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Inauguration du centre de conférences de Diamniadio : Macky Sall « un premier jalon vers d’autres grands projets »

Réalisée en un temps record, la construction du Centre international de conférences de Diamniadio, devant abriter le 15ème sommet de la Francophonie, est une illustration des excellentes relations qui existent entre le Sénégal et la Turquie. Pour le chef de l’Etat, le centre de Diamniadio est un premier jalon des nombreux projets à venir.

La réalisation du Centre international de conférences de Diamniadio dans un délai record (11 mois), est la manifestation de « la solidarité active » de la Turquie au Sénégal. C’est l’avis exprimé par le chef de l’Etat, hier, à l’occasion de l’inauguration dudit Centre. Macky Sall qui a passé un long moment à l’intérieur de la nouvelle infrastructure, accompagné du président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse, de la présidente du Conseil économique, social et environnemental Aminata Tall et du Premier ministre Mahammad Abdallah Dionne est ressorti comblé. Il a demandé au gouvernement turc, représenté à cette cérémonie par son vice-ministre de l’Economie, Adnan Yildirim, à « élargir vers d’autres secteurs » ce bel exemple de coopération avec le Sénégal. De l’avis du chef de l’Etat, le centre international de conférences est une illustration du rythme avec lequel le Plan Sénégal émergent (Pse) est en train d’être déroulé, c'est-à-dire « vite et bien ». Pour lui, cette performance dans la réalisation du centre de conférences de Diamniadio porte le « label de la qualité et de la diligence » à plusieurs niveaux : dans la conception technique de l’ouvrage, dans son montage financier et dans le déroulement des travaux.
Macky Sall a profité de l’occasion pour saluer la conjugaison des forces et des intelligences entre les Turcs et les Sénégalais qui, ensemble, ont réalisé le projet. « Si les choses sont allées si vite, a indiqué le chef de l’Etat, c’est parce que des hommes et des femmes, animés par la même énergie positive, le même souci de la qualité et de la diligence, n’ont ménagé ni leur temps ni leurs efforts, de jour comme de nuit, pour la livraison de cet ouvrage grandiose dans les délais convenus ». Selon le chef de l’Etat, cette osmose entre Turcs et Sénégal n’était pas évidente au départ puisqu’ils ne parlent pas la même langue et ne sont guère issus du même milieu culturel. «Pourtant, ils ont su former une équipe efficace et atteindre leur objectif dans les délais, en communiquant dans un langage commun : le langage du travail ; le travail dans l’organisation, le travail dans la rigueur, le travail dans la discipline », a estimé le président de la République, soulignant que c’est cela qui fonde le progrès des nations et des œuvres grandioses.
Le président de la République a également rendu un hommage au « génie créateur sénégalais » à travers ce projet, en confondant les 2.100 compatriotes, tous métiers confondus, qui ont apporté leur touche à la réalisation de ce complexe futuriste, implanté au cœur des baobabs.
Pour le chef de l’Etat, ce centre de conférences de Diamniadio qui a coûté 57,875 milliards FCfa dont 25,987 milliards du budget du Sénégal et 32 milliards de FCfa de la Turquie, n’est que « le début » de ce qui deviendra la nouvelle ville. « Nous entamons ainsi un pas décisif dans la construction des chantiers de l’émergence pour un Sénégal nouveau. Au cœur de ce nouveau pôle urbain en gestation, à mi-chemin entre Dakar et l’Aéroport international Blaise Diagne, ce centre de conférences s’inscrit dans une vision stratégique murement réfléchie », a déclaré le chef de l’Etat.

Plusieurs projets en perspective
Macky Sall a annoncé le lancement de projets du Plan Sénégal émergent dont les montages techniques et financiers sont déjà achevés, a-t-il précisé. Il s’agit, entre autres, de la deuxième université de Dakar d’un montant de 65 milliards de FCfa qui permettra de désengorger l’université Cheikh Anta Diop, du marché d’intérêt national de Diamniadio, sur une superficie de 24 ha, qui sera bâti sur une période de 20 mois, en partenariat public-privé. « Ce marché sera doté de plusieurs infrastructures modernes dont des équipements de stockage de produits agricoles et de l’élevage, un parking pour plus de 500 véhicules gros porteurs et un hôtel, entre autres facilités », a dit Macky Sall.
A Diamniadio, sera installée également, sur 30 hectares, la Plateforme industrielle intégrée. « La conception technique et financière de ce projet phare du volet  industriel du Pse est maintenant finalisée », a assuré le chef de l’Etat. Cette Plateforme regroupera plusieurs dizaines d’unités industrielles à forte intensité de main d’œuvre, dans plusieurs pôles : le textile, l’habillement, les chaussures ; l’électronique ;  les services ; l’agro-alimentaire ; l’industrie pharmaceutique, l’aéronautique et l’automobile ; le mobilier et l’électroménager.

