Theatre

Nécrologie : L’artiste comédien Souleymane Ndiaye quitte la scène

Très populaire dans le milieu du théâtre, l’artiste comédien Souleymane Ndiaye, plus  connu sous son nom de scène « Manioukhe », est décédé le 3 avril à Dakar. Cloué  par la maladie, l’homme avait quitté les planches  depuis quelques années.

Le quatrième art sénégalais est endeuillé depuis le 3 avril avec le décès de l’artiste comédien Souleymane Ndiaye, plus connu du public sous son nom d’artiste « Manioukhe». Malade, l’homme avait déjà quitté la scène depuis quelques années, en prenant sa retraite. Souleymane Ndiaye est un ancien  de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Il a joué dans les grandes productions de cette compagnie dont « Le Sacre de Ceddo », « Nder en Flammes », « Demain la fin du monde » du dramaturge Alioune Badara Bèye, mais également dans des pièces comme « La patrie ou la mort » de Mamadou Traoré Diop, « Les bouts de bois de Dieu » de Sembène Ousmane.
Souleymane Ndiaye a passé toute sa carrière professionnelle depuis sa sortie du Conservatoire jusqu’à sa retraite, il y a cinq ans à Sorano. Très attaché au théâtre, le comédien a toutefois continué à jouer dans des troupes privées. Au 8ème jour de son rappel à Dieu, Alioune Badara Bèye retient de lui un artiste talentueux et ami loyal. M. Bèye confie qu’ils se sont connus à Colobane dans les années 50 et ont grandi ensemble en ayant une complicité dans le théâtre.
L’artiste est connu pour son grand engagement au service du théâtre. Un modèle dans son métier. Pour le Professeur Ousmane Diakhaté ancien directeur de Sorano qui a côtoyé ce spécialiste des planches, le théâtre sénégalais vient de perdre un grand comédien. « C’est quelqu’un qui aimait son métier et il a toujours fait preuve d’un grand professionnalisme », a-t-il déclaré, invitant la jeunesse à s’inspirer de son exemple et à méditer sur  son œuvre. Ayant eu  le privilège d’avoir assisté à l’une des dernières pièces où « Manioukhe » a joué comme cela a été le cas avec « Une saison au Congo » du poète et dramaturge Aimé Césaire, le Professeur Diakhaté voit en Souleymane Ndiaye un artiste épris de son art et plein de talent.
De son côté, le directeur général du Théâtre national Dianiel Sorano salue les  qualités morales d’un artiste « humble », « généreux »  et « sobre » qui  s’est beaucoup investi pour les jeunes. « Souleymane Ndiaye a joué presque dans toutes les pièces des années 1970 aux années 1990. Ce qui nous a le plus marqué chez lui, c’est qu’il a  beaucoup œuvré dans le théâtre de sensibilisation aux cotés des Organisations non gouvernementales (Ong) », a avancé Massamba Guèye. En outre, a-t-il fait savoir, le polyvalent artiste a joué un grand rôle dans les téléfilms.

Ibrahima BA


Dame Mbengue, un joyeux comique s’en est allé

Au début des années 1990, deux jeunes comédiens au style quelque peu détonant s’invitèrent brusquement dans nos chaumières par le biais du petit écran. Le sketch « Ana sama dala yi » (où sont mes chaussures) cartonne sur ce qui était alors l’Office de radioditélévision du Sénégal. Le duo d’amuseurs qui l’animait faisait un tabac à une époque où le théâtre faisait encore dans le strictement correcte. Ils ringardisent l’autre duo de papys qui tenaient jusque-là le rôle de boute-en-train dans les téléfilms de Daray Kocc.
Quelques années plus tard, les chemins de ces deux humoristes se séparent. L’un, Koutia, continue de crever l’écran, l’autre, Dame Mbengue, en disparaît comme un avion quitte les écrans radars. Aujourd’hui, c’est la grande scène de la vie que Dame Mbengue vient de quitter. La grande faucheuse a, vendredi dernier, eu raison de ce grand parolier qui maniait le wolof comme pas deux. Sa carrière n’a pas connu certes le même rayonnement que celle de son ami et compère Koutia, mais du talent, il en avait à revendre.  Les dernières années de sa vie, après de furtives apparitions dans l’émission « Xaxataay show » de la Rts et un sketch radiophonique à succès sur « la mort de Thiéboudiène », il a posé ses baluchons à la radio Top Fm du Groupe Le Témoin. Sur les ondes de cette station, tous les dimanches, Dame tenait une émission interactive en complicité avec ses auditeurs qui appellent pour raconter des blagues les plus délirantes les unes que les autres. Son grand rire teinté d’humour déridait et amusait. Parce que de l’humour, le natif de Diamaguène en avait à revendre. Et malgré les vicissitudes de la vie et quelques coups de nez du destin, il dégageait toujours une joie de vivre et n’hésitait pas à offrir à son interlocuteur ce grand rire qui le caractérisait tant.
Aujourd’hui, c’est sur la pointe des pieds qu’il a quitté la grande scène du monde dans le dénuement le plus total. Assurément, les plus talentueux dans leur domaine ne sont pas ceux qui rencontrent toujours le succès. Dame Mbengue en est une illustration parfaite.

