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Sciences et Technologies (91)

Le Sénégal accueillera, du 29 avril au 11 mai 2018, le Sommet africain de l’Internet (Ais). Organisée par le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique en collaboration avec le Registre africain de réseaux (Afnog), cette rencontre internationale va accueillir toute la communauté africaine de coordination et de gouvernance d’Internet.

Pour Chérif Diallo, directeur des Technologies de l’information et de la communication, ce sommet permettra d’arriver à un fort niveau de renforcement des capacités des ingénieurs et techniciens africains de l’administration et du privé. Aussi, a-t-il informé,  au cours de la réunion du comité d’organisation, la rencontre de Dakar sera un important moment de discussions, d’échanges et de validation des politiques sur les problématiques de gouvernance de l’Internet liée à la spécificité africaine. La rencontre regroupera quelque 600 participants venant de différents pays. Au Sénégal, plus d’une centaine de participants sont attendus à ce sommet où des sessions de sensibilisation sur la cybercriminalité sont également prévues.

Le Sommet africain de l’Internet est un événement phare qui regroupe les organisations s’occupant de la gouvernance et de la coordination de l’Internet. Il se veut une plateforme internationale privilégiée de promotion des produits et services des Tic en Afrique.

Ibrahima BA

Baidy Sy, diplômé de l’Université Paris Dauphine, a acquis plusieurs années d’expériences professionnelles internationales dans le domaine du management des systèmes d’information et de la cybersécurité. Il est l’auteur du livre « En route vers l’émergence, le Sénégal face au défi de la cybersécurité » dont la cérémonie de présentation et de dédicaces s’est tenue samedi dernier.

« Suite à l’adoption par l’Etat du Sénégal du référentiel économique et social que constitue le Plan Sénégal émergent, je me suis posé la question de savoir en quoi pourrais-je bien être utile », s’est demandé, dans un élan d’altruisme, Baidy Sy. Cet ouvrage est le produit de sa générosité et d’une responsabilité assumée dans le destin de son peuple. Sa contribution n’est pas des moindres parce qu’elle fixe les enjeux de l’heure et scrute des horizons.

Car, comme il est bien indiqué à la quatrième de couverture, les nouvelles technologies participent de manière positive au développement de la vie économique. Toutefois, elles offrent des instruments et des méthodes permettant de commettre des infractions de types nouveaux. Le Sénégal, en route vers l’émergence, doit se préoccuper de sa souveraineté numérique sur le cyberespace en assurant sa protection par des mesures à la fois légales, organisationnelles et opérationnelles. Mieux, « il nous place devant des devoirs de vigilance absolue, quand on considère les risques, les pièges et les dommages potentiels », souligne justement, dans la préface, le professeur Serigne Diop pour qui cet « ouvrage exhaustif » traduit en termes accessibles des choses compliquées grâce à une saisissante force pédagogique de l’auteur. Celui-ci propose, aux yeux de l’ancien médiateur de la République, un ouvrage dont le titre lui-même traduit comme dirait Alexis de Tocqueville, ce que nous pouvons espérer de la révolution numérique et ce que nous devons en craindre. Baidy Sy, conscient qu’il n’y a pas de transformation numérique sans réelle stratégie de sécurité, apporte donc la lumière à un sujet pour lequel il est sollicité dans son pays et sous bien des cieux. D’autant que le numérique, qui constitue un secteur économique à part entière, dans sa dimension transversale, ouvre, à ses yeux, de nouvelles perspectives à la création du savoir, à l’éducation, à la diffusion de l’information, à l’industrie et offre plus d’opportunités en matière de création d’emplois et de richesses. Cependant, le numérique -d’où la pertinence de cette production scientifique- est aussi un nid d’opportunités pour des individus et groupes malveillants.

Culture de la cybersécurité
En effet, « ces nouvelles pratiques destructrices qui se développent dans le cyberespace visent à mettre en péril le bon fonctionnement des systèmes d’information et de communication (Sic) utilisés par les citoyens, les entreprises et les administrations, voire l’intégrité physique d’infrastructures essentielles à la sécurité nationale », confie Baidy Sy qui se félicite, par ailleurs, de la décision de l’Etat du Sénégal de se doter d’une stratégie et d’une agence nationale de cybersécurité afin de renforcer sa résilience et d’apporter une réponse conséquente. Il lui semble impérieux de porter les questions de cybersécurité au cœur des priorités du Sénégal, de sensibiliser les populations sur les enjeux et les bons comportements à adopter.

Ainsi, a-t-il formulé quelques recommandations basées sur les meilleures pratiques de cybersécurité dans le monde après avoir fait un état du dispositif actuel et cible prévu par la stratégie « Sénégal numérique 2025 ». Il s’agit des aspects organisationnels et opérationnels du dispositif national en traitant des questions liées à la stratégie et à l’organisation de la future agence nationale de cybersécurité qui sera le cœur du système. Il est également pris en compte la mise en œuvre et l’implémentation du centre d’alerte et de réaction aux attaques ou incidents informatiques (Cert). En plus d’autres concepts liés à la mise en place de réserves de cyberdéfense, « j’ai partagé, dans le livre, ma vision stratégique par rapport à la coopération internationale et à la stratégie de promotion d’une culture nationale sur la cybersécurité », a-t-il fait savoir.

Alassane Aliou MBAYE

Avec plus d’une dizaine d’années d’expérience et une expertise reconnues aussi bien dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information que dans celui des réseaux télécoms, Dr Chérif Diallo, directeur des Technologies de l’information et de la communication, porte la candidature du Sénégal à la vice-présidence du Comité consultatif des gouvernements (Gac) de Icann.

L’actuel directeur des Technologies de l’information et de la communication du Sénégal au ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, Dr Chérif Diallo, est candidat au poste de vice-président du Comité consultatif des gouvernements (Gac) de « Internet corporation for assigned names and numbers » (Icann). Lequel est l’autorité mondiale chargée de la régulation et de la gouvernance de l’Internet. La candidature de M. Diallo est portée par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), l’Union africaine, la Cedeao et le Gouvernement du Sénégal. Elle intervient dans un contexte où dans la gestion internationale de l’Internet, il y a  « un manque de représentativité  de la diversité ». Les Africains notamment la communauté francophone ne sont pas « très bien représentés ».

Face à cette situation, l’Oif a proposé la candidature du Sénégal par le biais de Chérif Diallo pour le compte du poste de vice-président du Gac au sein de Icann. Les prochaines élections du président et des vice-présidents sont initialement prévues dans le courant de ce mois d’octobre. Les résultats de ces élections seront annoncés le 1er novembre prochain lors de la réunion du Gac à Abu Dhabi, aux Emirates arabes unis. L’élection de Chérif Diallo à la vice-présidence du Gac permettra de défendre les intérêts des pays africains et spécifiquement de la communauté de l’Afrique francophone. Elle peut aussi profiter au rayonnement et à l’envergure du Sénégal au niveau international. « C’est une opportunité qui nous permettra d’avoir un regard sur ce qui se passe sur le plan international pour éventuellement adapter notre cadre juridique et institutionnel par rapport à l’évolution de ce secteur qui demande chaque jour de nouveaux défis », note M. Diallo.

Enseignant-chercheur à l’Ufr Sat de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Dr Chérif Diallo est détenteur d’un doctorat de Télécoms Sud-Paris (ex-Int d’Evry, Institut national des télécommunications). Il a aussi une maîtrise d’ingénierie de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, un Diplôme d’études approfondies (Dea) de calcul scientifique (Université Paris 6) ainsi qu’un  Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) d’informatique (sécurité des systèmes d’information) et un Certificat de spécialisation en « Audit des systèmes d’information ».

I. BA

« Le gouvernement  du Sénégal doit lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique », a déclaré hier, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara. Il présidait la 5ème édition des «Mardis du numérique». A cette rencontre, les panélistes ont examiné les professions réglementées sous le prisme du numérique pour voir dans quelles mesures la réglementation qui les régit aujourd’hui est encore adéquate.

Pour la 5ème édition des «Mardis du numérique», les panélistes ont débattu, hier, autour du thème « Les professions réglementées face au défi du numérique et de la qualité de service: le cadre normatif est-il adéquat ou insuffisant ? Comment le numérique impacte-il les professions réglementées ? A ces interrogations, le Pr Abdoullah Cissé rétorque : Le cadre normatif n’est plus adéquat, il n’est non plus pas suffisant. A l’en croire, lorsque la réglementation de la profession a été pensée, elle a été juste considérée comme une solution car nous avons besoin d’encadrer, d’inspirer confiance auprès des citoyens, d’assurer la sécurité juridique des transactions, etc. « Mais ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la réglementation va, dans certaines professions à l’encontre des intérêts citoyens », dit-il.

Aussi, souligne-t-il qu’avec la révolution numérique, notre monde est entré dans une nouvelle ère marquée par l’émergence d’une nouvelle société de l’information et des connections partagées, une société qui, aujourd’hui, prépare les Etats à changer même la porte républicaine.