ADNAN YILDIRIM, VICE-MINISTRE TURC DE L’ECONOMIE : « La Turquie va apporter son soutien au Pse »
Le Sénégal pourrait compter sur des partenaires comme la Turquie pour la réalisation des grands chantiers du Plan Sénégal émergent. Le vice-ministre turc de l’économie, Adnan Yildirim a promis, hier, à l’inauguration du centre international de conférence de Diamniadio, le soutien de son pays aux projets du président Sall.
Le vice-ministre turc de l’Economie, Adnan Yildirim a déclaré, hier à Dakar, que son pays apportera son soutien à la réalisation du Plan Sénégal émergent (Pse). « La Turquie est prête à apporter son soutien pour les projets du Plan Sénégal émergent. Les projets de construction constituent des ponts pour renforcer l’amitié entre les peuples », a affirmé Yildirim, à l’inauguration du Centre international de conférence de Diamniadio. Ce centre doit abriter le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) qui se tiendra, à Dakar, les 29 et 30 novembre 2014. Le vice-ministre turc qui séjourne à Dakar avec une forte délégation d’officiels de son pays était aux côtés du chef de l’Etat Macky Sall qui a coupé le ruban de ce joyau, fruit d’un partenariat entre Dakar et Ankara.
Les travaux du centre ont été confiés à l’entreprise turque Summa Turizm Ya Tirimciligi A.S. L’infrastructure a coûté 51,1 milliards de FCfa. 31,8 milliards ont été dégagés par la Turquie à travers la banque « Export Credit Bank of Turkey » (Eximbank). Le gouvernement du Sénégal a mobilisé 19,3 milliards de FCfa.
Le centre international est construit sur 8 hectares. Il est alimenté à l’énergie solaire, grâce à une centrale solaire d'une puissance de 2 mégawatts et est doté d'un amphithéâtre d'une capacité de 1500 places.  Le centre compte également plusieurs salles de commissions, une salle plénière, un espace vert et d’autres commodités pour accueillir les milliers d’hôtes du Sénégal qui prendront part à la rencontre des pays ayant en commun l’usage de la langue française.  
Le vice-ministre de l’Economie turc a dit être convaincu que « le centre de conférence développe davantage les relations bilatérales qui existent entre le Sénégal et la Turquie ». « Nous devons établir un corridor fort de commerce entre le Sénégal et la Turquie à  travers ce genre de projets », a dit le vice-ministre turc. « Que ce centre soit une destination indispensable  pour les activités organisées par le Sénégal. Je voudrais remercier l’entreprise Summa qui nous honore grâce à ce projet important », a dit le vice-ministre de l’Economie qui a salué le rôle de la banque turque « Export Credit Bank of Turkey » (Eximbank).
Auparavant, Selim Bora, le Directeur de l’entreprise « Summa » a magnifié la collaboration entre les techniciens de sa structure et les experts sénégalais. Il a rappelé que le président Sall avait exigé que les grands travaux soient réalisés dans les délais et salué l’engagement des techniciens turcs qui ont participé à la réalisation de ce projet.

DEUXIEME UNIVERSITE DE DAKAR : Bientôt la pose de la première pierre
A côté du centre international de conférences, sera érigée, bientôt, une nouvelle université qui fera office de deuxième université de Dakar. Selon le chef de l’Etat, cette université d’un coût de 65 milliards de FCfa et d’une capacité d’accueil de 30.000 étudiants, sera novatrice puisque les filières sont orientées vers les métiers, les sciences et les techniques ainsi que la gestion. Elle aidera aussi à désengorger Dakar. Il sera créé une cité du savoir qui va regrouper différents établissements de formation, des services du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

LIAISON AIBD-DAKAR : Démarrage des travaux du train express régional en 2015
Dès la fin de ce mois, le montage technique et financier du train express régional devant relier Dakar à l’aéroport Blaise Diagne, sera bouclé. C’est la promesse faite par le chef de l’Etat, Macky Sall, qui révèle que les travaux devraient démarrer, en début 2015, pour une durée d’un an, dans un partenariat public-privé. « En plus de Dakar et Aibd, a expliqué le chef de l’Etat, la desserte comptera des stations à Colobane, Hann, Pikine, Thiaroye, Mbao, Rufisque, Bargny et Diamniadio ».