Elhadji Ibrahima THIAM


Journée internationale du théâtre: A Kolda, écoliers et artistes confirmés expriment leurs talents

KoldaLa directrice du Centre culturel régional de Kolda, Anne-Marie Faye, préconise l’organisation de coupes théâtrales en milieu scolaire pour redynamiser le théâtre au Fouladou. Elle s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale du théâtre célébrée le 27 mars à Kolda.

La Journée internationale du théâtre a été célébrée dans une ambiance de carnaval ce 27 mars à Kolda. Ce fut une occasion pour les élèves des écoles élémentaires Yéro Tako Baldé et Sikilo-ouest, les troupes artistiques Fankanta et Djalaba et l’inégalable artiste-comédien Lamarana Diallo de faire étalage de leurs talents devant une assistance composée, pour l’essentiel, des acteurs culturels et des amoureux du quatrième art. Les thèmes abordés ont trait à des questions d’actualité comme l’inscription des enfants à l’état civil, les mutilations génitales féminines, les mariages et grossesses précoces et bien entendu la fièvre hémorragique Ebola qui sévit actuellement en Guinée Conakry et qui a créé une véritable psychose dans la région de Kolda. Une minute de silence a, par ailleurs, été observée à la mémoire des illustres disparus dont Magua Keita, ancien acteur culturel, dramaturge et metteur en scène qui avait été distingué au Canada.

Dans son message de bienvenue, la directrice du centre culturel régional, Anne-Marie Faye, a exprimé le souhait de voir cette journée servir de déclic à la relance du quatrième art au Fouladou où il n’existe aucun cadre propice à l’éclosion des talents.

La région de Kolda ne disposant même pas de salle de spectacle pour permettre aux passionnés du théâtre de se faire connaître du grand public. C’est pourquoi, les différentes manifestations culturelles se déroulent encore, en pleine air comme dans la Grèce antique. Anne-Marie Faye suggère la tenue d’une représentation théâtrale au moins, une fois, par mois, et l’organisation d’une coupe entre les différents établissements scolaires de la région pour sortir le 4eme art de sa léthargie. « La Journée internationale du théâtre fait partie du calendrier du secteur culturel. Elle est célébrée partout au Sénégal et ailleurs, dans le monde. C’est une occasion pour nous, les administrateurs de la culture et les acteurs culturels de renouveler notre amour à cet art qui, à mon avis, constitue un des éléments phares dans le secteur culturel », déclare-t-elle.

Elle reconnaît cependant, les difficultés que vit le théâtre au Sénégal et qu’il urge d’y remédier par la mise en œuvre des stratégies novatrices pour promouvoir cette expression artistique. Cette crise s’explique, selon elle, par l’envahissement des séries télévisées étrangères notamment occidentales, sud-américaines et asiatiques qui relèguent au second plan le théâtre national.

Mamadou Aliou DIALLO


Journée mondiale du théâtre : Les acteurs pour une prise en charge sociale effective

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré, hier, la journée mondiale du théâtre. Occasion saisie par les acteurs du quatrième art regroupés au sein de l’Association des artistes comédiens du théâtre du  Sénégal (Arcots) pour plaider en faveur d’une prise en charge sociale effective.
La célébration de la journée internationale du théâtre a été, hier, un prétexte pour les acteurs du quatrième art d’appeler à une reconsidération de leur situation sociale. Regroupés au sein de l’Associations des artistes comédiens du théâtre Sénégal (Arcots), ils ont plaidé en faveur de leur prise en charge sociale effective. « Des artistes comédiens de renom que le public avait l’habitude de voir sur  l’écran sont atteints d’incapacité physique, d’autres sont cloués au lit et ne peuvent pas se soigner. Sans le soutien de leur famille, ils n’auraient pas accès au peu de confort nécessaire et s’assurer une prise en charge acceptable », a fait remarquer Lamine Ndiaye, président de l’Arcots, ajoutant qu’en dépit des efforts du gouvernement pour le rayonnement de la culture, le théâtre est en crise parce que considéré comme parent pauvre dans les choix politiques. « Ce que nous  voulons, c’est tout simplement la reconnaissance, la prise en charge sociale effective et le renforcement des capacités des artistes via une formation dans tous les métiers inhérents au théâtre », a-t-il laissé entendre. M. Ndiaye invite au financement de la production théâtrale à l’instar du cinéma, ainsi qu’à une implication des comédiens dans la prise de décision culturelle.   
Aussi, l’Association des artistes comédiens du théâtre du Sénégal veut obtenir un siège pour une meilleure organisation de ses activités administratives. «Depuis plus de quarante ans, nous nous sommes évertués à mettre un accent particulier sur l’éducation et le patriotisme. Ce choix démontre combien notre action est citoyenne (…). Au moment où certaines valeurs ont tendance à disparaître, le théâtre doit être pris comme un incubateur de toutes les expériences et  catalyseur de toutes les décisions qui influent sur notre quotidien », a soutenu le président de l’Arcots, non sans insister sur la nécessité de faire du quatrième art un pôle de développement économique.

