A LA UNE

Macky Sall face à la presse : « Nous n’avons pas un problème de moyens, mais de délais d’exécution »

Le chef de l’Etat qui faisait face à la presse notamment la Rts, Gfm et D-Média, a salué, hier, à Kaffrine, la bonne tenue des finances publiques dans un contexte de relance économique. Le président Sall a abordé de nombreux sujets : l’agriculture, la grève des enseignants, la transhumance politique, le conflit en Casamance, etc. Il a assuré que le Plan Sénégal émergent se porte bien.

Inondations à Kaffrine

La problématique des inondations à Kaffrine reste dans nos esprits. L’année dernière, cette ville a connu de graves inondations avec une descente en pente des eaux qui a engendré des dégâts énormes. Cela a fait l’objet d’une intervention immédiate. Nous avons engagé l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) qui a commandité une étude globale sur l’assainissement de la ville. Nous avons même identifié le partenaire qui doit payer les études qui se chiffrent à 150 millions de FCfa. L’assainissement coûtera quelques milliards. Dans les nouvelles constructions routières, la dimension assainissement est bien prise en compte.

Agriculture

S’agissant de l’accès aux intrants et aux difficultés notées dans la commercialisation dans l’arachide. Depuis quelques années, des efforts ont été faits. Pour la commercialisation, ce n’est qu’en 2013-2014 que le prix au producteur a atteint son niveau actuel, c'est-à-dire 200 FCfa le kg. Jamais auparavant le prix n’avait atteint ce niveau. Nous prenons toutes les dispositions pour que ce prix fixé conjointement par les producteurs, les operateurs et les industriels soit respecté comme prix du marché. Malheureusement, il est apparu des pratiques de dumping, communément appelée le « mbapat » qui consistent à créer des lenteurs dans le financement pour que les producteurs pressés bazardent leur production. Nous tenons à ce que les catégories les plus défavorables ne fassent pas l’objet de ce chantage que nous condamnons fortement. Pour éviter cela, nous avons travaillé pour que l’arachide sénégalaise puisse sortir de notre pays. Cela a été un travail extrêmement long et difficile pour accéder aux marchés comme ceux de la Chine. Il a fallu nous mettre aux normes, expliquer comment notre système de production est réalisé, etc.

Près de 90.000 tonnes d’arachide déjà exportées vers la Chine
Près de 90.000 tonnes d’arachide ont déjà été exportées vers la Chine. Cette année, cela a été une bouffée d’oxygène. Il arrive même que le kilogramme d’arachide soit vendu à 250 FCfa. Mieux, l’Etat a déclenché le processus en faisant une commande par anticipation de semences. Nous avons  acheté 50.000 tonnes d’arachide que nous avons payées immédiatement pour déclencher la campagne. Nous avons aussi travaillé avec les industriels et les opérateurs privés afin que le marché puisse fonctionner dans les règles avec des crédits à jour.
Si la campagne ne marchait pas, vous l’aurez entendu dans les discours pendant mon séjour. S’agissant des intrants, nous avons fait ce qu’aucun gouvernement n’a fait. La réalité et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Notre capital semencier est en voie d’être entièrement renouvelé. Pour l’arachide, jusqu’en 2011, les quantités disponibles étaient de l’ordre de 500 kg d’arachide en semences certifiées, soit moins d’une tonne. En 2012, nous étions à 6.000 tonnes. De 2012 à 2013, nous étions à 25.000 tonnes. Et d’ici l’année prochaine, nous tendons vers les 50.000 tonnes. Autrement dit, après 2016, nous aurons complément renouvelé le capital semencier arachide en pré-base et en base pour permettre l’augmentation de la productivité. Les semences interviennent pour près de 30% sur la productivité de l’arachide.

Des machines subventionnées
Après les semences, nous avons les engrais. Nos sols sont appauvris du fait des effets de la monoculture arachidière. Elles ont perdues leur valeur nutritionnelle, il faut donc les fertiliser. Depuis quelques années, nous avons mis 8 et 11 milliards de FCfa, tous les ans, pour subventionner l’engrais. Nous avons continué à soutenir les agriculteurs de modestes revenus avec du matériel attelé. Nous avons mis à leur disposition 20.500 machines subventionnées à 70%. Au-delà du paysan modeste, nous avons des agriculteurs qui sont engagés dans la production céréalière dans le cadre du Pse et il faut mécaniser l’agriculture à grande échelle. Nous allons mettre sur le marché 1.400 tracteurs. S’ils sont bien utilisés, ils devront entraîner une véritable révolution agricole au Sénégal. L’Etat prendra les 60 % sous forme de subvention et les producteurs 40% par la voie du crédit bancaire. L’agriculture sénégalaise est aujourd’hui en train de changer de visage. Si nous avons lancé l’autosuffisance dans des délais aussi rapprochés, c’est parce que nous avons changé de méthodes de travail. Les ressources que nous y mettons aujourd’hui sont sans commune mesure. En plus de l’engagement, nous avons mis les moyens pour exiger des résultats.

