Forum

Les Textiles africains : Diversité et créativité

La  Commission mode  du festival  des arts nègres a procédé vendredi dernier, au lancement officiel de son programme. Une occasion pour les organisateurs de présenter les textiles d’Afrique

Le savoir faire des Africains était à l’honneur, vendredi dernier à l’hôtel Ngor Diarama de Dakar, à l’occasion du démarrage du programme de la Commission monde du festival des arts. Le vernissage de l’exposition dressée à cette occasion a permis aux visiteurs de découvrir les trésors de l’Afrique en matière de textiles et de techniques artisanales de tissage.

Une diversité d’arts africains a été exposée dans ce site plein de symboles. Au- rez-de-chaussée, des statuettes qui datent du premier festival  ont été installées sur les rampes, au bord de l’escalier d’accueil.

Au premier étage, les textiles du continent africain et celles de quelques diasporas noires occupe une place de choix. Selon le commissaire de l’exposition  l’anthropologue, Anne Grosfilley, l’idée c’est de  voir aujourd’hui, vers quel sens aller dans la modernité avec tous ces savoirs faire africains. «Nous voulons à travers cette exposition montrer, qu’il est possible de proposer des formes de réappropriation de la mode, par des créateurs de hautes coutures. D’où l’importance de valoriser ces savoirs faire africains,  pour en faire des usages urbains qui rentrent totalement dans la mode», a-t-elle indiqué. L’exposé  a démarré par la collection d’Anne Grosfilley sur les textiles d’Afrique. Plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest, du nord, du centre, entre autres, ont été à l’honneur. Présentant l’Afrique de l’ouest, l’anthropologue nous a fait découvrir le bogolan et le basin  du Mali, dans toutes les étapes. Depuis le  coton filé à la main aux  bandes de coton et en fin le pagne qui est décoré en plusieurs manières.  Elle a expliqué que le travail de tritik est exécuté sur deux épaisseurs du tissu. «Il donne  un effet de symétrie au décor », a-t-elle souligné.  Elle a ajouté que  les motifs sont obtenus en appliquant une pâte amidonnée à travers un voilage de rideau avant le bain de teinture. Le Sénégal, c’est le tissage des populations  Manjak qui était à l’honneur. «Ce sont de tissages traditionnels en petites bandes. Derrière, une variété de tissage de toute l’Afrique de l’ouest : yorouba du Nigéria, tissage baoulé de  Cote d’Ivoire, cotocody du Togo, tissage mossi du Burkina, entre autre », a-t-elle déclaré. Cette diversité culturelle a permis de découvrir les œuvres du Maghreb. De la laine marocaine au tapis tunisiennes en passant par les écorces battues, rien n’est laissé en rade pour cette première journée de la mode. «C’est une matière insolite de mode », a-t-elle fait remarquer. Cette première journée a enregistré la présence de stylistes modéliste sénégalaises. Mame Fa Gueye Ba et Mariama Diedhiou se sont félicité de cette événement. «Cette exposition textile permet à la jeunesse de découvrir certaines matières qui ont tendance à disparaître», a-t-elle soutenu sous l’approbation de sa collègue Mariama Diedhiou. Selon elle, occasion ne saurait être plus importante dans la vie d’une styliste que ce festival des arts nègres. «C’est une grande découverte pour moi »

Tata SANE{jcomments on}

LUTTE CONTRE LE SIDA : La Culture peut sauver l’Afrique

Artistes, intellectuels et sportifs, main dans la main pour vaincre le Vih/Sida. Lors de la première table ronde du forum, axée sur la triple problématique Omd, Vih/Sida et Culture, le rôle de cette dernière dans la prévention a été souligné.

Après les cinq conférences structurantes, le Forum de ce 3e Festival mondial des Arts nègres aborde la série des tables rondes. La première, qui s’est tenue le vendredi 17 décembre, est axée sur « Le rôle de l’Art et de la Culture dans la promotion d’un développement humain durable et la réalisation des Omd d’ici 2015, en utilisant la lutte contre le Sida comme point d’entrée ».

