Football

Après la déroute de Malabo - Tony SYLVA, ancien international senegalais : « Le doute s’est installé après le 2ème match »

Malabo : Tony Sylva, ancien portier des « Lions », est présent sur cette Can 2015 en même temps que beaucoup d’autres grands footballeurs africains (Milla, Bell, Domauraud, Mottomo, etc.) Reçus en audience, vendredi dernier par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ces « illustres anciens » ont été honorés pour services rendus à l’Afrique. Hier à son hôtel, l’ancien n°1 de la Tanière est revenu avec nous sur la prestation de ses héritiers sous le maillot national.

« Tony, avez-vous été surpris par cette élimination du Sénégal ?
Bien sûr que si ! Surtout après la victoire d’entrée face au Ghana. Les gars avaient réussi un match de référence. Mais face à l’Afrique du Sud, au deuxième match, ils ont totalement changé de visage.

Pour vous donc le mal est parti de là ?
En tout cas, c’est un match qu’il fallait absolument gagner pour rester dans la continuité du premier match victorieux. Cela nous aurait évité l’élimination. Car, après ce match, une sorte de doute s’est installée dans l’équipe. Or, si l’on avait gagné, on aurait été beaucoup plus tranquille.
Mais l’équipe avait-elle les moyens de rivaliser avec l’Algérie, lors du dernier match ?
Au vu de ce qu’elle a produit contre le Ghana, oui. Elle avait vraiment les qualités pour faire de belles choses, même si elle n’était pas favorite. Elle pouvait vraiment aller loin. La surprise, c’est qu’elle ne soit pas qualifiée. L’Algérie n’a pas été extraordinaire. Elle s’est plutôt imposée sur deux erreurs défensives. Nos arrières ont été trop statiques.

Maintenant, que va-t-il se passer ?
  Pour le moment, je ne saurais le dire. Quand le calme reviendra, on verra ce qu’il y a à faire. En tout cas, il y a de la qualité dans cette équipe. Il ne faut surtout pas faire comme après la Can 2008 lorsqu’on a renvoyé tous les joueurs de la génération de 2002.

Plus généralement, comment analysez-vous cette Can ?
Le niveau est très élevé comme en attestent les nombreux matches nuls enregistrés. Même ceux qu’on présentait comme les favoris ont peiné à se qualifier pour ceux qui y ont réussi. Il n’y a plus de petites équipes. Tout le monde a progressé et il y a beaucoup de bons joueurs.

Avez-vous malgré tout un favori pour le titre ?
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y aura encore des surprises. Personne ne peut dire ce qui va se produire. Tous les prétendants au titre ont peiné. A partir des quarts de finale, on pourra se faire une plus claire opinion ».

Benjamin MASSING, ancien defenseur international Camerounais : « Mes souvenirs avec les footballeurs sénégalais… »
 Malabo : De 1985 à 1996, il a été l’un des défenseurs centraux les plus redoutés d’Afrique. Puissant et dur sur l’homme, Benjamin Massing a disputé trois Can avec les « Lions indomptables » du Cameroun (1988, 1990 et 1992) dont la première victorieuse au Maroc.
Sur sa route, il a croisé beaucoup de joueurs sénégalais dont celui qui l’a le plus marqué reste indubitablement « le grand Jules Bocandé », comme il dit. « J’ai eu l’honneur de l’avoir directement au marquage lors du quart de finale de la Can 92 à Dakar. C’était un grand-frère que j’ai beaucoup admiré et que j’avais déjà eu à marquer deux ans auparavant au jubilé de Joseph-Antoine Bell à Yaoundé.
C’était un très grand plaisir de le croiser sur le terrain et de me mesurer à lui ». Autre joueur sénégalais dont il a appris à retenir le nom, c’est « Moussa Ndaw. J’ai joué contre lui à Thiès avec la Ja en Coupe d’Afrique. C’était un très bon joueur avec une superbe frappe de balle ». Massing se rappelle parfaitement du missile de « Thiakass » à Annaba, lors de la Can 90 en Algérie, qui avait scellé la victoire du Sénégal sur le Cameroun (2 – 0), l’autre but étant signé Mamadou Marième Diallo. Autre « Jaman » et ancien international sénégalais resté célèbre dans la mémoire de l’ex-massif défenseur des « Lions indomptables », Roger Mendy, « l’un des meilleurs libéros que le football africain ait jamais produits. En plus, c’est un grand-frère qui est resté très sympathique avec moi ».  
Si Benjamin Massing a un regret dans cette Can 2015, c’est que les héritiers respectifs des « Lions » sénégalais et camerounais des années 1980 – 1990 ne se soient pas rencontrés en Guinée équatoriale. « Ça aurait été un bon match qui aurait réveillé les souvenirs », a-t-il avancé. Mais l’essentiel pour lui est « que la fête soit belle, que le spectacle soit de qualité et que le niveau du football africain progresse ».

