Theatre

FRANCE : Le comédien Michel Galabru mort à 93 ans

Le comédien Michel Galabru est décédé lundi matin à Paris « dans son sommeil », à l'âge de 93 ans, a annoncé sa famille à l'Afp. Son interprétation de l'adjudant Gerber dans la série des « Gendarmes » le fait connaître à partir de 1964 d'un très large public.
Son tempérament comique et son physique truculent en faisaient un des acteurs français de théâtre et de cinéma les plus populaires. Michel Galabru a mis sa faconde au service de nombreuses œuvres de répertoire et de boulevard, de films très grand public comme la série des « Gendarmes » de Jean Girault ou plus exigeants comme « Le juge et l'assassin » de Bertrand Tavernier, qui lui avait valu un César du meilleur acteur en 1977.
Michel Galabru était encore sur scène très récemment. Toutefois, en novembre dernier, en raison d'une grande fatigue, il avait dû annuler les représentations de deux pièces, où il tenait l'affiche.
Marié à deux reprises et père de trois enfants, Michel Galabru avait publié en 1996 un livre de souvenirs, « Je l'ai perdue au 18 ». Michel Galabru est né à Safi, au Maroc, en 1922.

(Sources AFP)


Narration comique à la japonaise : Un spectacle de « Rakugo » à Dakar le 13 novembre

La résidence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Son Excellence M. Takashi Kitahara, accueille, le vendredi 13 novembre 2015, une séance de narration comique japonaise appelée « Rakugo ». Ce spectacle présenté par le célèbre conteur Katsura Sunshine est parti pour être une première au Sénégal. Le « Rakugo » est une tradition de 400 ans de la narration comique au Japon. Etant un art minimaliste de l’interprétation, ce One man show présente un conteur solitaire vêtu d’un kimono, à genoux sur un coussin, et qui, muni seulement d’un éventail et d’une serviette de toilette, divertit le public avec un monologue comique suivi d’une histoire traditionnelle. « Il est dit que les histoires tiennent leur origine de courtes anecdotes comiques racontées par des moines bouddhistes qui les inséraient dans leurs sermons pour garder les gens intéressés », explique un document de présentation du spectacle.
Cette première séance de « Rakugo » vient s’ajouter au processus de jumelage culturel entre le Sénégal et le Japon. Katsura Sunshine, Canadien d’origine slovène, qui se chargera d’assurer le show sur scène lors du « Rakugo », a déjà joué dans les plus grandes villes du monde. De Paris à Tokyo en passant par Londres et Sydney, Katsura Sunshine est le seul conteur « Rakugo » occidental professionnel à l’heure actuelle.
Ainsi, par son monologue comique du 13 novembre prochain à la résidence de l’ambassadeur à Fann, il fera son entrée en matière en terres africaines pour faire apprécier le « Rakugo » aux non-initiés.

P. A. NDIAYE (Stagiaire)


« MUCH LOVED », long-métrage de Nabil Hayouch : Immersion dans l’univers glauque de la prostitution à Marrakech

NAMUR (Belgique) - Sexe,  drogue et débauche à Marrakech. Ainsi pourrait s’intituler « Much loved », le tout nouveau long-métrage du réalisateur marocain, Nabil Hayouch. Le sujet qu’il y traite est loin des thèmes développés dans ses précédents films : « Ali Zaoua », « Whatever Lola wants », « Les Chevaux de Dieu », etc.

Dans une société marocaine assez puritaine et encore marquée par les tabous, surtout ceux liés au sexe, il faut franchement avoir du culot pour filmer l’univers de la prostitution. En choisissant de se lancer dans cette aventure cinématographique, Nabil Ayouch savait certainement à quoi il s’exposait. Son tout nouveau long-métrage, « Much loved », a d’ailleurs été interdit de diffusion dans les salles marocaines par les autorités. De prime abord, le scénario de « Much loved » (sélectionné en mai dernier à Cannes dans la section « Quinzaine des réalisateurs ») paraît simpliste, banal même. C’est l’histoire de quatre jeunes marocaines, Nora, Randa, Soukaina et Hlima. Elles sont belles, provocatrices, carrément vulgaires de par leur langage et n’ont pas froid aux yeux. Cette bande de copines aux origines modestes sillonne les ruelles et avenues de la très touristique cité de Marrakech où elles exercent le plus vieux métier du monde. Elles écument ses hôtels bourrés de touristes en quête de sensations fortes, ses night-clubs psychédéliques et ses résidences luxueuses que de riches princes saoudiens ont transformées en lupanars. Dans ces milieux glauques, on se shoote à l’héroïne, l’argent coule à flots et les relations sexuelles sont tarifées à coups de centaines d’euros ou de dollars. Une existence traversée par des émotions fortes, des joies fugaces et où le destin peut basculer à tout moment. Mais les quatre copines n’en ont cure. Elles croquent la vie à pleines dents, naviguent dans une atmosphère insouciante et rêvent de prendre leur revanche sur une société qui les a marginalisées.