Déferlante numérique
« Nous avons, dans ce nouvel, environnement des opportunités extraordinaires avec de nouveaux métiers qui se créent, de nouvelles façons de travailler, de gagner plus si un acteur n’est capable de créer de la valeur à partir de l’information. Dans ce contexte, que faire des  réglementions et des décisions administratives qui encadrent ces professionnels qui, jusqu’à un moment donné,  s’abstenaient de cette révolution numérique ?. Autrement, dans quelles mesures le cadre normatif peut-il être amélioré pour permettre aux professionnels réglementés de relever efficacement les défis du numérique ? », s’interroge-t-il. Prenant la parole, le président de l’Ordre des huissiers du Sénégal, Jean Baptiste Kamaté, et le président de l’Ordre des experts et évaluateurs agrées du Sénégal, Gory Ndiaye, représentants des professions réglementées jugent une nécessité de se numériser.

N’ayant pas encore de section numérique dans leur structure, Gory Ndiaye pense qu’il est temps de se mettre au numérique pour collaborer avec l’étranger. Toutefois, il appelle à la normalisation pour qu’ils puissent s’aligner et jouer pleinement la numérisation.

Présidant les travaux de cette 5ème édition des «Mardis du numérique», le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, indique que ce thème interpelle à la fois le gouvernement, le législateur et le secteur privé.

Les professions réglementées, bien qu’elles aient une apparence indéfectible, seront tôt ou tard charriées par la déferlante numérique. Le comprendre et s’y préparer est donc une nouvelle impérative », dit-il.

A son avis, l’Afrique doit considérer que l’ère numérique est une opportunité de modernisation de son économie, des gains de compétitivité garant de notre croissance et de notre émergence.

« Le gouvernement du Sénégal est résolument déterminé à faire du Sénégal, un pays numérique et une économique numérique. Il a un rôle clé à jouer dans la transformation du numérique. Par sa détermination et son autorité régalienne, il a la capacité d’entraîner tous les acteurs socio-économiques du Sénégal à agir et à emprunter la même dynamique », argue M. Mangara.

Aussi, doit-il,  lever les obstacles pour construire les textes législatifs et réglementaires efficaces par l’ambition d’un Sénégal numérique et à instaurer une régulation à même de garantir un dialogue fécond et régulier des acteurs.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Selon un communiqué de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, «Faces2Hearts» est une expérience de blogging à l’échelle mondiale organisée par la Commission européenne et qui permettra à 4 jeunes d’entreprendre un voyage de découverte de 5 mois sur 3 continents. Ils iront visiter des projets de développement financés par l’Ue en Afrique, dans la région Asie-Pacifique ou en Amérique latine et relateront leurs expériences. «Faces2hearts» est un voyage au cœur de la vie des gens. Les blogueurs iront au-delà des apparences et des stéréotypes afin de faire part au monde de récits fascinants, d’exemples de changements positifs inspirés par les projets financés par l’Union européenne, qui est le plus grand donateur d’aide au développement au monde.

Le concours est ouvert, jusqu’au 31 octobre 2017, aux Sénégalais âgés de 21 à 31 ans.

L’inscription est ouverte sur le site https://www.faces2hearts.eu/apply/

Le temps est à la dématérialisation des procédures dans plusieurs secteurs. Cependant, les  spécialistes, bien qu’ils reconnaissent que le processus est irréversible pour les entreprises qui veulent avancer, rappellent qu’il faut prendre en compte l’aspect sécuritaire pour des opérations garantissant l’intégrité et la confidentialité.

Pour être plus performantes et rapides, beaucoup de structures publiques comme privées ont intégré la dématérialisation des procédures dans leurs opérations. Cela permet d’avoir une efficacité. Toutefois, il est essentiel de garantir la sécurité des données manipulées, estiment des spécialistes du secteur du numérique qui discutaient du thème : «Dématérialisation et sécurité numérique : de la réglementation aux solutions», lors du Forum Préventica sur la maîtrise globale des risques qui s’est tenu du 3 au 4 octobre 2017, à Dakar. Ils ont insisté sur la sécurité pour développer davantage le numérique et la dématérialisation des procédures. Mouhamadou Diouf, Responsable sécurité système d’information (Rssi) à Gaindé 2000, a rappelé que la dématérialisation a toujours existé car l’écriture était une forme de dématérialisation. «Maintenant, la dématérialisation est une forme de transformation des supports physiques en supports numériques», dit Mouhamadou Diouf. Il a souligné que le système Gaindé 2000 a permis de dématérialiser la procédure de création d’entreprise, le dépôt de dossiers pour certains concours au Sénégal, entre autres.   «Quand on parle de dématérialisation, on parle d’absence de déplacement et d’une non utilisation de certains documents. Il y a aussi des risques de piratage. Penser qu’on est invulnérable, c’est déjà être vulnérable. Il faut une identification continue du risque et adapter nos réactions, impliquer les acteurs pour la prise en charge de ces risques», a-t-il déclaré. Il a demandé aux acteurs de se structurer pour protéger les données personnelles qu’ils manipulent. M. Diouf est d’avis que pour réussir une dématérialisation des procédures en toute sécurité, «il nous faut la confiance, l’intégrité et la confidentialité des données manipulées».

L’expert en signature électronique Magatte Mbaye a abondé dans le même sens. Il soutient  qu’il faut «des tiers de confiance qui sont des entités juridiques jouant le rôle d’intermédiaire», voire de régulateur pour assurer la sécurité dans la dématérialisation des procédures. De ce fait, il pense que l’archivage l’égal qui impose de garder les documents pendants une période de 5 à 10 ans est un dispositif de suivi.

Par rapport à la réglementation nationale, Mouhamadou Lô, de l’Agence de développement de l’Informatique de l’État (Adie) rappelle qu’il y a, au Sénégal, une loi sur les transactions électroniques depuis 2008 et tous les instruments pour encadrer la signature électronique.

Oumar KANDE

La commune de Ngaye Mekhé entre dans l’ère du digital avec le lancement de son site web. Ce nouveau site d’informations générales est destiné à informer les populations sur la vie de la commune mais aussi valoriser ses produits artisanaux.

Avec le lancement de son site web d’informations, la commune de Ngaye Mekhé entre dans l’ère du digital. Selon le maire de ladite commune, Magatte Wade, qui se prononçait lors de la cérémonie de lancement, « une ère nouvelle s’ouvre dans notre commune avec le lancement de notre nouveau site web aujourd’hui ». Selon un communiqué parvenu à la rédaction, ce nouveau site d’informations générales est destiné à informer les populations sur la vie de la commune et leur offre la possibilité d’exercer un contrôle citoyen sur les différentes activités et programmes de développement. En décidant de mettre en place ce site, la municipalité s’inscrit dans une dynamique d’innovation et de modernisation des outils de communication et de vulgarisation de l’action publique. « Notre commune a entamé sa marche vers l’émergence en développant des projets susceptibles de répondre à l’attente des populations conformément à la vision stratégique du Plan Sénégal Emergent (PSE) », poursuit le maire de Ngaye Mekhé, Magatte Wade.

Le site web donne également à la commune la possibilité de consolider sa position de pôle de développement artisanal et par conséquent de moteur de croissance en offrant aux artisans l’accès à l’information et aux innovations technologiques garant de compétitivité. En investissant sur la création et le développement du site web, la commune entend disposer d’un outil économique performant qui puisse rendre visible sa production artisanale et en assurer une bonne promotion. Le site donnera aussi l’occasion de valoriser le talent des artisans locaux ainsi que le riche patrimoine traditionnel du terroir qui est un legs du puissant royaume du Cayor (Kajoor) qui dispose d’atouts éco-touristiques. La commune de Mekhé qui compte plus de 25.000 habitants est le centre ouest-africain de l’artisanat. La ville dispose de 250 fabriques de chaussures, de vanneries et de filatures traditionnelles qui nourrissent directement ou indirectement plus de 4000 familles.

Les revenus tirés de l’artisanat sont estimés à quelque 2 milliards de francs Cfa par an.

Oumar KANDE

Le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) innove. Geopil, sa nouvelle trouvaille, est une plateforme qui remonte en temps réel des informations clés et qui révolutionne le sous-secteur de l’alphabétisation.

L’atelier d’initiation à la plateforme Geopil destiné au personnel des Inspections d’Académie de Dakar s’est tenu du 3 au 4 octobre dernier. Lors de ce séminaire de deux jours de formation, les participants se sont familiarisés aux différents usages possibles de l’outil de collecte de données informatiques concernant les programmes d’alphabétisation. « Il y avait très peu de données dans le sous-secteur. Le Centre national de ressources éducationnelles était obligé de faire des tournées sur le terrain pour recueillir des informations. Alors, Geopil permet aux différents responsables de programme d’alphabétisation d’alimenter la plateforme, depuis le terrain. Et ce qui est bien c’est qu’en l’absence d’Internet, ça marche aussi avec la messagerie traditionnelle. Par un sms codifié, le facilitateur peut envoyer les informations qui seront validées par le responsable de la localité », explique Yaya Diallo, directeur du groupe Idyal, concepteur de la plateforme. « Toutes ces informations seront agrégées au niveau local, départemental, régional et national, et permettront d’avoir des courbes qui serviront aux planificateurs, au ministère… », ajoute-t-il.