Recueillis par B. K. N.

Papiss Demba CISSE : « Le déficit de communication a été un des grands pêchés de Giresse »
Malabo (Guinée équatoriale) : Les « Lions » n’ont pas encore fini de digérer leur élimination par l'Algérie. Hier à l’hôtel Sofitel de Malabo où ils créchaient, le climat était toujours pesant, les visages renfrognés. Rencontré dans les couloirs de l’hôtel, Papiss Demba Cissé, l’ancien capitaine de l’équipe, ne comprend toujours pas comment cela est-il arrivé. « Nous avons perdu de façon inexplicable un match qu’on devait gagner pour aller au second car en venant ici, notre objectif était de faire oublier « Bata 2012 ». Mais on n’y est pas arrivé. Nous avons tout tenté dans ce match contre l’Algérie sans grand succès. Je ne peux sincèrement pas donner les raisons de cette défaite », a indiqué le joueur de Newcastle qui ne se sentait pas à son aise au sein de l’équipe. Il a, en effet, révélé que depuis la fin de la préparation en direction de la Can et le dernier match amical contre la Guinée Conakry, le courant ne passait plus entre l’entraîneur, Alain Giresse, et lui ; « mais je n’en connais pas les raisons profondes. C’est à peine si l’on se saluait. Je ne sais pas pourquoi il ne m’adressait pas la parole », a-t-il dit ajoutant que Dame Ndoye était dans la même situation. Papiss Demba Cissé, parlant de l’élimination, a souligné le mal que les joueurs ont eu à la fin du match. « Cela fait vraiment mal. J’évite tout le temps de parler à la presse parce que je ne veux pas toucher les points sensibles. C’est pourquoi je vous fuis et je sais qu’un footballeur ne peut pas se construire sans les journalistes. Nous sommes des partenaires et je n’ai aucun problème avec les journalistes », a-t-il déclaré. Selon lui, le groupe était bien et était serein, mais l’équipe a perdu dans des conditions inexplicables et c’est le désarroi total. « Cela ne veut pas dire que nous sommes venus ici en victimes expiatoires. Nous rêvions de faire un bon parcours, mais l’Algérie ne nous a pas laissé de chance », a-t-il poursuivi. Pour ceux qui s’inquiètent de son état physique, Papiss Demba Cissé a annoncé avoir « disputé 4 matches en une semaine, en fin décembre, avant de venir en regroupement. Je suis un professionnel et j’allais déclarer forfait si je n’étais pas en forme. Je ne force jamais les choses ».
Papiss Demba Cissé qui a longuement parlé aux journalistes, a déploré l’absence de communication de Giresse qui, à son avis, a été visible. « Il n’écoutait personne, or l’échange permet de régler beaucoup de choses. Personnellement, je n’ai pas trop échangé avec lui. Nous avons parlé le jour du match face au Ghana depuis notre arrivée en Guinée équatoriale. Il m’a dit que je n’allais pas jouer et je lui ai fait savoir que pour moi, l’important est que l’équipe gagne. Aujourd’hui (Ndlr : hier), nous nous sommes à peine salués. Ce n’est pas facile à son niveau, mais c’est dur ».
  Revenant sur le match contre l’Algérie, il a reconnu que « nous joueurs avons notre part de responsabilité dans cette élimination. Le coach est fautif certes mais nous n’avons pas démontré cette envie de passer. C’est vrai qu’il faut mettre quelque chose en place pour jouer et gagner. On ne peut pas comprendre qu’on enlève toute une équipe qui a gagné pour en mettre une autre. Nous avons perdu le fil depuis le deuxième match et j’attirais l’attention des gens sur de probables situations désastreuses. L’objectif était de gagner la rencontre et Giresse l’a toujours dit. C’était à nous joueurs de faire la différence et d’offrir cette qualification au peuple sénégalais. Giresse va partir, mais l’équipe du Sénégal va toujours exister. Le déficit de communication a été l’un des grands péchés de Giresse. Il n’écoute personne. Nous nous sommes cassés la gueule et c’est dommage », a conclu l’ancien capitaine des « Lions ».

