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Après la Coupe du monde « Russie 2018 », place aux éliminatoires de la coupe d’Afrique « Cameroun 2019 » qui débutent en septembre.
Eliminés dès le premier tour du mondial russe, alors que beaucoup les voyaient franchir ce cap, les Lions du Sénégal vont maintenant jeter leur dévolu sur la Can dont les éliminatoires reprennent en septembre prochain. Lors de la première journée de ces éliminatoires, disputée en juin 2017, le Sénégal s’était nettement imposé devant la Guinée équatoriale sur le score sans appel de trois buts à zéro, alors que Madagascar prenait le meilleur sur le Soudan (3-1).

Le temps que les joueurs se reposent un peu des fatigues du Mondial et reprennent dans leurs clubs respectifs pour les championnats européens, et Aliou Cissé aussi reprendra son programme de préparation en direction des matches qui l’attendent. Et à propos d’éliminatoires, le Sénégal, comme du reste tous les autres pays engagés dans ces éliminatoires, disputera quatre matches entre septembre et novembre de cette année. Après les échecs répétés des dernières éditions de la Can, les Lions voudront, cette fois-ci, se qualifier et, pourquoi pas, remporter le trophée continental, comme l’a souligné Aliou Cissé, au retour du mondial. « Mon rêve, c’est de gagner un trophée avec cette génération. Ces joueurs ont une envie débordante d’écrire leur propre histoire et j’ai envie de rester à leurs côtés. Je crois vraiment en cette équipe, qui a en plus de belles valeurs. Je crois en l’avenir et en notre capacité à gagner ce trophée continental que le peuple sénégalais attend depuis toujours », avait-il dit de retour de la Russie où les Lions se sont fait éliminer de justesse pour des problèmes de cartons jaunes. A son avis, le grand objectif actuellement, c’est de remporter ce trophée qui fuit le Sénégal ; et après ce qui a été réalisé depuis qu’il est à la tête de cette équipe, Aliou Cissé estime que le Sénégal aura son mot à dire à la prochaine Can au Cameroun. De toutes les façons, les yeux seront désormais rivés sur cette Can, d’autant plus que récemment, le vice-président de la fédération, Saër Seck, interpellé par des confrères, avait clairement fait savoir que le vœu du Sénégal, c’est de remporter la prochaine Can. « C’est l’objectif qu’on a fixé à Aliou Cissé lors de sa signature. On lui avait d’abord demandé les qualifications à la Can 2017 et à la Coupe du monde 2018 et la victoire finale au Cameroun lors de la Coupe d’Afrique des nations à venir. Les deux premiers objectifs ont été atteints, il reste maintenant la Can 2019 pour laquelle nous voulons remporter le trophée ».

Pour le moment, les Lions se préparent à reprendre les éliminatoires dans un groupe A où ils sont favoris devant Madagascar, le Soudan et la Guinée équatoriale. Revenus avec un 17e rang dans le classement des 32 équipes ayant participé au mondial 2018, le Sénégal est ainsi la première nation africaine de ce tournoi planétaire ; ce qui n’est pas rien dans le contexte actuel.

Mais le jeune technicien sénégalais doit s’évertuer d’abord à effacer le sentiment d’amertume qui a sanctionné son parcours à la Coupe du monde. Un parcours qui était à portée puisque les Lions avaient leur destin en mains ; mais le règlement de la Fifa est venu tout remettre en cause en qualifiant le Japon. Une première dans les annales de la Coupe du monde que Cheikhou Kouyaté et ses camarades se devront de retenir pour l’avenir. Maintenant, il s’agit de bien rebondir car ce parcours n’a été ni un échec ni une réussite aux yeux du sélectionneur du Sénégal. « Nous avons montré que nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, mais cela n’est pas suffisant. Les matches, il faut les gagner, c’est tout », avait-il dit au sortir de la Coupe du monde. A commencer par ce difficile déplacement à Antananarivo où son équipe ira rendre visite à Madagascar pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can 2019. Pour rappel, tous les deux avaient remporté leur premier match, mais l’avantage est au Sénégal qui avait marqué trois buts sans en encaisser alors que les Malgaches avaient inscrit trois en encaissant un.

