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En visite à Touba, le leader du parti, Pastef, a été reçu par le Khalife général des mourides. Il a effectué la prière de la mi-journée à côté du guide religieux. Ousmane Sonko s’est vivement réjoui des prières reçues. «Ce n’était pas une audience politique. Nous devons protéger nos leaders religieux en évitant de les impliquer dans les querelles politiciennes. Cela leur permet de mieux jouer leur rôle de régulateurs sociaux et d’être à l’écoute de toutes les parties prenantes du processus politique », a déclaré le leader de Pastef à sa sortie d’audience. Ousmane Sonko a ensuite dit toute sa solidarité avec le Front de l’opposition, mais aussi son soutien pour la validation de la candidature de Karim Meissa Wade et celle de Khalifa Sall. «Nous sommes dans un parti différent du Pds, mais, si je n’avais pas l’intime conviction qu’il n’avait pas raison, je n’aurais jamais manifesté ce soutien. Nous considérons que c’est une forfaiture, une fois de plus, du gouvernement de Macky Sall, qui est inacceptable. J’en appelle à une solidarité et à la mise en place d’un Front commun de toute l’opposition », a lancé le leader de Pastef.

Pour le cas Khalifa Sall, Ousmane Sonko a estimé qu’il y a des abus inexplicables et injustifiables. « On ne peut pas manipuler la Constitution et le code électoral dans le but exclusif d’écarter des candidats, et ce, à moins de 7 mois de l’élection présidentielle », a laissé entendre le leader de Pastef. Ousmane Sonko a, par ailleurs, dit son soutien aux commerçants dans leur bataille contre « l’implantation sauvage des magasins Auchan », qui, a-t-il dit, fait du « dumping ». Il a invité les Sénégalais à refuser la vampirisation de notre économie.

Mamadou DIEYE

Après son audience avec le président de la République, l’opérateur économique, Mamadou Salif Sow s’engage à travailler pour la réélection de Macky Sall.

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir la candidature de Macky Sall à travers la mise en place d’un mouvement ?
Ce mouvement a été créé suite à une rencontre que le président de la République a bien voulue m’accorder en avril par l’entremise du maire de Médina Gounass. J’ai décidé de mettre sur pied un mouvement politique national qui a pour nom « Ensemble pour le Sénégal ». Depuis plus de 10 ans, j’étais beaucoup plus dans le développement, dans les actions sociales, mais à la suite de cet entretien, j’ai compris que le président souhaite associer beaucoup de cadres sénégalais à la gestion des affaires de l’Etat. L’audience avec le chef de l’Etat est un signe d’estime et de considération. Nous avons échangé sur beaucoup de points et il y a eu une convergence de vue et d’idées. Cela m’a poussé à créer un mouvement politique qui va être le prolongement de ce que j’ai fait ces 10 dernières années. Vu l’orientation que Macky Sall donne à sa politique sur le plan social, je pense que cela entre en parfaite corrélation avec ce que je faisais dans le passé. J’ai décidé d’accompagner le président, Macky Sall pour sa réélection. Ce mouvement est composé des cadres sénégalais de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora. Nous avons estimé, à un certain moment, qu’il fallait se mettre ensemble pour créer une organisation dans laquelle nous pouvons mettre nos compétences au service du Sénégal.

Vous habitez Kolda, quelles sont les actions concrètes que vous comptez y mener ?
L’opposition avait gagné dans la commune de Kolda lors des dernières élections. La mouvance avait gagné dans le département, mais une victoire doit être belle. Lorsque vous perdez la commune de Kolda et vous perdez la région, la victoire n’est pas aussi belle qu’on le souhaite. C’est pourquoi, j’ai décidé de concentrer mes efforts de mobilisation dans la commune de Kolda.

Je suis né dans la commune de Diallambéré. Nous avons fait beaucoup d’actions sociales notamment la construction d’édifices religieux. Macky Sall n’a pas de problème dans la commune de Kolda, mais il y avait plusieurs tendances. Ces tendances ont desservi la coalition. Les militants se reconnaissent souvent à travers un leader, mais lorsque le leadership est éparpillé, ils ont du mal à trouver des repères. C’est pourquoi, ils ont rapporté leurs voix à l’opposition. Mais cela ne veut pas dire que l’opposition n’est pas majoritaire. Depuis deux mois, je suis dans la commune de Kolda. Nous avons organisé des visites de proximité pour comprendre pourquoi la coalition Bby a perdu. Macky Sall a une base affective, seulement, la contradiction entre les leaders locaux a défavorisé la coalition. C’est pourquoi, nous œuvrons pour une unité d’actions. Il nous faut mutualiser les énergies pour aller vers un travail efficace et efficient pour que le président passe dès le premier tour. Macky Sall a promu des cadres de Kolda dans les instances de décision notamment dans les ministères et les directions des sociétés nationales. Il a appartient aux fils de Kolda de lui rendre la monnaie. Il faut donc arrêter les querelles de tendances et se mobiliser. Ce n’est pas dans la division que nous pouvons gagner. Seule l’unité peut nous permettre de gagner.