L’application n’est pas seulement utile à la gestion de données relatives aux programmes d’alphabétisation. « A titre d’exemple, Geopil a été utilisée pour dépouiller des élections, parce que le principe de la plateforme, c’est qu’on est capable de lui envoyer des messages, selon qu’on ait Internet ou pas, ensuite de structurer les messages selon un secteur d’activités avec des courbes et des analyses », développe-t-il avant de présenter l’outil comme un instrument facile à utiliser. « C’est une plateforme très facile d’utilisation », précise-t-il.

Entre deux pauses, Moustapha Guèye, planificateur de l’Inspection d’Académie de Pikine-Guédiawaye, participant à la formation, se félicite. « Geopil vient à son heure, parce que cela permet une remontée en temps réel des données du sous-secteur Ebja (Education de base des jeunes et des adultes) de l’éducation. L’outil est vraiment convivial, facilement utilisable et nous sera d’un grand apport ».

Moussa SONKO (stagiaire)

L’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, a organisé une session de formation en cybersécurité à Dakar, les 28, 29 et 30 septembre dernier, à Dakar, pour les professionnels des médias.  

La session de formation en cybersécurité, initiée du 28 au 30 septembre dernier par l’Ong Article 19, en partenariat avec Ford Foundation et Clemson University, vise à initier et à outiller les acteurs des médias aux pratiques et méthodes de la sécurité et protection numérique. L’objectif principal du projet « Afrique média cyber sécurité » est de permettre l’accès à Internet sans entrave aux professionnels des médias de l’espace Afrique de l’Ouest.

Le formateur, Cheikh Fall, de la Ligue africaine des web activistes pour la démocratie « Africtivistes » a d’abord regretté les contenus désobligeants sur les portails. Mais, à l’en croire, on n’a que les commentaires que l’on mérite sur les plateformes. « Lorsque l’on se fait entourer par des gens sérieux, on produit des informations réfléchies », a-t-il dit.

« Nous pensons que tout le monde doit avoir accès à l’info : de la collecte à la production en passant par la diffusion sans aucune forme de censure ou de pression », a affirmé le blogueur cyber-activiste sénégalais. Revenant sur les lois de la cybercriminalité votées, mais non appliquées, M. Fall note que cela relève de la responsabilité des gouvernants. « Ces lois doivent encadrer notre liberté », a-t-il souligné.

Quant à Jeanne Irène Nguidjoi, assistante de programme à l’Ong Article 19, elle est revenue sur le concept « cybersécurité ». Un néologisme, dit-elle, qui désigne « l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes, les actifs informatiques matériels et immatériels ».

La cybersécurité touche tout le monde. Le virtuel fait partie de notre vie. Le fait qu’il y ait de la gouvernance sur Internet implique la disponibilité des infrastructures, l’accessibilité des coûts et la liberté de s’exprimer », a-t-elle avancé. L’assistance à l’Ong Article 19 ajoute que le numérique renforce la capacité des individus à jouir de certains droits comme la liberté d’expression, mais il en fragilise d’autres, comme le droit à la vie privée ou le droit à la protection des données.

Fatou Jagne Senghor, directrice de l’Ong Article 19, du Bureau Afrique de l’Ouest a, pour sa part, indiqué que l’accès à l’informatique offre des opportunités. « Vous êtes au cœur de l’information et il est important de se soucier de l’économie numérique en passant par le networking », a-t-elle dit. « Afrique média cybersécurité » est un programme de formation théorique et pratique en sécurité internet destiné aux journalistes professionnels et autres acteurs des médias (blogueurs, journalistes citoyens, cyber activistes…) des pays de la sous-région ouest-africaine.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) propose aux commerçants et aux entreprises une solution de paiement en ligne. Elle a lancé, hier, sa plateforme « Bicis e-commerce ».

La Bicis a lancé, hier, une solution de paiement en ligne dénommée « Bicis e-commerce ». Elle permet aux entreprises qui veulent travailler dans le commerce en ligne de vendre leurs produits sans se déplacer. « Grâce à Bicis e-commerce, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie au Sénégal propose aux clients des solutions universelles adaptées au marché sénégalais », a déclaré son directeur général, Patrick Pitton. Avec cette solution, les entreprises, les commerçants et même les associations peuvent accepter des paiements par carte Visa ou Mastercard sur internet. « Cette offre de paiement entrée en service en début juillet, agile et flexible, permet de répondre aux besoins quotidiens des entreprises qui souhaitent proposer à leurs clients une méthode simple et sécurisée pour payer des marchandises, des services, des billets de transport, des factures », explique-t-on dans le document de presse. Au-delà des cartes Visa ou Mastercard, la solution de la Bicis accepte même les paiements par cache ou mobile pour attirer tous ceux qui ne sont pas bancarisés. Grâce à son réseau de partenaires installés à travers le pays, les clients qui n’ont pas de comptes bancaires où qu’ils se trouvent peuvent se rapprocher des partenaires pour finaliser leurs transactions.

En outre, la Bicis propose plusieurs options pour permettre aux clients d’avoir une large gamme de choix. Il s’agit du « paiement one-clic », du « paiement par abonnement », du « paiement par e-mail », du « paiement différé », du « paiement en plusieurs fois »,  du « paiement par mini site ». Ainsi, toutes les sociétés qui n’ont pas de site peuvent choisir cette option pour faire des encaissements.

La banque assure que la sécurité sera de mise dans la surveillance des transactions sur internet. Pour développer cette plateforme, la Bicis à une certification « PciDss » et assure une protection des données des commerçants avec l’authentification « 3Dsecure ». Elle propose aussi un « module d’intelligence artificielle de détection de la fraude ».

Aliou Ngamby NDIAYE

La 2ème édition de Aitex, Africa It Expo, salon dédié aux Technologies de l’information, se tiendra du 27 au 29 septembre à Casablanca, selon un communiqué de l’Agence conseil en Doing Business « Generescence ». Cette 2ème édition met à l’honneur le Cameroun et le Nigeria. Une belle occasion pour les opérateurs de renforcer la partition de l’innovation dans la coopération sud-sud et de l’intégration régionale.

Initiative de la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications (Apebi), la seconde édition du salon des Tic est prévue du 27 au 29 septembre 2017 à Casablanca, au Maroc. Ce salon international se tiendra sous le thème de « L’innovation numérique au service des organisations », et ce, afin d’interpeller tous les acteurs sur les enjeux de la révolution numérique. Les organisateurs programment cette rencontre, à l’échelle continentale, autour d’une vitrine du savoir-faire et des expertises multi sectorielles de ce secteur, à savoir l’édition, le e-commerce, l’offshoring, le big data, les infrastructures, les solutions, la mobilité, le Cloud, la sécurité des données, le e-paiment… En Afrique, comme ailleurs, l’objectif étant de fournir des solutions en se basant sur les dernières technologies et tendances, explique Saloua Karkri Belkeziz, président de l’Apebi.
Pour lui, l’innovation technologique requiert une synergie certaine entre tous les acteurs qu’ils soient institutionnels ou privés.

De l’avis des organisateurs de ce salon dédié au Tic, la révolution numérique impose à toutes les organisations de revoir leur gouvernance, voire leur business modèle, à l’aube de ces transformations qui « façonnent » à la fois les entreprises de demain et le comportement du citoyen-consommateur, premier acteur de cette révolution numérique.
Des institutionnels offrantprincipalement des solutions « e-gov » seront présents ainsi que les offices et les Pme/Pmi représentatives au Maroc à l’échelle africaine notamment. La 2ème édition ambitionne de réunir quelque 200 exposants nationaux et internationaux autour d’un programme : exposition, conférences, plateforme B2B, concours et shows de nouveautés dans le monde du digital, objets connectés et autres innovations…

Abdou DIAW

L’incontournable nécessité d’allier « étude et digital » est au cœur d’une révision de la formation à l’ère du numérique.

L’enceinte de la Chambre de commerce de Dakar grouille de monde pour la troisième édition des Mardis du numérique. Spécialistes, officiels, intervenants et spectateurs se penchent sur « la formation revisitée à l’ère du numérique ». Il s’agit, en effet, de partager sur les enjeux du numérique de manière globale, mais plus particulièrement, à ceux liés aux cours à distance.

Une méthode d’enseignement qui est de plus en plus répandue dans les pays développés et qui tardent à s’imposer chez ceux en développement. Le Sénégal ne veut pas être à la remorque du train.

D’ailleurs, une université virtuelle qui dispense exclusivement des cours à distance a été créée en 2013. Un certain nombre d’étudiants y sont orientés suivant plusieurs disciplines. Mame Boury, venue assister à la rencontre, fait partie des étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal. La jeune fille âgée de 23 ans est en Licence 3 d’anglais. Elle compte boucler ses études à distance jusqu’à l’obtention du Master.