Cheikh Fantamady KEITA 

Les demi-finalistes des play-offs en National 1 masculin sont connus après la 8ème journée qui se jouait le week-end dernier. En effet, l’As Douanes, qui a terminé leader dans son groupe, va affronter l’Université Gaston Berger (4ème dans le classement). L’autre demi-finale va se jouer entre le Dakar Université Club et Saint Louis Basket Club. En fait, le Duc avait logiquement battu Louga Bc (69-51), la semaine dernière, et l’As Douanes avait décroché la victoire face à Slbc à la dernière seconde (61-59). L’Université Gaston Berger avait pris le dessus sur l’Asfa en ouverture de cette journée (76-65). A Rufisque, l’Us Ouakam avait battu à domicile le Saltigué (52-50).

A. NDONG


Affiches des demi-finales des play-offs
As Douanes-Ugb ; Duc-Saint-Louis Bc

Les villes hôtes de la première manche des Groupes E et F des éliminatoires Zone Afrique pour la Coupe du monde Fiba 2019 sont désormais connues. En effet, le Nigeria et la Tunisie accueilleront les matches de la quatrième fenêtre qualificative qui se dérouleront, du 14 au 16 septembre.

Le groupe E, qui regroupe l'Angola, le Cameroun, l'Égypte, le Maroc, le Tchad et la Tunisie, jouera à la Salle multidisciplinaire de Radès, dans les environs de la capitale Tunis.

Le groupe F quant à lui, qui est composé de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Nigeria, du Sénégal, de la République centrafricaine et du Rwanda, sera en jeu au Indoor Sports Hall of the National Stadium de Lagos, plus grande ville du Nigeria.

La Fédération nigériane de basketball (Nbbf) se réjouit d’ailleurs de la décision de Fiba Afrique. « Nous sommes très heureux d'avoir été choisis par la Fiba pour organiser la première manche du Groupe F, dans l'enchaînement de la réussite récente de l'organisation de notre premier événement majeur Fiba.

C'est une nouvelle occasion offerte à tous pour jouer un rôle capital dans notre quête de participation au tournoi en Chine en 2019 » a déclaré Musa Kida, président de la Nbbf. En fait, le Nigeria avait accueilli un tournoi majeur de basketball Fiba pour la première fois le mois dernier, lors de la phase retour des éliminatoires dans le groupe B.

Par ailleurs, les pays hôtes de la seconde manche des Groupes E et F ne sont pas encore connus ; cette manche se disputera du 30 novembre au 2 décembre 2018. Le Nigeria et la Tunisie sont les leaders de leurs groupes respectifs, avec six victoires en autant de matches. À l'issue de ces deux tournois, les deux meilleures équipes de chaque groupe, ainsi que, la meilleure troisième se qualifieront pour la Coupe du Monde Fiba 2019 à 32 équipes en Chine.

Absa NDONG

Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Raphaël Varane chez les joueurs, Didier Deschamps parmi les entraîneurs: les nommés pour les Trophées Fifa de 2018, dévoilés mardi, font logiquement la part belle aux Français champions du monde.

Après le sacre collectif, l'heure des récompenses individuelles a peut-être sonné pour les héros bleus. Alors que les spéculations vont déjà bon train sur les chances des Tricolores de soulever, en fin d'année le Ballon d'Or, 20 ans après Zinédine Zidane, la Fédération internationale sera la première à dégainer dès le 24 septembre avec sa cérémonie organisée à Londres.

Depuis la fin en 2016 de l'accord entre la Fifa et France Football concernant le Ballon d'Or, l'instance suprême du football a ressuscité ses propres prix, décernés à l'issue d'un vote effectué par un panel de supporters, de capitaines, de sélectionneurs et de journalistes et pourrait donner le ton avant la désignation du Ballon d'Or, le véritable Graal pour toutes les stars du football.