Artistes et populations saluent la réalisation du Centre
Les artistes et les populations qui ont pris part, hier, à l’inauguration du Centre international de conférence de Diamniadio ont salué la réalisation de cette infrastructure.
« Le Sénégal est indivisible. Que tout le monde se mobilise derrière le président de la République pour la réalisation des projets de ce genre », a déclaré l’artiste Coumba Gawlo Seck qui a joué en live devant le chef de l’Etat Macky Sall et ses hôtes. Avant Coumba Gawlo Seck, les communicatrices traditionnelles ont entonné un tube pour se réjouir de la réalisation de l’édifice, mais aussi appeler les populations à apporter leur appui pour la réussite du 15ème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie qui se tient à Dakar, les 29 et 30 novembre 2014. « Tous ensemble pour un Sénégal émergent », ont lancé les divas Kiné Lam, Soda Mama Fall, Khar Mbaye Madiaga, etc. Les chanteurs Fatou Guéwel, Aliou Mbaye Nder, Fallou Dieng ont aussi marqué l’évènement en gratifiant le public de belles prestations. Les communicateurs traditionnels n’ont pas été en reste. El Hadji Mansour Mbaye et ses amis ont loué la mise en œuvre du projet, mais aussi la mobilisation d’une grande partie des artistes.  Le leader du Super Etoile, Youssou Ndour a bouclé les notes musicales de l’inauguration en entonnant deux tubes pour magnifier la bravoure des Sénégalais qui œuvrent pour le développement du pays. « Le travail est la meilleure réponse aux préoccupations des citoyens. Que tout le monde se mette au travail et évite les petites querelles qui n’ont aucune importance », a lancé le ministre conseiller. Moustapha, un jeune originaire de Diamniadio ne cache pas sa joie. Vêtu d’un tee-shirt blanc, il a lancé : « notre localité est devenue une ville. Elle abrite maintenant une très grande infrastructure de développement. Le centre permettra le développement d’autres activités », a-t-il dit. Kiné, une dame assise sous la grande tente aménagée en face de la tribune officielle a exprimé sa joie. «  Ça, c’est du concret. Le président Sall doit continuer sur cette lancée. Seul le travail paie. Les Sénégalais le sanctionneront positivement », a-t-elle indiqué.

Par Babacar DIONE, Maguette NDONG (textes) et Ababacar Sadikh DIACK (photos)

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Afrique francophone : Le Premier ministre pour des offres de formation attractives et compétitives

L’offre de formation dans l’espace francophone doit tenir compte des réalités et exigences de la mondialisation. C’est ce qu’estime le Premier ministre qui présidait, hier, le colloque sur « L’offre francophone de formation : état des lieux et perspectives ».

Le Premier ministre, Mahammad Dionne tient à la qualité de la formation. Celle-ci ne peut pas faire fi des réalités de la mondialisation caractérisée par la concurrence et les exigences de compétence. Le séminaire que le chef du gouvernement a ouvert, hier, s’inscrit, d’une part, dans cette quête d’identification et de correction des insuffisances et, d’autre part, de consolidation des acquis. « L’offre francophone de formation ouverte sur la mondialisation se doit donc d’être suffisamment attractive et compétitive surtout dans le domaine de la Science, de la technologie et de l’innovation (Sti) », a-t-il souligné lors de l’ouverture du colloque organisé par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts) et qui avait pour thème « L’offre francophone de formation : état des lieux et perspectives ».
Pour M. Dionne, le nouveau contexte invite à l’intégration du monde professionnel dans le processus de formation. L’éducation, a-t-il défendu, est inséparable de la formation et de l’apprentissage d’un métier en relation avec le développement, à savoir un projet professionnel. « La dimension internationale incluant la recherche n’est pas ici séparable de l’insertion socioprofessionnelle. La dimension professionnelle est à prendre à tous les niveaux de la formation », a plaidé le Premier ministre, ajoutant que la science, la technologie et l’innovation, et d’autres applications contribuent efficacement à la lutte contre la pauvreté, à la prévention et à la guérison des maladies, ainsi qu’à la sauvegarde de l’environnement.  

Dans son allocution, le président du Comité scientifique du XVème Sommet de la Francophonie, El Hadj Hamidou Kassé, a accordé une place de choix à la formation dans le processus de tout développement. « La formation n’est pas seulement une variable dans le processus de développement ; elle est devenue un paramètre essentiel au cœur de toute stratégie de création de richesses », a-t-il soutenu tout en remerciant le président Macky Sall qui, en plus d’installer les membres du Comité scientifique, a octroyé à ce dernier des moyens conséquents pour le déroulement de ses activités. La formation des jeunes, a affirmé M. Kassé, est une problématique qui a été posée lors du Forum des jeunes.

De son côté, le président du Comité scientifique espère que cette rencontre qui a réuni des praticiens, des universitaires et des acteurs aidera à faire un diagnostic et dégagera des perspectives devant concourir à apporter des réponses à cette problématique. Il a assuré que la formation, un levier essentiel dans tout processus de développement, sera l’une des recommandations phares du Sommet de la Francophonie de Dakar.  Le vice-président de l’Ansts, Madani Sy, est largement revenu sur les missions de l’académie qui participe à la recherche de solutions aux problèmes de développement du Sénégal.

Idrissa SANE

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Ibrahima Diouf, directeur du bureau de mise à niveau : « 25 % des entreprises appuyées sont devenues des exportatrices »

Le Bureau de mise à niveau (Bmn) organise les 28 et 29 octobre prochain à Dakar, la troisième édition des journées de mise à niveau. Dans cet entretien, le directeur du Bmn, Ibrahima Diouf, revient sur l’objectif de ces journées, l’importance de la mise à niveau des entreprises dans la politique d’émergence, le bilan du Bmn et les actions devant mener à cette émergence.

