A LA UNE

Rencontre avec les dg et hauts cadres de l’administration : Macky Sall fixe les priorités de la rentrée gouvernementale

Au cours de la rencontre que le chef de l’Etat, le président Macky Sall, a eu, le week-end dernier, dans sa résidence à Popenguine, avec les directeurs généraux d’agences et de sociétés nationales, plusieurs sujets ont été évoqués. Aux cadres de l’administration, il a fixé les priorités pour la rentrée prochaine avant de leur demander de franchir, très rapidement, le cap de l’émergence pour répondre aux besoins des populations.
Au cours de ce face à face, le chef de l’Etat s’est, d’emblée, félicité du travail effectué par notre administration tout en souhaitant qu’elle passe à une administration de développement face aux nombreux défis auxquels le pays fait face. « Une administration de développement passe nécessairement par un changement de méthodes, de mentalités avec des leaders qui incarnent  la rupture », a dit le chef de l’Etat aux fonctionnaires de l’Etat.
Il a rappelé que le pays a fait un choix en mars 2012 en confiant les destinées du Sénégal à une nouvelle génération à laquelle il appartient. « Vous devez tous vous engager pour permettre au pays de faire des bons qualitatifs dans les rangs des pays émergents », a martelé le président Macky Sall. « J’apprécie le travail de l’administration sénégalaise et je sais que le pays vous doit beaucoup, car vous respectez les procédures en place pour nous placer au rang des grandes administrations », a soutenu le chef de l’Etat. Selon lui, il faut changer de paradigme pour aller vers une administration  qui fait face aux urgences sociales, aux luttes contre les injustices pour plus d’équité. Revenant sur le Programme Sénégal émergent (Pse) à la rédaction duquel l’administration a participé, le président de la République a ajouté : « si nous voulons réussir à nous mettre  au niveau économique, à produire plus pour améliorer le cadre de vie des citoyens, il faut que nous changions la manière de dépenser. Nous avons des revenus limités, donc il nous faut optimiser les dépenses et augmenter les recettes de l’Etat ».

Le Pudc, pendant de l’émergence en milieu rural
Il a reconnu que de gros efforts ont été faits mais insuffisants par rapport à nos besoins. Le défi de la rentrée 2015, selon le chef de l’Etat, sera l’énergie. Il a demandé aux hauts fonctionnaires de surveiller de très près  les Gpp lancés en 1998 avec les réformes du secteur de l’électricité. Il a rappelé la loi sur la libéralisation du secteur dénonçant les contrats. Il a dit que le privé Gti choisi à l’époque continuait à être payé par le Sénégal alors que ses machines étaient en panne depuis 6 voire 8 ans. Une prime de 900 millions de FCfa était versée par la Senelec par an. Il a rappelé que l’Etat, en 2000, avait pris des mesures en arrêtant ce projet. Il pense que la prime versée est trop élevée demandant que d’autres contrats soient signés avec d’autres partenaires et que l’on voit comment fixer la prime pour accompagner l’Etat.
S’expliquant sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), Macky Sall a dit qu’il est le pendant de l’émergence en milieu rural. Ce projet, a-t-il expliqué, est conçu après sa tournée de près de 3 ans et demi en milieu rural où un niveau de pauvreté voire d’obsolescence est constaté. « Vous vous dites même si vous étiez au Sénégal, car on se perdait facilement car il n’existait aucun repère, pas de fil électrique, pas de bâtiment ni de forage », avait-il constaté.  On pouvait tourner en rond pendant 3 heures et les femmes faisaient 20 à 30 km pour avoir de l’eau. Pire, le bétail restait deux jours sans boire.   