En attendant, les Français ont de quoi nourrir de grands espoirs lors des prochains "Best Fifa Football Awards" après la 2e étoile décrochée par la bande à Deschamps, le 15 juillet à Moscou contre la Croatie (4-2). D'autant que deux des joueurs nommés, Griezmann (Atlético Madrid) et Varane (Real Madrid), cumulent les succès aussi bien avec leur équipe nationale que leurs clubs, vainqueurs respectivement de l'Europa League et de la Ligue des champions. 

Duel Deschamps-Zidane ?
Mbappé, qui a inscrit quatre buts au cours du Mondial et dont le talent a éclaté à la face de la planète à seulement 19 ans, a eu moins de réussite avec le Psg, sorti en 8e de finale de la Ligue des champions.

En face des Français, il faudra compter sur le double tenant du titre Cristiano Ronaldo, ou le Croate Luka Modric, finaliste malheureux mais élu meilleur joueur de la Coupe du monde, un mois après avoir soulevé la C1 avec le Real.

Les Belges Kevin De Bruyne (Manchester City) et Eden Hazard (Chelsea), l'Anglais Harry Kane (Tottenham), l'Argentin Lionel Messi (Fc Barcelone) et l'Egyptien Mohamed Salah (Liverpool) complètent une sélection qui sera ramenée à 3 joueurs début septembre.

Chez les entraîneurs, il pourrait aussi y avoir un affrontement fratricide, cette fois entre Deschamps et Zidane. "DD", troisième champion du monde aussi bien en tant que joueur que technicien (avec le Brésilien Mario Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer), part avec une bonne longueur d'avance sur son ancien coéquipier en bleu et à la Juventus Turin mais "Zizou", N.1 en 2017, a aussi ses chances après être devenu le premier coach à remporter trois fois d'affilée la Ligue des champions.

L'Italien Massimiliano Allegri (Juventus Turin), le Russe Stanislav Cherchesov, le Croate Zlatko Dalic, l'Espagnol Pep Guardiola (Manchester City), l'Allemand Jürgen Klopp (Liverpool), l'Espagnol Roberto Martinez (Belgique), l'Argentin Diego Simeone (Atlético Madrid), l'Anglais Gareth Southgate et l'Espagnol Ernesto Valverde (Fc Barcelone) sont les autres candidats.

AFP

Lifting au Real Madrid, nouvelles règles en Premier League, le Psg et le fair-play financier, la folie autour des champions du monde français et la série Malcom : voici les cinq points chauds du marché des transferts en Europe.  

Une nouvelle ère au Real
Zinédine Zidane et Cristiano Ronaldo partis, le triple tenant de la Ligue des champions est confronté à une page blanche et se doit de frapper fort.

Le cas de l'entraîneur a été rapidement réglé avec la nomination sur fond de psychodrame avec la Roja de l'ex-sélectionneur espagnol Julen Lopetegui. Mais le Real cherche toujours sa nouvelle star pour remplacer CR7. La piste Eden Hazard est sur toutes les lèvres d'autant que le Belge a ouvert la porte à un départ de Chelsea en avouant le 14 juillet qu'il était "temps de découvrir quelque chose de différent", glissant malicieusement aux journalistes : "vous connaissez ma destination préférée".  

Mercato express en Angleterre
Pour la première fois, le marché sera clos en Angleterre juste avant la 1re journée de la Premier League (11 août). Une situation qui oblige les clubs à travailler vite, surtout que la Coupe du monde a gelé le marché jusqu'à mi-juillet. Les grosses écuries ont anticipé leurs recrutements.

Liverpool a été très actif (les Brésiliens Fabinho et Alisson, Naby Keita, Shaqiri pour plus de 180 millions d'euros au total), le champion Manchester City a fait venir l'Algérien Ryad Mahrez (Leicester) alors que les rivaux de United ont acheté Fred, le milieu brésilien du Shakhtar Donetsk. En attendant le dénouement du feuilleton Hazard, Chelsea a gardé l'accent italien avec son nouvel entraîneur Maurizio Sarri (Naples), qui a suppléé son compatriote Antonio Conte, et le milieu Jorginho.

