Autres

Changement de nationalité sportive - Momar Mbaye, président de la Fsa : « Nous allons faire appliquer le règlement »

Avec sa décision de renoncer à représenter désormais le Sénégal aux compétitions internationales au profit de la France, l’athlète Mamadou Kassé Hanne attire l’attention et suscite des réflexions au sein de la famille de la première discipline olympique. Pour Momar Mbaye, Mamadou Kassé Hanne a pris les fédéraux au dépourvu. « Il nous a mis devant le fait accompli. Il ne nous a pas saisis par courrier ; il a juste appelé au téléphone pour m’en informer », affirme le président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme. Une situation qui a laissé sans voix le président de la Fsa qui estime que l’athlète a eu une démarche qui tranche d’avec la courtoisie. Puisque cette décision est intervenue moins d’une semaine après « nous avoir mobilisés autour de sa manifestation à Rufisque, alors qu’il avait pris sa décision pour changer de nationalité ». En réunion de son comité directeur tenue le week-end dernier à Thiès, la Fédération a d’ailleurs évoqué le sujet sans trop s’y pencher. « Puisque nous n’avons pas encore été saisis officiellement ».
   Pour le patron de l’athlétisme national qui misait beaucoup sur l’athlète pour impulser la renaissance de la discipline au Sénégal après la retraite d’Amy Mbacké Thiam, ce dossier sera géré selon les règlements de la Fédération internationale (Iaaf) qui stipule qu’un athlète ne peut pas courir sous ses nouvelles couleurs qu’après 3 ans à compter de la date d’acquisition de la nouvelle nationalité, consécutive à la demande de l’athlète. Et Momar Mbaye promet que sa structure sera intraitable dans le traitement de l’affaire. « Ce dossier ne nous concerne pas seulement à la Fédération. Mais aussi l’Etat et le Comité olympique », estime-t-il. Et ils seront mis à contribution au cas où le dossier arrivait à être débattu pour connaître la suite à lui donner. Avant d’ajouter que la Fédération ne joue pas avec la souveraineté du pays.

Cheikh Tidiane Boye, ancien athlète : « Je n’ai jamais pensé changer de nationalité »
  S’il y a quelqu’un que le changement de nationalité sportive horripile, c’est bien Cheikh Tidiane Boye. Cet ancien athlète auteur d’un doublé sur 800 et 1500 m aux championnats du monde militaires de 1989 en Italie et 1990 en Finlande, est fier de n’avoir jamais cédé aux sirènes françaises du temps où il défendait avec brio les couleurs du Racing Club de France. « On nous a fait une cour assidue, Dia Bâ et moi. Car la réglementation d’alors n’autorisait que 3 étrangers par club. Et comme il y avait nous deux Sénégalais et le Marocain Faouzi Lahbi, on nous proposait de concourir pour la France afin de libérer des places. Mais nous avons toujours préféré garder notre nationalité sénégalaise », témoigne-t-il au bout du fil depuis Paris où il séjourne actuellement. Pourtant, avec Jacques Chirac, alors maire de Paris et président d’honneur du Rcf, leur dossier aurait pu être bouclé en un clin d’œil. « Mais, on avait trouvé que rien n’était plus égoïste et avilissant que de changer de nationalité. Je n’y ai jamais pensé », clame-t-il avec force.
  Cheikh Boye qui était le manager d’Ibrahima Wade lorsque ce dernier avait opté pour la France au détriment du Sénégal, avoue ne pas savoir les soubassements qui motivent ces changements de nationalité qui, d’après son expérience, « ne rapportent rien. Sinon peut-être des papiers ou un plus facile accès à certaines structures ». La preuve, lorsque Cheikh Touré, le premier à rompre les amarres avec le Sénégal a fini sa carrière de sauteur sous le maillot français, il était allé vivre aux … Etats-Unis. Selon Boye, « un athlète de haut niveau doit plutôt songer à ce qu’il peut apporter à son pays, sinon on ne se développera jamais ». A l’image d’autres qui se sont battus et sont même morts pour que leur pays accède à l’indépendance. D’autant que, d’après celui qui a également été 3 fois champion d’Europe avec le Rcf, l’argument financier ne tient pas la route. Car, soutient-il, « avec ce que lui donnent son club et ses sponsors, en plus de ce qu’il gagne dans les grands meetings, un international de niveau A est largement au-dessus des contingences matérielles ».
N’empêche, Cheikh Boye est convaincu que lorsqu’un athlète atteint un certain niveau de compétitivité et devient un médaillé potentiel, l’Etat se doit de l’accompagner pour l’aider à figurer parmi les meilleurs mondiaux. Comme ce fut le cas de Dia Bâ que le Sénégal avait envoyé aux Etats-Unis et qui lui a rapporté sa seule médaille olympique (d’argent au 400 m haies à Séoul en 1988). Comme ce fut également son cas, détaché qu’il avait été à l’ambassade du Sénégal à Paris comme attaché militaire qui passait juste pour pointer et signalait sa position, pour mieux se consacrer à l’athlétisme. Pour lui, il ne suffit pas d’attendre la veille des Jo ou des championnats du monde pour débourser de l’argent, même s’il reconnaît que depuis quelques temps, le Cnoss et le ministère des Sports s’emploient à mettre les athlètes dans de bonnes conditions de performance.