Quel bilan faites-vous de la mise en place du Bureau de mise à niveau ?
Le Bureau de mise à niveau (Bmn) vient de boucler ses dix ans d’existence. Le premier constat, c’est que les chefs d’entreprise sénégalais commencent à intégrer la mise à niveau dans leur démarche. Ils sont en train d’acquérir une culture de la mise à niveau. C’est un atout que (dont) le programme peut se prévaloir. Le deuxième aspect, c’est sur le plan quantitatif. Le programme a permis d’accompagner 115 entreprises dans pratiquement tous les secteurs, à l’exception du commerce. Ces 115 entreprises représentent 71 milliards de FCfa d’investissement projetés dont 60 milliards approuvés par le Bmn. Ce qui a donné quelque chose comme 14 milliards de FCfa de primes octroyées dont 7 milliards de primes effectivement décaissées au profit des entreprises bénéficiaires. C’est soit pour accompagner leurs investissements matériels, soit pour accompagner leurs investissements immatériels. C’est dire qu’en termes d’indicateurs macroéconomiques, le programme a impacté considérablement la compétitivité des entreprises bénéficiaires. D’ailleurs, au cours des journées sur la mise à niveau, on va avoir la restitution d’une étude sur l’impact du programme sur les entreprises et sur l’économie. Ce qu’on sait déjà, c’est que les entreprises qui ont bénéficié du programme ont amélioré leurs performances économique et financière. Aussi, 25 % de ces entreprises sont devenues des exportatrices nettes. C’est un bilan satisfaisant mais qui doit être amélioré, compte tenu des enjeux nouveaux que constituent le Plan Sénégal émergent (Pse) et l’entrée en vigueur prochaine des Accords de partenariat économique (Ape).

Après la phase pilote débutée en 2004 et celle commencée en 2007, qu’en est-il de la phase de pérennisation entamée depuis 2011 ?
De manière générale, le programme vise à améliorer la compétitivité des entreprises du secteur industriel. L’année 2011 marque la mise en œuvre du programme de mise à niveau des entreprises. C’est la date à laquelle les volets environnement et efficacité énergétique ont été introduits dans le programme. C’est aussi l’entrée en scène de l’Union européenne. Avant, c’était l’Agence française pour le développement (Afd) qui a été le principal bailleur avec un montant de 11,9 millions d’euros, soit un peu près de huit milliards de FCfa, avec l’assistance technique de l’Onudi. A partir de 2011, on a constaté qu’il y a beaucoup d’entreprises qui avaient des soucis de réaliser des économies d’énergie, un poste qui constitue une charge assez lourde pour l’entreprise. Le fait de réaliser des investissements qui tiennent compte de ce besoin en économie d’énergie a fait entrer la délégation de l’Ue dans le financement du programme. Il y avait ensuite les aspects liés au respect de l’environnement. Très souvent, la production de certaines industries est polluante. Pour les aider à  la mise en place de stations de prétraitement de leurs eaux usées qui nécessite d’importants investissements, l’Afd et l’Ue ont mis en place une ligne verte domiciliée dans une banque de la place. Les entreprises, qui avaient dans leur politique les volets environnement et efficacité énergétique, peuvent solliciter cette ligne à des conditions très douces en taux d’intérêt et de durée de remboursement. Ce qui a véritablement changé en 2011, c’est l’introduction des volets environnement et efficacité énergétique comme fonction essentielle.

Quelles sont les conditions qu’une Pme doit remplir pour bénéficier du financement du Bmn ?
Le Bmn n’est pas une structure de financement. C’est un élément du dispositif d’appui non financier aux entreprises. Nous combinons une approche opérationnelle technique avec une approche financière. Il y a une structure qui s’appelle le Fonds de mise à niveau qui a été mis en place par l’Etat du Sénégal et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) en 2009. Ce fonds apporte son concours pour les primes que l’on octroie aux entreprises. On regarde l’éligibilité de l’entreprise en fonction des critères qui sont retenues notamment son niveau d’activité, sa taille et surtout l’existence d’états financiers certifiés pour s’assurer que l’entreprise est en bonne santé.
La mise à niveau, c’est important de le souligner, n’est pas un processus d’industrialisation. Elle concerne des activités déjà existantes et évoluant dans des secteurs ouverts à la concurrence internationale. Ce sont ces entreprises-là qu’on met à niveau, elles ont du potentiel mais il faut renforcer leur capacité productive pour leur permettre de faire face à la concurrence internationale. Maintenant, une fois que l’entreprise est éligible, on lui fait un diagnostic stratégique pour ressortir ses forces, ses faiblesses, ses menaces et ses opportunités. Ainsi, on élabore ce qu’on appelle un plan de mise à niveau, lequel prévoit les investissements à réaliser.  Une fois réalisés, ces investissements donnent lieu à des primes. C’est cela le schéma, l’entreprise a trois ans pour réaliser ces investissements. Il est vrai que durant la phase pilote, 2005-2010 et la phase de pérennisation 2011-2015, les entreprises qui ont bénéficié du programme de mise à niveau ont été des entreprises d’une certaine taille. Elles ont démontré la pertinence de ce programme compte tenu des résultats qu’elles ont réalisés en chiffres d’affaires, d’emplois créés, de productivité du travail, de productivité du capital investi. L’impact pour toucher davantage d’entreprises ne pourra être obtenu que si le programme s’oriente vers la cible Pme. L’offre doit être adaptée. Nous allons alléger les règles de procédure pour toucher la Pme et réduire les délais de réalisation des plans d’investissement de la Pme.