Bonne tenue des finances publiques
Le Sénégal a été épargné cette année. Le rapport de la Banque mondiale évalue la croissance africaine globale moyenne à 4% alors que nous nous sommes à 4,5% et nous devrions même atteindre les 5% malgré les effets combinés d’Ebola et un hivernage qui n’a pas été pluvieux. Depuis 2012, la croissance est évolutive.
Chaque année, nous réalisons un programme de 1.000 km de pistes. Ce que le Sénégal ne pouvait faire avant, puisque les ressources étaient affectées au fonctionnement et non au développement. Mais, depuis deux ans, nous avons en moyenne un peu plus de 1.000 milliards de FCfa par an dans l’investissement. Cette année, 995 milliards de FCfa sont affectés à l’investissement direct indépendamment des ressources de fonctionnement. Nous pouvons, aujourd’hui, décider de faire directement une route de 20 milliards ou de 25 milliards de FCfa. Nous pouvons aussi décider, comme je l’ai fait, de construire, dans l’année, deux universités pour 130 milliards de FCfa sans aller quémander de l’argent ailleurs ou aller négocier avec un bailleur. Cela est dû à la bonne tenue des finances publiques et aux arbitrages qui étaient difficiles au départ. Nous avons même changé la méthode de concevoir un budget. Le budget obéit à la satisfaction des priorités contenues dans le Pse à travers le Plan d’actions prioritaires (Pap). C’est pourquoi la croissance commence à rebondir. Et les secteurs aussi répondent en matière de production. Nous sommes sur la bonne voie. Il ne faut pas s’étonner que tout cela se passe très vite.

Plan Sénégal Emergent

Lorsqu’en février 2012, je me suis rendu à Paris pour rencontrer la communauté internationale afin de pouvoir compléter les 10.000 milliards de FCfa nécessaires au Plan d’actions prioritaires (Pac) 2014-2018, nous avions besoin de 1.800 milliards de Fcfa et quelques pour le secteur public et un peu plus pour le secteur privé. Nous sommes revenus avec 3.600 milliards de FCfa d’engagements fermes. Aujourd’hui, en une année, nous avons mobilisé 35 %, soit plus du tiers de ces ressources qui devraient être étalées sur 5 ans. C’est un record absolu. C’est l’expression de la confiance des partenaires envers notre pays. Certains d’entre eux sont allés jusqu’à 40 %. C’est le cas de la Banque islamique de développement (Bid). Nous sommes véritablement dans la mise réelle et effective du Pse qui se porte très bien. Aujourd’hui, nous n’avons pas un problème de moyens. Ce que nous suivons, c’est plutôt l’exécution des différents projets dans les délais. C’est pourquoi j’ai lancé la Gestion axée sur les résultats (Gar). Toutes les actions sont aujourd’hui évaluées.

Endettement

Le Sénégal est crédible. Tous les partenaires du monde veulent acheter l’eurobond ou le sukuk sénégalais. Ce qui fait cela, c’est le respect de la parole économique. Le Sénégal respecte ses engagements en matière de remboursement de la dette et à temps. Aujourd’hui, la signature de notre pays est très forte. Si on voulait lever un milliard de dollars, nous pouvons le faire. Des bailleurs comme le Fmi vont nous accompagner. Nous avons un endettement prudentiel. Nous sommes en train de racheter cette dette plus chère en une dette plus étalée dans le temps avec un taux beaucoup plus bas. Lorsque je venais d’arriver, nous payions 56 milliards de FCfa par mois au service de la dette. Ce qui est un peu plus élevé que le salaire des fonctionnaires. Aujourd’hui, elle s’améliore en qualité. Ce qui fait que nous pouvons encore financer les infrastructures.

Sénégal Airlines

Nous essayons de sauver Sénégal Airlines, mais c’est une société qui est mal partie. Elle n’a pas eu le capital nécessaire pour être véritablement une compagnie aérienne malgré la volonté et l’abnégation du personnel. Il faut un véritable plan de sauvetage pour cette entreprise.

Transhumance politique

Au nom de quel principe quelqu’un n’a pas le droit de quitter un parti d’opposition pour aller dans un parti au pouvoir ? Je suis un libéral. On ne peut pas enfermer les gens dans de faux carcans. Ensuite, au Sénégal, les acteurs politiques ne sont pas nombreux. Nous faisons à peu près 5 millions d’électeurs sur 13 millions d’habitants. Les majorités se jouent dans ces 5 millions d’électeurs. Comment allez- vous maintenir votre majorité si vous ne pêchez pas dans le camp adverse. C’est un jeu de vases communicants qui est tout à fait normal en politique. Il ne faut pas le dramatiser. Ces mouvements existent depuis que le Sénégal fait de la politique.

