A LA UNE

Fourniture d’électricité par la Senelec : A Sendou, la centrale à charbon sort de terre

Annoncée depuis quelques années, la construction de  la centrale à charbon de Sendou est devenue une réalité depuis quelques mois. Sur le site, les travaux d’excavation de la chaudière et les gros œuvres, dans tous les compartiments de la centrale, sont bouclés à 85%. A ce rythme, comme l’a indiqué le directeur général de la Senelec, Pape Allé Dieng, le réseau électrique pourrait recevoir, dans un délai de 14 mois, un apport de 125 MW avec comme corollaire la baisse annoncée des coûts de production et des tarifs. Une partie du matériel embarqué en Inde est déjà en route vers Dakar.

Un peu après Bargny, sur la brettelle qui mène à Sendou, on peut apercevoir le vaste site clôturé de la centrale à charbon de Sendou. C’est un site de 29 ha accessible à partir de la brettelle par une piste latéritique bifurquant dans les champs de gombo où quelques buissons font témérairement face à l’expansion du béton dans la presqu’île du Cap Vert. Annoncée à plusieurs reprises, la centrale à charbon de Sendou sort enfin de terre. Elle est construite par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), en collaboration avec le groupe indien Promac. Une centaine d’employés s’y activent de 8 h à 18 h, pour concrétiser ce projet si cher aux autorités sénégalaises.
Son implantation a permis l’installation de ce petit commerce de circonstance. En effet, à l’entrée du site, des dames tiennent des gargotes où elles proposent aux travailleurs des repas dans la matinée et en milieu de journée. Leurs huttes de fortune sont précaires. Elles sont constituées essentiellement de quelques branches coupées dans les environs et de palissades. Ici, les consignes de sécurité sont affichées. Elles rappellent, à toute personne qui entre dans le site, l’obligation de porter un casque, un gilet ou encore des bottes.
Non loin des affiches, juste à l’entrée, un agent de sécurité note scrupuleusement toutes les entrées. Il faut surtout se faire identifier. La sécurité est un maître-mot. Une société de gardiennage est spécialement engagée pour y veiller. A l’intérieur du site, le sol marécageux est verdi par l’hivernage. Quelques pistes, ici et là, mènent vers les différents chantiers. La nature du sol ne facilite point les déplacements en voiture. Des équipes d’ouvriers armés de pelles renforcent, à l’aide de calcaire, les parties les plus boueuses des pistes afin de permettre aux véhiculent de circuler sans difficultés. Pour visiter le site, le chef du département « Equipement et Production », Papa Toby Gaye, accompagné du chef de projet, Younousse Fall, du responsable « Environnement, Hygiène et Sécurité », de la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), Badara Guèye et le manager général de Promac Engenering Industries Limited, B. A. Nataraj, offre son service.