Du virtuel au réel
Ensuite, souligne-t-elle, elle envisage de « passer son Doctorat dans une université classique ». En bonne prévoyante, elle pose la question de la possibilité de poursuivre ses études dans les autres universités plus classiques. Les participants à « la formation revisitée à l’ère du numérique » répondent par « oui » à cette question rhétorique. Au cours des échanges, il a clairement été signifié que les diplômes délivrés dans les universités qui dispensent des cours à distance sont d’égale dignité avec ceux délivrés dans les établissements classiques. A côté de Mame Boury, il y a Macodou, âgé de 22 ans. Le jeune homme est, quant à lui, en deuxième année à l’Uvs. Il déclare être en harmonie avec ce système, qui lui permet « de travailler à un rythme responsable et raisonnable ». La flexibilité de son emploi du temps lui a permis de s’inscrire en même temps dans une école de formation privée. Ainsi, il cumule les deux formations. A l’Uvs, le jeune homme dit suivre la filière des Sciences économiques. Dans son école privée, Macodou se forme en informatique. Autre aspect non moins important aux yeux des apprenants, l’Etat du Sénégal a pris l’initiative de fournir des ordinateurs à tous les inscrits à l’Uvs. Ils bénéficient également d’une connexion internet gratuite. Cette décision permet aux étudiants de convenablement suivre les cours durant toute l’année. Toutefois, certains d’entre eux déplorent quelques couacs liés à la connexion. Pour Moussa Lô, coordonnateur de l’Uvs, « la plupart des difficultés de connexion proviennent de l’opérateur. Mais, nous travaillons en parfaite intelligence et apportons avec diligence des solutions idoines en cas de nécessité ».

Par Oumar BA

MARY TEUW NIANE : « LES OUTILS DIGITAUX BOULEVERSENT LES PRATIQUES DE L’ENSEIGNEMENT »
Mary T Niane xLes sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

PROFESSEUR MOUSSA LO, COORDONNATEUR DE L’UVS : « LES DIPLÔMES DÉLIVRÉS SONT D’ÉGALE DIGNITÉ AVEC CEUX DES UNIVERSITÉS PRIVÉES ET PUBLIQUES »
Moussa lo UvsDans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.

Les sociétés ont connu depuis quelques décennies des bouleversements importants qui imposent des initiatives radicales.

C’est, du moins, l’avis du Professeur Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, présent à la troisième édition des Mardis du numérique. Au vu des bouleversements, il s’impose dès lors une prise en charge particulière qui n’est pas forcément conforme aux modes traditionnels de gestion. « Le bouleversement le plus important est lié à la révolution du numérique. Il n’épargne aucun aspect de l’existence humaine. Des domaines insoupçonnés sont concernés et s’échinent à adopter les démarches de prises en charge traditionnelles. Comment aurait-on pu imaginer, il y a de cela cinquante ans, ce qui se passe aujourd’hui ? Nous sommes les témoins de ces grands bouleversements », analyse le Professeur Niane.

Le domaine de la formation ne fait point exception à la règle. « Nous nous devons de montrer notre implication en prenant des initiatives qui évitent de nous marginaliser sur la voie du développement. Il nous faut bien prendre le virage qui mène au développement et nous doter de moyens qui vont dans le sens du renforcement de la pédagogie sous toutes les formes », renchérit le ministre. C’est une des raisons pour lesquelles il invite à se conformer aux exigences de l’industrie de la connaissance. Le Sénégal a vu depuis trois ans son espace publique universitaire se modifier complètement. A l’image du continent, notre pays est en pleine mutation. « Il est vrai que cela n’a pas été très facile de mettre sur pied le projet de l’université virtuelle. Les outils digitaux bouleversent les pratiques de l’enseignement. Nous sommes cependant rassurés par la capacité de nos enseignants et de nos établissements à s’adapter à l’ère du temps. Le passage des tableaux à l’usage des vidéos projecteurs impose l’adoption des nouvelles technologies », informe le ministre.

Incontournable
Le numérique a permis de favoriser l’enseignement à distance. Il est reconnu maintenant comme pouvant apporter de la valeur ajoutée à la promotion classique des référentiels. Le Sénégal a la conviction qu’il faut renforcer les mécanismes d’acquisition de connaissances. C’est pourquoi les autorités ont pris l’initiative depuis 2013 d’intégrer dans le programme de la formation de l’enseignement à distance à travers l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Au-delà de l’impacter dans le mode de transmission des savoirs, cette approche va également avoir des conséquences sur toutes les populations à travers les réseaux des espaces numériques. Cette donne renforce l’équité dans l’accès au savoir. « Nous ambitionnons de construire 50 espaces numériques. Aujourd’hui, nous en sommes à 19. Dans chaque région du Sénégal, nous comptons construire un édifice dédié au numérique. A la fin du projet, à l’horizon 2022, nous aurons 21.000 places simultanées disponibles. C’est un potentiel extraordinaire difficile à trouver à travers le monde », informe le Professeur Mary Teuw Niane. Une telle transformation de l’enseignement digital ne peut aller sans une certaine résistance dans ce contexte de la transformation et de l’innovation, et le Sénégal en a pris le pari, ajoute-t-il.

Par Oumar BA

Dans son intervention, le gestionnaire de l’Université virtuelle du Sénégal  (Uvs), Professeur Moussa Lô est largement revenu sur les opportunités de l’enseignement numérique. Selon lui, un enseignement qui est dispensé en numérique doit être de qualité supérieure par rapport aux autres enseignements. Cela se justifie par le fait qu’un ensemble de dispositifs est mis à la portée de l’enseignant.

« Ce qui lui permet d’améliorer la qualité », relève-t-il. A travers ce système d’enseignement, il est clair que le nombre de personnes concernées augmente sensiblement. « Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un cadre réglementaire favorable à l’enseignement à distance. Cet enseignement est d’égale dignité avec l’enseignement présentiel », informe-t-il.

« Il suffit juste que les dispositifs exigés soient respectés. Une fois l’accréditation obtenue, il n’y a plus d’obstacle et le diplôme demeure le même. L’ambition de l’Université virtuelle du Sénégal, c’est de rendre le savoir accessible à tous», projette M. Lô.

L’enseignement à distance est pris en compte dans toutes les conventions au niveau mondial.  

La communication, un axe prioritaire
Les participants à la réflexion sur « la formation revisitée à l’ère numérique » ont, en outre, invité les ménagers de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) à davantage s’impliquer dans la communication. C’est elle qui permet à l’opinion de comprendre davantage les enjeux et de pouvoir ainsi se départir de toute forme de préjugés.

« Sur ce plan, il y a énormément de travail à faire, d’autant plus qu’en Afrique, cette forme d’enseignement n’est pas encore totalement intégrée », souligne Ibrahima Nour Eddine Diagne, un des initiateurs des Mardis du numériques. Aux gouvernants, les participants rappellent qu’ils ont autant l’exigence de satisfaire les demandes du présent, mais également celle d’anticiper dans le futur. « Quand vous désirez construire pour le futur, vous ne devez pas chercher à être compris, mais plutôt à être suivi », affirme M. Diagne. Ce dernier, poursuivant son propos, souligne qu’aujourd’hui, les produits qui sortent des universités souffrent parfois d’un déficit de compétences. « Quand j’évoque l’Université, je parle autant des établissements publics que privés. Il est important, à mon sens, qu’il y ait une sorte de mise à niveau sur des domaines particuliers tels que l’aptitude linguistique. Une mise à niveau sur les aptitudes numériques est également nécessaire», suggère-t-il.

La saison prochaine verra le réseau social diffuser en direct des matches de la Ligue des champions, la plus prestigieuse compétition des clubs. Cependant, ces matches ne seront visibles sur la plateforme qu’aux Etats-Unis, rapporte le site du journal français Le Figaro.

Facebook qui diffuse déjà la Ligue majeure de baseball (Mlb), la National basketball association (Nba) et la Ligue professionnelle nord-américaine (plus connue sous le nom de Major league soccer, Mls), ajoute dans sa grille des programmes de cette prestigieuse compétition.

La nouvelle a été annoncée via un communiqué publié mardi 26 juin par la chaîne sportive américaine Fox Sports. En vertu d’un accord passé entre les deux institutions, Facebook, qui vient de passer la barre des 2 milliards d’utilisateurs, diffusera sur sa page officielle deux matches par journée en phase de groupe, quatre huitièmes de finale et les quatre quarts de finale de la saison 2017-2018. « Les images de ces confrontations seront produites par Fox Sports et ne seront visibles que par les utilisateurs de Facebook situés aux Etats-Unis », précise le communiqué.

Le réseau social fondé par Mark Zuckerberg jouit aussi d’une relation avec la Nba, qui a permis la diffusion, en janvier, d’un match entre Sacramento et Golden State, uniquement visible en Inde, un marché prisé par la ligue nord-américaine de basket, révèle pour sa part Le Parisien. Une nouvelle offensive de la compagnie dans la diffusion du sport en direct.