Après le lancement du mouvement qui a eu lieu à Kolda, quelle est la prochaine étape ?
Le meeting de lancement a été considéré, par les populations de Kolda, comme un grand rendez-vous de retrouvailles avec un homme qui a été aux côtés des populations depuis 10 ans. Nous avons eu droit à une mobilisation exceptionnelle. De Médina Yoro Foulah à Kolda, en passant par Vélingara, il y a eu une forte mobilisation. Toutes ces localités sont venues massivement. Cela me fait comprendre qu’il y a un espoir immense que les populations de Kolda ont en notre mouvement. Cela nous encourage à aller de l’avant pour le développement de Kolda. La seule bataille qui vaille est celle de réélire Macky Sall en 2019. La prochaine étape a commencé le 19 juillet. J’avais promis au président de la République d’apporter une contribution à sa victoire finale. Nous avons démarré une tournée nationale à Ziguinchor. Nous avons sillonné toute la commune de Ziguinchor et celle d’Adéane pour discuter avec les populations. Nous allons faire toutes les 14 régions et les 45 départements du Sénégal. Je pense que ce n’est pas en restant dans les bureaux qu’on va réélire Macky Sall. Il faut descendre sur le terrain pour écouter les populations et apporter des solutions à leurs préoccupations.

Babacar DIONE

Candidat déclaré à la présidentielle de 2019, Samuel Sarr ambitionne de veiller particulièrement au sort des jeunes et femmes du secteur informel, s’il est élu président.

« Je viellerai à ce que les jeunes et les femmes ne soient plus marginalisés, chassés, persécutés et considérés comme des gêneurs ou trouble-fêtes autour des marchés et artères des grandes villes », a dit avant-hier, Samuel Sarr, président du Parti libéralisme social sénégalais (Lss).

Il recevait le Réseau national libéral, social du secteur informel (Renalssi). Selon lui, ce secteur a sa place dans notre société. «  Je m’engage à encadrer ses activités, à promouvoir des aménagements appropriés et à valoriser leur apport dans l’économie sénégalaise », a déclaré M. Sarr.

D’après l’ancien ministre d’Etat, dans la plupart des pays asiatiques, le secteur informel est non seulement très bien pris en compte dans les politiques publiques, mais on leur affecte souvent des espaces bien aménagés, le long des artères des grandes villes. « Le secteur informel a besoin d’une véritable prise en compte dans les politiques publiques et surtout dans les plans d’aménagement urbain. Leur prise en compte doit se faire en amont, dans tous les grands projets impliquant une grande mobilité de personnes », a déclaré M. Sarr, qui précise que les acteurs d’un tel monde, qu’ils soient des femmes ou des hommes, doivent être préparés, en vue de leur apporter une solution. Considéré comme le candidat naturel du secteur informel à la présidentielle de février 2019, Samuel Sarr dit signer un pacte de confiance réciproque avec ledit secteur, qu’il veut revaloriser. Il veut aussi donner à ce secteur les mécanismes d’une économie nationale. Son défi, conclut-il, c’est de transformer l’acteur informel en acteur formel pour le développement du Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE 

« Le gouvernement du Sénégal a appris, avec indignation, le meurtre survenu ce 24 juillet 2018, de notre compatriote Alassane BA, vivant à Pointe-Noire (République du Congo) », lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Selon la note, le gouvernement condamne, avec fermeté, ce meurtre. « Le Consul général du Sénégal à Pointe-Noire a été instruit de demander l’ouverture d’une enquête impartiale, pour déterminer les causes et circonstances du décès et d’apporter toute l’assistance requise pour le rapatriement du corps », souligne le texte.

En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté sénégalaise établie en République du Congo.

Le procureur Lansana Diabé Siby s’oppose à une annulation de toute la procédure dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall et co-accusés pour motif de non-respect du règlement numéro 5 de l’Uemoa. Toutefois, il reste favorable à une annulation du procès-verbal comportant les auditions.

Le procureur général s’est prononcé, hier, sur l’exception de nullité soulevée par les avocats de la défense. Lansana Diabé Siby n’est pas favorable à une annulation de toute la procédure en raison de la non-assistance d’un conseil pendant l’audition. Dans son réquisitoire, le procureur reconnaît que le débat sur la circulaire du ministre de la Justice sur l’application du règlement numéro 5 de l’Uemoa est aujourd’hui dépassé du moment où la Cour de justice de la Cedeao s’est prononcée sur cette violation dans son arrêt rendu le 29 juin dernier. Cependant, au lieu d’une annulation de toute la procédure, Lansana Diabé Siby demande au juge «d’écarter purement et simplement le procès-verbal qui comporte les auditions», mais aussi toute autre « audition et confrontation qui n’a pas fait l’objet de la présence de l’avocat ».

D’après le procureur, la loi autorise, si la nullité est réelle, « d’annuler tout ou une partie de la procédure». Pour ce cas d’espèce, il demande au juge, Demba Kandji, de «sanctionner le procès-verbal qui a fait l’objet de violation» et de maintenir les «autres actes qui n’exigent pas la présence de l’avocat et tous les documents annexes ». « Je ne suis pas d’accord lorsqu’on nous demande d’annuler la procédure », renchérit-il. Le procureur de préciser que cette annulation ne doit pas aussi concerner le réquisitoire introductif qui a été fait, dit-il, « sur la base d’autres documents ». Par ailleurs, il informe que le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, ne doit pas bénéficier de l’annulation du procès-verbal qui comporte les violations. Celui-ci, explique le magistrat parquetier, avait saisi la Chambre d’accusation qui avait rejeté sa demande. Ensuite, le prévenu a intenté un pourvoi en cassation qui a été déclaré irrecevable par la Cour suprême. «Khalifa Sall ayant fait un pourvoi en cassation, la Cour suprême s’étant prononcée, l’autorité de la chose jugée revêt tout son caractère», explique le maître des poursuites.