Menaces, Polémiques et Procés
Dans son immersion à l’intérieur du milieu interlope de la prostitution, le réalisateur marocain Nabil Ayouch ne s’embarrasse pas de tabous. Il montre tout, ou presque : des corps d’hommes et de femmes outrageusement dénudés, des scènes de sexe qui frisent la pornographie, une cohabitation heurtée entre des prostituées usant d’un langage très vulgaire pour raconter leurs soirées… Sans oublier ces sujets périphériques tels que l’homosexualité ou la pédophilie traités dans certaines séquences. En suivant le film, on est parfois heurté par les scènes de sexe carrément hard, parfois même inutiles, qui jalonnent de nombreuses scènes. Et on a comme l’impression que, dès qu’il a un « vide » dans son scénario quelque peu décousu, le réalisateur le remplit de ces moments où l’alcool coule à flots et où le sexe est un prétexte pour maintenir le spectateur en haleine. Mais parfois ça lasse et ça peut devenir très ennuyant.
D’aucuns reprochent d’ailleurs à Nabil Ayouch d’avoir fait un film juste pour s’attirer les foudres des conservateurs de son pays, faire un immense « buzz » et, du coup, susciter un engouement auprès du public occidental si friand de productions polémiques, surtout celles provenant de pays arabo-musulmans. Vrai ? Si tel est le cas, il a bien réussi son coup car « Much loved » marche très fort en France où, deux semaines seulement après sa sortie le 16 septembre dernier, il a dépassé les 130 mille entrées. Un record pour un film marocain ! Au Maroc, la polémique entourant « Much loved » enfle de jour en jour. Le réalisateur avait même été convoqué, en juillet dernier, devant le Tribunal de première instance de Marrakech. Une association de défense du citoyen les accusait, lui et l’actrice principale Loubna Abidar, d’incitation à la débauche, d’outrage public à la pudeur et de diffusion d’images à caractère pornographique. Leurs pourfendeurs estiment que le film encourage la prostitution, la recherche du gain facile et que le « langage ordurier » des actrices peut avoir un impact négatif sur les jeunes marocains. Face aux critiques acerbes et aux menaces dont lui et son actrice principale font l’objet, le réalisateur semble rester zen. Il réplique à ses détracteurs qu’il n’a fait que montrer la réalité, même si les images et le langage utilisés sont crus et heurtent la conscience des puritains.
Dans une interview, il précise qu’il a pris le soin de faire une enquête minutieuse dans le milieu et a rencontré quelque 200 prostituées avant de se lancer dans l’écriture du film.

De notre envoyé spécial Modou Mamoune FAYE


Hommage : L’Arcots honore Alioune Badara Bèye le 26 septembre

L’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) compte rendre un hommage au président de l’Association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Bèye, le vendredi 26 septembre au Théâtre national Daniel Sorano.

La cérémonie d’hommage à Alioune Badara Bèye, président de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), organisée, tous les 5 ans (2ème édition), par l’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), se tiendra le 26 septembre au Théâtre Daniel Sorano. A cette occasion, un programme assez large est prévu pour marquer l’événement. La communauté théâtrale n’envisage pas    s’approprier l’événement, mais compte s’associer aux autres, c'est-à-dire les artistes plasticiens, musiciens, sportifs, etc. Car, selon Pape Faye, président des Arcots de Dakar, qui a rencontré, hier, la presse, « le président de l’Aes étant un homme de culture et de consensus veut toujours que l’on associe ces démembrements », ce qu’il considère comme une cause noble. Cette cérémonie de 2 jours qui débute le 26 sera marquée par une célébration de chants religieux, des extraits de l’écrivain–dramaturge parmi lesquels « Nder en flamme », « Sacre de tiedo » en version wolof.
Au lendemain de cet hommage, une table ronde sera organisée à « Keur Birago », siège des écrivains. La manifestation portera sur tout ce que l’homme de culture a produit, fait savoir P. Faye. Des personnalités littéraires et culturelles tels que le Professeur Sankharé qui lui a consacré un ouvrage et le Professeur Ousmane Diakhaté qui a préfacé « Nder en flamme » vont, à cet effet, intervenir.
Quant au colonel Momar Guèye représentant de l’Aes, il estime qu’il faut que l’on s’intéresse aux œuvres d’A.B. Bèye, car « elles nous rappellent nos valeurs, comme le prônait le président Senghor avec le binôme « enracinement et ouverture ». Aussi, le colonel Guèye suggère de revisiter et valoriser le patrimoine culturel sénégalais.

Mbayang SARR (stagiaire)


Comédie « SAMBA SHOW » : Quand la banlieue fait rire la France !

Cela fait un an qu’ils ne se sont pas produits à Paris en raison d’un calendrier chargé. La team du rire vaillamment dirigée par Samba Kanté refait surface sur la scène parisienne avec un nouveau spectacle à mourir de rire et de nouvelles recrues parmi lesquels le magicien Motuss et un chinois fan du Sénégal. Ces fils du pays nés de l’autre côté de l’Atlantique ont cependant un seul rêve, c’est de se produire au Sénégal devant les siens.