De façon globale, qu’est-ce qu’une Pme gagne en allant vers le Bmn ?
Il y a aujourd’hui des enjeux liés à l’ouverture des frontières. C’est irréversible ! Un autre enjeu de taille, c’est le contexte du Pse, notamment l’axe stratégique N°1, c'est-à-dire la transformation structurelle de l’économie et la création de richesse. Comme toutes les économies africaines, la nôtre est caractérisée par une dualité économique, c'est-à-dire un secteur formel et un autre non formel. La coexistence de ces deux secteurs fait qu’aujourd’hui les performances véritables dont on attend d’une économie dynamique ne sont pas atteintes. Une part des activités économiques sont souterraines. Ces activités ne sont pas prises en compte dans la comptabilité publique.
Une Pme gagnerait d’abord à être structurée et organisée avec une ambition de gravir les échelons, c'est-à-dire quitter la petite entreprise, aller à la moyenne puis à la grande et plus tard devenir un champion. L’adhésion au programme est volontaire. Le Bmn appuie les entreprises en manuels de procédures, en modernisation de l’outil de production et surtout en plan marketing qui puisse lui permettre de se positionner sur un secteur auquel il n’avait pas naguère accès.

On est dans un espace économique régional qui a ses exigences et ses contraintes mais également dans un pays qui a sa politique économique nationale, je pense notamment à la Sca et au Pse, dans votre politique. Comment faites-vous pour vous retrouver dans toutes ces contraintes ?
L’appartenance à un même espace communautaire dicte aujourd’hui les politiques nationales à mettre en œuvre en cohérence avec la politique sous-régionale. Le Sénégal, et c’est un des rares pays en Afrique de l’Ouest, dispose d’un programme de mise à niveau des entreprises. Il doit y avoir une complémentarité entre les stratégies nationales et la stratégie communautaire, mais il ne doit pas y avoir de neutralisation. Sous ce rapport, le Sénégal qui ambitionne d’avoir un taux de croissance de 7 à 8 % pour les dix prochaines années afin d’atteindre un taux de croissance à deux chiffres à partir de 2035 – qui est l’horizon temporel pour le Pse – doit se doter de stratégies et de programmes nationaux aptes à faire émerger un tissu performant de Pme qui soient à l’origine d’une productivité du travail améliorée, d’une compétitivité des services et produits « Made In Senegal ».
Vous posez, en quelque sorte, la question de l’intégration de nos économies. En filigrane, les stratégies nationales doivent être orientées pour plus d’intégration avec ce qui se fait dans les autres pays de l’Uemoa. C’est cela aussi le défi avec l’avènement du Tarif extérieur commun (Tec). Les entreprises des pays de la sous-région pourront librement venir s’installer au Sénégal ou bien exporter leurs productions au Sénégal sans connaître des distorsions.

Si l’on revient à la célébration des troisièmes journées du programme de mise à niveau, le thème de cette édition est « Compétitivité et émergence ». Pourquoi le choix de ce thème ?
Très souvent, on ne fait pas la corrélation entre la compétitivité et le processus de croissance. Pour émerger, il faut auparavant un tissu de Pme particulièrement innovantes, compétitives et assez agressives pour conquérir de nouveaux marchés. Ces Pme seront favorisées par une politique d’investissement. Et c’est la le cœur de métier d’un programme de mise à niveau : booster les investissements matériels et immatériels afin de rendre l’outil de production plus performante et permettre une productivité améliorée du travail mais aussi de l’investissement pour aboutir à plus de croissance.
Si cette croissance est obtenue et qu’elle est maintenue sur une période de dix ans, on a les germes d’une émergence. Maintenant, il ne faut pas dissocier ces politiques vertueuses de performances avec les autres politiques sectorielles notamment la politique de la formation professionnelle. La productivité est aussi fonction du niveau de qualification des hommes et des femmes qui travaillent dans l’entreprise. La productivité est aussi dépendante du niveau de performance bancaire et financière du pays. Les entreprises qui ont des besoins de financements doivent trouver sur le marché, les réponses à leurs besoins. C’est aussi et surtout une administration performante et compétitive qui doit se mettre certes au service des populations mais aussi de l’entreprise. Sans compter maintenant la politique des infrastructures.
 
Le programme de mise à niveau est en grande partie financé par les partenaires techniques et financiers. Qu’est-ce qui est fait concrètement pour sa pérennisation au cas où ces  partenaires se retiraient ?
Le premier panel, après la cérémonie d’ouverture, va porter sur une table ronde des bailleurs de fonds sur la mobilisation des ressources en vue de pérenniser le programme. La phase pilote a donné des résultats probants qui ont poussé les autorités à envisager une phase de pérennisation. Mais ce sont les mêmes bailleurs qui sont restés et qui continuent à accompagner l’Etat du Sénégal. Toutefois, l’Etat a pris quand même le soin, et il faut s’en féliciter, de prendre en charge le budget de fonctionnement du Bmn depuis sa création mais aussi d’augmenter sa contribution au fonds de mise à niveau qui est passé de 250 millions en 2009 à un milliard de FCfa depuis 2013. Maintenant, quand on ambitionne de mettre en œuvre un plan aussi stratégique comme le Pse, de faire face à l’arrivée massive de produits et services d’entreprises européennes plus performantes, d’ouvrir son espace à d’autres pays, il faut doter le programme de mise à niveau de moyens suffisants et d’un mécanisme de financement pérenne. Certains pays de la sous région ont commencé à montrer leur ambition. Le Burkina a mis dix milliards de Fcfa dans son programme, la Côte d’Ivoire une centaine de milliards. Nous sommes le premier pays à avoir un programme de mise à niveau en Afrique au Sud du Sahara.