En présence d’Emmanuel Macron et d’Anne Hidalgo, des milliers d’invités ont assisté, jeudi dernier, à Paris, à l’inauguration de la Station F, le plus gros incubateur de start-ups au monde, financé par le fondateur de Free Xavier Niel.

C’est une ancienne gare de marchandises, un bâtiment classé des années 1920 proche de la gare d’Austerlitz de Paris qui abrite la crème de la technologie française. « L’idée, c’est de créer un lieu-phare qui aide les autres », explique Xavier Niel qui a investi 250 millions d’euros dans ce projet. Etendue sur 34 000 mètres carrés, la nef de béton a été divisée en trois espaces distincts, renseigne lemonde.fr. « Create » est le lieu de travail où les jeunes pousses vivront leur vie de start-up. La partie « Share » est conçue comme un espace de rencontres avec un auditorium de 370 places, un atelier doté d’imprimantes 3D en self-service, un bureau de poste et une boutique présentant des créations des pensionnaires. Enfin, l’espace « Chill », pour la restauration, fonctionnant 24 heures sur 24. 100 appartements partagés, pouvant héberger jusqu’à 600 personnes, seront également proposés dans un futur proche par l’équipe de Station F aux entrepreneurs, notamment les étrangers.

La très suivie série sénégalaise «Pod et Marichou» a fait l’objet de nombreuses réactions la semaine dernière suite à une séquence de l’épisode 19. Entre indignations et extases, les internautes sénégalais ne sont pas restés stoïques.

Les réseaux sociaux se sont déchaînés la semaine dernière à la suite de la diffusion d’une séquence dans la célèbre série sénégalaise intitulée «Pod et Marichou». Dans l’épisode 19 de la saison 2, on voit Momo, frère de Pod, se consoler dans les bras d’Elena, une ravissante collègue de travail. « J’ai toujours eu dans ma tête l’image de l’homme parfait. Et c’est quand je suis venu à Big Perfect (nom de la boîte de Pod) que je l’ai vu», déclare la jeune fille (personnage d’Elena), cherchant à réconforter son hôte. Momo, apparemment insensible à ses paroles, se redresse. Elena finit sa confession en lui disant sans détour être amoureuse de lui depuis le premier jour. S’ensuit des regards qui se croisent et deux visages qui lèvent l’obstacle de la distance. Les yeux se ferment et ce que peut deviner tout spectateur, à savoir le baiser, sera « censuré ».

C’est cette séquence digne des telenovelas que retiendront les internautes de cet épisode. Sur le web, les indignations fusent. « Ce n’est pas dans nos habitudes de faire pareille chose. La pudeur est de mise dans notre pays. Ici il y a le poids de l’Islam », commente Serigne Fallou Lô sur Facebook. Soulèye Ba abonde dans le même sens : « Notre pays a ses réalités. On ne peut pas faire comme dans les séries novelas. Nous n’avons pas les mêmes réalités. On peut jouer des films et éviter certaines scènes ». Pour Binette Ndiaye, les filles dans la série doivent prendre en compte que « les actes les poursuivront toute leur vie », quand elles seront mamans notamment. « Elles ont intérêt à faire attention aux rôles qu’elles jouent », prévient-elle. Pour d’autres internautes, il n’y a rien de choquant dans cette série. D’après eux, les acteurs incarnent la réalité actuelle du pays qui ne fait qu’évoluer. « On ne peut pas rejeter la faute sur les séries diffusées. Si nos enfants dévient, c’est la faute aux parents. Qu’on laisse ces jeunes se produire », dit cet autre internaute. Dans d’autres groupes de discussion sur Facebook, l’avis le plus partagé est qu’il se passe, à l’abri des caméras, des actes plus répréhensibles que le contenu de séries somme toute très appréciées par le public sénégalais. Dans tous les cas de figure, la question que beaucoup de téléspectateurs n’ont sans doute pas manqué de se poser est de savoir le but recherché par les producteurs à travers ces scènes quelque peu gênantes en famille.

Mamadou Alpha SANE

Le 27 juin, de nombreuses entités à travers le monde, et notamment des entreprises industrielles, ont indiqué être victimes d’une nouvelle cyberattaque massive, un mois seulement après le précédent du rançongiciel WannaCry. Cette fois, le virus s’illustre en un ver dénommé NotPetya. Il empêche l’utilisateur d’accéder à ses données et exige, pour les libérer, une rançon de 300 dollars. L’Ukraine a été le premier pays touché avant d’atteindre des milliers d’entités dans le monde entier, renseigne le site d’Industrie techno. Parmi les victimes, on peut citer le géant pétrolier russe Rosneft, le groupe pharmaceutique américain Merck et le chimiste allemand Bayer, le géant de la cosmétique Nivea, ou encore la Sncf en France.

Qui sont les pirates?
Selon certains experts, l’attaque pourrait être menée par un Etat. Ils ont tourné leurs regards vers la Russie. Des informations rapportées par plusieurs entreprises faisaient état d’un virus, par la suite baptisé NotPetya (ou Petrwrap), faisant apparaître une demande de rançon de 300 dollars sur les écrans d’ordinateur, rapporte le Huffingtonpost. La destruction des données pourrait être en fait la seule motivation des pirates, ce qui expliquerait que le ver ne se contente pas de bloquer les fichiers mais met à mal l’ensemble du système d’exploitation, bloquant totalement les machines, poursuit la source. Le 12 mai dernier, un virus nommé « WannaCry » avait affecté des centaines de milliers d’ordinateurs dans le monde entier, paralysant notamment les services de santé en Angleterre et des usines du constructeur automobile Renault. Ses auteurs avaient réclamé une rançon pour débloquer les appareils.

M. A. S

Créé en novembre 2012, le groupe Facebook «No Stress Land» s’engage par ses actions sociales et humanitaires au Sénégal. Il compte actuellement plus de 900 membres. Ce sont des valeurs de solidarité, de respect et de fraternité que prône le groupe. Il propose « une autre vision de Facebook » en utilisant le réseau social comme un outil d’action.

Quand on cherche à faire partie du groupe «No Stress Land» pour les besoins de ce reportage comme pour tout internaute, il y a plusieurs conditions à remplir. Ne les honorant pas toutes, le contact virtuel s’est transformé en rendez-vous avec Sanou Ndiaye, président de «No Stress Land».

A 47 ans, barbe poivre et sel, Sanou travaille à l’aéroport de Dakar. Il présente «Nsl» comme un groupe de bénévoles ayant « un idéal commun de partage, de citoyenneté », œuvrant à travers des actions principalement humanitaires.

Actuellement en congés, c’est chez lui, dans une ambiance conviviale, qu’il reçoit. « Avoir mon travail ne m’empêche pas de vivre pleinement ma passion, qui est aussi ma vocation », explique Sanou. Son domicile fait office de bureau, de lieu de stockage des dons et de point de réunion pour le groupe. Demba Ndiaye Leyti, un des administrateurs de la page Facebook de «Nsl», est également présent.

La naissance d’un groupe virtuel
Pourquoi le nom de « No Stress Land » ? Et pourquoi en anglais? Sanou, l’initiateur du projet donne plusieurs explications. Il a « une formation académique au département d’Anglais de l’université Cheikh Anta Diop ». «No Stress Land» est une expression qu’il avait « l’habitude d’utiliser ». Mais, plus étonnant, le nom du groupe lui est « apparu en rêve, le 25 novembre 2012. Ce n’est pas le fruit du hasard ».

A son réveil, il a décidé de créer le groupe Facebook. No Stress Land, « à la base, c’est du fun » mais lié à un réseau social car jusqu’à présent, le groupe ne tient à être présent que sur Facebook. C’est de cet outil que le projet est né, et ils ne souhaitent pas «s’éparpiller ».

Des conditions d’admission sélectives
« La porte n’est pas ouverte à n’importe qui, et il faut vraiment montrer patte blanche pour faire partie de «No Stress Land» », déclare Sanou. Tout d’abord, sans avoir un compte Facebook, on peut contribuer aux actions du groupe, on peut être donneur, mais on ne peut être membre. Et ce n’est pas tout le monde qui est accepté dans le groupe Facebook de «No Stress Land». En effet, le groupe a établi un certain nombre de conditions afin de privilégier « la qualité ». Pour être membre, il faut par exemple avoir plus de 25 ans. « Moins de 25 ans, s’abstenir !!! » est indiqué sur la page Facebook. Mais Sanou et Demba avouent pouvoir faire des exceptions à cette règle : « Tout dépend de la maturité de la personne », mais « il est exceptionnel que nous acceptions une personne sans être allés vérifier son mur ».

Autres conditions à respecter : « Etre actif sur la page », c’est-à-dire « réagir en likant, en commentant», précise Demba. Ou encore, il faut « contribuer aux actions » et « participer aux rencontres ». Enfin, le point visiblement important pour le groupe, afin d’éviter les imposteurs, est qu’il faut « afficher sa photo sur son profil ».

