A LA UNE

Effervescence commerciale, scientifique et culturelle : La 23ème Fidak démarre, aujourd’hui

CHEIKH NDIAYE, DIRECTEUR GENERAL DU CICES : « Nous finançons la Fidak, mais notre trésorerie est très tendue »
Pour son directeur général, le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) joue un rôle de régulateur social et économique important. Cheikh Ndiaye veut beaucoup plus de soutien financier pour ce « patrimoine national ». Pour cette 23ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak), un millier d’exposants et environ 400.000 visiteurs sont attendus. Beaucoup d’innovations vont marquer cette Fidak.

Pour cette 23ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak), vous avez comme thème « l’Intégration, levier clef pour un développement économique et social ». Pourquoi un tel thème ?
Nous avons choisi ce thème en réponse au pays invité d’honneur qui est la République fédérale du Nigeria. Un pays qui représente la tête de peloton économique de l’Afrique de l’Ouest. On ne peut pas faire du développement économique durable sans intégration. Et comme on le dit souvent, l’heure est aux grands ensembles. Il me parait être une harmonie et non une désharmonie de choisir ce thème sur l’intégration et le développement et de prendre comme pays invité d’honneur le Nigeria. Ce sont là les quelques raisons qui nous ont amené à choisir ce thème et ce pays invité d’honneur. Mais, il n’y a pas que cela, il y a aussi quelques raisons diplomatiques. Le Sénégal et le Nigeria entretiennent de très bonnes relations. C’est une bonne respiration diplomatique, une bonne santé diplomatique. Ce qui peut aussi justifier et le thème et le pays invité d’honneur.
Nous attendons le président du Nigeria, Son Excellence Goodluck Jonathan. Nous attendons également notre président de la République, Son Excellence Macky Sall. Inchallah, ils seront là pour l’ouverture de la 23ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak). »

La Fidak de cette année se passe dans un contexte caractérisé par la maladie à virus Ebola dans certains pays de la sous région. Quelle sont les dispositions prises pour la prévention ?
« J’en profite pour dire que cette édition a la particularité de coïncider avec les quarante ans du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Nous célébrons en même temps cet anniversaire. Tous les directeurs généraux qui ont eu à diriger le Cices, ainsi que les présidents du conseil d’administration qui sont passés ici, seront invités. Le Cices est un patrimoine national qui joue un rôle de régulateur social et économique important. C’est un outil à préserver. C’est vrai que la Fidak est un moment fondamentalement commercial, d’échanges, mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le forum scientifique, il y a le côté culturel. C’est pourquoi la Fidak est un moment d’effervescence culturelle, scientifique et commerciale.
En termes sécuritaires, nous avons trois volets : la grande sécurité publique assurée par la gendarmerie, la sécurité incendie-risque assurée par le Cices accompagné par la direction de la protection civile, c’est le côté extincteur, signification des panneaux, etc. Mais aussi il y a le côté sécurité sanitaire ; et tout de suite, tout le monde pense à Ebola. Vous avez certainement constaté, à la porte, qu’il y a un dispositif très imposant contre Ebola et ceci va être renforcé par des points de lavage des mains dans toute l’aire géographique du Cices. Tout ceci a été fait pour faire de la 23ème Fidak une foire sans Ebola. On se lave les mains à l’entrée, on se lave aussi les mains à la sortie. Voila à quoi nous invitons tous les Sénégalais et tous les participants. »

Cette 23ème Fidak est marquée par des innovations, c’est le cas de l’achat du ticket d’entrée qui fait participer automatiquement à une Tombola. Quelles sont ces innovations ?
Depuis que nous sommes venus au Cices, il était important pour nous d’innover. Chaque année, nous avons procédé à des innovations. La première innovation que nous avons amenée ici, c’est les codes barres. La seconde, c’est le service social, c'est-à-dire le dépistage du cancer, l’acquisition facilitée des passeports et des cartes d’identité nationale ou encore l’organisation de la randonnée (pédestre). Nous nous sommes dit qu’on ne peut pas faire du commerce sans un bon niveau de santé, comme le dit d’ailleurs l’adage, « un esprit sain dans un corps sain ». Depuis l’année passé, on a lancé cette idée, et vous avez constaté, avec moi, que cette année, la randonnée à connu un succès énorme. Toujours au sujet des innovations, nous avons développé des partenariats. C’est le cas avec Dakar Dem Dik qui va maintenant assurer le transport jusque dans la foire. Il y a aussi le partenariat avec la Lonase. Le billet pour rentrer dans la Fidak n’est plus à 500 FCfa mais plutôt à 600 FCfa. Les 100 FCfa de plus servent de billet tombola. Autrement dit, chaque personne qui rentre dans la Fidak peut gagner, à tout moment, quelque chose dans cette tombola. C’est la raison qui fait que le billet a connu une hausse de 100 FCfa. Nous souhaitons une bonne participation à tous les exposants, aux participants, bref à tout le monde.

