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Sommet africain de l’Internet : Le Sénégal prépare sa migration vers l’Ipv6

15 Avr 2018
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Le Sénégal accueille le Sommet africain de l’Internet (du 29 avril au 11 mai) avec comme enjeu la migration vers l’Ipv6.

En accueillant le Sommet africain de l’Internet (Ais’18), prévu du 29 avril au 11 mai, Dakar sera, pendant une semaine, la capitale de l’Internet africain. En prélude à cet événement, le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, a tenu une conférence de presse, hier, avec le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) pour décliner la feuille de route. Les 650 délégués venant de 54 pays africains qui prendront part à cette rencontre vont échanger sur plusieurs thèmes allant de la gouvernance d’Internet, la cryptologie ou l’Internet des objets. Justement, parmi les points saillants qui seront discutés, figure en bonne place l’utilisation du protocole Ipv6 (Internet protocole version 6), essentiel pour l’Internet des objets. En termes simples, l’Ipv6 utilise un protocole de réseau sans passer par la couche 3 du modèle Osi (Open system interconnexion) qui définit les 7 couches du modèle sur lequel est inspiré les couches du protocole Tcp/Ip, c’est-à-dire l’ensemble des protocoles utilisés pour le transfert des données sur Internet. Le fait de sauter la couche 3 donne plus de rapidité à la connexion parce que c’est à ce niveau que s’effectuent les connexions.

L’enjeu est crucial. « Nous allons vers l’Internet des objets, avec la 5G, et une connectivité de masse, et pour cela, l’Ipv6 est le protocole le plus adapté », explique le Dg de l’Artp, Abdou Karim Sall, invitant les opérateurs à accompagner cette innovation. L’Artp, qui annoncera à cette occasion son adhésion pour la mise en place de ce protocole au Sénégal, attend de ce rendez-vous « des éclairages nécessaires » pour des prises de décision qui vont avoir un impact dans le développement des Tic au Sénégal. En dépit d’appels pressants à accélérer la migration vers l’Ipv6 adressés aux fournisseurs d’accès à Internet et aux fournisseurs de contenu de la part d’Icann (sorte de gouvernement mondial de l’Internet), le déploiement de cette technologie reste très limité au niveau mondial.

Le Sommet africain de l’Internet, qui se tient depuis 2013 en Afrique, regroupe, chaque année, les organisations s’occupant de la gouvernance et de la coordination de l’Internet africain et se veut une plateforme internationale de promotion des produits et services des Tic en Afrique. En plus des opérateurs et des autorités gouvernementales, plusieurs acteurs (Icann, le régulateur mondial de l’Internet, les acteurs mondiaux des noms de domaines et de la gestion des adresses Ip), prendront part à cette rencontre. Il est prévu, lors de la première semaine, une formation (payante) pour un renforcement de capacités de la communauté africaine de l’Internet sur des thèmes relatifs aux enjeux actuels comme la cybercriminalité, la conception et l’exploitation des réseaux, la gestion des réseaux et des points d’échange Internet, etc. mais l’Artp a décidé de rendre gratuite cette formation pour 70 agents de l’administration et jeunes entrepreneurs. Pour Abdoulaye « Bibi » Baldé, la tenue à Dakar du Sommet africain de l’Internet confirme le leadership régional du Sénégal dans le domaine des Tic. En effet, d’après un rapport de l’Institut de recherche McKinsey Global Institute, le poids de l’Internet dans le Pib du Sénégal (3,3% en 2013) est le plus élevé en Afrique. « Le Sénégal a toujours soutenu le développement de l’Internet – mise en place d’un point d’échange, l’attribution de trois nouvelles licences de fournisseur d’accès internet – et adopté une gouvernance de l’Internet basée sur un modèle consensuel et multipartite avec l’implication de l’ensemble des parties prenantes », souligne le ministre.

Seydou KA

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