Dérapages et marge d’erreur sur Facebook
Il y a une ligne de conduite stricte à respecter pour être dans le groupe Facebook. On ne peut publier ou parler de tout. « Comme dans une vraie famille », explique Sanou. Pas de sujets sur le sexe, pas d’images de marabouts et pas de soutien politique. Le groupe se veut le plus « neutre possible ». Il ajoute : « Ce n’est pas parce qu’on est membre de «No Stress Land» aujourd’hui qu’on le sera demain. Si un membre accède au groupe et qu’il ne remplit pas les conditions, il peut en être exclu ». Il affirme que cela s’est déjà produit.

« Nul ne sait véritablement qui se cache derrière un profil Facebook », déclare Sanou. « Des fois, on y va sur la base de l’instinct et naturellement on peut se tromper mais depuis le début, ça se passe bien », ajoute le président du groupe. Sanou prend un exemple d’erreur possible : «  Si un profil Facebook qui date de quelques jours ou de quelques mois, très souvent, on ne valide pas du tout. A priori, c’est un profil suspect. Pourtant, une personne peut créer un profil uniquement pour adhérer au groupe. Mais si au préalable cette information ne nous est pas fournie, naturellement c’est un compte qui sera zappé ».

Des actions humanitaires et bénévoles
Sur le terrain, pour distribuer des dons aux plus démunis, le groupe est principalement actif sur Dakar, Thiès et Saint-Louis. Mais ses membres sur le groupe Facebook sont néanmoins éparpillés dans le pays et à l’étranger. L’espace virtuel qu’est le réseau social Facebook permet au groupe de réduire les distances réelles, de mobiliser et de fédérer avec peu de moyens.

Les membres ne perçoivent aucun salaire pour leur travail et sont tous bénévoles. Leur devise, selon le président du groupe : « Je contribue, «No Stress Land» distribue et Allah rétribue ».

Il explique que «les actions sociales ont démarré au mois Ramadan » et pour lui, au sein du groupe, « la religion n’est pas à exclure ».

L’évolution du groupe
A son échelle, l’évolution du groupe «No Stress Land» depuis sa création est considérable. En 2013, ils distribuaient des rations alimentaires à 15 familles démunies. 36 familles ont bénéficié des aides de «Nsl» en 2014. Aujourd’hui, ils en distribuent à 150. Le groupe est très actif pendant les périodes de Ramadan. Sanou précise que « ce sont les périodes qui déterminent les actions sociales ».

Pourquoi cette progression ? Sanou pense que c’est « dû à l’engagement et non au nombre de membres ». Il ajoute que sur Facebook, « plus de 9.800 membres attendent d’être intégrés dans le groupe » alors que le groupe ne compte actuellement qu’un « peu plus de 900 membres ». Pour Sanou, « ce n’est pas le nombre qui fait la réussite, mais la qualité des membres ». Il estime que ««No Stress Land» regorge de potentialités insondables ». Alors que le nom « No Stress Land » est déjà breveté, le groupe entend connaître une autre évolution avec l’entame de démarches administratives pour passer à un statut d’association.

Par Cora PORTAIS

PARTICULARITÉS DU GROUPE
Selon Sanou, les membres du groupe sont variés et se considèrent idéologiquement comme « une seule et même famille, avec tout ce que cela implique ». Il assure que les différences des membres ont permis de « créer une synergie » pour le groupe. « Toutes les catégories socio-professionnelles se retrouvent dans le groupe ». Comme exemples, il cite des catégories telles que «  des directeurs généraux, des bijoutiers, des étudiants, des travailleurs de toutes catégories ». Pour lui, « c’est tout cet ensemble qui a permis à «No Stress Land» de réussir ».

On compte aussi des personnalités publiques, des artistes. Aujourd’hui, le groupe aurait même acquis une « dimension socio-professionnelle », selon Sanou. « Certains de nos membres ont pu trouver un travail grâce au groupe ». Par exemple, « les chefs d’entreprise, les décideurs qui sont dans le groupe peuvent être amenés à embaucher du personnel. Ils pensent d’abord à nous avant d’aller voir ailleurs». En utilisant le réseau social Facebook, le groupe tend à s’ancrer dans les réalités et difficultés socio-économiques des Sénégalais les plus défavorisés. « Aujourd’hui, personne ne peut dire que «No Stress Land» est virtuel. Il relève peut-être du virtuel mais il a atteint une dimension humaine, où les membres de Dakar se rencontrent, se connaissent, partagent beaucoup de choses en commun », explique le président du groupe. Il précise qu’« il est rare que les membres restent plus de 24 heures sans se parler ». Demba ajoute que «c’est par surprise » qu’ils apportent les dons dans les familles. « On part et on ne les prévient pas ».

Cora PORTAIS

L’année 2017 aura été riche en matière d’innovation. Las Vegas accueillait en janvier dernier son traditionnel Consumer electronic show (Ces), rendez-vous mondial de l’innovation, où inventeurs, visionnaires et parfois même vendeurs de gadgets venus du monde entier vont à la conquête des marchés internationaux. En juin, c’est la France qui fait son show avec deux événements incontournables que sont : Afrobytes et Viva Technology. Kabirou Mbodji était présent à Afrobytes et Orange Fab représentait le Sénégal à Viva Technology avec Cheikh Tidione Diop, son responsable Innovation.

Afrobytes ou le hub de l’Afrique qui innove…
La 2ème édition de la conférence Afrobytes s’est tenu à Paris les 8 et 9 juin dernier au siège du Medef. Cet événement organisé par Haweya Mohamed et Ammin Yousouf, unique dans son genre, fait la prouesse de réunir des entrepreneurs, dirigeants, innovateurs, investisseurs, médias… autour des opportunités d’affaires sur le continent africain. En somme, #Afrobytes est le hub de la technologie et de l’industrie africaine. Pendant 48 h, se sont succédé plénières, workshops, networking au service de la mise en lumière de l’Afrique qui innove, celle qui gagne. J’avais déjà participé à la 1ère édition, qui était un coup d’essai plus que réussi mais je dois avouer que la 2ème a été un plein succès. Par ailleurs, une telle initiative contribue à redonner la parole aux Africains et d’écrire eux même leur story telling. #Afrobytes fonctionne donc comme un pont entre l’Europe et l’Afrique qui ambitionne de redéfinir les rapports entre les deux écosystèmes et faire émerger le meilleur de l’Afrique. Une initiative à suivre…
 
Viva Technology, la place où s’imagine le Futur des startups à la française
Pour sa 2ème édition, Viva Technology (15 au 17 juin) a eu la grande ambition de faire de Paris l’une des grandes places de technologie mondiale pour les startups. Viva Technology connectent les « Makers » pour construire le futur. Pendant trois jours, j’ai arpenté les allées de Viva Technology pour explorer les tendances et découvrir les startups novatrices. La grande tendance repérée, c’est le robot. Dès l’entrée, le célèbre Robot Pepper vous accueille et répond à vos questions. Bienvenu dans le Futur ! Des assistants médicaux pour Ehpad aux robots utilisés en milieu scolaire, nos amis les robots sont incontestablement les stars de Viva Technology. La 2e tendance, c’est le « Gaming ». Il suffit de voir les files d’attente pour tester les innovations casquées… La 3e, c’est l’intelligence artificielle. Jusqu’où ira ce nouvel horizon de la Data ? Enfin, mes 2 coups de cœur startups sont : « BaySeddo », bourse agricole ambitionne de connecter investisseurs et agriculteurs. Et « MedTrucks » qui met à disposition des camions médicaux équipés (matériels et médecins) faisant office d’hôpital ambulant. Vous l’aurez compris Viva Technology, c’est une expérience unique pour les startups et un réel accélérateur de croissance.

Madi Seydi,
consultante en communication, stratégie d’influence
et passionnée par le digital à Paris.

Le développement des infrastructures de télécommunications, la croissance de la démocratisation d’internet ainsi que la faiblesse des outils de défense font du Sénégal une proie facile pour les cybercriminels.

En 2014 et 2015, des sites gouvernementaux sénégalais avaient été piratés. La dernière attaque mondiale cybercriminelle n’a pas non plus épargné notre pays. C’est en connaissance de ce contexte que des experts de la cybercriminalité ont adopté une prudence de Sioux pour aborder la question lors des dernières Security days de Dakar (26 et 27 avril). Même s’il est difficile de trouver la subtilité qui veut qu’on tire la sonnette d’alarme sans pour autant effrayer tout le monde, ils s’en sont employés avec généralement justesse en utilisant les adages bateau comme « mieux vaut prévenir que guérir ». Sauf que l’histoire est trop souvent ironique.