A l’heure où l’on parle d’entrée en vigueur du Tec et des Ape, quels sont les enjeux que la mise à niveau des entreprises peut avoir ?
Le concept de mise à niveau des entreprises a été développé par l’Onudi et appliqué pour la première fois au Portugal en 1988 lorsque ce pays entrait dans l’Ue. C’était une économie désarticulée par rapport à celles des pays de l’Ue à l’époque. Les pays de l’Union ont apporté une assistance au Portugal pour que son économie comble le gap. Au bout de huit ans, l’économie portugaise s’est régénérée avec une création massive d’emplois et un tissu industriel reconfiguré et apte à faire face à la concurrence des produits des autres pays. C’est fort de ce succès que lorsqu’en 1996, les pays du Maghreb avaient décidé de signer un accord de libre échange avec l’Ue, que les programmes de mise à niveau se sont développés dans cette partie du continent, notamment en Tunisie. Aujourd’hui, face aux produits et services européens, les pays du Maghreb sont en train de faire face à l’entrée illimitée des produits et services européens. L’Afrique de l’Ouest est un marché de 300 millions de consommateurs. Si nous renforçons notre tissu économique, transformons au moins 30 % de notre production sur place, menons des politiques vertueuses de formation professionnelle avec identification des besoins dans les domaines scientifiques, avons une politique au service de l’entreprise avec des taux acceptable du loyer d’argent, si nous menons des programmes de mise à niveau spécifiques en ciblant la Pme qui constitue l’ossature de nos entreprises avec des approches allégées et une administration au service de l’entreprise, nous pouvons faire face aux Ape, d’autant plus que ces accords comportent des avantages.
Ce ne sont pas que des menaces. Il faut mettre en place une législation qui oblige à transformer une partie des ressources sur place. Cette politique de transformation de nos produits à partir des lieux de production peut être une piste pour l’amélioration de l’offre de produits et de services. C’est toute l’importance d’un programme de mise à niveau face à des échéances qui comportent des menaces mais qui peuvent constituer aussi des opportunités pour nos entreprises.

Propos recueillis par Aly DIOUF

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Education, agriculture, habitat : Voyage au cœur de la Chine rurale et pauvre

NINGXIA (Chine) - La Chine, ce n’est pas seulement l’image de villes ultra modernes comme Beijing ou Shanghai que montrent souvent les médias. C’est aussi celle de zones rurales éloignées de la capitale et où vivent des populations très pauvres qui triment dur, quotidiennement, pour gagner de quoi vivre. Dans la région autonome de Ningxia, au nord-ouest du pays et à près de 2 heures d’avion de Beijing, nous sommes allés à la découverte de ces Chinois qui, pour la plupart, sont de modestes agriculteurs.  

Plus de 220 km séparent Yinchuan, la capitale de Ningxia, de la petite ville de Tongxin. En parcourant cette distance, on est émerveillé par la diversité du paysage de la Chine avec ses nombreuses montagnes, sa végétation souvent très luxuriante, mais parfois désertique, ses innombrables ponts, ses larges autoroutes et ses lignes de chemins de fer qui serpentent à travers le paysage. De Tongxin (400.000 habitants), où nous sommes arrivés aux premières heures de la matinée, nous rallions le village de Yao Sham. Nous y avons été accueillis par Yao Zongxing, un sympathique directeur d’une petite école de campagne. Ici, on est loin du gigantisme de Beijing. Les populations sont très pauvres et parviennent difficilement à subvenir à leurs besoins. « Dans le village, vivent 453 familles d’agriculteurs. L’école a été créée en 1958 et rénovée en 2003. Elle peut accueillir 126 élèves parmi lesquels on dénombre 60 filles. Les cours sont dispensés de 8 h à 17 h », nous confie-t-il. La plupart des élèves viennent des villages environnants et parcourent 3 kilomètres à pied, à travers un paysage chaud et désertique, pour joindre leur école. Et puisqu’ils passent la journée au sein de l’établissement, les autorités de la ville de Tongxin leur offrent des repas gratuits à la cantine scolaire.
A Yao Sham, toute la population est musulmane et est membre de l’ethnie minoritaire Hui. Dans les classes, nous avons trouvé des élèves qui suivent avec attention les explications des huit enseignants. Comme dans toutes les écoles du monde, un tableau, de la craie, des cahiers et des manuels scolaires font partie du décor. Les écoliers du village de Yao Sham sont modestement habillés et les rigueurs de la pauvreté se lisent dans leur visage d’enfant. Pourtant, ils sont tous souriants et dès que les maîtres sonnent la récréation, ils se précipitent vers la cour, dans un brouhaha indescriptible, criant et courant dans tous les sens. Très vite, ils forment un cercle autour de nous, « étranges » visiteurs venus d’Afrique. Les plus audacieux s’approchent en affichant un large sourire. Certains veulent nous toucher, se faire filmer ou photographier en notre compagnie. Les enfants sont décidément partout les mêmes, espiègles et hyper agités ! « C’est la première fois de leur vie qu’ils sont en contact avec des Africains », dit  le sympathique directeur Yao Zongxing, sans doute pour justifier l’euphorie de ses élèves.
Le niveau d’éducation de la région de Ningxia est l’un des plus bas en Chine. Pour lutter contre le fléau, le gouvernement encourage la mise en place de classes préparatoires et accorde des bourses aux élèves afin de les inciter à poursuivre les études. « Le niveau commence à s’améliorer et a même tendance à rejoindre celui des autres régions », précise Bu Xinggai, fonctionnaire au Bureau des Affaires étrangères de la région autonome de Ningxia, que nous avons rencontré à Yinchuan, la capitale.
 