Recueillis par B. K. N

Matar Bâ, ministre des Sports : « Cela devrait être un honneur de porter le maillot de son pays »
« Cela devrait être un honneur de porter le maillot de son pays et de se battre pour sa patrie ». Telle est la réaction du ministre des Sports et de la Vie associative, Matar Bâ, suite au changement de nationalité sportive de l’athlète sénégalais Mamadou Kassé Hanne. Le spécialiste du 400 mètres haies avait invoqué « le manque de soutien des autorités sénégalaises » pour justifier sa décision. Ce que réfute Matar Bâ. « Il n’est pas question qu’on pense qu’on n’a rien fait pour cet athlète, qui a été formé ici. Le Sénégal a investi sur lui. L’Etat a joué son rôle. On l’a encadré et il était dans le lot des sportifs de haut niveau qui devaient être encadrés par l’Etat sénégalais », soutient-il tout en déplorant le fait d’avoir appris le changement de nationalité de l’athlète par voie de presse. « Je dis aux Sénégalais que notre patrie mérite considération et respect. Nous sommes dans un monde matériel, mais nous devons revenir à nos vertus. Il n’y a pas que le matériel qui compte », poursuit Matar Bâ. « Il faut qu’on arrête de faire des comparaisons entre le Sénégal et les pays développés. Ce qu’on perçoit en étant dans une sélection nationale en France, on ne peut pas y prétendre ici. Nous n’avons pas les mêmes ressources financières, mais le point commun, c’est la considération, le respect qu’on a pour nos athlètes », avance-t-il.

O. NDIAYE

Elles ont pris le chemin inverse ou résisté à la tentation
Si l’Afrique est gangrenée par le phénomène de la fuite de ses talents vers des cieux plus cléments, elle bénéficie également, même à de très rares occasions, de retours de « fils et filles prodigues ». Au Sénégal, Amy Sène a bravé tous les interdits pour répondre à l’appel de la patrie alors que la France lui tendait les bras. En 2010, la toute nouvelle athlète sénégalaise remportait pour le Sénégal sa première médaille continentale sur le lancer du marteau aux Championnats d’Afrique de Nairobi avec un jet à 64,11 m, performance constituant alors le nouveau record du Sénégal. Un exploit réédité deux ans plus tard à Porto-Novo où elle a également dominé ses adversaires avec une performance de 65,55 m. Cette même année 2012, elle se classe troisième des Championnats de France d’Angers en établissant un nouveau record d’Afrique (69,10 m) ; performance qui sera améliorée le 24 mai 2014 à Forbach (Allemagne) où elle réalisa un lancer du marteau à 69,70 m. Entretemps, elle a remporté l’or aux Jeux africains de Maputo en 2011 où elle a réalisé une performance moyenne de 61,48 m. Sa 4ème sortie continentale avec le Sénégal a été sanctionnée par une médaille d’argent remportée avec une performance de 64,66 m. Amy Sène est donc l’antisystème, même si le phénomène est rare en athlétisme. Avant elle, la Cubaine Yamilé Aldama, spécialiste du triple saut, avait pris part aux Jeux d’Athènes en 2004 sous les couleurs du Soudan, pays dont elle a obtenu la nationalité par l’intermédiaire de son entraîneur, le Britannique d’origine soudanaise Frank Attoh. Un pays pour lequel elle a remporté deux titres aux Championnats d’Afrique de 2004 et 2006 et une médaille d’or aux Jeux africains de 2007 ; avant d’être à nouveau naturalisée …Britannique en 2010. A défaut de faire le chemin inverse (Nord vers Sud), certains athlètes résistent tant bien que mal à la tentation ou encore, aux assauts et sirènes des pays développés (voir ailleurs).