Recueillis par C. F. KEITA

Elimines : Au parloir
Malabo : Une fois n’est pas coutume. Depuis le début de la Can, il n’y avait jamais eu d’open-press dans la Tanière. Hier en début d’après-midi, alors que l’élimination des « Lions » était entérinée depuis la veille, quatre joueurs ont été désignés pour parler à leurs compatriotes journalistes. Depuis le temps qu’ils attendaient ce moment, ils n’ont pas craché sur l’occasion. Extraits d’un échange auquel plus personne ne croyait vraiment.

Papy Mison Djolobodji : « Normal que nous soyons déçus »
« Je ne peux pas dire pour le moment exactement ce qui n’a pas marché contre l’Algérie. Peut-être que plus tard, on pourra dire. Personnellement, je n’étais pas spécialement déstabilisé. J’ai juste raté mon premier contrôle, heureusement que cela ne nous a pas coûté un but. C’est normal que nous soyons déçus, car nous voulions aller plus loin dans cette Can. C’est vrai que nous avons toujours encaissé le premier but. Contre le Ghana on avait pu revenir au score pour gagner finalement, face à l’Afrique du Sud, on avait pu décrocher le nul, mais on n’a rien pu faire face à l’Algérie. Je ne pense pas que le changement de dispositif en soit la cause. Nous sommes tous des professionnels, habitués à évoluer sous différents schémas. Il ne s’est rien passé dans la Tanière. Nous-mêmes avons été surpris d’apprendre que la presse a fait état de dispute et de heurts au sein de l’équipe ou entre certains joueurs et le coach. Tout cela nous a fait très mal ».

Cheikhou Kouyaté : « On va beaucoup apprendre de cette élimination »
« Il est vrai que si, au bout des deux premiers matches on avait eu 6 points sur 6, ça aurait été beaucoup plus facile pour la suite. Mais, c’est facile de parler après coup. N’empêche, on s’est loupé face à l’Afrique du Sud et ça n’a guère été mieux face à l’Algérie. Nous sommes mal entrés dans ce match et ça s’est mal terminé. Nous avons souffert pendant deux ans avec l’équipe des Olympiques. On est parti de loin et il n’y avait pas grand-monde qui croyait en nous. Là, il y aura beaucoup de déçus, car l’espoir était revenu. Mais l’équipe est jeune et nous joueurs, savons ce que nous voulons. Nous voulons réaliser quelque chose de grand. Ce sera dur, mais on croit en nous. On va beaucoup apprendre de cette élimination. Les prochaines éliminatoires de la Can 2017, à partir de juin, seront plus difficiles pour nous. Nous serons seuls dans notre monde et il faudra aller chercher la qualification. Nous avons ce qu’il faut pour essayer de faire rêver à nouveau le peuple sénégalais ».

Bouna Coundoul : « C’est décevant, tout ce qu’on a pu raconter sur nous »
« On a fait courir beaucoup de bruit sur l’équipe. C’est vraiment décevant tout ce qu’on a pu raconter sur nous. Surtout qu’il n’y a rien de vrai. Ce ne sont que des mensonges. Il ne s’est rien passé de tout ce qui a été dit et écrit. Moi, dès lors, je comprends pourquoi certains joueurs refusent de parler à la presse parce qu’on leur fait souvent dire le contraire de ce qu’ils ont dit. J’ai l’impression qu’on cherchait à nous diviser ».

Serigne Modou Kara Mbodj : « Nous voulions donner de la fierté …»
« Nous voulions bien donner de la fierté à nos compatriotes. Mais les choses se sont passées autrement. Ainsi va le football. Nous n’avions jamais pensé qu’on se ferait éliminer si tôt. Nous avons toujours visé la victoire. Après un bon début contre le Ghana, nous avons enchaîné avec un nul. Ce qui s’est passé, je ne saurais le dire. Je fais tout pour être prêt et donner le maximum lorsqu’on me sollicite ».