Un chantier démarré en novembre 2013
En  allant aux bureaux des concessionnaires, 3 à 4 sous sites majeurs se dégagent du vide. Il y a aussi quelques constructions dans des endroits bien précis du site. Dans les bureaux, à l’intérieur de la salle de conférence, les guides exposent les grandes lignes du projet, ainsi que la nature de leurs alliances avec les différents partenaires impliqués dans sa réalisation. Sur les murs, il y a différents plans de la centrale reproduits. Mais aussi des photos du directeur général de la Senelec, Pape Allé Dieng, en Inde visitant l’usine de production du matériel lourd. En principe, dans 14 mois, ce chantier démarré le 13 novembre 2013, doit être livré. A cause du foncier, les riverains se sont opposés, durant un certain temps, à la construction de la centrale sur ce site. « La question est réglée et l’on se réuni périodiquement », fait noter M. Guèye qui estime qu’en dépit de ce temps perdu, ils vont tout faire pour terminer, à temps, le chantier. En plus, l’emploi local est favorisé. Pour les postes qui ne nécessitent pas une certaine qualification, soutient-il, les locaux sont privilégiés. « 75% de ces emplois sont occupés par des gens de Bargny, Miname et Rufisque », renseigne M. Guèye, selon qui, « pour des raisons de monitoring, on demande aux employés leur pièce d’identité ».  
En quittant le bureau pour rejoindre les sites, on passe à côté d’un vaste entrepôt où des milliers de tonnes de fer de tous calibres sont entreposées. Des ouvriers vêtus de matériel de protection en prennent des pièces, les coupent, leur donnent des formes géométriques avant de les attacher à l’aide de fils de fer. Ils continuent le travail, imperturbables. Les pièces coupées et pliées en figures géométriques sont mises les unes sur les autres. Elles s’amoncellent. Plus tard, elles vont servir à la construction des semelles et autres composantes des fondations. Un peu à côté de cet entrepôt, une pelle mécanique creuse, à 5 m de profondeur, une superficie de 1.000 m2. Dans cette excavation gigantesque, s’activent quelques ouvriers, un camion benne et la pelle mécanique remplie à intervalle régulier. Debout, au bord de l’excavation, B. A. Nataraj, le manager général de Promac Engenering Industries Limited dont l’entreprise construit la centrale fait remarquer : « c’est la partie la plus importante de la centrale qu’on est en train de construire ici. Il s’agit de la chaudière ». Entamée, il y a environ un mois, la construction de la fondation de la chaudière se fait dans de la marne calcaire. « Il faut creuser et remplir l’excavation de sable de dune pour stabiliser », note M. Gaye.

Quelques matériels en place
Le respect des normes environnementales est une réalité à la centrale de Sendou. Le charbon étant réputé pollueur, les concessionnaires de la centrale ont prévu des moyens colossaux pour y faire face. Ils construisent, juste à côté de la chaudière, le dépoussiéreur sur une superficie de 600 m2. Ses fondations sont à 85% achevées. Il est aussi prévu une centrale à béton pour accélérer le rythme du travail, explique le responsable des gros œuvres de l’entreprise sous-traitante (Sosate), Alassane Bâ. Le dépoussiéreur sera équipé d’une cheminée de 150 m de hauteur. Il permettra de minimiser la pollution. Toujours, dans le cadre du respect de l’environnement, il est prévu une corniche pour relier la chaudière à la haute mer. Celle-ci est distante de la centrale de 700 à 800 m. Deux tuyaux vont relier les 2 sites. L’un va amener l’eau pour refroidir les machines et l’autre pour la rejeter à 100 m du rivage. Non loin de l’entrée du site, il y a un autre dépôt où une partie du matériel de la chaudière, du dépoussiéreur et de la cheminée, est entreposée. Il attend la fin des travaux de base pour être montée. Un autre bateau de matériel est attendu dans les prochaines semaines, renseigne M. Gaye, annonçant la construction d’un camping pour les employés indiens qui doivent faire le montage.
Un petit laboratoire et des magasins sont aussi en construction non loin de là. La centrale devant consommer 40.000 tonnes de charbon par mois, il est prévu la construction d’un endroit de stockage de la matière première.
Enfin, il est également retenuu la construction d’un poste de transformation géré par la Senelec. Il sera construit à l’extérieur du site, souligne M. Gaye, selon qui,  la centrale aura une capacité de production de 125 MW extensibles. Ce qui équivaut, présentement, à 25% de nos besoins. « Sans nul doute, si la centrale est opérationnelle, ce sera incontestablement une véritable bouffée d’oxygène pour le pays », indique le Dg de la Senelec, M. Dieng.