Réduction du mandat

Les gens dans mon camp sont libres d’avoir une opinion. Moi j’ai ma volonté, mais il faut que je respecte celles de mes partisans. Je dois faire l’effort de les convaincre de la pertinence de mon choix. En proposant 2016, je voulais du temps pour travailler. Arrivé à cette date, on pose le débat avec la forme juridique la plus appropriée. J’ai pris un engagement et je le porterai devant le peuple sénégalais. Sous quelle forme ? Je pense que cela doit être un référendum mais d’autres disent non. Maintenant, laissons le temps aux spécialistes que nous commettrons de voir quelle est la meilleure démarche. En dernière ressort, il appartiendra aux Sénégalais de décider. Ceux qui sont impatients d’aller aux élections n’ont qu’à attendre que le débat soit tranché.

Procès Karim Wade

Il est normal de mettre l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) à la disposition des avocats de la défense. Je me suis renseigné auprès du garde des Sceaux qui m’a fait savoir que le juge a un mois, après la lecture de l’arrêt, pour le rendre disponible. Il me semble même que cela a été fait hier (Ndr : avant-hier). Il est toujours dans les délais. Il appartient maintenant à la défense de donner une suite à cette affaire. Nous sommes toujours dans la procédure et vous comprendrez qu’en tant que président de la République, je ne peux pas m’étaler sur une procédure en cours. Quand tout sera terminé, je pourrais répondre avec plus de précision à cette question.

Déclaration de patrimoine à l’OFNAC

La loi protège les données personnelles. Je ne connais pas encore ceux qui ont fait des déclarations et ceux qui ne l’ont pas fait. Je ne suis pas censé le connaître. L’Office national contre la fraude et la corruption (Ofnac) doit recueillir les déclarations de patrimoine dans le cadre d’une relation avec la présidente. Il faut que l’on soit attentif à la nature des informations qu’on peut divulguer en ce qui concerne les secrets professionnels. C’est la loi qui fait obligation aux membres de l’Ofnac de respecter leur serment. Par contre, l’Office a tous les moyens, de par la loi, d’obliger tous les ayants droit à faire leur déclaration et s’ils ne le font pas, je dois être saisi par voie officielle. La loi prévoit des sanctions  administratives qui peuvent aller jusqu’à une rétention de salaire. Pour le moment, je n’ai pas encore été saisi par l’Ofnac pour faire le point sur un manquement. Donc, de mon point de vue, tout se passe normalement dans le cadre de ces déclarations de patrimoine.  

Manquements sur le loyer

Nous avions comme ambition de réduire le prix du loyer et cela a été fait. On ne peut pas continuer à diminuer les prix parce que nous sommes aussi dans une économie. Nous devons à la fois protéger les locataires et les bailleurs. Une mesure forte a été prise avec des baisses conséquentes. S’il y a des manquements, il existe des mécanismes que les locataires peuvent utiliser pour dénoncer des situations particulières. On ne peut pas prendre une mesure d’ordre général parce que des bailleurs ont joué un peu pour changer les règles. Les recours existent avec la Commission sur la concurrence, les services de contrôle et de prix. (…).

Mairie de dakar

Les collectivités ont des compétences transférées parce que nous prônons une gouvernance de proximité. La loi sur la décentralisation évolue tous les jours pour que les élus locaux  puissent avoir les moyens de répondre aux attentes des populations. Il y a des compétences qui ne relèvent pas des collectivités locales. Les périmètres des pouvoirs transférés sont très clairs. Sur 600 collectivités, pourquoi faire le focus sur la ville de Dakar ? Il faut ramener les questions à leur juste niveau. On n’a un ministère chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. S’il y a des problèmes, ils doivent être réglés à ce niveau. Pourquoi vouloir ramener la question de la dotation à l’échelle du président de la République. Il faut respecter l’ordre des relations entre l’Etat central et ses démembrements. S’il y a un problème, il existe des relais, des recours, une autorité administrative, un préfet. Je ne peux pas comprendre que dès qu’il y a une feuille morte dans la rue, qu’on indexe le président de la République. Le président a autre chose à faire que de s’occuper de répartition de fonds de dotation. J’ai interpellé le ministre en Conseil des ministres sur cette question que j’ai apprise dans la presse. Il n’y a pas de problèmes particuliers entre le président de la République et quel que élu local que ce soit.