PARIS (France) : En cette fin de mois d’avril 2014 les pluies sont abondantes dans la capitale française. Elles sont soutenues par un vent glacial qui ne donne aucune envie de sortir des appartements chauffés dont certains à cause des effluves d’encens made in Sénégal. La grisaille et le froid persistent à Paris, mais il en faudrait plus pour décourager le public adepte du « Samba Show ». Hommes, femmes et enfants ont fait le déplacement en grand nombre, souvent en famille, venus de tous les recoins de Paname pour s’offrir une détente hilarante au Cabaret Sauvage avec les graines de stars venues des banlieues françaises. Plus de deux heures de spectacle pour se lâcher et oublier un moment la rude vie dans une si grande capitale européenne. Comme si on était dans un lointain village en Afrique, assis sous un baobab, autour d’un feu de bois, les parisiens ont eu droit à un show sublime avec des contes, de la musique et de belles chorégraphies exécutées dans un grand art par de jeunes français d’origine africaine et asiatique. Ils ont une double culture et le porte fièrement. Le « Samba Show » mobilise un public métisse et toujours plus nombreux à chacune de ses sorties en France. Encore dans le rire, Myriam nous confie : « J’étais à la présentation, l’année dernière, au théâtre de la Folie Bergère. Je m’étais tellement bien amusée que je suis revenue cette année avec un groupe d’amis à qui je fais découvrir ». Quant à Ramata qui rentre fraîchement du Sénégal, elle affirme : « Je ne pouvais rater ce show pour aucun prétexte.

Show nécessaire
C’est original et ça nous parle, on s’ennuie pas au Samba-Show ». L’initiateur Samba Kanté se réjouit de la fidélité du public, car « malgré le concert au même moment de Justin Timberlake au stade de France et le mauvais temps, les gens sont venus nombreux nous soutenir. C’est touchant mais en même temps, ça prouve aussi que c’est un bon show, nécessaire ». C’est Kamini qui a ouvert le show avec un sketch sur la « bizarrerie » des prénoms africains. Selon l’artiste, les prénoms africains ont souvent une consonance particulière pouvant provoquer l’étonnement voire même la peur chez les autres. « Imaginez un Cv avec un prénom comme Dieudonné, Bienvenue ou alors Mboukaka », plaisante-t-il. « Aucune chance pour ces gens-là de trouver un emploi en France d’un premier coup, quelque que soit leurs compétences ». Avec un humour subtil alliant gestes et grimaces, Kamini pense que des personnes avec de tels prénoms sont des « victimes » du délire de leurs parents qui, de façon involontaire, leur font porter un lourd fardeau dès la naissance. Après Kamini, c’est Saga Love qui nous fait remarquer dons son sketch, le regard que poseraient les militants du Front national sur la communauté "black" de France. Des allusions à la famine, aux appartenances à un genre animalier quelconque, en passant par les maladies incurables, tout y passe pour dire dans l’humour qu’une certaine partie des Français ne porte pas les Noirs dans leur cœur.
Oumar Diaw et Sabrina Ouazzani quant à eux, ont présentés un extrait de leur pièce «Amour sur place ou à emporter », pour rire des problèmes de couples qui découlent souvent d’une frustration de l’une des deux parties en raison d’un manque récurrent de contact physique. Cette pièce a eu un grand succès au théâtre et l’extrait choisi par les deux comédiens pour le retour du « Samba Show » a provoqué des fous rires dans le public. Rien qu’avec son look, Moussier Tombola affiche d’emblée sa richesse culturelle franco-africaine.

Identité visuelle
Avec son bonnet de père noël et ses grosses lunettes de soleil désormais devenus son identité visuelle, Moussier a fait son entrée sur scène drapé d’un peignoir blanc avec à l’intérieur, un grand pantalon bouffant bleu et des babouches blanches décorées avec un fil doré. Pour imiter son propre père qui donnait en mariage sa fille, Tombola ne pouvait pas trouver un meilleur look pour incarner le vieux villageois du Fouta qui s’est occidentalisé après un long séjour en Europe. Dans le classement des imitateurs français du nouveau millénaire, un jeune sénégalais fait son ascension lentement mais sûrement. Bayoo, de son vrai nom Ibrahima Baye Sarr, est un as dans la captation des accents étrangers. Avec une aisance divine, il manie comme il veut les accents africains, antillais et arabes. A lui seul, Bayoo peut tenir une discussion à plusieurs passants sans difficulté, d’un accent à un autre, pour raconter des histoires sur les parents d’élèves devant les portails des écoles ou avec les enseignants. Outre Bayoo Sarr et Saga Love qui ont nouvellement intégré la team du rire, le « Samba Show » réservait d’autres surprises. L’étonnant Saïdou Abatcha, avec ses contes traduits du pulaar en français, était lui aussi de la partie en invité de même que Motuss le magicien, Odah & Dako des rappeurs très francophiles, Joe le danseur agile aux acrobaties spectaculaires, Jean Claude Muaka le show man à l’américaine et Kevin Ke le chinois qui en pince pour les sénégalaises.
En attendant la diffusion à la télévision du nouveau spectacle de « Samba show », Samba Kanté et ses protégés ont un seul grand souhait, c’est de se produire au Sénégal devant leur public d’origine.

De notre correspondant permanent Ousmane Noël MBAYE


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