Etat d’avancement des travaux satisfaisant, selon la Senelec
Circonscrit sur environ 29 hectares, le site qui abrite la centrale à charbon de Sendou est en pleine chantier. Les quelques éboulements dues aux précipitations enregistrées dans le secteur n’ont pas entamé l’ardeur des ouvriers et des partenaires indiens à accélérer le rythme d’exécution des travaux sous la supervision de la Société national d’électricité (Senelec) et de ses sociétés sous traitantes que sont : la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) et son partenaire indien Promac, chargée de l’ingénierie, de l’approvisionnement en matériel et de la construction. Conformément au plan de masse établi par la Senelec, les Indiens ont entamé les travaux sur le site. Sur plusieurs centaines de mètres, la marne calcaire, cette argile gonflante est en train de céder la place à des excavations et fondations. A quelques mètres de l’entrée du site, un panneau de signalisation indique aux visiteurs les mesures de sécurité à respecter pour s’engouffrer à l’intérieur. Ici, le dévolu semble être jeté sur le périmètre qui doit abriter les principaux compartiments de la centrale à savoir la chaudière et le dépoussiéreur électrostatique communément appelé collecteur de poussière dans certaines unités industrielles. C’est avec joie que les promoteurs et les partenaires indiens lancent à qui veut les entendre, que le projet de Sendou est sorti de terre aujourd’hui. Revenant sur la topographie du chantier en cours, Papa Toby Gaye, chef du département « Equipement et Production » de Senelec, s’est réjoui de l’état d’avancement des travaux sur le site. Pour la chaudière, les travaux d’excavation sont presqu’à terme. Il en est de même pour le site devant contenir le dépoussiéreur. Ce compartiment va répondre aux normes édictées en la matière en environnement. Rien ne sera négligé pour répondre aux attentes de l’Etat du Sénégal, a indiqué Nataraj, un des responsables de la société indienne Promac, chargée de l’ingénierie. 45 semelles sur les 48 nécessaires pour l’élever les cheminées à 150 m de hauteur sont construites. Et les propos du responsable de chantier, Alassane Bâ, de la société Sosate, sont plus que rassurantes. Selon M. Bâ, le chantier pourrait être livré d’ici le 15 septembre courant. Ces deux compartiments sont les plus importantes pour une centrale à charbon, a laissé entendre Papa Toby Gaye. Après la chaudière et le dépoussiéreur, la société indienne s’attaquera à la construction d’un turbo-alternateur et d’un poste de transformation de 225 KW/h. Il sera lié à la ligne Sococim-Mbour pour le raccordement au réseau interconnecté de Senelec. A terme, la Senelec envisage d’établir une seconde ligne qui va quitter Kounoune pour se raccorder au même poste, a dit M. Gaye.
Respect des normes environnementales
Sur les 600 m2 qu’il va occuper, le dépoussiéreur de la centrale de Sendou, selon les ingénieurs, répondra aux normes édictées en la matière. Comme l’a indiqué le responsable du chantier, cette unité n’aura aucun impact négatif sur l’environnement.
Tout a été conçu pour qu’il (dépoussiéreur) puisse collecter, à l’intérieur, la totalité de la poussière qui proviendra de la transformation de la matière première, a rassuré le responsable de Promac.  Les vitesses d’injection dans les cheminées seront aussi importantes. Et les cendres qui seront récupérées par le dépoussiéreur, renseigne M. Nataraj, pourraient entrer dans la fabrication du ciment. Outre ce sous projet, il est prévu, sur le long terme, une fabrique de briques, souligne M. Fall. Il annonce également, l’ouverture, dans la centrale, d’un corridor sur une distance de 700 m en direction de la plage afin de drainer l’eau de mer vers les condensateurs. Les tuyaux devant servir à cette tâche seront enfouis et l’eau rejetée à plusieurs centaines de mètres de la plage.

Pape Alle Dieng, Directeur general de Senelec : « Avec Sendou, c’est ¼ des besoins actuels de Senelec qui sera pris en charge »
Le contrat d’achat indépendant qui lie désormais la Senelec à la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), à travers la centrale de Sendou, contribuera à, non seulement de diversifier les sources d’énergie par l’introduction de la filière charbon, mais aussi à faciliter l’accès à un combustible de meilleur marché, a indiqué le directeur général de Senelec.
Selon Pape Allé Dieng, depuis 30 ans, le Sénégal n’a jamais réalisé un projet d’une telle dimension dans le secteur de l’électricité. Il estime que le démarrage des travaux de la centrale de Sendou vient ainsi matérialiser la volonté du président Macky Sall de traduire en réalité le projet du mix énergétique au Sénégal. « Avec Sendou, c’est 1 milliard de KW qui sera injecté, par an, dans le réseau de Senelec, soit environ ¼ des besoins actuels du pays en électricité », a dit M. Dieng. S’y ajoute aussi les gains de subvention et l’accès à un coût moindre au courant pour les ménages et les entreprises.