Crise scolaire

Au moment où nous parlons, le gouvernement est en discussion avec le grand cadre des enseignants. Je pense que cela devra aboutir à un accord. L’essentiel des points a été respecté. J’ai promulgué, ici à Kaffrine, la loi qui a été votée  récemment sur la modification du statut des fonctionnaires devant aboutir à la titularisation des corps des volontaires et des vacataires. Cela permettra de faire un certain de nombre de rappels de ces corps émergents. La seule doléance qui restait, c’était d’évaluer les impacts sur les autres aspects de cette titularisation et de voir sa « soutenabilité » et sa faisabilité. Sur ce point, le gouvernement s’en remet à la Commission de discussion avec les syndicats. Une fois que nous aurons arrêté ce processus, nous pourrons faire ce rappel additionnel. Cependant, il y a de nouvelles revendications sur les indemnités de logement. On ne peut pas porter aujourd’hui une revendication et dire qu’on va la satisfaire aussitôt. Il faut sauver l’année scolaire. C’est anormal qu’on mette plus de 347 milliards de FCfa dans ce secteur et que l’école soit ce qu’elle est aujourd’hui. Tous les Sénégalais doivent déplorer ce fait et intervenir pour que l’école soit sauvée. Je lance un énième appel de détresse aux enseignants et leur dit que le gouvernement reste disponible. Sauvons notre école, sauvons l’année scolaire. Il ne sert à rien d’inciter à des situations qui peuvent être extrêmement graves pour l’avenir de notre école. Par conséquent, j’appelle à la signature d’un accord entre le gouvernement et les enseignants. Je salue le rôle des facilitateurs pour arriver à un accord global. Nous gardons espoir qu’il y aura un compris entre le gouvernement et les enseignants.

Arabie Saoudite

A mon retour de Ryad, j’avais indiqué que la situation à la frontière sud du royaume d’Arabie Saoudite a été au menu des échanges entre le roi Salman Ben Adel Aziz et moi. Le Sénégal est ami de ce pays. Nous avons une diplomatie basée sur une constante : une politique de bon voisinage. C’est aussi des alliés constants depuis notre indépendance. Cette ligne n’a pas changé malgré le changement de régime. Nous étudions la possibilité de participer à la sécurisation des frontières et l’intérieur de l’Arabie Saoudite. Mais pour que cette décision soit prise, il faut des préalables. On ne peut se lever et envoyer comme ça des troupes sans pour autant étudier le terrain, la voie juridique mais aussi les types d’accord qui peuvent nous lier à ce pays, et sans en donner une explication aux Sénégalais. Lorsque nous sommes en maintien de l’ordre, de la paix, ce sont des dispositions qui ne nécessitent pas forcement une information préalable devant le parlement. On peut le faire par courtoisie républicaine. Lorsqu’on envoie des soldats dans le cadre des Nations unies, on n’est pas aussi obligé d’informer le parlement. Le Sénégal n’est en guerre contre aucun pays. Ce n’est pas une déclaration de guerre que l’assemblée doit pouvoir ordonner. Mais lorsque toutes les études seront faites entre nos deux armées, entre nos diplomates et les deux chefs d’Etat, s’il s’avère que je dois envoyer des troupes, je le ferais dans le cadre de cette relation privilégiée. Si la décision est prise, l’information sera donnée. Mais d’abord, notre devoir est de voir si l’éventualité se pose, quelle doit être la posture, la mesure à prendre et dans quelle condition cela devra se faire. Tous ceux qui doivent travailler dans cette posture le font déjà (...). Une fois que cela est fait, la décision sera prise, mais ce n’est pas encore le cas. Nous ne sommes pas dans des oppositions entre chiites et sunnites. Ce n’est pas cela le combat. Nous sommes dans le cadre d’une relation diplomatique forte entre le royaume d’Arabie Saoudite et la République du Sénégal. Nous l’avons déjà fait avec le Koweït en accompagnant une coalition mondiale à l’époque. Si le devoir nous appelle à participer, à aider le royaume d’Arabie Saoudite à la sécurisation des lieux saints ou celle de l’espace, le Sénégal pourrait certainement apporter son aide.

Relation avec la Gambie

Le président Yaya Jammeh sait bien que le Sénégal n’est pas dans les dispositions pour faire quelles que actions que ce soient pour essayer de déstabiliser son régime. Nous avons autre chose à faire que de nous immiscer dans des problèmes de la Gambie. Maintenant, le Sénégal est une terre d’accueil, c’est aussi une réalité. Il y a des anciens chefs d’Etat, des journalistes qui vivent en paix chez nous. Nous leur disons seulement de respecter le droit d’accueil et d’asile. Un Gambien qui vient chez nous n’a pas besoin ni d’autorisation encore moins de visa, mais une fois qu’il s’implante on ne tolère pas qu’il attaque le régime gambien. C’est pourquoi, nous avons expulsé Sidiya Bayo parce qu’il s’engageait dans une politique de dénonciation du gouvernement et du président gambien. C’est ce qui s’est arrivé aussi à un bloggeur tchadien. Un Gambien qui vit tranquillement chez nous, ne peut pas être expulsé et c’est valable pour le Guinéen ou toutes les autres nationalités. Dire que le Sénégal est une terre de déstabilisation, c’est nous faire un mauvais procès. Je suis préoccupé par le développement du Sénégal et je ne suis pas dans autre chose.