Côté arrivées, le Psg a réussi un joli coup en terme d'image avec la légende italienne Gianluigi Buffon (40 ans), libre après 17 années passées à la Juventus Turin, mais cherche un milieu pour pallier la retraite de Thiago Motta, et deux latéraux, à droite et à gauche.

Des champions du monde convoités
Certains héros bleus de l'été vont logiquement être très sollicités dans les semaines à venir. Si les deux vedettes Antoine Griezmann (Atlético Madrid) et Kylian Mbappé (Psg) ne bougeront pas, l'incertitude subsiste pour plusieurs d'entre eux (Kanté, Fekir, Giroud, Sidibé, Areola).

Thomas Lemar avait éclairci son avenir juste avant de s'envoler pour la Russie et rejoindra Griezmann et Lucas Hernandez chez les Colchoneros.

AFP

Partira, partira pas ? Rentreront, rentreront pas ? C'est l'heure de vérité en République démocratique du Congo, où le président Joseph Kabila et deux ténors en exil, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, vont devoir révéler s'ils participent ou non à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre.

Le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2), qui n'a jamais connu de transition démocratique et pacifique, aborde aujourd’hui une étape cruciale de son processus électoral, avec l'ouverture du dépôt des candidatures à l'élection présidentielle jusqu'au 8 août. Tous les yeux se tournent vers le "raïs" aux manières de sphinx, Joseph Kabila, qui jure son total respect pour la Constitution sans dire formellement qu'il quittera le pouvoir. Selon une lecture littérale de la Constitution qu'il a lui-même promulguée, Kabila, élu en 2006 et réélu en 2011, ne peut pas se présenter à un troisième mandat.

Il est même hors mandat depuis la fin de son second quinquennat le 20 décembre 2016. La source de son pouvoir se trouve dans une disposition qui lui permet de rester "en fonction jusqu'à l'installation effective d'un successeur élu" et un accord politique du 31 décembre 2016.

Toujours le plus jeune président du continent à 47 ans, Kabila n'a pas désigné de dauphin, et ses très nombreux adversaires le soupçonnent de vouloir se maintenir coûte que coûte. Un très proche du président s'énerve: "Depuis 2006, le président Kabila a toujours été le dernier à déposer sa candidature. La stratégie sera la même pour son dauphin. Le président le prendra par la main et l'accompagnera au bureau de la commission électorale. Tout le monde constatera qu'il s'agit d'une autre personne et non de Kabila".

Ambiguïté sur l'avenir du "raïs"
Et pourtant. Depuis des semaines, de hauts cadres de la majorité présidentielle entretiennent l'ambiguïté sur l'avenir du "raïs", en s'appuyant sur la thèse d'un juriste, Cyrus Mirindi, selon qui "le compteur (du nombre de mandat présidentiel) a été remis à zéro après la réforme constitutionnelle de 2011". Cette réforme avait modifié le mode de scrutin, en passant de deux à un tour.

Particulièrement vigilante et très influente, l'église catholique a prévu trois jours de mobilisation du 12 au 14 août si le président Kabila se représentait.

Acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, l'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba va faire son retour le 1er août à Kinshasa après onze ans d'absence en Rdc. C'est en tous cas ce qu’annonce son parti qui l'a investi candidat à l'élection présidentielle. Il a déjà son passeport congolais, d'après une de ses proches. En liberté provisoire et conditionnelle en Belgique, Bemba est poursuivi par la Cpi dans une affaire annexe pour subornation de témoins, dans laquelle le procureur a requis cinq ans de prison, sans donner de date pour le verdict. En Belgique également se trouve un autre candidat déclaré, Moïse Katumbi, ex-proche de Kabila passé dans l'opposition en 2015 et en exil depuis mi-2016. Depuis, M. Katumbi annonce pratiquement chaque mois son retour en RDC où il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière dont il conteste tout fondement.