A la date d’aujourd’hui, combien de participants avez- vous enregistré et de quel pays viennent-ils ?
Le Cices dispose de 16.000 m2 de surface couverte. A la date d’aujourd’hui, nous avons commercialisé 17.796 m2. Nous sommes donc légèrement en hausse de nos disponibilités de surfaces. Le taux de remplissage est de 111 %. Nous avons 15 pays de provenance officielle et 24 pays de provenance. Le nombre d’exposants tourne autour de 800 à la date d’aujourd’hui. Maintenant, il nous reste à maîtriser la commande parce qu’il ne faut pas suivre la demande comme l’année passée ; sinon on risque de se perdre et de ne plus maîtriser l’évènement. Pour nous, c’est un grand jour puisque nous attendons les présidents du Sénégal et du Nigeria. Nous nous sommes concentrés sur les préparatifs d’accueil. Nous voulons en faire un accueil exceptionnel tant en terme de qualité et de convivialité qu’en terme populaire. Tout le monde est convié et je remercie particulièrement la presse qui a joué un rôle important.

La Foire, ce ne sont pas tout simplement les échanges commerciaux mais c’est aussi un forum scientifique. Comment va se dérouler ce forum ?
Effectivement, le thème de cette année, c’est « l’intégration, levier clef pour un développement économique et social ». Il y aura des spécialistes de la question qui vont se réunir au Cices pour débattre de la question pendant trois, quatre à cinq jours. A la fin, un rapport portant exclusivement sur l’intégration sera produit et sera exploitable par le Cices et les autorités du Sénégal. Il y aura une production intellectuelle pendant la Fidak. Il y a aussi le côté culturel, le podium est géré par le groupe Gfm. Au total, on peut dire que la Fidak est une intégration des manches commerciale, économique et financière, la production scientifique et la manche culturelle.

Combien de visiteurs attendez- vous cette année ?
« L’année passée, nous avons fait un record de 300.000 visiteurs. Ce chiffre n’a jamais été atteint dans le passé. Cette année, nous sommes en attente de 400.000 visiteurs puisque les conditions sont favorables. Je pense que les exposants et les visiteurs ont toutes les raisons pour venir à cette 23ème édition de la Fidak. »

La Fidak est un moment privilégié pour de nombreux jeunes et de femmes de trouver un emploi. Combien d’emplois temporels allez-vous créer ?
 Il entre dans la tradition de la Fidak de donner du travail temporaire à ces couches de la population. Depuis que nous sommes-là, nous avons essayé, en conformité avec la vision du président de la République, Macky Sall, de faire le maximum dans ce sens. Nous avons, ainsi, relevé le niveau, et l’année dernière, nous avons créé 800 emplois temporels. Cette année, nous ne reculerons pas devant notre responsabilité sociale. Nous allons tout faire pour contribuer à la résorption du chômage au Sénégal, même si ce n’est que temporaire.

L’organisation de la Fidak demande, sans doute, des moyens. Est-ce qu’on peut savoir le budget consacré à cette 23ème édition ?
« Je vais vous surprendre, la foire est préparée exclusivement sur le budget du Cices. Et le Cices connait une trésorerie qui est très tendue. N’eût été le crédit fournisseur et nos efforts personnels, il serait très difficile d’organiser la Fidak. Tout ce que vous voyez ici comme investissement est exclusivement l’effort du Cices. Le budget de la préparation se situe autour de 400 millions de FCfa alors que vous voyez les difficultés financières dans lesquelles le Cices se débat. J’en profite pour attirer l’attention de l’Etat parce que nous souhaitons vraiment qu’il nous aide à mieux faire face à nos dépenses, à avoir une santé financière améliorée. La Fidak est un outil social important, c’est un régulateur social important, donc il faut aider le Cices qui est là pour organiser la Fidak. »