Hausse des appels entrants

L’assurance apportée aux Sénégalais de l’extérieur par rapport à l’augmentation du prix des appels entrants a été faite dans le communiqué du dernier conseil du Conseil des ministres tenu à Dakar. Il n’y a aucun risque d’augmentation sur les tarifs du téléphone. Par contre, on a décidé de  contrôler les volumes des appels entrants pour l’ensemble des opérateurs. C’est normal, parce que nous avons une rémunération basée sur ce volume. A mon arrivée au pouvoir, nous avons supprimé la surtaxe qui était la justification pour augmenter les tarifs de téléphone, pourtant  les prix n’ont pas baisé. Il y a donc un problème.

Couverture Maladie Universelle

Nous avons lancé la création d’une Agence de Couverture maladie universelle (Cmu). Elle travaillera en étroite collaboration avec les mutuelles de santé et fera la communication institutionnelle requise, les tournées vers les populations cibles pour développer la mutualisation en faisant en sorte que le taux de pénétration soit plus important.

Bourses de sécurité familiale

Cette année, 200.000 bourses sont octroyées pour un montant de  20 milliards de FCfa.  L’année prochaine, nous allons passer à 300.000 et ce sera le plafond. Mon engagement dans « Yoonu Yokkuté », c’était 250.000 bourses. Donc, à partir de l’année prochaine, je vais même dépasser l’engagement que j’avais pris. De 25 milliards de FCfa, nous passerons à 30 milliards de FCfa. J’ai déjà négocié avec certains de nos partenaires. Le programme de bourses familiales a eu beaucoup de succès. Des partenaires qui l’ont beaucoup accompagné essaient de le faire partager avec d’autres pays.

Crise en Casamance

J’aimerais lancer un appel à la presse pour ne pas amplifier des phénomènes tout à fait anodins. Qu’il y ait un accrochage dans un processus, cela peut parfaitement se comprendre parce que l’armée fait des rondes, de jour comme de nuit, sur l’ensemble du territoire national. Maintenant, s’il arrive que dans ces rondes elle trouve des gens qui sont en possession d’arme là où ils ne devaient pas l’être, il peut arriver qu’il y ait une confrontation (...). Cela ne remet pas en cause le processus de paix. Mon engagement est très fort en matière de promotion de la paix dans cette partie du Sénégal. La presse doit nous aider en évitant d’amplifier les choses qui n’ont parfois rien à voir avec la réalité. Des gens viennent souvent pour briser le processus de paix. Vous ne devenez pas être le relai de ces informations parce qu’il y va de la sécurité nationale. Nous essayons de donner des réponses complètes au développement de la Casamance parce que c’est le pendant qui accompagne le processus de paix.
L’Etat n’est pas dans une dynamique de guerre en Casamance. Je lance, encore une fois, un appel à l’ensemble des membres du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) à travailler avec le gouvernement  dans la confiance pour qu’on retrouve la paix en Casamance.

Ndiol Maka SECK et Ibrahima BA

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Négociations gouvernement-grand cadre : Des avancées, mais pas d’accord signé

Les négociations, hier, entre le gouvernement et le Grand cadre des syndicats d’enseignants n’ont pas encore permis d’arriver à un accord concret. Des avancées significatives et substantielles ont été enregistrées certes, mais les syndicalistes préfèrent rendre compte d’abord à leur base avant de décider de la suite à donner à la grève.

Après près de huit tours d’horloge et malgré les bons offices des médiateurs de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental, le gouvernement et le Grand cadre des syndicats d’enseignants ne sont pas encore parvenus à un accord. Il n’est ressorti de l’évaluation du protocole d’accords signé le 17 février 2014 que des engagements. En effet, sur les points inscrits à l’ordre du jour, le gouvernement a apporté des réponses à certains d’entre eux et concernant ceux qui ne peuvent pas être réglées immédiatement, il a pris des engagements et établi un échéancier pour les résoudre.
Les syndicalistes se sont contentés de prendre bonne note et d’aller rendre compte à leur base avant de décider de la suite à donner à la grève qu’ils ont entamé et qui dure depuis deux mois. « Nous avons un mandat de représentant, nous ferons en sorte que le compte rendu soit le plus fidèle possible à la base, laquelle pourra apprécier, à leur juste valeur, les réponses du gouvernement. La base est la seule à pouvoir dire la suite à donner à notre mouvement », a déclaré le coordonnateur du Grand cadre, Mamadou Lamine Dianté.