Des proches de MM. Bemba et Katumbi ont déclaré lundi avec trois autres leaders de l'opposition qu'ils ne boycotteraient pas l'élection, mais qu'ils demandaient des préalables : retrait de Kabila, de la "machine à voter", et d'une dizaine de millions d'inscrits litigieux sur les listes électorales.

AFP

La "crise" au sein de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire est le "témoignage de la faillite d'une politique", a estimé hier l'opposition ivoirienne, qui envisage un rapprochement avec le Pdci, l'un des deux grands partis de la coalition.

"La crise au Rhdp est le témoignage de la faillite d'une politique et le signe de la fin d'un régime" a déclaré à l'Afp Pascal Affi N'Guessan, dirigeant du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition). Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) d'Henri Konan Bédié et le Rassemblement des Républicains (Rdr) du président Alassane Ouattara, qui dirigent le pays depuis 2011, sont à couteaux tirés à cause du lancement du grand "parti unifié" voulu par le chef de l'Etat.

Le Pdci refuse de rejoindre ce parti unifié, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), qui n'était jusqu'à présent qu'une alliance électorale, formée depuis 2005.

Pour M. N'Guessan, chef de file de l'opposition ivoirienne, le Rhdp "n'a pas été construit sur la base d'un projet politique, mais sur une ambition de pouvoir qui a des limites, dont la première est l'opposition entre les deux (membres) qui ont nourri cette ambition". "Cette opposition irréductible scelle la fin du Rhdp", devenu depuis le 16 juillet un véritable parti, regroupant le Rdr et des personnalités politiques du Pdci et d'autres petits partis.

"Partir flamboyant dans le cadre d'une alliance avec M. Bédié (président du Pdci), pour finir seul avec des comparses débauchés ici et là, est une fin pitoyable", a ironisé l'opposant ivoirien, affirmant travailler à un rapprochement avec le Pdci.

"Nous avons approché le Pdci pour dessiner les contours d'une grande alliance pour la renaissance. Les conditions sont réunies pour que cette alliance puisse voir le jour", a-t-il annoncé. Dimanche, la crise au Rhdp est montée d'un cran avec l'exclusion par le Pdci de 18 de ses cadres - dont trois membres du gouvernement - qui se sont déclarés publiquement favorables au parti unifié.

AFP

Quinze sénateurs nigérians ont fait défection du parti au pouvoir du président Muhammadu Buhari, confronté à de graves dissensions internes à un peu plus de six mois de la présidentielle, a annoncé, hier, le président du Sénat Bukola Saraki. "Plus de 15 personnes ont levé le camp, ont fait défection" du Congrès des progressistes (Apc) pour rejoindre le principal parti d'opposition, le Parti démocratique  populaire (Pdp), a annoncé M. Saraki lors de la dernière séance plénière du Sénat avant les vacances parlementaires.

La liste des sénateurs ayant rejoint l'opposition inclut Rabiu Kwankwaso, un ancien gouverneur de l'Etat de Kano très influent, qui a été pressenti comme un candidat potentiel pour l'élection présidentielle prévue en février 2019.

Les rumeurs de défections massives couraient depuis des semaines, l'Apc étant traversé par d'importantes dissensions, qui ont abouti à la création début juillet d'un mouvement contestataire au sein du parti, l'Apc réformé (Apc).

M. Saraki, dont les divergences avec le président Buhari sont notoires bien qu'il soit toujours officiellement membre de l'Apc, est soupçonné d'être à l'origine du Apc et des ralliements massifs à l'opposition.

La Cour suprême du Nigeria a levé récemment des accusations de corruption qui pesaient contre M. Saraki, au terme d'une longue bataille judiciaire qu'il a qualifiée de chasse aux sorcières politique.