Mayacine Mar, Dtn : « J’ai un rôle d’assistance et d’accompagnement »
Malabo : Interpellé hier sur sa responsabilité technique en tant que Dtn du football sénégalais sur l’élimination des « Lions », Mayacine Mar a précisé avoir un « rôle d’assistance et d’accompagnement » avec le sélectionneur national. Se voulant plus précis, il a ajouté que leurs « relations sont transversales et non verticales ». En d’autres termes, « je ne peux pas lui imposer le classement à mettre ».    

Recueillis par B. K. N.

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Cameroun-Côte d’Ivoire 0-1 : Les « Eléphants » en voulaient plus

Malabo : En match comptant pour la 3e et dernière journée du groupe D de la Can 2015 disputé hier au stade de Malabo, la Côte d’Ivoire a battu le Cameroun par un but à zéro. But : Max Alain Gradel (36e). Arbitrage du Gabonais Eric Arnaud Otogo Castane, assisté de l’Algérien Abdelhak Etchiali et du Burundais Jean Claude Birumushahu. Temps chaud, pelouse en bon état, public nombreux. Avertissements : Eric Bertrand Bally (27e) et Yaya Touré (32e) pour la Côte d’Ivoire.
Les équipes : Cameroun : Joseph Ondoa Ebogo, Nicolas Nkoulou, Jérôme Guihoata, Benjamin Moukandjo puis Clinton Njie (67e), Edgar Salli puis Aboubacar Vincent Aboubacar (46e), Henri Bedimo, Eric Maxim Choupo Moting, Georges Mandjeck, Franck Etoundi puis Léonard Kweuke (56e), Stephane Mbia (cap), Aurelien Cheudjou. Entraîneur : Volker Finke
Côte d’Ivoire : Guelassiognon Sylvain Gbohouo, Kolo Touré, Siaka Tiené, Seydou Doumbia puis Gadji Celi Carmel Junior Tallo (55e), Wilfried Bony, Max Alain Gradel, Serge Aurier, Yaya Touré (cap) puis Cheik Kader Doukouré (83e), Serey Dié, Eric Bertrand Bailly puis Ousmane Viera Diarrassouba (27e), Serge Wilfried Kanon. Entraîneur : Hervé Renard
 La garantie la plus sûre dans ce match pour accéder au second tour était de gagner. Les « Eléphants » l’ont compris et ont saisi leur chance ; tout le contraire des « Lions indomptables » qui ont toujours buté sur la muraille ivoirienne. En fait, le Cameroun et la Côte d’Ivoire s’affrontent pour la troisième fois en moins de six mois. Et comme par le passé, leur confrontation d’hier était considérée comme une finale. Question de prestige. Et c’est la Côte d’Ivoire, plus incisive, qui l’a emporté grâce à une frappe limpide de son milieu excentré Max Alain Gradel qui ne laissa aucune chance au portier camerounais, Joseph Fabrice Ondoa Ebogo (36e minute). Les Camerounais très offensifs après ce but ivoirien sont passés par deux fois à côté du but par le même Edgar Salli (38e et 45e). En seconde période, ce fut le même scénario avec des « Lions indomptables » pressés de refaire leur retard et des « Eléphants » sereins dans le jeu. Une sérénité mise à l’épreuve à maintes reprises mais sans plus. Les « Lions indomptables » n’avaient pas les crocs hier.     

D’un de nos envoyés spéciaux C.F. KEITA

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La CAN chez … les ressortissants : Guinée – Mali : L’angoisse en attendant la décision du tirage