Pas de levée de mot d’ordre
En attendant, la levée du mot d’ordre n’est pas à l’ordre du jour. Les engagements du gouvernement n’étant pas, à leurs yeux, suffisants pour que le mot d’ordre de grève soit levée. « Ce n’est pas à l’ordre du jour », a précisé M. Dianté. Cette position, le ministre de l’Education nationale ne la partage pas. Pour Serigne Mbaye Thiam, « des avancées substantielles et significatives ont été apportées aux préoccupations des organisations syndicales ». Il en conclut donc qu’à défaut de lever le mot d’ordre de grève, les syndicalistes doivent être en mesure de le suspendre. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’à défaut d’une levée, qu’il y ait au moins une suspension du mot d’ordre. Les questions qui restent ne méritent pas qu’on mette en péril le devenir des élèves et de l’année scolaire », a dit le ministre. Selon lui, les interventions des différents médiateurs et les réponses que le gouvernement a données suffisent comme garantie.

24 points réalisés sur 33
Un peu plus tôt, le ministre de la Fonction publique, Viviane Laure Bampassy, a fait le point sur la situation de l’exécution et de la mise en œuvre des points d’accord inscrits dans le protocole d’accord signé le 17 février 2014. Elle a rappelé que sur les 33 points d’accords, à ce jour, 24 ont été réalisés entièrement. Il y en a que cinq qui cristallisent encore l’attention des enseignants. Il s’agit des questions relatives à la validation des années de vacation, de contractualisation et de volontariat, aux rappels de mise en solde, à l’habitat social, à la formation diplômante, au relèvement des indemnités et aux lenteurs administratives. Mme Bampassy a assuré que sur l’essentiel de ces questions, « le gouvernement a apporté des réponses concrètes adossées à un échéancier clair qui va permettre de mettre le curseur sur chacune des actions que nous aurons à mener ». Elle a espéré que « les syndicalistes prendront la pleine mesure de l’engagement du gouvernement et de la dynamique d’ouverture dans laquelle il est pour apporter la réponse que tout le Sénégal attend : le retour des enfants à l’école ».

Ponction des salaires : Les syndicalistes dénoncent, le ministre convoque la loi
Certains enseignants grévistes ont vu leur salaire du mois de mars ponctionné des jours de grève. Mamadou Lamine Dianté qualifie cette mesure d’ « illégale ». « Dans ce contexte où les uns et les autres appellent à l’apaisement, cette décision ne fera que jeter de l’huile sur le feu », a-t-il mis en garde. Cependant, pour le ministre de l’Education nationale, cette mesure n’a rien d’illégale. « C’est l’application de la loi et non une sanction », a dit Serigne Mbaye Thiam. Réfutant le terme de ponction, il parle de « non-paiement des jours non travaillés ». « Le gouvernement qui utilise l’argent du contribuable sénégalais pour payer des fonctionnaires ne peut pas payer des jours non travaillés. C’est le corollaire du droit de grève. Le gouvernement a montré sa bonne volonté et son désir d’apaisement, parce que n’ayant pas appliqué la loi ni au mois de février ni au mois d’avril. On ne peut pas continuer à utiliser l’argent des contribuables sénégalais pour payer des gens qui restent des jours sans travailler », a martelé le ministre.

Elhadji Ibrahima THIAM

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Passage à la TNT : Un nouveau cadre juridique prévu pour accompagner le basculement

Le basculement à la Télévision numérique terrestre (Tnt), prévu le 17 juin prochain, sera accompagné, selon Mamadou Baal, expert au Comité national de pilotage du passage de l’analogie au numérique (Contan), par un nouveau cadre juridique, qui sera mis en place pour encadrer cette révolution audiovisuelle.