Cette rencontre, qui a été présidée par le Pr Iba Der Thiam, président du Comité scientifique du festival et Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, a enregistré une importante participation de la délégation américaine conduite par le Dr Djibril Diallo.

Dans son discours introductif, le directeur exécutif de l’Onusida a souligné l’importance de la dimension culturelle dans le façonnement des comportements. C’est pourquoi, dit-il, « la Culture et l’Art font partie de notre ADN. Nous devons les utiliser, notamment dans le cadre de la prévention, pour lutter contre le Vih/Sida » (voir l’interview). A sa suite, plusieurs interventions, d’une extrême richesse, ont abordé plusieurs aspects de la pandémie. Il apparaît ainsi que le Sida reste le défi majeur pour l’Afrique. Les chiffres font état d’une réalité sans appel : 100.000 nouveaux cas d’infections par jour rien que pour l’Afrique du Sud, pays le plus touché sur le continent, 400.000 enfants naissant chaque année en Afrique avec le Vih, 15 millions d’orphelins du Sida dans le monde, essentiellement en Afrique, etc.

« C’est une maladie qui risque, si nous n’y prenons garde, de compromettre notre effort de développement », prévient Iba Der Thiam. Mais sa diaspora aussi n’est pas épargnée. En effet, 50% de la population séropositive des Etats-Unis est noire.

Face à cette situation d’une extrême gravité, selon les différents intervenants, le rôle de la Culture, notamment comme moyen de communication et de sensibilisation, est non négligeable.

C’est pourquoi, le chanteur Baaba Maal, ambassadeur de bonne volonté pour l’Onu, insiste sur le rôle éducatif de l’artiste. Les sportifs aussi sont mis en contribution, à l’image de la campagne mondiale « Carton rouge au Sida » lancée lors de la dernière Coupe du monde en Afrique du Sud et qui se poursuivra jusqu’en 2014 au Brésil. Certains ont aussi parlé d’une « réafricanisation » des attitudes, une manière de se réapproprier les valeurs traditionnelles comme rempart moral (concept de préservatif moral), mais aussi de mise à contribution de la pharmacopée africaine. Mais le plus important c’est être « holistique » dans la prévention. Et cela passe par un seul mot : éducation, insiste Frederic Bertley, vice-président de la Franklin Institute.

Pour Ruth Love de l’université de Berkeley (Californie) et conseiller pour l’éducation du président Barack Obama, la priorité doit être donnée à la recherche, notamment la création de laboratoires en Afrique, s’il le faut, avec l’appui des fondations philanthropiques. Dans cette déclaration de « guerre contre le Sida », Julius Garvey (fils du célèbre Marcus Garvey), faisant référence aux entraves à l’accès aux anti-rétroviraux, estime que : « la propriété intellectuelle ne devrait pas se prévaloir sur la vie humaine ».

A la fin des travaux, Michel Sidibé a lancé un message d’espoir pour l’avènement d’une « génération sans Sida » avec l’élimination du risque de transmission de la mère à l’enfant. « Avec 50 dollars on peut sauver un enfant de naître avec le Vih », dit-il.

Seydou KA et Abdoulaye DIALLO{jcomments on}

Face aux intellectuels noirs WADE en continuateur authentique de NKRUMAH

Le président de la République a animé, dimanche, une rencontre spéciale dédiée aux intellectuels noirs venus participer au 3e Festival mondial des Arts nègres. Occasion choisie par Abdoulaye Wade pour dire qu’il est le représentant « authentique » de Nkrumah, père de l’indépendance ghanéenne.

Compte tenu du rôle et de la place qu’ils occupent dans le développement, les intellectuels africains et de la diaspora ont eu droit, dimanche, à une séance spéciale présidée par le président de la République, Abdoulaye Wade. C’était une manière pour lui de rappeler aux intellectuels noirs le combat qui les attend et la conduite à tenir pour apporter de manière efficace leur contribution à la renaissance africaine et à la construction des Etats-Unis d’Afrique. En bon professeur, le président a adopté une démarche pédagogique. Il a d’abord recadré le sujet en rappelant les souffrances et les nombreuses humiliations subies par les Noirs depuis la traite négrière, le néocolonialisme en passant par la colonisation. Ensuite, le président Wade a  insisté sur la capacité de résistance de ce peuple qui n’a « jamais baissé les bras. « Ils n’ont jamais accepté leur situation. Partout où ils ont été déportés, les Noirs se sont battus pour recouvrer leur liberté », a soutenu Me Wade. Il a cité la Colombie,  le Brésil et la Jamaïque, entre autres pays, qui sont le fruit, dit-il, de la capacité de résistance des Noirs contre leur bourreau.