Le coût du KW/h peut passer de 160 à 62 FCfa pour la Senelec
Outre les gains d’économie attendus sur les subventions allouées, chaque année, par l’Etat, pour la production d’électricité, l’arrivée de la centrale de Sendou dans le réseau de la Senelec, va également permettre à l’entreprise d’accéder à une énergie de moindre coût, a déclaré le directeur général de la société d’électricité, Pape Allé Dieng.
La Senelec pourrait acheter l’électricité produite par la centrale à raison de 62 FCfa le KW/h, contre 160 FCfa à l’heure actuelle, avec les hydrocarbures. Ce qui permettra à la Senelec de fournir aux Sénégalais de l’électricité à un prix beaucoup plus bas que celui qui est appliqué présentement, a-t-il ajouté.
L’augmentation de la puissance permettra aussi une meilleure sécurisation de l’offre d’électricité. Cela cadre bien avec le plan industriel de Senelec qui, selon le directeur général, retient bien le développement du mix énergétique au Sénégal.  

La main-d’œuvre locale privilégiée dans le recrutement
Le démarrage des travaux de la centrale de Sendou a été aussi une aubaine pour les jeunes en quête d’emploi dans la zone. Dans les différents chantiers ouverts sur le site, les entreprises et les experts indiens ont décidé de privilégier la main-d’œuvre locale. Ils sont nombreux les jeunes de Sendou, de Minam, de Bargny et de Rufisque qui ont pu trouver un emploi sur le site. Sur les 100 personnes qui s’activent, en ce moment sur le site, seuls 15 sont d’origine indienne. Le reste est composé de jeunes de la contrée, renseigne Badara Guèye, responsable à la Compagnie d’électricité du Sénégal. A terme, comme l’a indiqué un des responsables de l’entreprise indienne, 1.000 emplois seront créés dans la centrale. Par ailleurs, selon les responsables de la Senelec, un terrain de 50 ha a été trouvé pour remplacer l’espace qu’occupe actuellement la centrale. Cela, afin de répondre aux doléances des agriculteurs et autres producteurs des villages riverains de la centrale comme Minam, Sendou et Bargny.

Reportage de Seydou Prosper SADIO, Aly Diouf (textes) et Sarakh Diop (photos)

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Le premier ministre à la clôture des assises de l’éducation : « Les recommandations de ce conclave seront appliquées »

Présidant la cérémonie de clôture des Assises de l’éducation, samedi dernier, le premier ministre a affirmé que les recommandations seront appliquées.

Les recommandations des Assises de l’éducation et de la formation seront mises en œuvre. Cette assurance a été donnée, samedi dernier, à la clôture des Assises de l’éducation,  par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. « Cette fois-ci, les conclusions des assises de l’éducation et de la formation seront mises en œuvre. Il n’y a pas à douter de l’effectivité des recommandations et des réformes proposées », a-t-il assuré.   
Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement accordera également un intérêt particulier à la diffusion des valeurs de respect de l’intérêt général, de la citoyenneté, de la foi et de la créativité. «Les recommandations relatives à la gouvernance du système scolaire, au recrutement et à la formation des enseignants, à la stabilité de l’école seront prises en charge de matière particulière », a-t-il déclaré. Le gouvernement veillera aussi à la mobilisation de ressources financières conséquentes, en combinant ressources publiques, ressources privées et celles innovantes proposées par les Assises.
L’objectif est de bâtir une école à même de répondre aux besoins d’un Sénégal émergent, car le développement économique et social du pays dépendra essentiellement de la qualité de ses ressources humaines formées. C’est pourquoi, le Premier ministre a insisté sur la formation initiale et continue. «Nous veillerons à la relève des défis de la pénurie d’enseignants qualifiés, notamment dans les sciences et les technologies, à tous les niveaux du cursus éducatif disposant de capacités pédagogiques pour établir les liens nécessaires entre les contenus des cours dispensés et les réalités du monde du travail», a promis Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il s’est félicité de l’adoption des instruments que sont le Code de déontologie et le Serment de l’enseignant qui sont, selon lui, essentiels « pour construire cette école du mérite et de l’excellence ». En ce qui concerne le pacte de stabilité, il a indiqué que le gouvernement jouera son rôle. «Nous sommes pour une période d’accalmie de 3 ans avec zéro grève. Les moyens concernant le comité de dialogue social pour l’éducation et la formation seront dégagés», a-t-il promis.
S’agissant du statut social des enseignants, le Premier ministre est d’avis qu’il faut le revoir. « Nous le construirons ensemble parce que ceux-ci demeurent les piliers irremplaçables de l’école, principal creuset d’éducation de nos enfants, avenir de la nation. Nous avons donc le devoir d’assurer aux enseignants la dignité et le respect», a-t-il  indiqué.
Conseil présidentiel sur les recommandations
Le président de la République convoquera, très prochainement, un Conseil présidentiel autour des recommandations issues des travaux des Assises de l’éducation et de la formation, a annoncé le Premier ministre, lors de la clôture des travaux des Assises. «Ce sera l’occasion certainement de disposer d’une feuille de route et d’un dispositif institutionnel de suivi permettant de rendre compte de l’état d’exécution des directives du Conseil présidentiel», a précisé Mahammad Dionne.