O. POUYE

Politiques d’élite
  Bénéficier de meilleures conditions d’entraînement et plus généralement de vie, c’est principalement ce qui pousse nombre d’athlètes africains à changer de nationalité sportive. Car, à un moment de leur carrière, certains ont l’impression de végéter dans l’antichambre où ils titillent les meilleurs mondiaux sans réellement arriver à franchir la porte d’entrée du top du top. Et c’est justement à ce stade de leur carrière que ces sportifs ont besoin d’être pris en charge par leur Etat. Plus seulement afin qu’ils brillent aux joutes continentales, mais pour les mettre en situation de rivaliser avec la crème mondiale.
  L’Occident et certains pays du Golfe proposeront toujours plus et mieux que les pays africains et viendront chercher les pépites de plus en plus tôt. Les armes sont inégales et le combat semble perdu d’avance pour les Africains soucieux de retenir leurs meilleures chances de briller sur les aires de compétition de très haut niveau. Un peu à l’image de ces intellectuels et autres scientifiques du continent ayant cédé aux sirènes de l’Europe et des Etats-Unis, voire du Canada. Après la Fuite des cerveaux, celle des muscles donc ? Ce dernier phénomène est cependant moins accentué et a certainement moins d’impact sur la vie des différentes Nations et du continent. Mais il est suffisamment alarmant pour inciter l’Union africaine (UA) à signer, l’année dernière à Maurice, une convention avec la Confédération africaine d’athlétisme (CAA) demandant aux pays africains de se doter de vraies politiques d’élite pour ne plus se faire piquer leurs meilleurs produits.
  En attendant que des mesures concrètes soient prises ici et là, bien des athlètes africains (et pas des moindres) sont dans les starting-blocks, prêts à engager le sprint du changement de nationalité à la première occasion. Chez nous, le ministre des Sports a déploré avant-hier « l’affaire Kassé Hanne ». Cela nous change au moins du discours d’un de ses prédécesseurs au poste qui avait trouvé le moyen de légitimer à l’époque, l’option d’Ibrahima Wade (un ancien militaire de surcroit) de tourner le dos au Sénégal pour courir pour la France. Cependant, au-delà des mots, il faut des actes, du concret. Et pas à la veille des grandes échéances ; mais suffisamment tôt pour espérer avoir des retombées positives. La médaille olympique d’argent de Dia Bâ en 1988 a été le fruit d’une telle vision prospective. Depuis, on a eu du mal à enchainer. Et c’est symbolique que ce soit aujourd’hui, celui qui était censé lui succéder sur les haies basses, qui a choisi de couper les amarres…

B. Khalifa Ndiaye

{nice1}

Judo - Célébration de la journée mondiale : Appel à l’unité

Le nouveau bureau de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées a tenu, hier, sa première manifestation, avec la célébration, pour la première fois à Dakar, de la Journée mondiale du judo. Cette commémoration instituée en 2011 en était à sa 4ème édition. Pour l’occasion, la Place de l’Obélisque a accueilli les férus de la discipline, sous la houlette du nouveau président de la Fsjda, Babacar Makhtar Wade. Au programme, des démonstrations regroupant différentes générations de pratiquants et des allocutions. Le code moral du judo a été le thème central autour duquel ont porté les interventions des différents orateurs. Et il doit inspirer les jeunes pratiquants afin de les aider à mieux vivre leur art. La journée mondiale du judo a été l’occasion pour les fédéraux qui ont pris fonction jeudi dernier, de se prononcer sur la situation actuelle de la discipline. Un appel a été lancé et repris par l’ancien président de la Fsjda, Me Oumar Danga Loum, pour une large coalition, à l’unité et à taire les querelles encore vives dans la famille. Pour M. Loum, ancien secrétaire général de l’Union africaine de Judo, « le développement d’une structure ne peut se faire sans dispute. Mais après les moments de turbulence, il faut un retour à la normale ».