Propos recueillis par Aly DIOUF

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Recul du couvert végétal, dégradation des sols… : A Kédougou, l’orpaillage met en péril l’environnement

La règle d’or dans la préservation de l’environnement est le respect des écosystèmes. La recherche du gain ne peut avoir une primauté sur la protection des ressources dans la durée. Cupide, la main de l’homme détruit les arbres pour obtenir des moyens de vivre qui, à terme, le pousseront à sa perte. Sur les sites d’orpaillage comme Samécouta, le désastre environnemental est consubstantiel à l’insécurité. Dans sa mission régalienne, l’Etat marque une pause afin de réguler les activités, voire d’orienter vers des ressources alternatives, telles que le beurre de karité. Dans ce tableau contrasté, Sabodala fait figure d’éclaircie avec des efforts de conformité avec le code minier.
Au bout de la visite de travail qu’il a effectuée, du 20 au 22 novembre dernier, dans les régions de Kédougou et Tambacounda, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, rappelle le sens de l’action des pouvoirs publics : fermeté face aux périls et dialogue dans la perspective de solutions. Avec, en toile de fond, le respect des textes qui garantissent « des conditions optimales de sécurité environnementale ».

SAMECOUTA, SITE D’ORPAILLAGE

NATURE MORTE ET INSECURITE : L’attrait de l’or plante un décor sombre pour l’écosystème
Sur le site d’orpaillage de Samécouta dans le département de Kédougou, le ministre a pu mesurer l’impact négatif de l’orpaillage sur l’environnement. Selon Abdoulaye Baldé, la situation reste préoccupante.
La nature épanouie dans cette partie du Sénégal perd de sa robe de verdure scintillante depuis des lustres. Tel un écho à la nudité subite qui donne des rides au beau visage du paysage, le soleil s’assombrit comme dans un panorama annonciateur de la pluie. Situé à près de neuf kilomètres de la commune de Kédougou, le village de Samécouta, peuplé en majorité de Bambaras, se découvre à la lisière du site d’orpaillage. L’éclat de l’or, rêve qui habite nombre de chercheurs d’un mieux-être, donne une couleur pâle au chef d’œuvre de la nature. L’écosystème est une ressource en perdition face à l’attrait du métal précieux. La course effrénée vers ce minerai défigure un paysage édénique. Le site a les aspects d’un champ de bataille. Du sol aux arbres, la main destructrice de l’homme est impitoyable sur l’environnement. Le décor renvoie à des tranchées à la vue des larges et profondes excavations aménagées par les orpailleurs. Les arbres perdent pied, coupés de leurs racines, pour faire de la place aux grands trous nécessaires à l’orpaillage. Ce sont les cavernes du désarroi pour la nature, qui, en surface, plantent le décor d’une inquiétante déforestation. Tel un désert, le vide gagne du terrain sur les espaces naguère rehaussés par leur couronne verte. Les marques de l’action de l’homme sont visibles. Le constat est désolant. Un patrimoine s’écroule. Le legs écologique, accumulé pendant des centaines d’années, est dilapidé en un temps record.

