Theatre

Avignon : Rencontre théâtrale avec des sans-papiers africains

À ceux qui veulent entendre comment vivent les immigrés… En cette fin du festival d’Avignon 2015, les spectateurs ont vécu une expérience hors du commun avec les trois représentations de « 81, avenue Victor Hugo ». Pour cette « pièce d’actualité », créée en mai au théâtre de la Commune à Aubervilliers, le metteur en scène Olivier Coulon-Jablonka et ses co-auteurs Barbara Métais-Chastanier et Camille Plagnet sont allés à la rencontre d’un collectif de 80 sans-papiers venus principalement de Côte d’Ivoire, d’Afrique du Nord et du Bangladesh.

Après avoir été expulsés de plusieurs lieux à Paris, entre autres, les 80 sans-papiers ont réquisitionné un ancien Pôle Emploi au 81, avenue Victor Hugo à Aubervilliers. À partir de leurs témoignages est né un spectacle de cinquante minutes que huit d’entre eux portent sur la scène avec détermination et douceur, sans pathos, dans un décor qui évoque leur lieu actuel d’habitation.
Dans quelle mesure s’agit-il encore de théâtre ? Quelle est la place de cette pièce au Festival d’Avignon ? Nous ne sommes pas que face à des témoignages bruts, et nous sommes loin des discours politiques et administratifs sur le sujet, réfrigérants et déshumanisants. Ici, « ceux qu’on voit à la télé sont devant nous », dit Thomas, 22 ans. Pour ouvrir le spectacle, l’un des huit comédiens amateurs raconte l’histoire de l’homme de la campagne face à la porte interdite de la loi, extraite du Procès de Kafka. Plus tard, lorsqu’ils racontent la traversée clandestine de la Méditerranée, les huit se réunissent et tanguent ensemble en imitant le bruit des mouettes et du vent, de manière à nous transporter dans le souvenir de cette entreprise risquée. Enfin, le spectacle se clôt sur un ton revendicatif sans détour : « Ouvrez la frontière, Open the door », scandent-ils en refrain, alignés face au public.

rfi.fr

Théâtre : Natasha Parry, comédienne, épouse de Peter Brook, est décédée

Sa discrétion, alliée à la grâce et à la distinction, l’avaient un peu laissée dans l’ombre de son mari, Peter Brook : la comédienne Natasha Parry est morte, le 22 juillet, à l’âge de 84 ans, d’une hémorragie cérébrale. Née à Londres le 2 décembre 1930, fille du réalisateur Gordon Parry, elle avait débuté au théâtre à l’âge de 12 ans, en jouant aux côtés de Michael Redgrave ou de John Gielgud.Quand ils se rencontrent, dans le Londres de l’après-guerre, Peter Brook et elle sont tous deux des jeunes gens en vue. Lui est considéré comme l’enfant terrible du théâtre britannique, elle comme une des plus belles comédiennes du moment. Mais le ressort secret de leur rencontre, c’est sans doute leurs communes origines russes, et cette culture – Tchekhov, notamment – qui restera toujours entre eux comme un lien intime. Ils appelleront leur fille, qui deviendra elle aussi metteure en scène, et qui dirige aujourd’hui le Centre dramatique national de Nice, Irina, comme la plus jeune des Trois Sœurs… Les Brook ont aussi eu un fils, Simon, qui réalise des documentaires, notamment sur son père.

lemonde.fr

Hommage : L’Arcots honore Alioune Badara Bèye le 26 septembre

L’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) compte rendre un hommage au président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, le vendredi 26 septembre au Théâtre national Daniel Sorano.

La cérémonie d’hommage à Alioune Badara Bèye, président de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), organisée, tous les 5 ans (2ème édition), par l’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), se tiendra le 26 septembre au Théâtre Daniel Sorano. A cette occasion, un programme assez large est prévu pour marquer l’événement. La communauté théâtrale n’envisage pas    s’approprier l’événement, mais compte s’associer aux autres, c'est-à-dire les artistes plasticiens, musiciens, sportifs, etc. Car, selon Pape Faye, président des Arcots de Dakar, qui a rencontré, hier, la presse, « le président de l’Aes étant un homme de culture et de consensus veut toujours que l’on associe ces démembrements », ce qu’il considère comme une cause noble. Cette cérémonie de 2 jours qui débute le 26 sera marquée par une célébration de chants religieux, des extraits de l’écrivain–dramaturge parmi lesquels « Nder en flamme », « Sacre de tiedo » en version wolof.
Au lendemain de cet hommage, une table ronde sera organisée à « Keur Birago », siège des écrivains. La manifestation portera sur tout ce que l’homme de culture a produit, fait savoir P. Faye. Des personnalités littéraires et culturelles tels que le Professeur Sankharé qui lui a consacré un ouvrage et le Professeur Ousmane Diakhaté qui a préfacé « Nder en flamme » vont, à cet effet, intervenir.
Quant au colonel Momar Guèye représentant de l’Aes, il estime qu’il faut que l’on s’intéresse aux œuvres d’A.B. Bèye, car « elles nous rappellent nos valeurs, comme le prônait le président Senghor avec le binôme « enracinement et ouverture ». Aussi, le colonel Guèye suggère de revisiter et valoriser le patrimoine culturel sénégalais.