Dans l’objectif de bien faire bénéficier les populations du basculement à  Télévision numérique terrestre (Tnt), prévu le 17 juin  prochain,  un nouveau cadre juridique sera mis en place pour encadrer cette évolution technologique en matière de télédiffusion. C’est, du moins, ce qu’a annoncé, hier, Mamadou Baal, expert au Comité national de pilotage du passage de l’analogie au numérique (Contan). Il s’exprimait lors d’un séminaire de partage sur les opportunités et enjeux socioéconomiques de la Tnt, organisé à l’intention de l’Association des journalistes des Tic. « Un cabinet a été commis pour retravailler tout le cadre juridique existant. Il s’agit donc de fixer de nouvelles règles en terme de régulation », a-t-il indiqué. Selon lui, à travers les conclusions de cette commission, il y aura un nouveau cahier des charges que tous les éditeurs de télévision devront accepter et signer pour pouvoir continuer à faire leur métier. Pour M. Baal, la gestion de ce nouveau paysage audiovisuel est essentielle. Cela, eu égard surtout aux enjeux économiques, juridiques, sécuritaires, environnementaux, politiques que suscite cet ambitieux projet numérique du Sénégal.
Par ailleurs, Mamadou Baal est largement revenu sur les avantages du passage de l’analogique au numérique. A l’en croire, ce basculement à la Tnt permettra de libérer des fréquences, lesquelles pourront être utilisées dans d’autres domaines, notamment dans le secteur des télécommunications et de l’Internet à haut débit. Non sans oublier l’enrichissement du service universel, l’aménagement du territoire ainsi que la possibilité d’avoir de nouvelles politiques industrielle et culturelle. La Télévision numérique terrestre offre également des possibilités de réduction des coûts d’exploitation, la flexibilité de la gestion des réseaux et d’économie énergétique. Dans le cadre de sa vision numérique, l’Etat du Sénégal, a expliqué M. Baal, s’est engagé à fournir aux Sénégalais de l’Internet à haut débit. C’est dans ce sens qu’il compte faire une extension de son réseau de fibres optiques qui va passer de 1.500 à 3.500 kilomètres. L’objectif, finalement, est de permettre à toutes les populations où qu’elles soient d’accéder à l’Internet de haut débit devenu, aujourd’hui, un levier de développement économique.
De son côté, Ousseynou Dieng du Contan a insisté sur la nécessité, pour les télévisions, de revoir leurs contenus, en faisant preuve d’une capacité de création et d’innovation. « La Tnt sera une occasion de développer des contenus visant à promouvoir la diversité culturelle à travers un paysage audiovisuel reflétant notre projet de société », a-t-il fait comprendre.

Le prix des décodeurs fixé autour de 10.000 FCfa
Le décodeur Tnt qui sera commercialisé par le Groupe Excaf Télécoms ne dépassera pas 10.000 FCfa, grâce à la subvention de l’Etat, selon Mamadou Baal. Il s’agit d’une façon de permettre à tous les Sénégalais d’en avoir accès. Déjà, une bonne partie de ces décodeurs a été réceptionnée. D’après le Contan, le processus va continuer jusqu’au moment où tous les foyers seront totalement pris en charge. « Nous allons faire en sorte que tout le monde puisse disposer de décodeur avant la date butoir. On ne basculera que lorsque la majorité des populations sera en possession de leurs décodeurs », a tenu à rassurer Pape Ciré Cissé, directeur technique d’Excaf. Il a précisé que « le basculement n’entraînera pas l’arrêt simultané de la diffusion analogique mais il y aura une diffusion analogique et numérique jusqu’au moment où tous les Sénégalais seront prêts à passer au numérique ». Les populations pourront également compter sur des équipes d’Excaf télécoms pour l’installation de ces décodeurs de nouvelle génération.

Ibrahima BA

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Exploitation des ressources minières : Le privé invité à investir dans le secteur minier

Présidant, hier, un colloque international organisé par le Meds sur les enjeux du secteur minier sénégalais, le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a souligné l’attractivité du secteur minier au Sénégal et encouragé le privé à y investir.
Le ministre de l’Industrie et des Mines a encouragé le secteur privé à impulser les investissements dans le secteur minier et à accompagner le Sénégal à atteindre l’émergence. « Les mines comptent parmi les secteurs les plus prioritaires du Plan Sénégal émergent », a soutenu Aly Ngouille Ndiaye, lors de l’ouverture du colloque international que le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) a organisé, hier, à Dakar, sur les enjeux du secteur minier au Sénégal. Il s’est félicité de l’attention qu’un regroupement comme le Meds accorde au secteur. Selon le président du Meds, Mbagnick Diop, le nouvel environnement des affaires et les chances de pénétrer des marchés plus réputés constituent un atout de poids pour attirer davantage le privé dans le domaine des mines au Sénégal. Abordant la thématique du colloque, le ministre de l’Industrie et des Mines a déclaré que le gouvernement veut ériger le Sénégal au rang de hub minier régional. « Pour ce faire, le Sénégal dispose d’atouts à la fois sur le plan géologique et institutionnel permettant d’inscrire notre pays à moyen terme comme une destination de choix pour les investisseurs », a soutenu M. Ndiaye. A l’en croire, l’attractivité du secteur des mines réside dans le fait que le gouvernement s’est engagé dans une politique dynamique de promotion des ressources minières. « Beaucoup de permis de recherche sont déjà octroyés à des compagnies aussi bien nationales qu’internationales. Le Sénégal compte également d’énormes potentialités minières, et des investissements énormes ont été consacrés dans le secteur », a-t-il soutenu. Aly Ngouille Ndiaye a toutefois indiqué que « le marché reste ouvert à d’autres opportunités d’investissements. L’Etat n’ayant pas d’appréhension quant à l’origine des investisseurs et de leurs moyens ».