Pour les autres prévenus, le procureur renseigne « qu’on ne peut pas leur opposer l’autorité de la chose jugée ». Lansana Diabé Siby rappelle à la Cour d’appel qu’elle ne peut pas « faire abstraction » des décisions de la Cour de justice de la Cedeao lorsqu’elle condamne l’Etat du Sénégal pour violation des droits de l’homme dans les affaires nationales. « Vous ne pouvez pas ne pas statuer sur les nullités soumises à votre autorité. Il n’existe pas et il ne pourrait exister une relation organique entre les décisions de la Cour et les décisions des juridictions nationales. La Cour étant communautaire, il nous appartient, à travers les décisions qui sont rendues, de les porter au rang de jurisprudence», précise Lansana Diabé Siby.

Aliou Ngamby NDIAYE

La capitale économique d’Israël est une ville moderne très fréquentée par les touristes du monde entier. Tel Aviv attire par son côté fun et free offrant à chacun l’opportunité de jouir pleinement de sa liberté dans les limites du possible. Aujourd’hui, cette métropole aux nombreuses facettes vit et vibre avec la diversité qui la caractérise.

Vendredi soir à Tel Aviv. La ville si grouillante et si animée a brusquement baissé de tempo. La circulation est fluide dans des rues qui, éclairées par la lumière tamisée du crépuscule, sont plus ou moins désertes. Seuls quelques piétons revenant de la plage trainent sur les trottoirs. Ils hument, en même temps, la brise marine qui berce la ville. C’est le début du shabbat juif qui coïncide avec repos, recueillement et les retrouvailles en famille. Les bus du transport public sont à l’arrêt. Les grandes enseignes ont baissé rideau, les terrasses des restaurants sont désertes.

Dans un célèbre hôtel de la place, les membres d’une famille, vêtus en noir et blanc, récitent quelques psaumes de l’Ancien testament avec une grande ferveur, avant de se restaurer. Tel Aviv plonge brusquement dans une autre ambiance teintée de spiritualité et de recueillement. Même l’aéroport n’est pas épargné, car les compagnies locales sont toutes restées au sol.

Ce brusque changement de décor n’enlève rien au charme de cette ville qui vibre et bourdonne à longueur de journée. Les taxis et autres particuliers circulent toute la nuit. Qu’on soit en bordure de mer ou pas, il est facile de trouver un restaurant où manger en bonne compagnie. Les soirées after-work (ou privées parfois) foisonnent ici aux quatre coins. « Tel Aviv est une ville qui ne dort jamais. A n’importe quelle heure, vous pouvez vous promener et voir les gens dans la rue », avance Richard Benhamou, guide touristique. La ville est aussi le siège des institutions du gouvernement et la capitale économique où se trouvent la plupart des grandes sociétés, la bourse et les hôtels 5 étoiles. C’est pour cela d’ailleurs que la ville bénéficie d’une grande surveillance. Tel Aviv est réputée être une ville sûre. Dans les grandes institutions et autres lieux très fréquentés, il faut montrer patte blanche pour y accéder. Le passage sur les portiques est obligatoire. Et chacun s’y soumet comme si c’était une règle à respecter à la lettre. La police a l’œil partout et guette en permanence les éventuels dangers. Au point que les habitants semblent même oubliés les attaques sanglantes répétitives qu’il y a avait, par moments, dans les arrêts de bus et autres endroits stratégiques. « Aujourd’hui, nous avons maîtrisé tout cela et partout où il y a quelque chose, la police peut être sur les lieux en moins d’une minute », relève Micky Rosenfeld, le porte-parole de la police israélienne.

Sandaga, version israélienne
Avec l’émergence de la classe moyenne et le confort économique dans lequel baignent les Israéliens, Tel Aviv est aussi une ville commerciale avec pas moins de quatre mall et une multitude d’enseignes de luxe sur les grandes avenues. A côté, il y a aussi le marché très fréquenté de Carmel où viennent s’approvisionner bon nombre d’habitants de Tel-Aviv. Ici, on se croirait à Sandaga, le célèbre marché de Dakar, avec des commerçants qui interpellent les acheteurs au milieu des étals allant des épices aux vêtements en passant par les fruits, la charcuterie et les jouets pour enfants. A la différence de Sandaga, ce marché de la capitale économique d’Israël est confiné dans une ruelle. Il est impossible d’y voir des marchands ambulants ou d’irréguliers.


Une fois sorti de ce lieu de commerce, on aperçoit, à nouveau, les bâtiments ultra-modernes de Tel Aviv, conçus dans une architecture rare. Les rues, toujours propres et ordonnées, sont décorées d’une verdure artificielle. « Tout ce que vous voyez ici, est artificiel, car le système de goute à goute nous permet cela», renseigne la diplomate Michal Philosoph. Cette capitale du monde n’en est pas moins une ville de libertés où se croisent quotidiennement juifs orthodoxes, toujours vêtus de noir et musulmans pratiquants, se rendant à la mosquée le vendredi. Le minaret de la grande mosquée Hassan Bek qui se trouve dans la ville arabe de Jaffa est visible partout dans la ville. Le lieu de culte construit, depuis 1916, continue de résister au temps. Elle fait partie des vestiges de la ville. Car Jaffa existe plusieurs siècles avant Tel Aviv. Et l’histoire de cette ville renvoie aux tensions qu’il y a toujours eu entre juifs et arabes. Les problèmes entre ces deux communautés auraient d’ailleurs poussé les juifs à s’installer à l’extrémité de la ville, ce qui est aujourd’hui Tel Aviv.

