye, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, a présidé la cérémonie de présentation du livre. Selon lui, Alioune Badara Bèye n’a pas besoin d’être présenté. « Nous pouvons retracer son parcours très significatif et plein d’enseignements à travers ses œuvres (pièces de théâtre, romans, autobiographies, essais), sa famille et ses pairs écrivains notamment qui se sont exprimés », a souligné B. Niang.

« Vigie et gardien du temple »
Sur la même ligne, le secrétaire général du ministère de la Culture a ajouté : « Nous retenons surtout d’Alioune Badara Bèye une disponibilité constante à amorcer et accompagner toutes les initiatives culturelles de notre pays ; à être présent dans toutes les manifestations culturelles, au-delà de sa filière d’origine, les lettres, et à être là où se joue le destin de la culture ». Et surtout, a poursuivi Birane Niang, « il a gardé des capacités intactes de vigilance, d’indignation et de révolte lorsqu’il estime que la culture et les créateurs ne sont pas assez valorisés et appuyés ». Le représentant du ministre de la Culture considère Bèye comme « un vigie » qui indique le chemin et « un gardien du temple », figure familière et rassurante de l’espace culturel national.
Aux yeux de M. Niang, la visée informative et pédagogique de la démarche du l’ouvrage est importante. Il s’agit, selon lui, de présenter à la jeunesse sénégalaise et notamment aux jeunes créateurs, des figures d’hommes et de femmes dont le parcours peut servir de viatique dans la construction de leur personnalité et de leur carrière professionnelle. Avant l’intervention du secrétaire général du ministère de la Culture, c’est un flot de témoignages, presque unanimes, qui a rendu hommage à Alioune B. Bèye. « Dans toutes ses productions, il nous donne des leçons de patriotisme avec un profond respect de la foi et de la conviction des autres », a soutenu le colonel Moumar Gueye, président de l’Association Pen Sénégal. Prenant la parole au nom de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), Abdoulaye Racine Senghor a relevé : « Autant de témoignages riment avec autant d’ouvrages sur A.B Bèye, un homme au personnage multidimensionnel. Il est dans tous les genres littéraires : dramaturgie, poésie, roman, essai. Il dirige l’Association des écrivains du Sénégal avec un esprit de concorde, d’entente au service du livre. »

E. Massiga FAYE


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