Mbayang SARR (stagiaire)


Comédie « SAMBA SHOW » : Quand la banlieue fait rire la France !

Cela fait un an qu’ils ne se sont pas produits à Paris en raison d’un calendrier chargé. La team du rire vaillamment dirigée par Samba Kanté refait surface sur la scène parisienne avec un nouveau spectacle à mourir de rire et de nouvelles recrues parmi lesquels le magicien Motuss et un chinois fan du Sénégal. Ces fils du pays nés de l’autre côté de l’Atlantique ont cependant un seul rêve, c’est de se produire au Sénégal devant les siens.

PARIS (France) : En cette fin de mois d’avril 2014 les pluies sont abondantes dans la capitale française. Elles sont soutenues par un vent glacial qui ne donne aucune envie de sortir des appartements chauffés dont certains à cause des effluves d’encens made in Sénégal. La grisaille et le froid persistent à Paris, mais il en faudrait plus pour décourager le public adepte du « Samba Show ». Hommes, femmes et enfants ont fait le déplacement en grand nombre, souvent en famille, venus de tous les recoins de Paname pour s’offrir une détente hilarante au Cabaret Sauvage avec les graines de stars venues des banlieues françaises. Plus de deux heures de spectacle pour se lâcher et oublier un moment la rude vie dans une si grande capitale européenne. Comme si on était dans un lointain village en Afrique, assis sous un baobab, autour d’un feu de bois, les parisiens ont eu droit à un show sublime avec des contes, de la musique et de belles chorégraphies exécutées dans un grand art par de jeunes français d’origine africaine et asiatique. Ils ont une double culture et le porte fièrement. Le « Samba Show » mobilise un public métisse et toujours plus nombreux à chacune de ses sorties en France. Encore dans le rire, Myriam nous confie : « J’étais à la présentation, l’année dernière, au théâtre de la Folie Bergère. Je m’étais tellement bien amusée que je suis revenue cette année avec un groupe d’amis à qui je fais découvrir ». Quant à Ramata qui rentre fraîchement du Sénégal, elle affirme : « Je ne pouvais rater ce show pour aucun prétexte.

Show nécessaire
C’est original et ça nous parle, on s’ennuie pas au Samba-Show ». L’initiateur Samba Kanté se réjouit de la fidélité du public, car « malgré le concert au même moment de Justin Timberlake au stade de France et le mauvais temps, les gens sont venus nombreux nous soutenir. C’est touchant mais en même temps, ça prouve aussi que c’est un bon show, nécessaire ». C’est Kamini qui a ouvert le show avec un sketch sur la « bizarrerie » des prénoms africains. Selon l’artiste, les prénoms africains ont souvent une consonance particulière pouvant provoquer l’étonnement voire même la peur chez les autres. « Imaginez un Cv avec un prénom comme Dieudonné, Bienvenue ou alors Mboukaka », plaisante-t-il. « Aucune chance pour ces gens-là de trouver un emploi en France d’un premier coup, quelque que soit leurs compétences ». Avec un humour subtil alliant gestes et grimaces, Kamini pense que des personnes avec de tels prénoms sont des « victimes » du délire de leurs parents qui, de façon involontaire, leur font porter un lourd fardeau dès la naissance. Après Kamini, c’est Saga Love qui nous fait remarquer dons son sketch, le regard que poseraient les militants du Front national sur la communauté "black" de France. Des allusions à la famine, aux appartenances à un genre animalier quelconque, en passant par les maladies incurables, tout y passe pour dire dans l’humour qu’une certaine partie des Français ne porte pas les Noirs dans leur cœur.
Oumar Diaw et Sabrina Ouazzani quant à eux, ont présentés un extrait de leur pièce «Amour sur place ou à emporter », pour rire des problèmes de couples qui découlent souvent d’une frustration de l’une des deux parties en raison d’un manque récurrent de contact physique. Cette pièce a eu un grand succès au théâtre et l’extrait choisi par les deux comédiens pour le retour du « Samba Show » a provoqué des fous rires dans le public. Rien qu’avec son look, Moussier Tombola affiche d’emblée sa richesse culturelle franco-africaine.