Le drapeau arc-en-ciel envahit la ville
Malgré les idées reçues, juifs, musulmans et chrétiens peuvent pratiquer librement leur religion dans cette ville cosmopolite, d’après notre guide. En cette première semaine du mois de juin, des personnes venues du monde entier y sont même allés pour célébrer la gay-pride. A la veille de cet évènement, le drapeau arc-en-ciel a inondé la ville. Des artères sont fermées à cause de la manifestation, mais aucune protestation n’a été notée de la part des populations. « Ici, tu peux faire ce que bon te semble, à la seule condition que ta liberté n’empiète pas sur la mienne. Et quand tout le monde se respecte, on vit en harmonie », explique Richard Benhamou. C’est peut-être cet attachement à la liberté des autres qui attire bien des touristes dans la capitale économique israélienne. Car dans la ville, les tours operators ne chôment guère avec des allers-retours incessants entre Tel-Aviv et les autres localités du pays, telles que la Mer morte, la ville sainte de Jérusalem, le lac des Tibériades, Jaffa ou encore Ceasare. Pas moins de 6000 guides effectuent quotidiennement ce travail. L’année dernière, un record a même été battu en termes de fréquentations avec 3,6 millions de touristes enregistrés dans le pays. « Le tourisme est un secteur important en Israël, mais ce n’est pas le plus déterminant de l’économie du pays », nuance Richard Benhamou. Tout de même, si autant de touristes débarquent quotidiennement ici, c’est parce que Tel Aviv est une ville qui attire du monde. Son charme réside dans les commodités qu’elle offre à tout un chacun pour y passer de bons moments. Mais aussi et surtout, du fait que les libertés des uns et des autres sont respectées. Shabbat oblige, la ville s’est à nouveau recroquevillée sur elle-même en attendant le jour d’après.

De notre Envoyé spécial à Tel Aviv, Maguette NDONG

Mur LamentationsJERUSALEM : VILLE DE LA FOI ET DE LA TOLÉRANCE
Tout à l’opposé de Tel Aviv, Jérusalem est une terre sainte où le culte de la foi prédomine sur les autres activités. Nos pérégrinations à l’intérieur de la cité nous ont menés sur différents sites religieux à savoir le Mur des Lamentations, la mosquée Al-Aqsa ainsi qu’au Saint Sépulcre.

Aller en Israël sans faire un détour à Jérusalem aurait donné un goût inachevé à un voyageur. C’est pourquoi l’annonce de la visite de la ville sainte a plongé le groupe de journalistes que nous sommes dans une ambiance féérique. Pour nous tous, cette visite va être une première. Car, la plupart des informations que nous avions jusque-là sur Jérusalem, c’était à partir des médias occidentaux couvrant la visite d’un chef de l’Etat d’une grande puissance ou le passage sur les lieux d’une autorité influente du monde. « C’est un jour d’anniversaire de la guerre des six jours opposant Israël à ses voisins. C’était à ce jour et presque à pareille heure », nous confie notre guide Richard Benhamou. Curieuse coïncidence ! Et l’image qu’on se fait d’une localité est toujours différente dès qu’on y met les pieds pour la première fois. Ce fut le cas en découvrant la ville sainte. Jérusalem est une petite bande de terre mesurant à peine 1 km2. La localité qui tire son nom de « Yeru Salam » (la Ville de la paix) aurait été créée par David il y a 3000 ans. Pour y accéder, il faut emprunter l’une de ses nombreuses portes, dont les plus célèbres sont la Porte de Damas, la Porte de Jaffa et celle de Zion. Celle de Jaffa qui se trouve à la partie jordanienne fait face au Mont des Oliviers, une bande de terre caractérisée par une forte présence chrétienne et avec pas moins de 17 églises et couvents. En passant par-là, l’on peut apercevoir la crête dorée de l’église orthodoxe ainsi que le cimetière juif où est enterré le fils de David.

Mais, la vraie ville de Jérusalem est là, devant nous. Il faut franchir le portail pour pénétrer à l’intérieur. Seulement, il faut avancer à 200 mètres pour faire face à une barrière de sécurité où tous les visiteurs sont soit fouillés, soit passés sur le portique avant de continuer leur chemin. Tout le groupe se prête à l’exercice sans piper mot. Ici, il n’existe guère de passe-droit comme on pourrait le voir ailleurs. Seule la police est maître des lieux. Dans cette ville où chacune des trois religions révélées réclame la paternité, la tension est parfois palpable. Mais en ce beau jour ensoleillé du mois de juin, Jérusalem est calme et chacun vaque à ses occupations. Le premier contact avec la ville se fait avec la communauté juive. Ceux qu’on surnomme ici les juifs ultra-orthodoxes règnent en maîtres dans ce qu’on appelle le kotel (quartier juif).