Rentrée scolaire : Un conseil interministériel en septembre
Un conseil interministériel sur la rentrée scolaire 2014-2015 se tiendra courant septembre. «Le décret portant calendrier scolaire a été signé cette semaine donc, on sait, la date de la rentrée. Avant, à la Primature, nous ferons, courant septembre, un conseil interministériel sur la rentrée », a annoncé le chef du gouvernement.
Pour une « école de la réussite »
Après 3 jours d’échanges sur les propositions de recommandations du Comité de pilotage, un consensus fort s’est dégagé sur la nouvelle école que veut le  Sénégal : une école de la réussite.
L’horizon est tracé et les moyens pour y arriver définis. Le Sénégal veut, d’ici à 20 ans, disposer d’une « école de la réussite ». C’est le consensus fort qui s’est dégagé aux Assises de l’éducation et de la formation dont les lampions se sont éteints, samedi, après 3 jours d’échanges et de partage sur les propositions de recommandations formulées par le Comité de pilotage. Devant le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, la coordonnatrice adjointe du Comité d’appui scientifique de cette rencontre, Khadidiatou Tall Thiam, a égrené un chapelet de défis qui, s’ils sont relevés, permettront à l’école sénégalaise de retrouver sa triple vocation de construction du développement, d’intégration sociale et nationale et d’épanouissement individuel.
« L’école de la réussite », définie par les Assises comme une plateforme qui met en cohérence et en synergie plusieurs conditions, suppose un système éducatif ouvert à l’enseignement francophone, franco-arabe qu’arabo-islamique, un système éducatif qui donne toute sa place aux langues nationales, à l’éducation religieuse, aux valeurs et pratiques sociales de référence, à la culture scientifique, technique et technologique. Une telle école pose le devoir de réussir le passage de l’obligation scolaire de 6 à 10 ans, les abandons, une prise en charge conséquente de la petite enfance, de combattre les échecs massifs et de faire revenir le sport à l’école. « En somme, l’école de la réussite va donner, à chaque élève, les moyens de s’orienter vers une formation adaptée à son profil et offrant les meilleures perspectives de réussite », selon le rapporteur.