L’électricité, une surpriorité
Au moment où certains Sénégalais réclamaient des augmentations de salaires ou de primes, souligne le président Sall, 28 % des citoyens avaient accès à l’électricité. « Il nous faut inverser la tendance dans le domaine de l’hydraulique, et beaucoup plus d’équité dans la réalisation des infrastructures », a encore soutenu le chef de l’Etat. Aux cadres de l’administration, il a fixé les priorités suivantes. D’abord de l’eau pour tous, la réalisation de l’électrification rurale, des pistes rurales et enfin résoudre les difficultés des femmes qui passent toutes les journées à piler le  mil.  Toujours dans le Pudc, le président Sall a indiqué que ce projet doit satisfaire les besoins des populations. « Le Pnud intervient dans le Pudc en exécutant un marché rémunéré à hauteur de 3 %. Quel est le problème ? Le Sénégal a toujours fait ainsi, c’était le cas avec l’Agetip qui exécutait les marchés de l’Etat à hauteur de 5 % », a résumé le chef de l’Etat.
Dans son intervention après les explications des responsables sur les investissements prévus à Diamniadio, comme la zone spéciale, le projet du Train express (Ter), les logements sociaux qui ont déjà démarré, le chef de l’Etat a demandé que le Sénégal gagne par rapport aux nombreux efforts fournis. Il a exigé d’évaluer et de décider très rapidement.  
Accompagner les entreprises en difficulté
Le Président Sall a souhaité que le cap de l’émergence soit franchi très rapidement pour répondre aux besoins des populations et améliorer leur condition de vie. Il a donné des directives fermes au Premier ministre pour que le gouvernement accompagne les entreprises en difficulté. « Dès la rentrée, je veux que des réponses définitives soient apportées aux sociétés comme Suneor, Transrail, Sénégal Airlines, les Aéroports du Sénégal (Ads), Aibd. Je sais que la cellule de la Primature suis les entreprises en difficulté, mais parfois, il faut décider et avancer », a-t-il martelé.

Mahammad Boune Abdallah Dionne, premier ministre : « La Snts a repris avec 300 emplois »
Suite aux explications fournies par les directeurs généraux sur certains projets, le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Donne a rappelé que lors du Conseil des ministres décentralisé de Thiès, le chef de l’Etat avait pris l’engagement ferme de relancer la Snts, aujourd’hui, c’est chose faite, car 300 emplois ont revu le jour. Il a souligné que le Fongip a garanti 400 millions de FCfa. Ce qui a permis une levée de fonds de 800 millions de FCfa, soit 1,2 milliard de FCfa amenant la société textile à reprendre ses activités. D’autres exemples, selon lui, existent grâce au Fongip.

Synthèse El Hadji Abdoulaye THIAM


Déchainement de la mer à Hann, Mbao, Thiaroye, Bargny… : Des maisons détruites et d’importants dégâts matériels

Dans la nuit du dimanche au lundi, la mer s’est déchaînée occasionnant des dégâts matériels importants le long de la façade maritime allant de Hann Montagne à Bargny en passant par Thiaroye-Sur-Mer et Mbao. Plusieurs maisons ont aussi subi la furie de la houle qui a également entraîné l’échouage d’un bateau battant pavillon espagnol sur la plage de Mbattal à Thiaroye-Sur-Mer.