Sols détruits, flore malmenée
« Les gros arbres que vous voyez (il montre du doigt des arbres qui ont été abattus par les orpailleurs), n’ont pas moins de 100 ans d’âge. En plus, ici, les orpailleurs cherchent de l’or dans des sols ferrugineux tropicaux. Leur formation prend au moins 400 ans. Ici, nous constatons que leur destruction se fait juste en deux semaines. C’est un problème. Et pourtant, le mètre cube de l’arbre qui a séché et que vous voyez là-bas (le venn) se vend à 400 000 FCfa à  Dakar », explique, avec amertume, le colonel des Eaux et Forêts, Cheikh Tidiane Ndiaye. Outre l’environnement, la vie est également en péril à cause de la récurrence des accidents et du règne de l’insécurité. La note est salée, parce qu’elle s’écrit en perte en vies humaines.
La nature agressée dans sa verte chevelure crie sa colère à travers les mouvements du sol. Dans ces sites d’orpaillage, aussi appelés « diouras », ce ne sont pas les accidents qui manquent. En effet, des éboulements de terrain, entrainant très souvent mort d’homme, y sont fréquents. « Les éboulements se produisent surtout pendant l’hivernage. Il y a même des morts. Des gens perdent leur vie quand ils descendent dans les puits aurifères », ajoute l’inspecteur des Eaux et forêts de Kédougou, Malang Kidiéra. « Le gouverneur de région a pris des mesures de fermeture. Dans le passé, on exploitait en saison sèche et en hivernage. Cette année, on a fermé tous les « diouras », car ils causaient beaucoup de problèmes », fait-il savoir, précisant qu’avant toute reprise de l’exploitation, il y aura des cartes d’orpaillage. M. Kidiéra n’a pas manqué de déplorer le fait que les orpailleurs abandonnent les sites sans restaurer les sols après usage.  «Nous souhaitons que les partenaires nous appuient pour remblayer le sol », dit-il. Selon lui, ses services mènent une campagne de sensibilisation  sur la nécessité de préserver l’environnement par le reboisement.
La pression sur le site a été énorme. Telle une marmite qui bout, l’explosion guette. Les convoitises sont dévastatrices pour la nature et meurtrière pour les hommes. Les pouvoirs publics ne tardent pas à réagir, à la faveur d’un arrêté du gouverneur de région, Moustapha Dieng, qui a suspendu l’exploitation artisanale de l’or au mois d’août dernier. Cette décision matérialise les instructions que le chef de l’Etat, Macky Sall, a données au Premier ministre, en mai dernier, lors de la réunion du Conseil des ministres délocalisé dans la région. A l’en croire, « Il y avait beaucoup de problèmes de sécurité et de salubrité dans les sites d’orpaillage ».

Entre les revenus et les périls
Pendant l’hivernage, il y avait beaucoup d’accidents, surtout des éboulements », souligne le chef de l’exécutif régional. «Aucune activité ne devrait être exercée ici. Ce site est illégal, car il ne fait pas partie de ceux définis par le ministère des Mines pour abriter une telle activité. Les exploitants artisanaux de l’or sont donc dans l’illégalité la plus parfaite », précise Ousmane Cissé, directeur des  Mines et de la Géologie. Il soutient que malgré la détention, par certains, de cartes d’orpailleur, ce site n’est pas autorisé. « Nous avons défini des zones dans lesquelles cette  activité peut se faire. Nous avons également fixé les conditions d’exploitation. Détenir une carte ne suffit pas. Il faut que les populations abandonnent définitivement cette zone », lance-t-il au chef de village.
Ce dernier se fait des soucis. Préoccupé par l’insécurité, Abdoulaye Diakité, chef du village de Samécouta, demande l’aide de l’Etat. « Nous sommes proches du Mali et de la Guinée. Nous demandons à l’Etat de nous aider à sécuriser Samécouta. Partout où il y a orpaillage, il y a délinquance », déplore-t-il. La fermeture des « diouras » commence à se faire ressentir. Le chef du village a même demandé aux autorités de revenir sur leur décision avec, comme mesure d’accompagnement, la réorganisation de l’activité. « Les jeunes ne travaillent pas. L’essentiel de nos revenus sont tirés de l’orpaillage. Si vous nous demandez d’arrêter, nous le ferons. Mais ce que je vous demande, c’est de nous aider à rouvrir ce site », supplie-t-il. Le directeur des Mines qui n’accède pas, pour le moment, à sa demande, renseigne : « L’or, vous n’en voyez pas la couleur, les populations non plus. Les étrangers viennent, exploitent la ressource et s’en vont avec. Donc,  il faut nous aider à vous aider », dit-il au chef de village, lui faisant comprendre que l’Etat, dans sa mission régalienne, s’est retrouvé dans l’obligation de prendre un arrêté pour mettre fin à l’exploitation anarchique, le temps d’y voir plus clair.