71ème des pays les plus attaqués
Une quinzaine de jours après la tenue de la troisième grande messe sur la cybercriminalité, une attaque cybercriminelle d’une envergure mondiale a eu lieu. Plusieurs privés, des grandes entreprises et des Etats en ont été victimes, dont le Sénégal, malgré les refus ostentatoires de certains officiels de reconnaître la vérité. La cybercriminalité est une réalité dans notre pays. Le Sénégal serait, en effet, à la 71ème position des pays les plus attaqués dans le monde selon une étude de Kaspersky, citée par Ismaël Camara, président du Rejotic, dans une tribune. L’augmentation et le développement des infrastructures de télécommunications, ainsi qu’une plus grande démocratisation d’internet participent à accroitre l’attractivité du Sénégal pour les cybercriminels. La dernière attaque cybercriminelle a mis en exergue le virus Wannacry. Quèsaco ? Pour faire simple, Wannacry est une attaque qui crypte les données d’une entreprise ou d’une institution. Pour les libérer, les malveillants réclament de l’argent en rançon. D’après l’expert Baïdy Sy, au micro de notre confrère Basile Niane, le Sénégal a été touché « près de 3 heures après l’apparition du virus ». Ce qui montre que notre pays n’est toujours pas totalement prêt à lutter contre ce genre d’attaque.

Des outils nationaux
Si le Plan Sénégal numérique 2025 prend en compte certains aspects de cette lutte, il est lucide de reconnaître qu’il reste des choses à faire dans ce domaine. Telle qu’une agence de cybercriminalité, que Chérif Diallo, le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, appelle également de ses vœux en dépit de l’annonce imminente de sa création. « La cybersécurité est une vision qui part d’abord d’une stratégie. Donc, une politique de sécurité des systèmes d’informations. Puis, place à la mise en place d’organes composés de ressources qui gèrent la cybersécurité de l’entreprise, mais qui seront aussi composés de procédures, de processus et de reporting jusqu’à la formation et la sensibilisation des utilisateurs du systèmes d’information », décrypte-t-il. L’urgence concerne également la mise en place d’un Centre national d’alerte et de réaction aux attaques informatiques (Cert). En l’état actuel, le Sénégal ne dispose pas encore de tout l’arsenal qu’il faut pour bien lutter contre ce mal aux apparences virtuelles mais bien réel. Le pays axe sa stratégie sur une coopération internationale.

Si elle peut dépanner, elle pose d’autres questions. L’efficacité de la cybersécurité implique nécessairement la souveraineté nationale. Le Sénégal travaille en étroite collaboration avec l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations de la France), les Pays-Bas et la Corée du Sud. Ce sont des partenariats qui pourraient notamment questionner dans le degré d’implication des parties étrangères dans la gestion des données personnelles des Sénégalais. Donc, plus que jamais, l’urgence est à la gestion de nos propres outils pour lutter contre la cybercriminalité.

Chérif Diallo, directeur des Tic : « Une cellule pour les interventions d’urgence verra bientôt le jour »
Pour le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, le Sénégal avance à grands pas vers son autonomie dans la cybersécurité.

« La mise en place d’une cellule pour les interventions d’urgence en cas d’attaque informatique va être fait rapidement », annonce Chérif Diallo. Il poursuit : « Nous travaillons sur différents volets de mise en place des Cert, notamment avec nos bras techniques comme l’Adie et l’Artp. Il faut dire qu’il y a différents types de Cert (équipes d’interventions d’urgence) face aux attaques informatiques. Il peut y avoir un Cert gouvernemental, un national, des Cert privé et universitaire ».

M. Diallo soutient que le Cert universitaire sera lancé bientôt. « Nous sommes en concertation avec différentes universités sénégalaises. Nous nous sommes mis d’accord pour démarrer avec de petits moyens ». C’est un projet qui sera appuyé par le gouvernement du Sénégal, l’enseignement supérieur, le ministère des Postes et Télécommunications pour pouvoir répondre à des problématiques dans ce domaine.

« Nous travaillons aussi dans un deuxième type de Cert avec l’Adie : gouvernemental et national. Celui-là nécessite plus de temps compte tenu des enjeux beaucoup plus importants et d’une technicité plus forte. Il pendra une année. C’est notre objectif. Nous y travaillons depuis l’année dernière avec nos partenaires coréens et néerlandais », informe-til.

Partenaire international 
Dans le domaine de la cybersécurité, « la coopération internationale est très importante, car la plupart des attaques proviennent de l’étranger », consent Chérif Diallo. La France avait collaboré, il y a quelques années, avec le Sénégal dans la mise en place d’une brigade de lutte contre la cybercriminalité qui est désormais opérationnelle. Notre pays collabore également avec les Etats-Unis. « Aujourd’hui, il y a d’autres pays comme les Pays-Bas, la Corée du Sud. Il ne faut pas oublier la coopération Sud-Sud avec le Maroc, l’Afrique du Sud. Ce qui veut dire que le Sénégal a compris que la coopération internationale était primordiale avec des échanges techniques renforcés pour enrayer ce problème », explique-t-il.

Moussa DIOP

CYBERCRIMINALITÉ : Entre lâcheté et ingéniosité
Tapis dans l’ombre, les cybercriminels n’en demeurent pas moins actifs. Avec des méthodes sophistiquées, ils continuent de faire des victimes dans toutes les franges de la société. Particulier comme entreprise, personne n’est épargnée.

A quarante six ans, Amadou Sow est chef comptable dans une grande entreprise florissante à Dakar. Pourtant cette stabilité apparente a été ébranlée, il y a quelques mois, par un « désobligeant phénomène » appelé la « fraude au président ». Elle est de plus en plus répandue et consiste en une prise de contact avec des personnels clés d’une entreprise en se faisant passer pour son dirigeant dans le but de se voir transférer une importante somme d’argent. « J’ai eu des sueurs froides. Tous nos comptes se sont retrouvés exposés du jour au lendemain », confie-t-il.

Des comportements criminels se renouvellent par le biais des technologies et notamment d’internet. De l’escroquerie à l’abus de confiance, en passant par l’extorsion, les criminels remettent au goût du jour des infractions dont la réalisation se trouve considérablement facilitée grâce à l’outil informatique, surtout face à un public non averti. Fatou Diène est âgée de trente ans. Elle est commerciale dans une entreprise de presse. Son compte Facebook a été piraté. Son « bourreau » est parvenu à soutirer de l’argent à plusieurs de ses amis sur le réseau social. « Son modus opérandi consistait à réclamer de l’argent à mes amis en leur demandant de faire le transfert à partir des structures dédiées. Il prenait également le soin de commencer la conversation en leur disant que j’avais changé de numéro », souligne-t-elle. Le délinquant virtuel est parvenu à ses fins avec une dizaine de personnes. Il a été démasqué à la onzième tentative. « Plus de peur que de mal. A chacun, il avait soutiré la somme de 10.000 FCfa », révèle-t-elle.

Certains cybercriminels ont commencé par voler dans le monde réel et se sont, par la suite, recyclés dans le virtuel. « D’autres deviennent délinquants par accident ou tout simplement par facilité », signale Ibrahima Bâ, informaticien. Les cybercriminels ne s’attaquent pas seulement aux néophytes. Grâce aux techniques comme « le fishing, ils ciblent le vol de données, personnelles ou industrielles », ajoute Ibrahima. Quant au skimming, c’est une pratique consistant à pirater, puis à reproduire une carte bancaire. Outre la difficulté que peuvent avoir les particuliers et professionnels à détecter ces risques, l’appareil répressif de l’Etat est confronté à des délinquants qui s’organisent au sein de réseaux.

Personne n’est à l’abri
La cybercriminalité ne renvoie pas nécessairement à l’action d’individus malveillants isolés, des bandes organisées au fonctionnement structuré et disposant de compétences solides le font aussi. « La plupart du temps, ces délinquants du net sont en avance par rapport aux structures chargées de les traquer », souligne un policier qui préfère garder l’anonymat. « Dans une société de plus en plus connectée, la cybercriminalité est logiquement un phénomène en constante accroissement », affirme Ibrahima, l’informaticien. Qu’on pense aux objets connectés ou aux systèmes de paiement par informatique, l’impact d’une action criminelle est toujours dévastateur pour les victimes. Au regard de ces menaces et des enjeux qu’elle soulève, des solutions doivent être envisagées contre la cybercriminalité. Fréquemment, les victimes d’une attaque virtuelle se contentent de constater l’étendue des dégâts et de repenser leur défense, en vue d’une nouvelle tentative criminelle. « Or, si ces questions sont majeures, les individus et structures ne doivent en aucun cas se laisser dissuader de se défendre en justice au motif que le comportement coupable se serait produit en ligne. Le droit évolue avec la technique et il convient de ne pas l’oublier », fait savoir Amadou Niane, juriste.

Oumar BA

Pour le directeur des Tic au ministère des Télécommunications, le Sénégal avance à grands pas vers son autonomie dans la cybersécurité.

« La mise en place d’une cellule pour les interventions d’urgence en cas d’attaque informatique va être fait rapidement », annonce Chérif Diallo. Il poursuit : « Nous travaillons sur différents volets de mise en place des Cert, notamment avec nos bras techniques comme l’Adie et l’Artp. Il faut dire qu’il y a différents types de Cert (équipes d’interventions d’urgence) face aux attaques informatiques. Il peut y avoir un Cert gouvernemental, un national, des Cert privé et universitaire ».

M. Diallo soutient que le Cert universitaire sera lancé bientôt. « Nous sommes en concertation avec différentes universités sénégalaises. Nous nous sommes mis d’accord pour démarrer avec de petits moyens ». C’est un projet qui sera appuyé par le gouvernement du Sénégal, l’enseignement supérieur, le ministère des Postes et Télécommunications pour pouvoir répondre à des problématiques dans ce domaine.