Selon le président Abdoulaye Wade, les intellectuels africains et de la diaspora doivent s’inspirer du combat « héroïque » mené par leurs ancêtres pour sortir l’Afrique de la situation actuelle. Me Wade est convaincu qu’il est possible de changer la situation de sous-développement des peuples noirs. Le président Wade est conforté dans sa position par les ressources humaines de qualité que compte le monde noir, mais aussi et surtout la richesse du sous-sol africain. « Malheureusement, il nous manque des leaders politiques à la hauteur des défis à relever », a regretté le président Wade qui a rendu un hommage appuyé au « panafricaniste » Kwame Nkrumah.

Pour lui, Nkrumah est un modèle d’engagement pour la libération de l’Afrique. « Je suis le représentant authentique du président Nkrumah », a-t-il estimé, faisant remarquer qu’il s’inspire du père de l’indépendance du Ghana et que tout président africain qui ne mène pas le combat pour la réalisation des Etats-Unis d’Afrique « commet une grave faute ». De l’avis du président Wade, Nkrumah, soutenu par Gamal Abdel Nasser et Sékou Touré, avait compris qu’il fallait « se battre ici et maintenant » pour la réalisation des Etas- Unis d’Afrique. « Ma fierté, note le président Wade, est de constater que le combat de Nkrumah est aujourd’hui porté par les intellectuels noirs et la jeunesse africaine ». « Notre peuple est en résistance et le sera jusqu’à ce qu’il rattrape les peuples les plus avancés », a martelé le président Wade qui résume l’objectif du festival en ces termes : apprendre aux jeunes africains la vraie histoire en montrant l’apport du monde noir dans les sciences et technologies.

Une chaire de la diaspora

Dans une salle de conférence du Méridien archicomble, le président Wade a soutenu que les intellectuels noirs doivent s’assumer et assumer leurs tâches. « En venant à Dakar pour participer à ce festival, vous avez montré que vous faites partie de cette catégorie d’intellectuels qui sont prêts à mener le combat de la libération des peules noirs », s’est-il adressé à l’intelligentsia noire venue du monde entier. Le président Wade ne dissocie pas le combat des Noirs américains à celui des Africains. Voila pourquoi il a estimé qu’il faut davantage renforcer les relations entre l’Afrique et sa diaspora. Dans cette dynamique, il annonce la création d’une chaire de la diaspora à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « Cela permettra de mieux connaître l’histoire de la diaspora, sa géographie, son peuplement ».

Abdoulaye DIALLO & Seydou KA

Archives numériques du soleil

Election de Macky Sall - An II

Plan Sénégal Emergent

Supplément MCA-Sénégal

Spécial Maouloud 2014

Spécial Magal de Touba 2014

RETROSPECTIVE 2013

Cahier Education nationale

Journal 22eme FIDAK

40 ans d'Art et de Soleil

Supplément Enseignement supérieur privé

Spécial Maouloud 2013

Rétrospective 2012

Spécial Magal de Touba 2013

Spécial FIDAK 2012

Spécial Tourisme 2012

François Hollande au Sénégal

Cahier MCA

Spécial Poponguine 2012

Spécial Gamou 2012

Spécial Magal Touba 2012

Spécial Can 2012

Nos partenaires

logo unicef logo unicef apanews

logo unicef

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterToday106872
mod_vvisit_counterYesterday207116
mod_vvisit_counterThis week313988
mod_vvisit_counterLast week1488498
mod_vvisit_counterThis month4370421
mod_vvisit_counterLast month7019090
mod_vvisit_counterAll days94608294

We have: 595 guests, 891 bots online
Your IP: 54.227.62.141
 , 
Today: Apr 21, 2014