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

LES JUIFS EN TERRAIN CONQUIS
Vêtus de noir de la tête au pied, ces fervents pratiquants portent tous le chapeau noir. Les moins dogmatiques se contentent de leur kippa, un bonnet qui symbolise l’humilité envers le Créateur. Ici, les juifs sont en terrain conquis et dictent leur loi aux visiteurs. « Pour ceux qui le souhaitent, ils peuvent aller formuler des prières devant le mur, mais avant, il faut se couvrir la tête d’un bonnet ou d’une casquette. Il y a un panier là-bas où il y a des bonnets, prenez-en », conseille Richard, notre guide. Le mur est devant nous, à une centaine de mètres. On peut apercevoir beaucoup de personnes venues formuler une prière. Face au mur, les yeux fermés, certains entrent même en transe. Les autres, pour la plupart âgés, sont assis sur des chaises en plastique en récitant des psaumes de l’Ancien Testament. Un récital qui s’accompagne d’un léger mouvement du corps en avant et en arrière. Devant cette solennité, personne n’ose élever la voix. Tout de même, certains ne peuvent guère manquer de prendre des selfies ou des photos de groupe.

Après le mur des lamentations, notre périple en Terre sainte se poursuit. On fait cap sur l’esplanade des mosquées. C’est le fief, par excellence, des musulmans de Jérusalem. On ne peut s’empêcher, tout de même, de remarquer la forte présence policière sur la ruelle qui y mène. Pas moins d’une quinzaine de policiers portant tous des talkies-walkies et des menottes autour de la ceinture sont là. « Nous sommes dans les dix derniers jours du mois de ramadan et cette période est toujours redoutée ici. D’où cette présence policière », explique Micky Rosenfield, le porte-parole de la police israélienne. Un bref échange, avec notre guide (musulman cette fois-ci), nous permet de franchir cette barrière.

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

Al AqsaPÈLERINAGE À AL AQSA
La poignée de musulmans du groupe que nous sommes est enthousiaste de poser le pied dans ce lieu important de l’Islam. Une dernière vérification est nécessaire. Car, ici, on doit s’assurer que vous êtes bel et bien de confession musulmane avant d’accéder à la mosquée Al Aqsa. « Ouf ! », dit Moussa, un confrère malien, après avoir eu l’autorisation du gardien. Il faut monter une quinzaine de marches avant d’apercevoir le dôme doré d’Al Aqsa. C’est une mosquée majestueuse qui domine toute l’esplanade. En ce matin de ramadan, les fidèles viennent faire leurs dévotions. Ahmad, notre guide, nous conseille de le suivre. Une fois le portail franchi, une grande fraîcheur nous envahit. Les filles prennent le côté gauche, les garçons le sens opposé. La séparation entre les hommes et les femmes est de rigueur ici. Sous nos pieds, nous ressentons un bien-être de marcher sur cette moquette de couleur rouge et moelleuse. L’intérieur est un mélange de jouvence, de marbre et d’ornements dorés. Le plancher est retenu par plusieurs grandes poutres. Mais le secret d’Al Aqsa se trouve au centre du lieu de culte où un grand rocher est maintenu intact. « C’est sur ce rochet d’où le prophète Mouhamad (Psl) est monté au ciel », nous confie Ahmad. On ne peut s’empêcher, alors, de faire des prières et d’essayer de vivre intérieurement cette époque si importante dans la religion islamique. Pour toucher ce rocher, il faut descendre dans une sorte de cave qui n’est autre qu’un lieu qu’une mosquée dans Al Aqsa.

Dans le silence et le recueillement absolu, les fidèles prient continuellement. Pour la plupart, cette visite a des allures de pèlerinage car Al Aqsa est la plus importante mosquée de l’Islam après celles de La Mecque et de Médine.

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

LA CLOCHE SONNE
Mais Jérusalem, c’est aussi le Saint-Sépulcre, le lieu où Jésus Christ a été crucifié avant que son corps ne soit déposé sur sa tombe, selon la version chrétienne. A partir de l’esplanade des mosquées, il faut prendre le chemin inverse et traverser une grande partie du quartier musulman avant d’y accéder. Il faut dire que la séparation entre les quartiers juif, musulman et chrétien tient sur quelques mètres. On peut quitter une localité et rentrer dans une autre, sans s’en rendre compte. C’est aussi l’une des caractéristiques de Jérusalem. Impossible, pour nous, d’effectuer toutes les étapes du Chemin de croix. « Nous allons nous limiter aux cinq dernières étapes qui symbolisent l’après mort de Jésus », rappelle le guide Richard. Une petite porte mène directement à la chapelle de Sainte-Hélène, celle qui a permis de découvrir la tombe de Jésus. Ici, chaque compartiment est géré par une entité chrétienne. Ici, c’est la partie des grecs orthodoxes, là, celle des catholiques ou encore cette autre partie, le coin des coptes. Ces communautés religieuses qui ne s’entendent pas toujours auraient même décidé de confier la clé du Saint-Sépulcre à une famille musulmane de Jérusalem. C’est la famille Nuseibeh. De père en fils, cette tradition continue d’être respectée. Car ici, se trouve la pierre d’onction, là où, selon la tradition, le corps de Jésus avait été déposé après être crucifié. Les fidèles chrétiens se penchent sur cette pierre et formulent des vœux. Sur le mur, on peut apercevoir la fresque de Jésus entouré de ses proches après avoir subi la dure épreuve. A quelques mètres de là, l’on aperçoit un long fil de fidèles qui tentent d’entrer dans la tombe de Jésus. Il faut beaucoup de patience pour accéder à ce lieu saint. Nous n’aurons pas l’occasion de la visiter à cause du timing. La cloche sonne et nous rappelle, en même temps, que le temps qui nous était imparti est épuisé.