Hann montagne : La mer détruit une vingtaine de maisons
 La mer était très agitée dans la nuit du dimanche au lundi. Des vagues géantes ont déferlé au-delà du trait de côte habituel. L’onde a emporté des pans entiers des habitations qui sont les premières du rivage. La désolation a gagné des riverains.
Des charpentes désintégrées, des murs affaissés, d’autres fissurés, des riverains dehors tel est le décor du rivage dans les zones de Hann Montagne. Des poteaux électriques ont cédé. Les fils serpentent le sable fin. La furie de la mer a laissé sur place une onde de choc. Des fillettes, tenant leurs seaux, font la file devant une conduite de la Sones déterrée par les vagues. La plupart des poteaux électriques sont aussi par terre.  Seules des maisons aux fondations solides et en béton armé tiennent le coup. Des foules ont envahi la plage. Des sinistrés, des curieux, des pêcheurs, des mareyeurs sont dépassés par la force de la nature. Chacun y va de son commentaire.  Ici, aussi chacun a ses préoccupations. Là-bas, des victimes tentent d’extraire des décombres, des cintres  des ardoises, et d’autres objets de valeur. Jusqu’hier aux environs de 17 heures, la mer continuait de gronder. En face, les stigmates de son premier passage ne s’effaceront pas dans les jours à venir. Des habitations se sont effondrées comme des châteaux de cartes. La mer a foncé sur la terre sur plusieurs vingtaines de mètres et a emporté une vingtaine de maisons. Ici, hier, on discute sur la ligne habituelle de la jonction entre la terre et la mer. « En temps normal, elle se trouve à trente ou trente cinq mètres des habitations », renseigne Mbacké Seck, Président du Collectif des   Associations des Populations de Hann Bel Air.

Reveil brutal
Une sinistrée du nom de Awa Ndour ne croit pas toujours à ses yeux. Les événements se sont vite enchaînés. Des flots ont frappé avant-hier à sa fenêtre. Elle est désemparée. Elle a veillé avant-hier.  Elle  s’apprête à passer sa deuxième nuit à la belle étoile, après avoir confié tout à ses voisins. « Je ne pense pas y passer la nuit. Ce n’est pas prudent»,  confie la sinistrée. A côté, Gora Diouf est un  jeune homme. Il  est  contraint de dormir à la belle étoile ou d’aller squatter  une chambre chez les voisins. Sa  chambre est réduite à un amas de carreaux et de cailloux. Mais son armoire a aussi été emportée par la vague. Il explique toute sa perte : « dans cette armoire, il y avait mes habits et toutes mes économies ». Le jeune homme fait partie de ceux qui croient que la catastrophe est causée par les canalisations de l’Onas qui viennent se déverser dans la mer de Hann.  « Nous sommes nés ici et un malheur pareil ne s’était jamais produit. Depuis un mois, les canaux de l’Onas commencent à vider leur contenu et, comme par coïncidence,  nous sommes sinistrés », raisonne le jeune homme.  Fanta Ngom surveille sa maison encore humide, dont le fondement s’offre aux yeux, et les fenêtres en bois pendent. Elle raconte sa frayeur de la veille : « le poteau électrique qui se trouve près de ma maison a pris feu et moi et mes enfants criions à l’aide ». Pour elle, le canal qui « leur déverse toutes les eaux usées de la ville de Dakar » est à l’origine de cette situation.  En réalité c’est la mer qui s’est déchaînée.

Samba FAYE (stagiaire) THIAROYE SUR MER

Un bateau battant pavillon espagnol échoue sur la plage de Mbattal
La puissance des vagues n’a pas épargné les usagers de la mer. Le bateau battant pavillon espagnol « Virginia G » a échoué sur la plage de Mbattal après des heures de tangage en haute mer.
Un bateau battant pavillon espagnol a échoué, hier, sur la berge de Mbattal,  quartier sis à Thiaroye sur Mer. C'est un bateau sans cale que les populations riveraines ont vu échouer sur la plage avec à son bord un ressortissant ghanéen répondant au nom de John. C'est à la suite des conditions météorologiques défavorables à la navigation que la cale du bateau « Virginia G » immatriculé 8135 immo et appartenant à un armateur espagnol a cédé. Dès lors, le pilote n'a aucune autre alternative que d’être à la merci des vents violents qui balaient l’océan. Après des heures de tangage, le bateau échoue  sur la plage de Mbattal, provoquant d’importants dégâts matériels.  Il faut aussi signaler qu’en plus des maisons qui sont aux abords de la plage de Mbattal, des habitations faisant face à la mer de Thiaroye sur Mer et de Yarakh ont été envahies par les vagues.  
Les habitants sont ainsi plongés dans le désarroi. A notre passage sur les lieux, une foule nombreuse est visible sur la plage. « Aujourd'hui, tout Thiaroye sur Mer est en difficulté. Il sera difficile, pour la population, de se tirer d’affaire sans l’aide des autorités », a estimé le jeune Bada Ndiaye trouvé en train de discuter avec des jeunes du quartier.
Le maire de Thiaroye sur Mer, Ndiaga Niang, a visité les lieux en compagnie de l’autorité préfectorale et d’autres élus locaux. « Nous sommes là pour constater ce qui se passe et nous sommes en mesure de dire que c’est une situation inédite dans cette localité », a commenté M. Niang. Il a affirmé qu’ils sont en train de voir comment apporter du soutien matériel aux sinistrés.