Mais le président du Sénat était convoqué hier par la police nigériane, accusé d'avoir commandité une série de braquages de banques dans son fief politique, l'Etat de Kwara, en avril dernier. Dans un communiqué publié avant-hier soir, Saraki a dénoncé un "stratagème" pour empêcher les défections imminentes de parlementaires du parti au pouvoir.

AFP

L’ouvrage intitulé « Emigration des Africains : oser le retour », publié aux éditions L’harmattan, a été présenté, samedi dernier. L’auteur, Karounga Camara, y a entrepris une réflexion sur le retour en Afrique des émigrés et les modalités qui l’organisent.

Le récit de vie de Karounga Camara est inspirant. Il est en harmonie avec sa première production littéraire, « Emigration des Africains : oser le retour ». Il est un chef d’entreprise, auteur, conférencier, formateur et coach mental. Après les études universitaires en mathématiques à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il entame une carrière professionnelle dans l’enseignement, dispensant des cours au collège pendant plus d’une décennie. Il émigre ensuite, en Italie, après avoir subi une formation en Tourisme, Communication et Marketing. Pendant sept ans, il vit et travaille dans ce pays et a eu la chance d’en découvrir d’autres en Europe. En 2015, il « ose le retour » et crée « Senitafood », une entreprise agro-alimentaire, et s’engage dans un réseau regroupant des expatriés sénégalais de retour au pays.

Sa trajectoire inscrit donc ce livre dans une démarche empirique avec des mots et images qui, à la fois, peignent le drame et nourrissent des espoirs. Karounga Camara le dit avec une précision remarquable parce qu’il décrit la réalité et émet des propositions pertinentes tendant à dissiper les appréhensions de ceux qui sont loin de leur espace de « confort ».

De cet ouvrage, Babacar Ngom, magistrat et écrivain, dit ceci : « Le mot oser traduit un sentiment de peur et d’incertitude. Un sentiment certes justifié par les raisons du départ qui sont toujours là. Mais l’auteur, tel un thérapeute, un pédagogue, suggère une méthodologie et une démarche pour réussir le retour. Aussi, tel un expert, l’auteur fait des propositions pertinentes d’accompagnement des candidats au retour sur le plan économique, institutionnel, technique et administratif. Une belle réflexion qui peut être versée dans la corbeille des politiques publiques de développement. A travers ce livre, Karounga Camara se révèle et allie, dans une aisance remarquable, un style de narration du genre romanesque et un style technique qui renseigne sur son profil d’expert ».

Penser le retour
L’auteur aborde plusieurs questions essentielles destinées à rendre le retour plus serein. De l’idée de retour à l’instant favorable en passant par la réflexion sur le projet d’activité et son articulation, il fournit un monceau d’indications sur un retour pensé et méthodique. Celui-ci doit être précédé d’une thésaurisation pour financer l’activité ciblée ou suivi d’un financement sans négliger les opportunités qui s’offrent au revenant. Toutefois, l’acceptation du retour définitif est un élément psychologique important de ce processus, de cette nouvelle vie.

Le préfacier, El Hadji Songué Diouf, estime que ce livre « fera certainement date tant par l’originalité du propos que par la froide rigueur de l’objectivité dans l’analyse… Oser revenir, c’est comprendre que l’Occident prend le chemin inverse pour perpétuer son éternelle action prédatrice des ressources du continent africain. Ce, pendant que nous nous bousculons à ses frontières ». Il assimile le sort de l’Afrique et des Africains à un « paradoxe tragi-comique ».

La leçon magistrale de Karounga Camara, pense-t-il, consiste à inviter les Africains à redevenir Africains. Cela n’est possible qu’à la condition de vaincre l’afro-pessimisme, de comprendre que l’Afrique n’a de leçons à recevoir de personne et surtout qu’elle regorge, en tous les domaines, d’experts aptes à la porter sur les cimes du développement durable.