Un mode de vie traditionnel
En Chine, les Hui sont considérés comme une minorité ethnique et ont le droit d’avoir jusqu’à trois enfants, contrairement à la majorité Han (plus de 90 % de la population) contrainte aux rigueurs de la politique de l’enfant unique. « Ici, quand un jeune se marie, on lui aménage un appartement et il vit avec son épouse auprès de la grande famille », explique Yang Zongqi, un habitant du village. Il faut reconnaître que la terre, ce n’est pas ce qui manque dans la zone. Chaque famille a droit à deux hectares pour se loger et pour ses travaux champêtres. Le mode de vie, très traditionnel, est assez proche de celui que l’on retrouve dans les villages africains. On y vit en communauté et on voue un culte aux anciens qui sont considérés comme des sages à protéger.
Notre pérégrination dans les profondeurs de la région de Ningxia nous mène à Hongsipu, une petite ville de 200.000 habitants, dont 62 % sont des musulmans. Là, dans un autre village, nous avons rencontré Ma Cong Zhong, 46 ans, son épouse, sa fille et ses deux garçons. Ils nous accueillent à bras ouvert dans le salon bien meublé de leur coquette maison. Après le cérémonial du thé et les salamalecs d’usage, le maître des lieux nous explique pourquoi il a décidé de s’installer dans cette zone qui, jadis, était inhospitalière et inhabitée. Comme bon nombre de villageois, il a bénéficié du programme de lutte contre la pauvreté initié par l’Etat, il y a quelques années. Ce programme a incité les ruraux, qui vivaient modestement sur les flancs des montagnes, à s’installer dans des zones aménagées plus modernes et dotées d’infrastructures. Rien que dans ce village créé en 1998, près de 586 familles ont été relogées ; ce qui représente 2600 habitants. Aujourd’hui, Ma Cong Zhong, sa femme et ses enfants estiment qu’ils vivent mieux, car leurs revenus se sont substantiellement améliorés grâce à l’agriculture, l’élevage et diverses autres activités.

La particularité de Hongsipu est que les communautés Han (bouddhistes en majorité) et Hui (musulmans) vivent séparément. Leurs maisons respectives sont situées de part et d’autre de la route qui traverse le village. « Cette configuration a été décidée par les autorités afin d’éviter les conflits qui pourraient naître des différences dans nos pratiques religieuses et dans nos façons de vivre.
Cependant, nous vivons harmonieusement et il arrive même que des enfants des deux communautés se marient », nous confient un vieux musulman et son épouse qui font partie de la première génération de Hui à s’installer dans le village. Cette harmonie n’a pas toujours existé entre les deux ethnies, car il y a longtemps, Han et Hui se considéraient comme des ennemis et des conflits opposaient souvent les deux communautés. « Grâce à la politique de renforcement de l’unité nationale menée par le gouvernement, les antagonismes ont fini par disparaître. En Chine, on célèbre d’ailleurs le mois de septembre comme celui de l’unité des ethnies », affirme Bu Xinggai. L’unité des communautés semble être devenue une réalité, mais l’autre combat à gagner est tout aussi colossal : comment sortir près de 100 millions de Chinois de la pauvreté…

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

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Ex-Pca de Cd Média Group : Me Mamadou Diop dit avoir été recruté par Karim Wade