O. POUYE

{nice1}

 

Hortense Diédhiou offre 2 tonnes de matériels sportifs à la Casamance

Le quadruple champion d’Afrique de judo, Hortense Diédhiou, a offert, le week-end dernier, 2 tonnes de matériels de lutte olympique et de judo aux sportifs de la région de Casamance, ainsi que du matériel destiné à l’orphelinat d’Oussouye. « C’est un don que j’ai offert par devoir pour tout ce que cette région a fait pour moi comme prières et encouragements », a expliqué la championne. Le don, qui a été réceptionné samedi à la gare maritime de Ziguinchor, est composé de matériels de lutte olympique pour les lutteurs de la Casamance, ainsi que de tapis et kimonos pour les judokas. Il y a aussi du matériel scolaire, des vêtements, biberons et du lait pour l’orphelinat d’Oussouye. Hortense Diédhiou a estimé que le matériel sportif va aider ses compatriotes judokas et lutteurs qui manquent d’équipements, rendant souvent difficile leur préparation aux compétitions. La judokate a raconté avoir vécu cette situation et souhaité que ses frères et sœurs sportifs de la Casamance n’en fassent pas l’expérience. Le quadruple champion d’Afrique a expliqué que c’est pourquoi elle essaie d’apporter à ces derniers le peu qu’elle a pour les aider à faire mieux qu’elle pour la Casamance et pour le Sénégal.

Les « 72 heures de la jeunesse de la Casamance » : Sensibilisation des jeunes au développement de leur terroir et du pays
La judokate Hortense Diédhiou et son association « Kassofor Sembé » (l’union fait la force) organisent, du 22 au 28 décembre 2014, les « 72 heures de la jeunesse de la Casamance ». L’événement, qui se prépare activement, portera sur des thèmes relatifs à l’éducation, au sport et au social. La manifestation vise à sensibiliser les jeunes pour qu’ils contribuent au développement du Sénégal, en commençant par leur ville et région. Elle a aussi pour objectifs de valoriser les sportifs et la culture de la Casamance. A cette occasion, les meilleurs élèves de la région méridionale seront récompensés pour les encourager dans leurs études. Un hommage sera aussi rendu aux défuntes et anciennes gloires sportives comme Jules Bertrand François Bocandé, Me Djiba de Thionck-Essyl et Ankiling Diabone. Le programme prévoit également un tournoi de football, un stage de judo, un gala de lutte, une conférence sur les icônes de la Casamance. Les « 72 heures de la jeunesse de la Casamance » regrouperont les départements d’Oussouye, de Ziguinchor, de Bignona, de Sédhiou, de Kolda et de Vélingara.

Moussa SADIO

{nice1}

Hippisme : Mohamed Gadiaga rêve de courir l’Arc de Triomphe

Le jockey sénégalais, Mohamed Gadiaga qui était en stage à l’hippodrome de Toulouse rêve de courir une fois au grand prix de l’Arc de Triomphe. Envoyé par le Comité national de gestion de courses hippiques grâce aux échanges avec la partie française, ce jockey a passé près de 45 jours en France où il a subi une formation et rencontré d’éminentes personnalités du monde du cheval. Avec une taille de moins de 1 mètre 50, Mohamed Gadiaga, né il y a 23 ans à Rufisque, au quartier Diorga, a déjà remporté le Grand prix du chef de l’Etat en 2008 sur le cheval Yaye Dièye du président du Cng, Cheikh Tidiane Niang. Au cours de ces trois dernières années, il a été sacré meilleur jockey au Sénégal. Il a eu à driver les chevaux Bibo, Chérif Sy et Madior Diack. Ancien sociétaire de l’écurie du Pr Sakhir Thiam, Mohamed Gadiaga était en France depuis mi-septembre, accompagné de Cheikh Tidiane Touré, chargé des infrastructures au Cng de courses hippiques.
  Sur son stage à Toulouse, celui qui a assisté au 93ème Grand prix de l’Arc de Triomphe, le 5 octobre dernier, soutient qu’ « il y a beaucoup de différences entre ce qui se fait en France et au Sénégal. Ce stage m’a permis de mieux comprendre comment on doit monter à cheval ». Il a surtout retenu qu’au Sénégal, les jockeys utilisent trop la cravache, contrairement en France où à partir du 9ème coup, on reçoit un avertissement et à partir du 10ème, c’est la disqualification. « Je ne cesserai de remercier l’équipe du Cng et mon encadreur, Cheikh Tidiane Touré, qui m’ont permis d’être ici pour cette formation qui m’apportera un plus dans ma carrière », a encore dit Mohamed Gadiaga. Selon lui, les superviseurs sénégalais devraient être plus rigoureux dans les compétitions si l’on veut que l’hippisme aille encore de l’avant. Lors de sa présence en France, notre jockey a pu obtenir une licence du pays hôte qui lui permet de monter. « C’était un grand plaisir pour moi de monter à Monte de Marchand où j’ai couru avec beaucoup de fierté, et je compte remettre çà », raconte Mohamed. Selon lui, les jockeys sénégalais qui n’ont pas encore eu la chance de bénéficier de ces stages de courte durée doivent avoir un esprit de fair-play pour convaincre l’encadrement national. Il en a profité pour remercier l’écurie Erick Délova et Jérôme Rambo, directeur de l’hippodrome de Toulouse pour l’accueil reçu. Quant au responsable des infrastructures du Cng, Cheikh Tidiane Touré, il a loué les grandes qualités de son poulain qui a eu un comportement exemplaire durant sa formation. Ce qui honore le Sénégal.