Le professeur de philosophie a soulevé la nécessité de « s’adapter aux mutations de l’Occident, naguère hospitalier et aujourd’hui hostile à toute forme « d’invasion étrangère… Certains dérapages verbaux sonnaient déjà comme des lapsus révélateurs d’un inconscient collectif occidental de plus en plus indisposé par la vague migratoire africaine ». Karounga Camara pose donc, au-delà des implications économiques et politiques du retour, un débat idéologique.

Alassane Aliou MBAYE

L'Initiative des médias d’Afrique (Ami) vient de publier à Nairobi une étude sur la couverture médiatique de l’Afrique. Dans ce rapport, l’Ami  a révélé que  les médias africains proposent très peu de reportages transfrontaliers, ce qui a pour corollaire une connaissance limitée du continent par les Africains.  

Selon l’étude intitulée « Reporting Africa » (couverture médiatique de l’Afrique), la plupart des informations sur l'Afrique proviennent de sources extérieures au continent et elles déterminent, en fin de compte, ce que l'on a appelé « le discours sur l’Afrique ».

« L’étude cherchait à comprendre les thèmes dominants de l’actualité et s'il y a des dialogues convaincants qui font l’objet de reportages et qui peuvent collectivement définir le discours sur l'Afrique. Elle s’est appuyée sur des données empiriques glanées à partir des reportages publiés dans toute la région et des réponses fournies, par les rédacteurs en chef, à une série de questions posées par Ami »,  a renseigné le rapport. Aussi, l’étude visait non seulement à approfondir la compréhension globale des éléments qui sous-tendent la couverture médiatique à l'intérieur et au-delà des frontières nationales, mais aussi à éclairer les choix éditoriaux et à façonner les perceptions locales et régionales du continent.

Finalement, elle a mis en évidence le fait que les faibles investissements dans les médias et les capacités professionnelles limitées dans de nombreux pays avaient entraîné une dépendance persistante aux sources d’information étrangères, ce qui a limité l'intérêt des journaux africains pour les sujets qui enrichissent l’agenda africain et mettent l’accent sur les expériences partagées.

Selon l'étude, les dirigeants des médias estiment que les lecteurs et les publics préfèrent des histoires intéressantes qui, dans le contexte africain, signifient, selon l'un des répondants, « des récits intrigants d'échec et de défaite contre les forces de la nature ».

« Si nous voulons réinventer l'image de l'Afrique et changer le récit, nous devrons trouver des moyens novateurs pour augmenter considérablement les investissements dans les médias et utiliser la technologie pour alimenter le contenu des médias au-delà des frontières en Afrique. Il doit y avoir un véritable effort local visant à définir et à façonner le récit d'une manière qui reflète la diversité des voix et des images d'un continent en mouvement », a indiqué Eric Chinje, l’un des co-auteurs du rapport.

Rôle émergent des réseaux sociaux
A l'en croire, une réunion importante des chefs d'État et de gouvernement a eu lieu au cours de la période de l’étude. Mais, aucun des points à l'ordre du jour de la réunion n'a été couvert à l'échelle du continent ou dans un groupe significatif de pays. En fait, les médias n’ont pas su être une source fiable d'informations ou de connaissances sur l'Union africaine et l'Institution panafricaine qui a accueilli l'événement.

Les réseaux sociaux sont également responsables de la redéfinition du rôle et de la portée des médias dans la société. « Les blogueurs sont devenus une nouvelle classe de célébrités médiatiques. Les Africains seraient parmi les premiers utilisateurs mondiaux de Facebook et de l'application WhatsApp.

Grâce à la capacité de produire et de diffuser du contenu, bien que limités à un public restreint, les réseaux sociaux comblent des lacunes, dans les secteurs d’information laissées par les médias traditionnels en proie à un déficit de capacités et de ressources », a indiqué l’Ami dans son rapport.

L'Initiative des médias d’Afrique (Ami) est une organisation panafricaine ayant pour but de renforcer les médias privés et indépendants du continent, en mettant l’accent sur les propriétaires et les gestionnaires, afin de promouvoir la gouvernance démocratique, le développement social et la croissance économique.

Maguette Guèye DIEDHIOU


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