Abdou DIOP

BARGNY et MBAO : Une houle géante occasionne d’importants dégâts matériels  
Une houle géante a entraîné d’importants dégâts matériels et bloqué des pêcheurs sur la terre ferme de Bargny à Mbao.  Les activités étaient au point mort au bord des rivages, hier dans la matinée, dans les localités précitées.
Lundi. Plage de Mbao. Il est 9 heures. Le ciel est chargé d’amas nuageux qui bruissent. Les conditions d’une pluie imminente sont réunies. Peu de personne s’aventurent dehors. Les pêcheurs brillent par leur absence sur les plages. Des vagues géantes déferlent. Aucune maison n’est emportée à Mbao. Le rivage est creusé par l’énergie de la houle. Les mouvements ondulatoires forcent le regard en dépit des dangers. Un vent violent balaie tout sur son passage.  
Au milieu de la furie de la nature, Amadou Seck est l’un des rares pêcheurs qui osent pointer le bout de leur nez aux abords de la plage de Mbao en cette matinée. Il s’est levé de très bonne heure,  dans l’espoir de prendre le large. Les vagues géantes l’empêchent de partir en mer. Il ne peut que contempler les déferlements. « Les conditions ne sont pas encore propices à la pêche. Dans  cette  situation, nous préférons patienter, le temps que la plage se calme,  pour ensuite prendre la direction de la mer », laisse-t-il entendre. Malgré le mauvais temps, des pêcheurs ont voulu braver la mer. Mais ils reviendront vite sur leurs pas. Un vieux pêcheur se promène et prodigue des conseils aux aventuriers. Il est sur la terre ferme. La vieillesse est une sagesse. A  Bargny, la situation est beaucoup plus déplorable. La houle a occasionné d’importants dégâts, les clôtures des maisons ont cédé. Cette ondulation de la surface des océans a pris d’assaut les demeures, faisant tomber certaines bornes sur son passage, notamment celles qui se trouvent au rivage de la mer. De nombreux bateaux de fortune sont arraisonnés sur la plage. Ils ne prennent pas le large.
Les pêcheurs ont subi de plein fouet cette fureur de la mer qui a emporté plusieurs matériaux.  Babacar Mbengue,  un pêcheur trouvé sur les lieux, déclare : « Un fort vent a commencé à souffler depuis hier. Il a pris des proportions inquiétantes dans la soirée. Nous avons, dès le matin, constaté plusieurs pertes matérielles. Des moteurs et des filets de pêche,  ainsi que des gilets de protection ont été remportés », dit-t-il.   

Oumar BA


Téléphonie mobile : La portabilité des numéros lancée aujourd’hui

altA partir d’aujourd’hui, les clients de la téléphonie mobile ont la possibilité de conserver leur numéro de téléphone s’ils désirent changer d’opérateur, gratuitement. C’est l’ère de la portabilité.
Le Sénégal entre, à partir d’aujourd’hui, dans l’ère de la portabilité qui est la possibilité offerte à un abonné de téléphonie mobile de changer d’opérateur tout en gardant son numéro de téléphone. Ce qui fait de notre pays le deuxième en Afrique à se lancer dans ce système. L’opération sera lancée par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) ce matin à Dakar, après un long processus de préparation effectuée de concert avec les opérateurs de téléphonie mobile, (lire encadré). Les frais de portage sont gratuits pour le client, précise un communiqué de l’Artp. Le délai maximum de portage d’un numéro ne doit pas dépasser 24 heures tout comme le délai d’interruption ne doit pas excéder deux heures. Le client qui fait un portage devra respecter un délai de trois mois pour changer encore d’opérateur, précise le communiqué.