Greffier, Mamadou Diop a volontairement quitté sa profession pour embrasser le monde des affaires, notamment des médias. Ancien administrateur du Groupe futurs médias (Gfm) et ancien président du Conseil d’administration du groupe Cd média, Me Diop a été cité comme témoin dans cette affaire d’enrichissement illicite impliquant Karim Wade, Pape Mamadou Pouye et autres. A la suite de l’ancien directeur général dudit groupe, Cheikh Diallo, Mamadou Diop a soutenu, à la barre de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, qu’il a été recruté par l’ancien ministre d’Etat Karim Wade comme Pca du fait de son expérience dans la gestion des entreprises de  presse.
« Alors que je prenais un verre en compagnie de quelques amis dans un hôtel de la place, Karim Wade m’a appelé pour me demander de passer le voir à son bureau, sis à l’immeuble Tamaro. Ce que j’ai fait deux jours plus tard. Une fois dans son bureau, il m’a fait état de son ambition de créer un grand groupe de presse composé d’un journal, d’un site internet, d’une radio et d’une télévision. Il me disait qu’il était diabolisé par la presse sénégalaise et il voulait se défendre », a-t-il déclaré sur interpellation de la Cour.  Avant cet entretien avec l’ancien ministre d’Etat, a rappelé Me Diop, c’est le patron du Tse, Cheikh Amar, alors qu’il était directeur adjoint des Phosphates de Matam lorsqu’il a démission de Gfm, qui l’a informé que M. Wade voulait monter un grand groupe de presse. Compte tenu de mon expérience dans ce domaine, a poursuivi l’ancien Pca de Cd média, « il (M. Amar) m’a mis en rapport avec Karim Wade qui m’a appelé pour une séance de travail et au cours de laquelle il m’a fait part de ses ambitions en matière audiovisuelle ».

Salaire d’un million de francs
A la question de savoir qui est le propriétaire de ce groupe, Me Diop n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : c’est Karim Wade, a-t-il dit. Selon l’ancien greffier, lorsqu’ils sont tombés d’accord sur les modalités de travail, il est passé dans le cabinet de la notaire Patricia Lake Diop pour signer des documents mis à sa disposition et sur lesquels il est mentionné qu’il est le Pca de Cd média. Cependant, il n’y avait pas de contrat.
Le substitut du procureur spécial a voulu savoir pourquoi chez la notaire, lorsqu’on lui a présenté le statut de la société, alors qu’il n’y avait pas le nom du promoteur, il ne s’y est pas interrogé. « C’est une pratique courante au Sénégal. On voit des sociétés créées par X, alors que dans les statuts, on retrouve Y. C’est pour cette raison que je ne m’étais intéressé du tout », a-t-il indiqué.  Est-ce à dire que les actes notariés sont des actes de façade ? ajoute Antoine Félix Diome qui fait remarquer qu’ « aucune disposition se rapportant au fonctionnement de ces sociétés n’est respectée ». « Il appartient aux promoteurs de ces sociétés de respecter ces dispositions », a estimé Me Diop, avant de préciser qu’il avait un salaire d’un million de FCfa, en plus d’un véhicule 4x4 de type Ford mis à sa disposition par Karim Wade. « J’avais demandé plus en matière de traitement salarial, mais c’est Karim Wade qui a proposé un salaire d’un million de FCfa que j’ai finalement accepté », a fait savoir l’ancien greffier. D’ailleurs, a-t-il révélé, celui-ci a été réduit à la baisse par l’ancien directeur général de Cd média, Cheikh Diallo. Ce dernier, a-t-il indiqué, avait évoqué, entre autres arguments, les difficultés financières auxquelles leur groupe était confronté.
 
Jamais de réunion du Ca
A la question de savoir qui payait les salaires à Cd média, il a répondu que naturellement, c’est Karim Wade, puisse que c’est lui qui l’a recruté. Mamadou Diop a relevé qu’il  n’a jamais participé à une  réunion de  Conseil d’administration de ce groupe. D’ailleurs, a-t-il assuré, il n’y en a jamais eu. Mieux, a précisé le témoin, « nos priorités étaient d’ordre rédactionnel ». À ce niveau, Me Demba Ciré Bathily de la défense, se fondant sur des dispositions légales, lui a fait remarquer qu’il revenait au Pca de convoquer les réunions du Conseil d’administration.

En outre, Me Diop a relevé qu’il n’a jamais rencontré Patrick William, propriétaire de 70 % des actions du groupe Cd média. S’agissant du matériel audio que le groupe avait acquis par le biais d’un certain Mamadou Amar, expert en la matière, Me Mamadou Diop a avoué l’avoir visité à Delta Net avec Cheikh Diallo. Cependant, l’ancien conseiller en communication de Karim Wade a soutenu, durant sa déposition, qu’il n’a jamais vu ce matériel radio. Sur l’origine et le prix dudit matériel, il n’en doute point : « Je ne suis pas interrogé sur ces questions, mais il est évident que c’était le promoteur qui s’était engagé à en acheter lui-même ». Me Diop a même révélé qu’il avait commencé à mettre en rapport Karim Wade avec un fournisseur allemand qui lui a envoyé des catalogues qu’il a transmis à l’ancien ministre d’Etat. A l’en croire, c’est après cela que M. Wade lui a dit de laisser tomber le fournisseur allemand, car il en avait trouvé d’autres.
Concernant le matériel roulant et mobilier, il a indiqué qu’il ne peut s’y prononcer. Seulement, pour son véhicule, c’est l’ancienne assistante de Karim Wade qui l’a appelé pour lui demander d’aller le récupérer dans une société de vente de voitures de la place. 

Par Souleymane Diam SY et Ndiol Maka SECK

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