Notre pèlerinage en Terre sainte s’achève. Mais on aura compris que Jérusalem est la terre sainte des trois religions révélées qui, malgré les conflits, parviennent toujours à y cohabiter.

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

GolanPLATEAU DU GOLAN : UN SITE SI STRATÉGIQUE AUX MAINS D’ISRAËL
Le Plateau du Golan est une localité importante au Moyen Orient, qui permet à l’Etat israélien d’avoir le contrôle sur une bonne partie de la zone. A ce titre, l’armée y a déployé de gros moyens pour la surveillance.

Les équipes de démineurs sont encore à pied d’œuvre sur tout le long de la route. Nous sommes tout proches de la frontière israélo-syrienne et le bus qui nous transporte semble effectuer des tours incessants pour atteindre le sommet de ce haut plateau. En jetant le regard en bas, on se rend compte de la haute altitude où nous sommes. Ici, c’est le célèbre plateau du Golan, devenu territoire israélien, à la faveur de la guerre avec la Syrie, en 1967.

Le Golan est à la fois une zone dangereuse et un site stratégique à partir duquel on peut apercevoir les différentes capitales du Moyen Orient à savoir Bagdad (Irak), Damas (Syrie) et Amman (Jordanie). Situé à 1165 m au-dessus du niveau de la mer, cette crête, surplombant les autres localités, est sans cesse surveillée par les soldats israéliens. « L’armée a redoublé ses effectifs en qualité et en quantité en se dotant des moyens électroniques, parachutistes et surtout de renseignement », selon Ilan Shulman, un des nombreux agents de renseignement israélien qui travaillent sur le site.

Si l’Etat israélien accorde une grande importance à ce site, c’est parce qu’il y a une nouvelle recomposition dans la région avec notamment la percée de « l’Islam radical » dans les pays tels que la Syrie, Oman, Irak etc. « Tout cela fait l’affaire de l’Iran qui tente de jouer un rôle hégémonique dans la zone », accuse le soldat israélien. Devant nous, l’on peut d’ailleurs apercevoir une épaisse fumée provenant de la ville syrienne la plus proche. « Cette fumée est une illustration de la tension entre les soldats syriens et les rebelles qui veulent renverser le régime de Bachar Al Asad », dit Ilan Shulman. Face à la dangerosité de la zone, l’Onu a jugé utile d’y installer une force d’interposition et de maintien de la paix. Les soldats onusiens observent les moindres mouvements dans la frontière à l’aide de jumelles et d’un matériel sophistiqué. Quotidiennement, ces casques-bleus font des rapports. Car, Israéliens comme Syriens, n’ont guère le droit de mettre des tanks sur un rayon de 10 km.

En dehors de ces bruits de botte, le Golan est un site très fréquenté par les touristes du monde entier. Chinois, américains, japonais et européens s’y rendent quotidiennement pour essayer de comprendre la géopolitique de la région. Pas moins de 3 millions de touristes fréquentent le site par an. L’attraction, ici, c’est surtout le bunker abandonné de l’armée israélienne où les touristes entrent et sortent et se photographient par groupe. « Malgré le danger, la vie continue. Il y a trois semaines, quand il y a eu une attaque venant de la Syrie, il y avait, sur le site, près de 1000 touristes, mais tout s’est bien passé », renseigne Ilan Shulman. Ainsi va la vie sur le plateau du Golan où il faut, en même temps, côtoyer le danger au quotidien et faire cette grande découverte d’une localité si stratégique du monde. Pour l’heure, Israël tient au Plateau du Golan comme à la prunelle de ses yeux.

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

Musee YadMUSÉE YAD VASHEM : PAR DEVOIR ET PAR MÉMOIRE
Ici, c’est un tas de chaussures déchiquetées, là, des cuillères, des photos, des pots ou encore des ustensiles de cuisines jetés pêle-mêle. Tous ces objets appartenaient à des juifs d’Europe et du monde entier jetés ou abandonnés par leurs propriétaires victimes de l’Holocauste. Au musée Yad Vashem de Tel-Aviv, les noms des victimes sont à jamais consignés dans ce qui est appelé « La Salle des noms ». D’ailleurs, le nom du musée Yad (qui signifie nom) et Vashem (qui ne périra jamais) a été conçu et réalisé au nom de toutes personnes (hommes, femmes et enfants), victimes de cette violence inouïe contre une communauté chassée, persécutée et confinée dans des ghettos dans bien des pays européens. Entrer dans ce musée, c’est comme revoir le film de ce massacre des millions d’enfants et d’intellectuels juifs. Car, ici, on entend encore la voix des enfants chanter la «Takiva» (l’espoir), l’hymne de l’Etat d’Israël à l’école avant leur persécution, leur traque et le massacre dans les camps de concentrations nazis. On revoit aussi les villages dans lesquels ils vivaient, les activités qu’ils faisaient au quotidien. Avant que l’irréparable ne se produise. C’est-à-dire leur persécution partout en Europe et leur relégation au rang de « race inférieure » et à des « sous-hommes » par Hitler et son régime. S’en suivit une campagne de diabolisation partout et des rafles. Ils sont ensuite mis dans les ghettos avant d’être conduit, pour la plupart d’entre eux, au crématoire. Entre juillet 1942 et août 1943, près de 870 000 juifs ont été exterminés. « Malgré la souffrance, les juifs avaient la mentalité de résister par la créativité et par leur culture », renseigne notre guide. A Yad Vashem, ce ne sont pas uniquement les victimes qui méritent respect et considération. Ceux-là qui ont aidé des familles juives ou en les cachant quelque part sont à jamais reconnus. On les appelle « justes ». Pas moins de 30 000 justes ont été répertoriés.