Revoir le mode de recrutement des enseignants
Pour ce faire, relever quelques défis secondaires est nécessaire : Edifier une école sénégalaise unifiée, efficiente, (dans un système de gestion sobre), vertueuse et créative, rénovée dans un environnement apaisé, autonome et ouverte sur le milieu où l’efficacité interne et externe est assurée, une école où la professionnalisation du personnel sera une réalité.
Les Assises ont particulièrement insisté sur ce dernier point. En effet, dans ses recommandations, la Commission « Qualité des enseignants» a proposé de revoir le mode de recrutement des enseignants. Il est préconisé de relever le profil pour le cycle fondamental en 2 phases : Bac pour le préscolaire et le cycle fondamental et la Maîtrise (Master) pour l’enseignement secondaire. A partir de 2020, les Assises proposent que seuls ceux qui sont titulaires d’une Licence puissent enseigner au cycle fondamental et que le Master ou la maîtrise soit exigé pour l’enseignement secondaire. Il est aussi proposé la validation des compétences des maîtres-coraniques et des chefs d’atelier d’apprentissage à travers un dispositif national. Pour le financement de l’éducation, les Assises préconisent la diversification des ressources par l’amélioration de la contribution de l’Etat. Il est proposé de créer une taxe sur les transactions financières et sur le tabac et l’alcool au bénéfice de l’éducation. La société civile et le secteur privé sont appelés à jouer leur partition. Il est également retenu d’explorer la faisabilité d’une Banque éducative.

Taxe sur le tabac et sur l’alcool pour financer l’école
Concernant la gouvernance du secteur, les Assises recommandent de revisiter et de dynamiser le cadre juridique et organisationnel, de renforcer le système informatisé d’informations, de promouvoir une école de la communauté avec une gouvernance partenariale transformationnelle, de renforcer l’informatisation et la décentralisation des personnels et des salaires pour plus d’efficacité, de faire de la communication un axe majeur du secteur.
La Commission « Formation professionnelle » recommande une orientation spécifique en renforçant les liens entre les écoles de formation professionnelle et technique avec le patronat, de promouvoir l’entreprenariat et de porter les apprenants dans ce sous-secteur de 30 à 40 % des élèves. Cela suppose une meilleure gouvernance du secteur, le développement de l’offre de formation, l’augmentation du budget d’investissement, un dispositif d’insertion professionnelle.
La Commission « Qualité et équité » propose de réformer les programmes d’enseignement, d’améliorer le temps de travail à l’école, de réactualiser et de mettre en œuvre une politique linguistique claire et cohérente. En outre, elle a préconisé de développer la culture des mathématiques, des sciences et technologies, de définir une politique nationale pour l’intégration des Tic, de faire revenir et de redynamiser l’éducation physique et du sport à l’école, de mettre en place un programme de développement de l’art et de la culture, de mettre en place une politique nationale de l’évaluation, etc.

Un code de déontologie
Pour un environnement scolaire apaisé, la commission « Stabilité et Dialogue social » appelle à diligenter l’organisation des élections de représentativité des organisations syndicales, d’instaurer « un dialogue inclusif, fécond et franc » entre tous les acteurs du système, d’instaurer un « pacte de stabilité » entre les ministères concernés et les partenaires sociaux, de mettre en place un « Observatoire national et local de veille, d’alerte et de suivi des engagements ». Un serment de l’enseignant, un code de déontologie et un pacte de stabilité ont été adoptés au cours de ces Assises.
Les différents acteurs (syndicats, autorités étatiques, partenaires techniques et financiers etc.), se sont engagés à ne ménager aucun effort pour que ces recommandations puissent être mises en œuvre dans l’intérêt de l’école sénégalaise et du Sénégal. 

Aliou KANDE et Elhadji Ibrahima THIAM

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Fièvre hémorragique Ebola : Les personnes en contact avec le malade identifiées et mises sous surveillance

altLe ministère de la Santé et de l’Action sociale, dans un communiqué parvenu à la rédaction, a informé que le jeune guinéen infecté par le virus Ebola et admis aux services des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann se porte bien. « Son état général s’améliore », a-t-on indiqué. Malgré cette amélioration, le patient, mis en quarantaine depuis lors, continue de recevoir un traitement approprié. Les autorités du ministère de la Santé ont informé que l’ensemble des personnes ayant été en contact avec lui ont été identifiées et mises sous surveillance. « Elles font l’objet d’un examen médical quotidien », lit-on dans le document. Et la concession dans laquelle était domiciliée la personne atteinte de la fièvre hémorragique Ebola depuis la Guinée a été entièrement désinfectée par le Service national de l’Hygiène. Les autorités sanitaires sénégalaises rappellent que les services de Santé, sur l’ensemble du territoire national, en collaboration avec les autres secteurs, sont mobilisés et appliquent les directives édictées en matière de sensibilisation, surveillance, détection et prise en charge de cas suspects. A ce jour, aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré au Sénégal. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale réitère son appel à la sérénité et à une application rigoureuse des mesures préventives préconisées. Il rappelle que le dispositif de surveillance et de riposte à la fièvre à virus Ebola déjà mis en place, ainsi que toutes les mesures et procédures rendues nécessaires après l’apparition du premier cas importé ont été mis en œuvre.