 Statut de l’artiste
Le directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Massamba Guèye, a invité l’ensemble des acteurs à l’union et à la prise en charge de ces doléances pour le développement du secteur.
Pour sa part, Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture et du Patrimoine, a souligné l’importance d’accélérer le projet de loi sur le statut de l’artiste. Selon lui, son adoption, combinée à la Nouvelle société de gestion collective, contribuera, à côté d’autres initiatives, à créer un environnement incitatif à la création et à la circulation des œuvres et des artistes. « Pour relever le défis constant du développement culturel, l’impact économique des arts et de la culture sur le progrès social n’est plus à démontrer », a-t-il indiqué. M. Niang a énuméré un certain nombre difficultés auxquelles le théâtre est actuellement confronté. Il s’agit, entre autres, de la rareté d’espaces et d’opportunités de représentation et d’adaptation d’œuvres littéraires, le défaut de structuration et de la réglementation de la filière théâtrale et l’équation de la formation continue dans le métier.  

Ibrahima BA


Directeur du centre cinématographique marocain : Nour-Eddine Saïl invite à la professionnalisation des métiers du cinéma

Le directeur général du Centre cinématographique marocain (Ccm), Nour- Eddine Sail, en visite au Sénégal, a animé, hier, un point de presse à la Maison de culture Douta Seck. Il a profité de cette rencontre, pour appeler à la mise en place d’une structure regroupant l’ensemble des principaux acteurs qui évoluent dans le monde du cinéma africain.
Sur invitation du ministère de la Culture et du Patrimoine du Sénégal, le directeur du Centre cinématographique marocain (Ccm), Nour-Eddine Saïl, effectue depuis hier et ce jusqu’à aujourd’hui, une visite au Sénégal. Au cours d’une conférence de presse, il a appelé à la mise en place  d’un environnement productif, attractif et durable pour un échange fructueux d’expérience. Le cinéma africain, s’il tient à se tirer du lot et se frayer une place honorable  dans l’architecture internationale « doit avant tout puiser ces récits sur les faits vécus, au sein de nos différentes sociétés » a- t-il dit. Les recoupements thématiques doivent également refléter des réalités vécues au sein de nos différentes sociétés. Selon M. Sail, cette nécessité d’instaurer un environnement cinématographique performant va de pair avec un échange interactif entre différents acteurs qui gravitent autour du cinéma.
Il est aussi essentiel de procéder à la gestion et la régulation du secteur, « réglementer la diffusion, porter des politiques novatrices, réguler également la distribution », a-t-il lancé. Il donne l’exemple du Maroc qui selon lui est passé « de 4 productions  longs métrages par an à 27». Aussi, de 4% auparavant, le taux d’entrées dans les salles de cinéma pour les tournages de productions marocaines est passé à 38%. L’addition mécanique aurait fini par créer un environnement productif, attractif et concurrentiel.  Il a par conséquent appelé à l’instauration de centres chargés de réguler le domaine cinématographique. Ces structures seront autonomes vis-à-vis du ministère de tutelle. « Cette liberté permet de mettre en avant, sur des critères de sélections objectives, les meilleures productions.»
Tant que les productions proposées ne sont pas commerciales, les sponsors ne viendront pas vers l’industrie cinématographique. Or, pour attirer les annonceurs il faut proposer des tournages de qualité captivante et qui vont à l’assaut des réalités, a préconisé le directeur du Cnc. Nour- Eddine Sail a conseillé la garantie de la libre expression, ce qui impulse la créativité des réalisateurs de cinéma. Une réglementation doit également inclure la répartition des tâches.

Oumar BA


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