Changer d’opérateur gratuitement
L’objectif de la portabilité, selon l’Artp, est de garantir les intérêts des consommateurs, améliorer la qualité du service, favoriser la baisse sur les prix, introduire de nouveaux produits et services, faciliter l’arrivée de nouveaux entrants. Ce système devrait permettre au consommateur, au-delà de la conservation de son numéro de téléphone, un accès à une meilleure qualité des produits et services, une réduction du coût lié au changement d’opérateur, une baisse des tarifs de services de télécommunications.
La portabilité a aussi comme avantage, pour le régulateur, l’Artp en l’occurrence, de favoriser l’apparition de nouveaux acteurs et services innovants, de rendre le marché plus compétitif, de renforcer la satisfaction des consommateurs, d’optimiser la gestion des ressources en numérotation. Pour les opérateurs, la portabilité offre une opportunité de croissance dans un marché en voie de saturation. En effet, le parc du mobile au Sénégal est estimé à 147.273.269 millions de lignes à la date du 31 décembre 2014 contre 13.133.772 lignes au 31 décembre 2013.
Le taux de pénétration ne cesse d’évoluer, s’établissant à 106,45 % en 2014 contre 16 % en 2005, 38,9 % en 2007, 76,4% en 2011, 84,80% en 2012 et 96,80% en 2013. La portabilité devrait aussi inciter les opérateurs à diversifier et à améliorer les produits et services, à analyser plus efficacement les causes profondes de « churn » (perte de client), à accroître leur parc avec les nouveaux entrants.

Aboutissement d’un processus basé sur l’approche participative
La portabilité des numéros de téléphone mobile qui entre en vigueur aujourd’hui au Sénégal, est le résultat d’un long processus réunissant l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et les acteurs de la téléphonie mobile. « L’Artp a adopté une approche participative dans la mise en œuvre de ce levier de régulation », lit-on dans un communiqué de l’autorité de régulation. Ainsi, une journée de concertation a été organisée sur l’opportunité de sa mise en œuvre avec tous les acteurs concernés. A l’issue de cette concertation, la majorité des acteurs du secteur se sont accordés sur la nécessité de mettre en place rapidement la portabilité. Par la suite, l’Artp qui a adopté la décision n°0009/2013/Artp/Dg/Col du 25/10/2013, a lancé officiellement le processus de mise en œuvre qui s’est déroulé selon un calendrier comprenant plusieurs activités en huit grandes étapes. Le 11 juin, elle publie la décision n°1034/Artp/Dem/Djc relative à l’adoption des lignes directrices consacrant l’option pour un mode de routage direct, un guichet simple, avec un interlocuteur unique pour le client (son nouvel opérateur) et une base de données centralisée qui sera gérée par une entité tierce. Dans son souci d’impliquer davantage les opérateurs dans les travaux, l’Artp a créé un comité de pilotage et quatre sous-comités (un sous-comité juridique présidé par l’Artp, un sous-comité technique présidé par Sentel, un sous-comité économique présidé par Expresso, un sous-comité parcours client et « process » présidé par Sonatel).