Eugène KALY

Toujours en isolement, le jeune Guinéen « se porte bien »
Le jeune Guinéen infecté par le virus Ebola se porte bien, mais se trouve toujours en isolement à l’Hôpital de Fann, à Dakar, selon un médecin interrogé hier par la Radio Futurs médias (Rfm). Ce malade « se porte bien et n’a plus de fièvre », a-t-il dit, soulignant toutefois que d’autres tests devront être réalisés prochainement sur le patient. Un premier cas de fièvre Ebola a été signalé vendredi dernier au Sénégal par le ministère de la Santé et de l'Action sociale. Un jeune Guinéen infecté par le virus Ebola est mis en quarantaine à l'hôpital de Fann, à Dakar, où il reçoit un traitement, a annoncé la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck. Le cas de cet étudiant de 21 ans inscrit dans une université de Conakry (Guinée) a été signalé mercredi aux autorités sanitaires sénégalaises par les responsables guinéens, qui l'avaient perdu de vue, selon Mme Seck.                    

      (APS)

L’archidiocèse de Dakar appelle à la vigilance et au respect des règles d’hygiène  
Suite à la confirmation, vendredi dernier, d’un cas importé de fièvre hémorragique à virus Ebola par le ministre de la Santé, le vicaire général de l’archidiocèse de Dakar, abbé Alphonse Seck, a appelé les Sénégalais à la sérénité, à la vigilance et à la prudence. « Soyons vigilants ensemble et ne cédons pas à la panique ! », a-t-il conseillé à travers une note pastorale envoyée à tous les prêtres, responsables de mouvements, associations et groupes d'apostolat. Abbé Alphonse Seck, par ailleurs curé de la paroisse Saint-Paul de Grand-Yoff, a demandé à tous les curés et administrateurs de paroisses de l’archidiocèse de Dakar, aux religieux, surtout ceux qui sont dans les postes de santé, de collaborer avec les médecins et autres personnels médicaux pour sensibiliser et informer les fidèles sur les dangers, les symptômes et le traitement de la maladie d'Ebola. Le curé de Saint-Paul a également invité les prêtres à choisir un moment du rassemblement eucharistique pour reprendre les recommandations préventives formulées par le ministère de la Santé et en faire une large diffusion par tous les moyens possibles.
A la fin de la messe de ce dimanche, abbé Alphonse Seck a sensibilisé les fidèles catholiques de Grand-Yoff sur cette épidémie en les conseillant de veiller au respect des règles d’hygiène. Par exemple, en se lavant régulièrement les mains avec du savon. « Quand vous êtes propres, vous avez de fortes chances de ne pas attraper la maladie », a-t-il dit.
Le vicaire général de l’archidiocèse de Dakar, au nom du cardinal Théodore Adrien Sarr, a encouragé le gouvernement et toutes les personnes qui tentent tout ce qui est possible aujourd’hui pour mettre sous contrôle cette épidémie. Il a prié pour que Dieu préserve le Sénégal et les pays de l’Afrique de l’Ouest de cette fièvre hémorragique.

E. KALY

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Corps de contrôle : Le chef de l’Etat renforce les moyens du Contrôle financier

altLe chef de l’Etat Macky Sall a reçu, samedi, au palais, les contrôleurs financiers. Ces derniers, au sortir de leur audience, ont exprimé leur satisfaction quant à la bonne gestion et la bonne gouvernance dans les entreprises du secteur parapublic. Toutefois, ils ont déploré le non respect, par certaines sociétés, des dispositions de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada). Le Président Sall a renforcé les moyens de ce corps.