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

AU-DELA DE LA PERCEPTION : ISRAËL, UNE AUTRE RÉALITÉ À MONTRER AU MONDE
Boaz BismuthL’Etat hébreu s’est finalement résigné à la mauvaise image qu’il donne au reste du monde. Seulement, les israéliens restent toujours fiers de leur passé et font confiance à l’avenir.

Les Israéliens sont conscients d’une chose, leur pays est mal perçu dans le monde. Et parfois même, très mal vu par les uns et par les autres. Une image accentuée par le conflit avec la Palestine qui milite, pour la plupart du temps, en défaveur de l’Etat hébreu. Seulement, pour Israël cette mauvaise perception varie en fonction des zones où l’on se trouve. Le journaliste et diplomate israélien, Boaz Bismuth, reconnaît certes que son pays ne cesse de trainer ce boulet depuis belle lurette, mais il veut faire la part des choses. « C’est un pays très mal perçu surtout en Europe, pas en Afrique ou en Amérique latine, mais par les Européens. Ce Vieux continent marche très vite en arrière et ce qui me désole, c’est de voir un continent qui va complètement à la déroute, me faire des leçons de morale », explique Boaz Bismuth.

Pour lui, l’Afrique et Israël partagent un passé douloureux, à savoir, l’esclavage et l’Holocauste et ont été colonisés par des puissances européennes. Mais aujourd’hui, les noirs et les juifs ont tous pris leur destin en main et travaillent pour un futur meilleur. « Ici en Israël, vous êtes dans un pays avec certes une magnifique économie, une magnifique technologie, une magnifique agriculture et littérature, mais c’est un pays qui a un magnifique passé et qui compte avoir un magnifique avenir », reconnaît cet ancien ambassadeur d’Israël en Mauritanie.

Le correspondant de l’Agence France presse (Afp) en Israël, Laurent Lorenzo estime également que même si Israël est confronté au conflit israélo-palestinien, il y a encore « d’autres réalités », à savoir dans ce pays. Et ce, dans bien des domaines d’activités. Le directeur de la télévision i24, Frank Melloun, estime, pour sa part, que la création de sa chaîne de télévision était plus pour changer une certaine perception d’Israël et du Moyen-Orient et faire comprendre la réalité du terrain. « On est plus intéressé par cette coexistence entre un arabe et un juif en Israël, la bonne humeur notée parfois et ne pas simplement se focaliser sur les problèmes à savoir le conflit israélo-palestinien qui fait certes partie de la réalité quotidienne ici, mais qui n’est pas la préoccupation première des citoyens israéliens, qu’ils soient juif, arable ou chrétien », signale Frank Melloun.

Pour en revenir au conflit israélo-palestinien, Frank Melloun pointe du doigt les médias qui seraient, en grande partie, responsables de l’exacerbation de ce conflit. « Je reste convaincu que si la majorité des gens pense que la paix n’est pas possible au Proche Orient, par mon expérience personnelle, c’est à 90% à cause des médias. Parce que la perception des choses et souvent l’ignorance, alimente les préjugés et ces préjugés qui établissent que cette paix n’est pas possible », signale le directeur de i24. Quant à Boaz Bismuth, Israël a plusieurs fois montré sa bonne foi dans le règlement de ce conflit. Et selon lui, la résolution de celle-ci viendra d’Israël qui, en 2009 déjà, avait fait part de son ouverture pour la solution à deux Etats. « Sauf que pour atteindre ce but, précise le diplomate, il faut qu’eux-mêmes fassent la paix entre eux. On ne peut pas avoir deux entités palestiniennes divisées une à Gaza et une autre à Ramallah. L’une ne reconnait pas mon Etat et l’autre ne sait même pas gérer son Etat ».

De notre Envoyé spécial, Maguette NDONG

A l’instar des autres circonscriptions académiques de la capitale, la première journée des épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) s’est déroulée sans heurts à Grand Dakar. Ici, plus de 4800 candidats ont composé sous le regard des surveillants venus en surnombre.  