L’Etat à la fin du processus sur le Code minier
Par ailleurs, le ministre a évoqué la question du nouveau Code minier en gestation depuis longtemps. Selon M. Ndiaye, cet instrument de gouvernance sera bientôt soumis au gouvernement. « L’Etat est presque à la fin du processus, et le document pourrait être examiné au courant du mois de mai », a soutenu Aly Ngouille Ndiaye. D’après ce dernier, « c’est un document qui a vu la participation de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’exploitation des ressources minières sénégalaises ». A ce propos, il a cité l’administration, les populations, le privé et la société civile. Le ministre a également souligné la contribution pertinente que la société civile a apportée dans la réalisation de ce document. Même s’il s’est gardé de lever un coin du voile sur le contenu dudit document, M. Ndiaye a indiqué que le nouveau Code minier a pris en compte les observations de l’ensemble des acteurs, en particulier celles formulées par la société civile, et que le gouvernement n’avait pas retenu au départ.

Des experts suggèrent de privilégier l’information économique
Venus prendre part au colloque du Meds sur les mines, des experts français spécialistes des mines ont estimé que le Sénégal dispose de réels atouts pour faire partie des meilleures destinations minières dans le monde. Selon les dernières statistiques, notre pays est classé, aujourd’hui, 13ème producteur en Afrique et 36ème au niveau mondial. Mais, pour améliorer cette position, François Levêque, un des experts français, a déclaré qu’il faut privilégier l’information économique de qualité pour impulser les investissements dans le secteur des mines. « L’Afrique doit miser sur une information économique de qualité pour attirer des investisseurs plus importants dans le domaine des mines », a soutenu l’expert. Il a néanmoins noté des perspectives intéressantes à venir dans le secteur. D’après un document publié par le Meds, « plus de 30 millions d’onces d’or ont été découverts au Sénégal depuis une dizaine d’années ».  

Seydou Prosper SADIO

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Situation à Sunéor, SAR, Transrail, ICS : La Cnts-Fc tire la sonnette d’alarme

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal-Forces du changement (Cnts-Fc) a regretté, hier, les difficultés notées à Suneor, à la Sar, dans les collectivités locales, dans l’hôtellerie et le tourisme, les transports routiers, à Transrail, aux Ics, le nettoiement, etc. Face à ces problèmes, Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts Fc, a tiré la sonnette d’alarme.
«Pour une relance du secteur touristique, nous voulons que le patronat diminue de 50% le tarif des chambres pendant la saison morte (avril-août). Cela permettra aux Sénégalais de s’intéresser au tourisme», a dit Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts/Fc. Son camarade El Hadj Ndiaye a martelé que la situation des hôteliers de Saly ne doit pas laisser les autorités indifférentes.
Une transition toute trouvée par Cheikh Diop, indiquant que la plupart des secteurs privatisés sont en lutte contre les mauvais plans de privatisation, comme la Sar, Transrail, la Suneor, les Ics… « Il faut relancer tous les secteurs économiques en difficulté et partager les fruits de la croissance avec les travailleurs », insiste M. Diop, s’offusquant du retard de paiement des salaires noté dans certains secteurs.
 « Nous déplorons l’entêtement et le dilatoire d’Abass Jaber qui vient, par une lettre datée du 2 avril 2015, remettre en cause tout espoir de reprise rapide de Transrail par les Etats du Mali et du Sénégal. Le même comportement est observé dans le dossier de la Suneor. Cela est inacceptable », a laissé entendre Cheikh Diop qui, toutefois, se félicite de la décision du chef de l’Etat de sauver la Sar…
En ce qui concerne les Ics, Cheikh Diop se dit heureux que l’Etat soit parvenu à trouver un repreneur indonésien, qui accepte d’investir 75 milliards de dollars. « Nous demandons plus de vigilance pour une bonne transition et une meilleure prise en compte des intérêts des travailleurs dans la relance des Ics », a affirmé M. Diop.

Fonction publique locale
Cheikh Diop a, par ailleurs, souligné que le secteur du transport connaît, ces derniers temps, un regain de tension, même si des débuts de solutions sont notés sur la question du péage à l’essieu et du parking gros porteurs. Le responsable de la Cnts-Fc déplore les tracasseries policières et la délocalisation des services de Dakar Dem Dikk à l’intérieur du pays qui est envisagé, sans concertation, pour l’instant, avec les acteurs du secteur.
Les syndicalistes sont aussi revenus sur l’Acte 3 de la décentralisation pour l’application des règles qui régissent la Fonction publique locale. Les manquements constatés dans ladite réforme pour le redéploiement des personnels et les retards de paiement de salaires doivent être corrigés au plus vite, selon Cheikh Diop et ses camarades.
En outre, la situation du secteur du nettoiement avec le non-paiement des indemnités légales des ex-travailleurs d’Ama Sénégal et ceux de la Sias, les grèves cycliques observées dans le système éducatif n’ont pas échappé, non plus, à l’œil des syndicalistes...

Serigne Mansour Sy CISSE

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