CODE MINIER ET NORMES DE L’OMS

La préservation de l’environnement comme une mine de bien-être
Après Samécouta, le ministre de l’Environnement a consacré le deuxième jour de son séjour à Kédougou au site industriel de «Teranga gold corporation» situé à Sabodala. Il s’est félicité des efforts consentis par l’entreprise pour le respect de l’écosystème mais soutient que la vigilance sera de rigueur.
Rallier cette localité située à près de 50 kilomètres de Kédougou relève d’un véritable parcours du combattant. L’axe Kédougou-Bembou est praticable. Mais une fois que ce dernier hameau est dépassé, en allant vers la zone aurifère de Sabodala, la piste sinueuse, longue de 40 kilomètres, éprouve aussi bien l’organisme humain que les organes des véhicules. Avec la délégation ministérielle, nous quittons Kédougou à 9h40 pour arriver à destination aux environs de 11h35. Certains, qui font le trajet pour la première fois, n’ont pu cacher leur étonnement de voir que cette bretelle de la route, ô combien importante, n’a pas été goudronnée.
En entrant dans l’exploitation de Teranga gold corporation (Tgo), la première image qui frappe le visiteur est la présence de lacs et d’arbres morts. Cette eau est utilisée par la société dans l’exploitation de la carrière. Une autre étendue d’eau est située non loin. C’est le bassin de résidu minier. Le responsable « Environnement » de cette société répond sans ambages que ces arbres ne sont pas morts à cause des produits toxiques. « Ces arbres sont morts, parce qu’ils sont noyés par l’eau. Ce sont des lacs d’eau potable, et chaque mois, nous faisons des prélèvements pour des analyses. Ici, nous n’utilisons pas le mercure », explique Christian Mace. Il soutient que sa structure tient compte de la protection de l’environnement. Superviseur des opérations environnementales Tgo, Marième Sène Diène soutient que ce bassin de résidu minier est une zone dangereuse ; d’où la clôture aménagée tout autour. Selon Mme Diène, quand le cyanure est exposé aux rayons du soleil, il se dégrade et sa concentration devient faible. « Le risque zéro n’existe pas, mais il n’y a pas d’infiltration sur la nappe », avance-t-elle. Une plage de taylin se forme sur cette étendue d’eau. 70 % du résidu sont recyclés. D’ailleurs, ajoute notre interlocutrice, un crocodile, des poissons et des oiseaux vivent dans le lac. A sa fermeture, les responsables du site ont prévu, en relation avec le service des Eaux et Forêts, de replanter des bambous.
Les responsables sont conscients des exigences de la règlementation. Ils disent en faire leur bréviaire. « Le code minier exige une étude d’impact environnemental et social. Les populations ont été associées à la réalisation de cette étude », souligne Abdou Aziz Sy, directeur général de Teranga gold corporation. Soutenant qu’une exploitation minière impacte sur l’environnement, il estime qu’il faut atténuer cet effet. «  Le ministre a visité le site, notamment la fosse de la carrière qui fait 200 mètres. Il y a tout un système de préservation de l’environnement. Le bassin de résidus respecte les normes de l’Oms (Organisation mondiale de la Santé, Ndlr) », assure-t-il. M. Sy déclare également que l’exploitation a des effets positifs puisque sa société appuie les populations par la construction d’infrastructures sociales de base.

Un reportage de notre envoyé spécial à Kédougou, Aliou KANDE

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FRANCE-SENEGAL : Le Grand chancelier de la Légion d’honneur décoré par Macky Sall

Le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur est hôte du Sénégal. Hier, il a été reçu en audience par le président de la République, Macky Sall. Le général d’armée,  Jean Louis Georgelin  a été décoré par le chef de l’Etat.
Auparavant, dans la matinée, il a rencontré son homologue, le vice-amiral Ousmane Ibrahima Sall, en présence des membres du Conseil de l’Ordre. Cette visite du général d’armée, Jean Louis Georgelin, fait suite à celle déjà effectuée, il y a un mois, par le Grand Chancelier, Ousmane Ibrahima Sall, en France. Recevant le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, le vice-amiral a dit tout l’honneur du Sénégal de recevoir, dans les locaux chargés d’histoire, son homologue de la France. « Ce qui nous lie à la Grande Chancellerie  de la Légion d’Honneur, c’est l’histoire commune de nos deux pays », a dit le vice-amiral Sall. Il a rappelé que nos deux Ordres nationaux ont été bâtis à partir de la Légion d’Honneur, citant le président Léopold Sédar Senghor qui tenait aux côtés pathétiques. Il s’est dit heureux d’avoir rendu visite à la partie française avant que celle-ci ne se rende au Sénégal. Après, ce fut la présentation des hommes et femmes membres du conseil de l’Ordre dont l’ancien gouverneur Thierno Birahim Ndao, Daniel Cabou, l’ambassadeur Claude Absa Diallo, les généraux Mouhamadou Keïta et Doudou Diop, le magistrat Serigne Ahmadou Ba et Mme Bineta Mbaye, ancienne enseignante. Dans son intervention, le général français a rappelé que la Légion d’Honneur a été créée en 1804 par Napoléon et elle a servi de matrice à beaucoup d’Ordres nationaux en Europe mais aussi dans des pays issus de l’empire, en Afrique occidentale.