« Nous adressons nos félicitations au secteur du parapublic minoritaire où l’on a noté une bonne gestion et une bonne gouvernance. Il s’agit notamment des banques, des assurances, des sociétés stratégiques comme la Sonatel et autres », a déclaré Marie Gaye Ndiaye, contrôleur financier, à l’issue d’une audience au palais. Elle ajoute que la gestion de performance et la gouvernance d'entreprise sont appliquées dans le secteur parapublic. Mme Ndiaye explique que le contrôle financier est présent dans le secteur parapublic qu’il suit de manière quotidienne. « Nous sommes au moment de la prise de décision dans les structures qui sont suivies. Nous assistons aux réunions des organes délibérants qui définissent les politiques stratégiques régissant les budgets et le vote des états financiers », a souligné Marie Gaye Ndiaye. Selon elle, si des entorses ou des anomalies sont constatées, des recommandations sont formulées puis adressées à l'autorité. Une fois acceptées, elles sont transformées en directives présidentielles adressées au Premier ministre pour exécution. Cependant, les contrôleurs ont relevé que certaines entreprises n'arrivent toujours pas à respecter les dispositions de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), notamment en ce qui concerne la dotation des budgets dans les délais et les états financiers.

Interpelée sur la réaction du président de la République durant l’audience, Mme Ndiaye soutient que la réponse du chef de l'Etat était au-delà de leurs attentes. « Nous étions confrontés, dans le passé, à beaucoup de difficultés dans le contrôle financier comme le renouvellement des effectifs, le manque de moyens matériels, l'absence de siège et les ressources financières pour faire face à nos charges de fonctionnement », a-t-elle déclaré. Des problèmes qui ont trouvé des solutions puisque, selon Marie Gaye Ndiaye, le président a pris des mesures importantes dans ce sens.
Les contrôleurs financiers s’intéressent surtout à la gestion des finances des entreprises du secteur parapublic, des collectivités locales, des agences et autres organismes assimilés.

Abdou DIAW (avec RTS)

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Coupe du monde de basket masculin : Victoire des Lions face au Porto-Rico (82-75)

altPremière victoire des « Lions » en match de poule dans une Coupe du monde après 4 participations. L’équipe du Sénégal a remporté, hier, son deuxième match de la poule B, à Séville (Espagne), face à l’équipe de Porto Rico (82-75). Une victoire précédée par une défaite, samedi, lors du premier match contre la Grèce (87-64). L’équipe du Sénégal jouera son troisième match aujourd’hui contre la Croatie à 10h 30 (Gmt).

Les félicitations du chef de l’Etat
  Après leur victoire historique, hier à Séville face à Porto Rico, les « Lions » du basket ont reçu un message de félicitations et d’encouragement du chef de l’Etat, Macky Sall. En voici la teneur
La 17ème édition du Championnat du monde masculin de basket-ball renommée Coupe du Monde de basket-ball a été l'occasion, pour l'équipe nationale du Sénégal, de gagner une précieuse victoire sur l'équipe de Porto Rico après une très belle fin de partie face à la Grèce, marquant ainsi une entrée historique de nos représentants dans cette compétition mondiale. Le peuple sénégalais, uni et fier, salue cette  performance de la lucidité,  du jom et ngor et je voudrais, en son nom, vous adresser mes chaleureuses félicitations ainsi que l'expression renouvelée de ma profonde gratitude. En faisant preuve de courage et d'abnégation, en pensant sans cesse à ce peuple qui a consenti d'immenses efforts pour  vous offrir des conditions optimales de participation et de performance, vous avez honoré le drapeau que j'ai eu l'honneur et le privilège de vous remettre au nom de la Nation. Je ne doute point de votre volonté  à tout mettre en œuvre pour poursuivre votre marche victorieuse vers le sommet avec foi, détermination et sens élevé de dépassement.            
Que la grace de dieu vous inspire et vous aide à réaliser vos nobles et légitimes ambitions.     

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