Identité visuelle
Avec son bonnet de père noël et ses grosses lunettes de soleil désormais devenus son identité visuelle, Moussier a fait son entrée sur scène drapé d’un peignoir blanc avec à l’intérieur, un grand pantalon bouffant bleu et des babouches blanches décorées avec un fil doré. Pour imiter son propre père qui donnait en mariage sa fille, Tombola ne pouvait pas trouver un meilleur look pour incarner le vieux villageois du Fouta qui s’est occidentalisé après un long séjour en Europe. Dans le classement des imitateurs français du nouveau millénaire, un jeune sénégalais fait son ascension lentement mais sûrement. Bayoo, de son vrai nom Ibrahima Baye Sarr, est un as dans la captation des accents étrangers. Avec une aisance divine, il manie comme il veut les accents africains, antillais et arabes. A lui seul, Bayoo peut tenir une discussion à plusieurs passants sans difficulté, d’un accent à un autre, pour raconter des histoires sur les parents d’élèves devant les portails des écoles ou avec les enseignants. Outre Bayoo Sarr et Saga Love qui ont nouvellement intégré la team du rire, le « Samba Show » réservait d’autres surprises. L’étonnant Saïdou Abatcha, avec ses contes traduits du pulaar en français, était lui aussi de la partie en invité de même que Motuss le magicien, Odah & Dako des rappeurs très francophiles, Joe le danseur agile aux acrobaties spectaculaires, Jean Claude Muaka le show man à l’américaine et Kevin Ke le chinois qui en pince pour les sénégalaises.
En attendant la diffusion à la télévision du nouveau spectacle de « Samba show », Samba Kanté et ses protégés ont un seul grand souhait, c’est de se produire au Sénégal devant leur public d’origine.

De notre correspondant permanent Ousmane Noël MBAYE


Nécrologie : L’artiste comédien Souleymane Ndiaye quitte la scène

Très populaire dans le milieu du théâtre, l’artiste comédien Souleymane Ndiaye, plus  connu sous son nom de scène « Manioukhe », est décédé le 3 avril à Dakar. Cloué  par la maladie, l’homme avait quitté les planches  depuis quelques années.

Le quatrième art sénégalais est endeuillé depuis le 3 avril avec le décès de l’artiste comédien Souleymane Ndiaye, plus connu du public sous son nom d’artiste « Manioukhe». Malade, l’homme avait déjà quitté la scène depuis quelques années, en prenant sa retraite. Souleymane Ndiaye est un ancien  de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Il a joué dans les grandes productions de cette compagnie dont « Le Sacre de Ceddo », « Nder en Flammes », « Demain la fin du monde » du dramaturge Alioune Badara Bèye, mais également dans des pièces comme « La patrie ou la mort » de Mamadou Traoré Diop, « Les bouts de bois de Dieu » de Sembène Ousmane.
Souleymane Ndiaye a passé toute sa carrière professionnelle depuis sa sortie du Conservatoire jusqu’à sa retraite, il y a cinq ans à Sorano. Très attaché au théâtre, le comédien a toutefois continué à jouer dans des troupes privées. Au 8ème jour de son rappel à Dieu, Alioune Badara Bèye retient de lui un artiste talentueux et ami loyal. M. Bèye confie qu’ils se sont connus à Colobane dans les années 50 et ont grandi ensemble en ayant une complicité dans le théâtre.
L’artiste est connu pour son grand engagement au service du théâtre. Un modèle dans son métier. Pour le Professeur Ousmane Diakhaté ancien directeur de Sorano qui a côtoyé ce spécialiste des planches, le théâtre sénégalais vient de perdre un grand comédien. « C’est quelqu’un qui aimait son métier et il a toujours fait preuve d’un grand professionnalisme », a-t-il déclaré, invitant la jeunesse à s’inspirer de son exemple et à méditer sur  son œuvre. Ayant eu  le privilège d’avoir assisté à l’une des dernières pièces où « Manioukhe » a joué comme cela a été le cas avec « Une saison au Congo » du poète et dramaturge Aimé Césaire, le Professeur Diakhaté voit en Souleymane Ndiaye un artiste épris de son art et plein de talent.
De son côté, le directeur général du Théâtre national Dianiel Sorano salue les  qualités morales d’un artiste « humble », « généreux »  et « sobre » qui  s’est beaucoup investi pour les jeunes. « Souleymane Ndiaye a joué presque dans toutes les pièces des années 1970 aux années 1990. Ce qui nous a le plus marqué chez lui, c’est qu’il a  beaucoup œuvré dans le théâtre de sensibilisation aux cotés des Organisations non gouvernementales (Ong) », a avancé Massamba Guèye. En outre, a-t-il fait savoir, le polyvalent artiste a joué un grand rôle dans les téléfilms.

Ibrahima BA


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