« Je retrouve ici le même processus qu’en France et le même bonheur que lorsque j’étais chef d’Etat-major général des armées (Cemga) et chef d’Etat major particulier du président Chirac, en 2005 », a dit le Grand Chancelier. Il a également rappelé le rôle joué par le général Faidherbe notamment avec les lois scolaires, le pont Faidherbe et le chemin de fer.  Intervenant à son tour, le général de corps d’armée à la retraite, Mouhamedou Keïta s’est appesanti sur cette histoire commune partagée par les deux pays avant d’évoquer l’idée d’une Fondation nationale à l’image de celle qui existe en France.  En réponse, le Grand Chancelier de la Légion d’Honneur a dit que la Fondation mise en place en France après avoir débuté comme association  a pour objet d’aider les jeunes français méritants en les parrainant par un décoré qui leur donne conseils. 700 jeunes sont concernés par ce projet. « Quand on est un exemple à suivre, on doit mettre son talent au service des autres », a-t-il dit.  A la fin de la rencontre, le Grand Chancelier a signé le livre d’or en transmettant ses encouragements aux Sénégalais.

El hadji Abdoulaye THIAM

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Téléphonie mobile : La portabilité des numéros démarre début 2015

Un forum d’échanges sur le développement des services à valeur ajoutée a été organisé, hier, à Dakar, par l’Artp sur fond de plaidoyer pour le développement des services innovants dans le numérique. L’agence en a profité pour préconiser la création d’un système national d’adressage. Un préalable à la promotion du e-commerce, selon Abdou Karim Sall.
Très souvent, les grandes économies sont jugées à travers la qualité et la diversité de leurs petites et moyennes entreprises. Prenant à son compte cette donne, l’association des fournisseurs de service à valeur ajoutée (Sva) estime que les acteurs des télécommunications au Sénégal doivent participer amplement à la création de valeur ajoutée pour notre économie et pour la compétitivité du Sénégal sur le marché international. Par la voix de leur président, Moustapha Kane, les fournisseurs de services à valeur ajoutée pensent qu’au-delà des infrastructures de télécommunications, il est important, pour une économie comme la nôtre, de miser sur des services attractifs et innovants dans le domaine du numérique. « Les Sva sont passés, aujourd’hui, d’un caractère ludique à un besoin utile devenant même un palliatif au faible taux de bancarisation », a indiqué M. Kane, à l’ouverture du forum. « La création de valeur ajoutée doit intégrer davantage l’activité numérique », a-t-il ajouté. C’est aussi le point de vue du directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Karim Sall, même s’il va plus loin en invitant les professionnels du numérique à s’impliquer aux côtés des pouvoirs publics, dans la concrétisation de nouveaux chantiers comme la réglementation de la protection des données personnelles, le développement des services financiers ainsi que celui du commerce électronique au Sénégal.
Concernant ce dernier aspect, Abdou Karim Sall reste convaincu que le Sénégal ne peut pas développer le commerce électronique sans tenir compte d’un préalable fondamental : la création d’un système national d’adressage transparent. « Il faut, au préalable, avoir un système d’adressage très clair pour le Sénégal si l’on veut développer le e-commerce », a préconisé le patron de l’Artp. Il invite l’association des fournisseurs de services à valeur ajoutée (Sva) à investir ce chantier parmi tant d’autres afin de faire des télécommunications un véritable levier de croissance.

La portabilité des numéros de téléphone attendue en début 2015
Parmi les grands chantiers ouverts en 2014 par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), figure, en bonne place, celui de l’effectivité de la portabilité au Sénégal. Hier, à l’ouverture du forum d’échanges sur le développement des services à valeur ajoutée, le directeur général de l’Artp a indiqué que la portabilité sera effective en début 2015 au Sénégal. Cette opération, a dit Abdou Karim Sall, permettra aux Sénégalais d’avoir l’opportunité de changer d’opérateur de téléphonie sans pour autant changer de numéro. « C’est un long processus qui a débuté depuis le mois de juillet car il faut s’entendre avec les opérateurs sur certaines questions comme le parcours client, la gestion et les tarifs », a soutenu M. Sall. Le choix du prestataire qui va gérer la plateforme a été déjà fait de concert avec l’ensemble des opérateurs de la place, a-t-il ajouté. L’audit des coûts, autre projet de l’Artp, devrait être concrétisé également en 2015, a promis Abdou Karim Sall.