« Nous travaillons aussi dans un deuxième type de Cert avec l’Adie : gouvernemental et national. Celui-là nécessite plus de temps compte tenu des enjeux beaucoup plus importants et d’une technicité plus forte. Il pendra une année. C’est notre objectif. Nous y travaillons depuis l’année dernière avec nos partenaires coréens et néerlandais », informe-til.

Partenaire international
Dans le domaine de la cybersécurité, « la coopération internationale est très importante, car la plupart des attaques proviennent de l’étranger », consent Chérif Diallo. La France avait collaboré, il y a quelques années, avec le Sénégal dans la mise en place d’une brigade de lutte contre la cybercriminalité qui est désormais opérationnelle. Notre pays collabore également avec les Etats-Unis. « Aujourd’hui, il y a d’autres pays comme les Pays-Bas, la Corée du Sud. Il ne faut pas oublier la coopération Sud-Sud avec le Maroc, l’Afrique du Sud. Ce qui veut dire que le Sénégal a compris que la coopération internationale était primordiale avec des échanges techniques renforcés pour enrayer ce problème », explique-t-il.

Moussa DIOP

Entreprise de dématérialisation de procédures douanières à l’origine, Gaindé 2000 s’illustre également dans la lutte contre la cybercriminalité.

« Nos priorité est la sécurisation des identités numériques en proposant des produits de confiance numérique avec des certificats électroniques », confie Cheikh Abdel Khadre Mbengue, cadre chez Gaindé 2000 présent aux Security days de fin avril. « Il s’agit de la signature électronique, le chiffrement et l’authentification des identités sur le cyberespace », dit-il. Ce sont des produits qui répondent aux menaces mais aussi dans la logique de dématérialisation des procédures que Gaindé 2000 effectue. « C’est une suite logique que la signature se fasse également électroniquement. D’où l’intérêt de mettre en place une infrastructure de gestion des clés publiques pour délivrer les certificats électroniques avec lesquels les usagers qui utilisent les guichets uniques de Gaindé puissent signer les documents électroniquement », avance M. Mbengue. En effet, Gaindé 2000 se diversifie en proposant désormais des guichets uniques pour faciliter le commerce extérieur. « Au Sénégal, les serveurs sont vulnérables. Ainsi, les entreprises deviennent vulnérables à leur tour. De plus en plus de jeunes se forment en cybersécurité et ils sont capables de faire tomber une entreprise en une journée. Il faut que les entreprises prennent les mesures de sécurité pour faire face », alerte-t-il.

Moussa DIOP

C’est connu de tous : Emmanuel Macron, le nouveau président français, ne se sépare pas de ses deux iPhone. « Quand on avait rendez-vous avec le candidat Macron, ils étaient toujours posés en évidence devant lui », rapporte le journal français le Parisien. Le jeune président français (39 ans depuis le 21 décembre) ne quitte pas non plus son ordinateur MacBook, sur lequel il prend des notes et retouche ses discours. Bref, Macron (presque 393.000 abonnés sur Twitter, mais seulement 110.000 sur Facebook au moment de la campagne) est un « geek » et ne s’en cache pas. Le lien avec la communauté Tech est établi depuis longtemps. Il s’est rendu deux ans de suite au salon des nouvelles technologies de Las Vegas quand il était ministre à Bercy où il a beaucoup fait pour les start-up. Mais, c’est surtout sa stratégie numérique pour la conquête de l’Elysée qui témoigne de sa connaissance du secteur. Son équipe s’est inspirée des campagnes de Barack Obama en 2008, de Bernie Sanders, Podemos et Ciudadanos en Espagne ainsi que d’exemples canadiens. Pour son grand porte-à-porte, lancé en avril, il s’est appuyé, comme Hollande en 2012, sur le logiciel 50+1 (pour 50 % des voix plus une) de la société Liegey Muller Pons. Cet outil lui a permis de croiser quartiers, résultats électoraux et taux de chômage, et notamment pour aller à la rencontre des abstentionnistes qu’il voulait reconquérir. Pour créer les comités locaux de son mouvement « En marche ! », son équipe a même conçu de toute pièce un logiciel qui permet à n’importe quel citoyen de fonder son comité ou de le quitter en un seul clic. Le résultat a été au rendez-vous.

O.BA

Le but de Colisdays, une plateforme communautaire gratuite lancée depuis mars 2017 par des Sénégalais établis en France, est de mettre en relation des particuliers avec des voyageurs profitant d’un déplacement déjà prévu pour transporter des colis.

C’est en ressentant à plusieurs reprises le besoin d’envoyer en urgence des biens en Afrique mais aussi en se confrontant aux coûts élevés des services postaux que les membres fondateurs de la plateforme, Sénégalais d’origine vivant en France, ont pensé à trouver une alternative. « Nous étions constamment confrontés aux limites des services postaux classiques. D’abord, les prix pratiqués pour des envois en Afrique étaient excessivement chers, ensuite les délais de livraison ne sont pas toujours raisonnables », explique Mactar Sylla, cofondateur et directeur général de la plateforme. « Ces deux raisons, note-t-il, ont contribué au développement de plusieurs alternatives aux services postaux » et autres systèmes D comme les fameux « Gp », nom issu des initiales de « gratuité partielle ».

Fonctionnement
Colisdays.com permet à chaque particulier, en fonction de son budget et de son besoin, de trouver expressément un voyageur susceptible de lui transporter son colis d’un point A vers un point B. « Il s’agit, pour les voyageurs, de monétiser un espace inoccupé (coffre de voiture, kilos de bagages en avion…) et de le mettre à profit auprès d’utilisateurs souhaitant envoyer un colis ou documents à moindre coût et sur un délai de temps raisonnable », explique le directeur général de Colisdays. Ainsi, les membres inscrits sur la plateforme peuvent créer gratuitement des annonces en spécifiant toutes les informations utiles sur leur trajet et recevoir des propositions de personnes souhaitant expédier des colis. La plateforme compte actuellement « 3000 utilisateurs provenant de différents pays : France 56 %, Sénégal 22 %, Etats-Unis 9%, Canada 3 %, Italie 2 % ».

Vulgariser le concept de l’économie de partage
Pour développer le site et étendre ses fonctionnalités, Mactar Sylla, également champion du monde de scrabble, est entouré par deux associés : Adama Lèye, directeur technique en charge du développement du site, et Saliou Nguirane, directeur du business development. Le trio compte ainsi vulgariser le concept de l’économie de partage en Afrique. « Les spécialistes de l’économie de partage prétendent qu’après le transport et le logement, la logistique sera le prochain secteur touché par « l’Ubérisation », c’est-à-dire un service rendu par un particulier pour un particulier, un modèle basé sur l’échange et la facilité par les moyens de la technologie et de l’information », argue le Dg de Colisdays qui compte tirer profit plus tard du nombre croissant de touristes internationaux vers l’Afrique, malgré le développement rapide de la concurrence avec des startups dans le même domaine d’activité. Afin de renforcer au maximum la croissance de la communauté Colisdays et d’acquérir un volume important d’utilisateurs (avec un objectif de 10.000 membres d’ici à la fin de l’année 2017), la plateforme opte pour le moment de ne pas prélever de commission sur les transactions effectuées.

10.000 utilisateurs d’ici fin 2017
« Aujourd’hui, nous agissons en tant qu’intermédiaire et ne prenons aucune commission sur les transactions entre les parties. Colisdays ne participe aucunement à la convention entre l’expéditeur et le voyageur, les deux parties doivent s’entendre sur la totalité des modalités de leurs conventions », précise-t-il. Cependant, en 2018,les fondateurs espèrent proposer aux utilisateurs un service de paiement intégré à la plateforme. Pour l’heure, ils s’attachent à renforcer la sûreté de la plateforme et accroître la confiance des visiteurs. Pour cela, Colisdays veille à vérifier les profils des membres inscrits et s’assure qu’ils soient en phase avec leurs conditions générales d’utilisation, gage de la fiabilité du site. Ainsi, tout utilisateur a la possibilité de dénoncer, à travers la fonctionnalité « signalement de profil », les membres suspects. Pour l’heure, la plateforme récolte de bons retours d’expérience des utilisateurs, notamment sur sa page Facebook suivie par près de 15.000 internautes. Les 2/3 du trafic proviennent de la France, du Sénégal et des Etats-Unis. Nonobstant, les fondateurs comptent promouvoir prochainement leurs activités dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Sous peu, les visiteurs découvriront une nouvelle interface graphique plus ergonomique avec de nouvelles fonctionnalités leur permettant de trouver des voyageurs fiables et reconnus par la communauté. « Chaque utilisateur pourra donner son avis et une note à un voyageur avec qui il a été en relation à la fin de la transaction. Ces avis serviront de références pour la communauté d’utilisateurs et vont ainsi assurer la crédibilité de Colisdays », conclut-il.

Mamadou Alpha SANÉ

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