Aux abords du marché Tilène, à la Médina, où travaillent de nombreux ressortissants guinéens, les supporters ont vibré au rythme des actions qui ont eu pour cadre le stade de Mongomo. De la joie qui a résulté de l’ouverture du score de leur équipe à l’attente qui va caractériser la décision du tirage de ce jeudi en passant par l’égalisation malienne, l’ambiance était de mise parmi les souteneurs du « Sily national ».
La forte communauté guinéenne présente au Sénégal s’intéresse particulièrement à ce qui se passe en Guinée équatoriale où le « Sily national » a bouclé hier ses matches de groupe. Hier, le derby ouest-africain contre les « Aigles » du Mali a été particulièrement suivi puisque l’issue de la partie devait décider de la qualification ou de l’élimination. Aux portes des échoppes et des magasins ou encore des salons de coiffure qui leur servent de quartiers généraux, ils sont nombreux à se masser dès les premiers instants de la partie pour supporter leurs champions avec l’ambiance qui sied. Surtout quand, dans les premiers instants de la partie, la Guinée ouvre le score sur pénalty par Kévin Constant qui a fini d’installer les supporters dans la liesse (15ème mn). Le temps de digérer ,de se congratuler que l’adversaire malien douche les ardeurs du ‘‘public’’ avec le pénalty obtenu par le Mali ; un fait de jeu qui a fait retomber la joie. Pour certains, l’attente fut longue avant que le capitaine malien ne se décide enfin à exécuter la sentence. Mais la primauté de la radio sur le direct à la télé aidant, ceux qui avaient le poste collé à l’oreille pour suivre Rfi ont été les premiers à s’écrier ‘‘raté’’, ‘‘raté’’ pour signifier que Seydou Keïta avait loupé son tir ou, comme du côté des supporters, ‘‘Naby Yattara a stoppé la balle’’.  
Ce, avant que les images de la petite lucarne ne viennent confirmer l’évidence et remettre la confiance dans l’assistance à la 18ème minute. Par la suite, la moindre occasion d’un camp comme de l’autre suscite commentaires et supputations des supporters qui se renseignaient également sur le déroulement de l’autre partie. Et enfin, le but de Max Alain Gradel qui a décanté la situation à Malabo crée une autre atmosphère dans le groupe d’autant plus qu’avec ces résultats, la Guinée et la Côte d’Ivoire étaient déjà en quarts. C’est dans cette ambiance que les deux protagonistes ont regagné les vestiaires, permettant les supporters guinéens de Dakar de s’adonner à quelques réglages ou de faire leurs ablutions pour certains afin de préparer la prière. A la reprise, les retardataires n’ont pas vécu la mésaventure de leurs joueurs qui se sont fait surprendre par l’égalisation matinale de Modibo Maïga ; lequel a permis à son équipe de revenir au score dès la 47ème minute. Les Guinéens (supporters comme joueurs) ont été cueillis à froid par le Mali qui a repris le jeu à son compte, installant le doute dans le camp adverse où le public grossissait de plus en plus devant les postes téléviseurs. Surtout que le crépuscule qui coïncide avec la descente de beaucoup de marchands. La sortie du maître à jouer et capitaine du Sily national à la 62ème mn a également été l’une des inquiétudes de ses compatriotes qui voient en Ibrahima Traoré la pièce maîtresse du système. Mais ses coéquipiers vont tenir bon, malgré les assauts de la bande à Moustapha Yattabaré. C’est donc par un ouf de soulagement que la partie a pris fin sur ce score de parité (1-1). Sauf que les supporters tout comme les joueurs ne sont pas encore tirés d’affaire puisqu’il faudra attendre la décision du tirage pour connaître le sort qui sera réservé à leur équipe : qualification en quarts ou élimination. Mais qu’à cela ne tienne, ils étaient nombreux à magnifier le parcours déjà effectué par leur équipe. « Tout le monde croyait qu’on va s’incliner, mais on n’a pas perdu », s’écrit l’un d’eux. Pour d’autres, la méconnaissance du règlement a fait croire que c’est le fair-play qui allait en décider. Sauf qu’il sera recadré par ses compatriotes. Une longue nuit en perspective en attendant le sort qui sera réservé à leur pays par le tirage.

Ousseynou POUYE

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FIFA : Luis Figo candidat à la présidence