Un taux de pénétration de 49,42 % pour le marché de l’Internet
Revenant sur le dynamisme du secteur des télécommunications, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est revenu sur certains chiffres du rapport trimestriel de l’observatoire de l’Artp. En septembre 2014, par exemple, il mentionne un parc global de lignes de téléphones mobiles de 14.351.857. Soit un taux de 106,24 %  au moment où le marché de l’Internet est en constante progression au Sénégal avec une croissance soutenue établie à la même période à 6.675.513 d’abonnés. Soit un taux de pénétration de 49,42 %. L’Internet mobile continue aussi sa progression, a soutenu Abdou Karim Sall.

Seydou Prosper SADIO  

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ETATS-UNIS/CUBA : Les deux pays décident de rétablir leurs relations diplomatiques

altLe président américain, Barack Obama, a engagé, hier, un rapprochement spectaculaire des Etats-Unis avec Cuba, constatant l'échec d'un demi-siècle d'isolement du régime communiste.
"Todos somos americanos" (Nous sommes tous Américains), a lancé M. Obama lors d'une allocution qui devrait marquer son passage à la Maison Blanche.
Le 44e président des Etats-Unis a annoncé le rétablissement des relations diplomatiques avec La Havane et l'allègement des sanctions économiques.
Au même moment, à La Havane, son homologue cubain, Raul Castro, confirmait cette avancée historique tout en soulignant que la question de l'embargo économique, imposé à Cuba par John F. Kennedy en 1962, n'était pas résolue. M. Obama a appelé de ses vœux un débat - qui s'annonce déjà houleux - avec le Congrès américain sur la levée de cette mesure "inscrite dans la loi".
Le pape François, personnellement impliqué dans ces négociations menées dans le plus grand secret, a salué une "décision historique", louant le rapprochement entre les deux pays, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride. "L'isolement (de Cuba) n'a pas fonctionné", a souligné M. Obama sans détours, jugeant indispensable d'ouvrir "un nouveau chapitre" avec ce petit pays des Caraïbes. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, va entamer "immédiatement" des discussions, en vue du rétablissement des relations diplomatiques, interrompues depuis 1961. Perspective longtemps impensable, les Etats-Unis vont, par ailleurs, ouvrir une ambassade à La Havane "dans les mois à venir". Parmi les mesures annoncées pour favoriser les échanges économiques entre les deux pays, les Américains pourront désormais utiliser leurs cartes de crédit à Cuba et les institutions américaines pourront ouvrir des comptes dans les institutions financières cubaines. L'exportation de certains matériels de communication et télécommunication sera aussi permise, dans le but de développer Internet sur l'île.
Les voyageurs américains pourront également  rapporter, depuis Cuba, jusqu'à 100 dollars de tabac ; ce qui inclut, bien sûr, les célèbres cigares cubains. Si les voyages touristiques indépendants resteront, à ce stade, interdits, nombre de procédures seront assouplies pour les chercheurs, les enseignants, les journalistes ou encore les visites familiales. Selon un responsable américain, l'ancien président Fidel Castro, qui a cédé la place à son frère, Raul, en 2006, n'a pas été impliqué dans les discussions. Eternel contempteur du voisin honni, "Fidel" est resté célèbre pour ses longues diatribes anti-américaines.

- "Poignée de mains" -
Cette annonce historique intervient quelques heures après la libération d'Alan Gross, un Américain de 65 ans détenu, depuis 5 ans, à La Havane.
Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l'Agence fédérale américaine pour le développement international (Usaid), une branche du département d'Etat. Arrêté à Cuba le 3 décembre 2009, Alan Gross avait été condamné, en 2011, à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l'île communiste.
Il a été libéré dans le cadre d'un échange plus large d'un espion détenu à Cuba depuis 20 ans et de trois Cubains écroués aux Etats-Unis. Membres du +groupe des Cinq+, ces derniers ont été condamnés, en 2001, à de lourdes peines de prison pour espionnage et sont considérés à Cuba comme des "héros de la lutte antiterroriste".
Depuis l'arrivée de Raul Castro au pouvoir, en 2006, quelques timides signes de détente entre les deux pays étaient apparus. M. Obama avait en particulier assoupli les règles qui s'appliquent aux voyages vers l'île communiste.

Washington (AFP) 

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