El hadji Abdoulaye THIAM

{nice1}

Escrime - Sortie de la 9e promotion de l’Eima* : 18 stagiaires ont reçu leur diplôme

18 stagiaires en escrime de 15 pays africains (francophones et anglophones) ont reçu hier, dans le salon d’honneur Abdoul Wahab Barka Bâ du stade Léopold Sédar Senghor, leur diplôme après 10 mois de formation. Les cours ont été dispensés par les techniciens et pédagogues de l’Ecole internationale des maîtres d’armes de Dakar (Eima), Julien Ouédraogo, John Kamate, Baytir Sidy Diop et Aklesso Aguenam ; et les études ont été axées sur les matières d’escrime et celles complémentaires comme l’anatomie, la physiologie, l’administration du sport, la planification des compétitions, entre autres. Et c’est le Congolais Massamba Dautry qui est sorti major de la promotion. La directrice des études et de la coordination, Mme Cécile Faye, membre du comité exécutif de la Confédération africaine d’escrime (Cae) et présidente de la commission promotion et publicité de la fédération internationale (Fie), s’est félicitée du nombre élevé d’élèves sortis de cette école cette année et a souligné que le crédo de la structure est d’aller toujours de l’avant pour mieux encadrer les formateurs. Ce qui n’a pas échappé à Octavian Zidaru, membre du conseil des entraîneurs de la Fie, venu superviser cette formation. A son avis, l’Eima est à consolider, car « chaque année, la promotion qui sort est meilleure que la précédente. Celle de cette année est d’un excellent niveau et est très homogène par la diversité des nationalités qui la composent. Cette école est sur la bonne voie et la Fie est fière de l’avoir installée au Sénégal », a-t-il dit. En effet, cette structure est la seule école de formation des maîtres d’armes, avec celle existant en Australie, que la Fie a créée pour les cadres et techniciens de l’escrime.
  C’est pourquoi le directeur de la Formation au ministère des Sports, Alioune Diakhaté Mbaye, qui avait à ses côtés le directeur de la Haute compétition et celui des Sports, s’est félicité de la belle collaboration entre l’escrime sénégalaise et la Fie. « Ce travail qui est fait au sein de cette école ne peut être réussi sans le soutien et l’apport technique de la fédération internationale. Et pour évaluer un technicien, il faut être formé, car c’est un élément important. C’est ce que la Fie a compris avec le lancement de l’escrime au Sénégal. Maintenant, il s’agit pour les stagiaires de faire bénéficier le savoir acquis aux jeunes des pays qui ont envoyé leurs athlètes en formation à Dakar », a-t-il dit, soulignant au passage que si chaque fédération investissait dans la formation, ce serait un grand pas franchi dans le développement du sport. En somme, l’objectif général visé à travers cette formation est la maîtrise des aspects pédagogiques afin que les stagiaires, futurs maîtres d’armes, soient aussitôt opérationnels sur le terrain. Une démarche qui a été bien maîtrisée jusqu’ici.   

* Ecole internationale des maîtres d’armes

 C.F. KEITA

{nice1}

Edition du jour

Archives numériques

archives

Special Popenguine 2014

Election de Macky Sall - An II

Plan Sénégal Emergent

Supplément MCA-Sénégal

Spécial Maouloud 2014

Spécial Magal de Touba 2014

RETROSPECTIVE 2013

Cahier Education nationale

Journal 22eme FIDAK

40 ans d'Art et de Soleil

Supplément Enseignement supérieur privé

Spécial Maouloud 2013

Rétrospective 2012

Spécial Magal de Touba 2013

Spécial FIDAK 2012

Nos partenaires

 Vignette agetip bicis vignette
lonase vignette uasaid
unicf HUAW vignette apanews

Cres

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterToday65438
mod_vvisit_counterYesterday112977
mod_vvisit_counterThis week882060
mod_vvisit_counterLast week494090
mod_vvisit_counterThis month65438
mod_vvisit_counterLast month3168139
mod_vvisit_counterAll days120044270

We have: 675 guests online
Your IP: 195.149.84.162
Mozilla 5.0, Windows
Today: Nov 01, 2014