Malick CISS


Fermeture du campus social de l’ucad : Les étudiants plient bagages avec des complaintes

Prévue le 15 août dernier, puis prolongée jusqu’au 31 août, la fermeture du campus de Dakar est effective depuis ce lundi. Hier, dans la matinée, les derniers occupants étaient en train de plier bagages.  
En cette matinée de lundi fin août, un vent frisquet balaie les alentours de la cité des filles Aline Sitoé Diatta ex-Claudel du campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’ambiance enfiévrée habituelle a cédé la place à une atmosphère plus tranquille. Devant la grande porte de la cité, des valises et des bagages de toutes sortes sont alignées. A un rythme régulier, leurs propriétaires hèlent des taxis et embarquent. Au même moment, à l’intérieur de la cour, une jeune fille voilée traîne péniblement une grosse valise qui semble faire le double de son poids. Elle s’appelle Ndèye Arame Lô et est étudiante en Licence 3 à la Faculté de Droit. Comme  certaines de ses camarades, elle est dans l’obligation de quitter le campus ce lundi à 18 heures au plus tard, « délai de rigueur », précise Mme Thiam Ndèye Astou Sarr, chef du service de l’hébergement de la cité Claudel.
La fermeture du campus social de l’Ucad avait été fixée par les autorités du Coud au 15 août dernier avant que la mesure ne soit prolongée jusqu’ au 31 du même mois afin de permettre à certains étudiants de terminer leurs examens. « Cette fermeture est temporaire, les attributaires de chambres peuvent revenir et récupérer leurs clés en octobre et les occuper à nouveau jusqu’à la prochaine codification », ajoute Mme Thiam. Elle explique que cette mesure s’explique par un souci de procéder à la désinfection, à la dératisation et aux travaux de réfection des bâtiments, « comme cela se fait chaque année ».   Si l’on sait les conditions de vie et d’hébergement difficiles dans les chambres universitaires, cette décision est bien salutaire. Car à la cité Claudel, on compte quatre grands pavillons et huit petits pavillons pour un total de 988 lits.

Un gap de 149 lits
Le gap de 149 lits occasionné par la démolition du pavillon B2 n’est pas encore comblé. Du coup, les étudiantes sont obligées de s’entasser dans les chambres. Par exemple, à la chambre 76 du pavillon B3, le plus grand de la cité Claudel, Yaye Fatou Sène et ses amies y vivent à huit. Pour une pièce conçue pour deux occupantes, la promiscuité est plus qu’étouffante. « Nos deux lits ont été envahis par les punaises, nous avons été obligés de les sortir de la chambre et de dormir sur des matelas à même le sol. Nous espérons qu’à notre retour et après les opérations de désinfection, on nous en débarrassera », dit-elle tout en rangeant ses dernières affaires. Avec deux de ses amies, elles sont les dernières occupantes de la chambre. « Les cinq autres sont parties depuis longtemps. Nous, nous étions restées pour les besoins d’un concours », justifie cette étudiante en Licence 1 à la Faculté de Droit, ressortissante de Gagnick, un village situé dans la région de Kaolack.  Un étage plus haut, dans la chambre 136 presque vide, à part deux gros sacs rangés dans un coin, Yaye Assiétou Kébé, cheveux raz, couchée sur un matelas, éventail en main, est plongée dans ses cours.
Contrairement à ses sept camarades avec qui elle partage cette chambrette, cette étudiante en Master II d’Anglais est encore retenue par ses examens. « Je dois passer mes épreuves orales cet après-midi à partir de 15 heures. Mais le problème, c’est que les étudiants qui doivent passer sont nombreux et donc, il y a des risques que je sois renvoyée jusqu’à demain », souligne-t-elle d’une voix timide. La fermeture du campus étant fixée à 18 heures, elle est du coup en proie à un grand dilemme. Mais, prévenante, Yaye Assiétou a expliqué sa situation à la chef de résidence du pavillon qui lui a demandé de repasser pour voir ce qu’elle peut faire pour elle. « Si la dame n’accède pas à ma demande de dérogation, je serais obligée d’aller chez des parents à Dakar ; ce que je ne souhaite pas », confie-t-elle.