Un nouveau candidat à la présidence de la Fifa. Après David Ginola, Luis Figo convoite aussi le fauteuil de Sepp Blatter. En annonçant sa candidature, hier, sur Cnn, l'ancien international portugais se donne le défi de remettre de l’ordre dans la Fifa.
Après l’ancien international français David Ginola, Luis Figo a annoncé, hier, sa candidature pour présider la Fifa. L’ancien international portugais a révélé son intention de défier le vieux Blatter. Il manifeste son intention de vouloir changer l'image de l'instance internationale touchée par de nombreux scandales. Lors d'un entretien accordé à Cnn, Luis Figo a annoncé son intention de se présenter à la présidence de la Fifa. L'ancien joueur du Real Madrid, du Fc Barcelone et de l'Inter Milan a fait part de son désarroi en constatant l'image actuelle de l'instance internationale, régulièrement au cœur de nombreuses affaires de scandales ces dernières années. Et il a bien l'intention de changer cela. « Le foot me tient à cœur. Et quand je regarde ce qui se passe actuellement, pas seulement ces temps-ci mais depuis des années, je n'aime pas du tout cela. Si vous tapez Fifa sur internet, le premier mot qui apparaît, c'est scandale. Nous devons nous employer à faire évoluer cette image. Le football mérite mieux que ça », a expliqué Figo. Le Portugais avoue également que les polémiques sur les attributions des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar l'ont poussé à prendre sa décision, pointant du doigt la Fifa pour son refus de rendre public le rapport de Michael Garcia. « Quand j'ai vu que ce rapport ne serait pas publié, j'ai pensé que c'était le moment de faire bouger les choses. Si vous êtes transparent, si vous demandez une enquête et que vous n'avez rien à cacher, pourquoi ne pas rendre ce rapport public ? », s'est interrogé l'ancien Madrilène.
Figo pourrait donc être le 6ème candidat pour les prochaines élections. On sait déjà que l'actuel président Sepp Blatter sera opposé au Français Jérôme Champagne, au prince de Jordanie Ali Ben Al-Hussein et au président de la Fédération néerlandaise Michael van Praag. Reste à savoir si David Ginola et Mino Raiola déposeront bien leur candidature d'ici au 29 janvier. Pour sa part, Figo a également assuré disposer du soutien demandé de 5 fédérations.

(Maxifoot)

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Défaite du Sénégal face à l’Algérie : Alain Giresse, principal coupable, selon les Sénégalais

Pour bon nombre de Sénégalais, c’est Alain Giresse qui est le principal responsable de la défaite du Sénégal hier face à l’Algérie. Ces derniers qui voulaient un match très offensif de la part des « Lions » ont eu droit à un système plutôt défensif. La sentence a donc été sans appel avec un cinglant 2-0 en faveur de l’Algérie et une élimination précoce du Sénégal de la compétition.
« Rien n’à dire sur le match ! » Cette réponse sèche d’Omar Ndiaye, pourtant prompt à débattre de l’équipe nationale et des choix technico-tactiques de l’entraîneur, n’a d’égal que sa frustration, après la défaite des « Lions » face à l’Algérie hier pour le compte de 3ème journée de la poule C. La mine triste, l’homme ne s’attendait sans doute pas à ce scénario qu’on pourrait qualifier de catastrophe puisque cette défaite contre les « Fennecs » entraîne en même temps l’élimination du Sénégal de la Can.  Cette fois, en lieu et place d’un commentaire, il préfère diluer son amertume affichée dans une canette de Coca Cola. Pour Ousseynou Pouye, cette mauvaise prestation de l’équipe du Sénégal est tout sauf une surprise. « Ce résultat n’est que la suite logique par rapport au match contre l’Afrique du Sud », explique le jeune homme, visiblement choqué lui aussi par cette élimination prématurée des « Lions ». Selon lui, le coach aurait dû démarrer avec l’équipe qui avait battu le Ghana lors de la première journée de la poule C ; d’autant que la bande à André Ayew fait figure de favori de la Can. Il ajoute que l’entraîneur national Alain Giresse n’a pas su galvaniser le moral de ses protégés.  « Il (Alain Giresse) a réussi la prouesse de faire douter les joueurs », renchéri sur un ton ironique et tranché, Amadou Maguette Ndaw. Outre l’aspect mental, il pense que le coaching a aussi fait grand défaut, soutenant comme son confrère Ousseynou Pouye, qu’on aurait pu mettre dès le départ de la rencontre le Onze qui a dominé les « Black stars » du Ghana. Même son de cloche chez Wahany Johnson Sambou qui ne fait pas dans la langue de bois s’agissant de cette défaite-élimination des « Lions ». « C’est une humiliation », tranche-t-il, avec dépit. Le bonhomme dit ne point être surpris par cette mauvaise prestation des poulains d’Alain Giresse. « Depuis le deuxième match contre l’Afrique du Sud, je m’attendais à tous les scénarii possibles », explique-t-il, résigné.  Comme ses confrères, M. Sambou pointe du doigt le coaching de l’entraîneur Giresse. « C’est le coaching qui n’a pas fonctionné. Giresse n’a pas joué pour gagner mais pour avoir un nul », souligne-t-il, sur un ton empreint de regrets. Il soutient également que le technicien français aurait pu changer de système de jeu en revenant au 4-4-2, après le premier but des Fennecs. « Le 4-4-2 nous avait réussi contre le Ghana. Quand il l’a mis en place et effectué des changements, il y a eu des buts », rappelle-t-il.

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