Cas des étudiants en Master
Selon elle, les autorités du Coud doivent se pencher sur la situation des étudiants en Master dont le calendrier est différent de celui des étudiants des autres niveaux. « Nous n’avons même pas encore fini notre premier semestre, puis nous avons nos mémoires et nos rapports à rédiger. Nous avons besoin de faire des recherches et de rencontrer nos encadreurs. Pour mon cas, en rentrant à Saint-Louis, je n’aurai pas cette opportunité », soutient-elle. Sur les raisons de la fermeture du campus, Yaye Assiétou pense qu’elles sont justifiées mais nourrit quand même quelques inquiétudes. « Chaque année, c’est le même refrain, mais quand je vois combien les chambres sont délabrées et sales à la rentrée, je me demande si réellement les opérations de désinfection ont été bien faites. Cette année, nous avons passé presque toutes les nuits sur les balcons à cause des punaises », confie-t-elle.
Au campus des garçons, où l’ambiance est beaucoup plus bruyante qu’à Claudel, c’est également l’heure du déménagement. Au pavillon B, l’écho des voix que renvoient les couloirs donne une idée de la situation : la quasi-totalité des occupants ont plié bagages. Ce que confirme M. Diack, le responsable du pavillon. « Presque tout le monde est parti, il y en a même certains qui n’ont pas attendu le deadeline pour remettre leur clé. Ceux qui sont encore sur place partiront d’ici 18 heures », dit-il. Il ajoute que les restaurants fermeront après le service du repas de midi. A la chambre 65 du pavillon B, Adama Sambou a fini de faire ses valises. Pour cet étudiant en 6ème année à l’Inseps, année de sortie, c’est son dernier hébergement au campus. « Je ne pourrai plus loger au campus, j’ai dû trouver une piaule dans le quartier de Liberté 4 », confie-t-il.

Elhadji Ibrahima THIAM 


Politiques hydrauliques : Le Sénégal candidat à l’organisation du Forum mondial de l’eau

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a déposé la candidature du Sénégal pour l’organisation de la 9ème édition du Forum mondial de l’eau. Il a fait cette déclaration en marge de la Semaine mondiale de l’eau qui s’est tenue, du 23 au 29 août 2015, à Stockholm, en Suède.

Le Sénégal a présenté sa candidature pour l’organisation de la 9ème édition du Forum mondiale de l’eau. L’information est contenue dans un communiqué parvenu à la rédaction et portant sur la dernière édition qui s’est déroulée, du 23 au 29 août 2015, à Stockholm, en Suède. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, en proposant la candidature du Sénégal, a mesuré les contraintes liées à l’organisation d’un tel événement planétaire qui réunit plus de 10.000 participants. « Le défi est certes grand, mais le Sénégal peut se donner les moyens d’organiser le 9ème Forum mondial de l’eau », a laissé entendre M. Faye à la Journée africaine organisée par le Conseil des ministres africains en charge de l’Eau (Amcow). Cette Semaine mondiale de l’eau, en plus des membres du cabinet, a enregistré la participation des directeurs généraux de la Sones, de l’Onas, de l’Ofor, du Pepam, de la Sde et des responsables de la cellule de coordination Omvs/Omvg. La candidature sénégalaise qui a reçu le soutien de l’artiste de renommée internationale, Youssou Ndour, intervient dans un contexte où le pays est en train d’accomplir des progrès dans le monde rural et aussi au moment où la couverture universelle est atteinte dans les villes. En outre, les ministres en charge de l’Eau du Kenya, de l’Algérie, du Zimbabwe, du Madagascar, du Burkina Faso et du Sénégal ont échangé autour du thème de « La gestion des ressources en eau et de l’assainissement en Afrique ». Si la candidature est  retenue, le Sénégal sera le deuxième pays africain, après le Maroc, hôte de cet événement.

I. SANE


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