A notre passage au Cem de Hann, les candidats étaient en pleine concentration sur l’épreuve de français. Dans la cour de l’établissement, des gendarmes de la brigade de Hann veillent au grain. Et dans les salles de classe, les surveillants font les cent pas. Cette année, un renforcement des effectifs a été noté par endroit. Il s’agit de tout faire pour éviter les tentatives de fraudes, conformément aux instructions reçues des autorités académiques. Les sacs des candidats sont confisqués et déposés devant les bureaux. Trouvé dans un bureau, le chef du centre, El Hadji Malick Sy, était en train de travailler sur l’actualisation des dernières statistiques. Il a assuré que « tout se passe très bien depuis le démarrage des épreuves et qu’aucun problème n’a été noté ». Les surveillants ont aussi répondu présents, a-t-il renseigné, et même en surnombre. M. Sy s’est gardé tout de même de livrer certaines données, conformément aux instructions reçues de la hiérarchie. « Nous avons reçu l’ordre de ne pas donner d’informations à la presse ». Même situation au Cem Dr Samba Guèye des Hlm où se trouve une partie du centre Ouagou Niayes 3A. A notre arrivée, plusieurs candidats avaient fini de rendre les copies et discutaient en toute quiétude dans la cour de l’établissement. Le chef du centre, Mariama Kâ Ndiaye, s’activait sur les dernières copies reçues des surveillants. Elle aussi a soutenu que les épreuves ont commencé à temps et que tout se passe bien, tout en nous rappelant gentiment la directive de l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, à savoir de ne pas beaucoup échanger avec les journalistes surtout concernant les données chiffrées. Interpellé sur la question, Abdoulaye Wade, inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, a souligné qu’il voulait éviter des malentendus dans la communication. « C’est ce qui m’a poussé à prendre la décision de centraliser toute les statistiques à mon niveau afin de donner la bonne information aux journalistes », a-t-il déclaré. Poursuivant, l’inspecteur Wade a informé que le Cem de Hann fait partie des 8 centres de sa circonscription. Ici,  421 inscrits  ont été enregistrés, dont 243 filles et 178 garçons. Pour cette première journée, il a noté 15 absents. Ouagouniaye 3A, avec ses 603 inscrits, a aussi enregistré 22 absents durant cette journée. 

Oumar KANDE

DES ÉPREUVES DIVERSEMENT APPRÉCIÉES PAR LES CANDIDATS
Au Cem Samba Guèye des Hlm5, les candidats qui ont fini de rendre leurs copies échangent sur les épreuves. Interpellé, le jeune Mamadou Guèye, 15 ans, juge un peu difficile le sujet de français. 

« C’était un texte suivi de questions et une dictée. J’ai trouvé ça difficile », a-t-il dit, regrettant ainsi les nombreuses grèves des enseignants. C’est tout le contraire de son ami Abdou Diop. Ce dernier est moins pessimiste et a trouvé que l’épreuve n’était trop compliquée. Badara Dieng a, pour sa part, estimé que les sujets étaient à la portée des élèves même s’il a déploré le fait que certains professeurs n’avaient pas fini leur programme à cause des perturbations notées au cours de l’année scolaire. Certains candidats comme Coumba Mboup ont prié pour que les mathématiques, prévues aujourd’hui, soient aussi abordables que l’épreuve de français.

O. KANDE

145 ABSENTS SUR 4877 CANDIDATS DANS L’IEF DE GRAND DAKAR
Globalement, selon les statistiques rendues publiques, 4877 candidats, dont 2730 filles et 2147 garçons, composent dans les 8 centres de l’Ief de Grand Dakar (Asselar, école Khadim Rassoul, Cem Liberté 6C, Ouagouniaye 3A, Cours Sainte Marie de Hann, Saldia, Saint Pierre et Cem de Hann). Ils ont été répartis dans 24 jurys à raison de 3 jurys par centre. Au démarrage des épreuves, 145 absences ont été enregistrées dans cette circonscription, soit un taux de présence de 96,79 %. Selon l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar, Abdoulaye Wade, ces absences sont dues au nombre élevé de candidatures libres dans la zone. M. Wade a toutefois précisé que les postulants officiels qui justifieront leur absence pourront bénéficier d’une session de remplacement. Dans la foulée, il a annoncé le démarrage des  corrections. 

O. KANDE 

TAMBACOUNDA : 5 332 CANDIDATS EN LICE
La session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) se déroule normalement dans l’ensemble des 32 centres ouverts dans la région de Tambacounda. Répartis dans 37 jurys, 5332 candidats, dont 2771 filles, composent cette année, contre 5013 en 2017.

Un tour effectué dans certains centres de la commune, en compagnie des autorités académiques et administratives de la région, a permis de constater le bon déroulement des épreuves de la session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) à Tambacounda. C’est le cas aux Cem de Qinzambougou, Jean XXIII, Moriba Diakité et Thierno Souleymane Agne. Dans ces centres, l’adjointe au gouverneur chargée des questions de développement, Awa Ndiaye Diop Marigo, qui conduisait la délégation, a constaté que l’examen se passe sans problème. « Toutes les dispositions ont été prises  pour que la session se déroule dans les conditions idoines », a-t-elle souligné. Mme Diop s’est félicitée du nouveau logiciel mis, cette année, à la disposition des présidents de jury pour faciliter leur travail.

Abondant dans le même sens, l’inspecteur d’académie Alassane Niane a précisé qu’aucune absence n’a été notée chez les surveillants et les correcteurs. Ces derniers, selon lui, ont été également mis dans de bonnes conditions de travail. M. Niane n’a pas manqué de souligner la présence remarquable des éléments de la police chargés de veiller à la sécurité dans les centres d’examen. « Nous avons noté une  bonne atmosphère dans les centres. Et globalement, tout se passe très bien dans tous les autres  départements de la région », a conclu l’inspecteur Niane.

Pour cette présente session, la région de Tambacounda compte 5332 candidats, dont 2771 filles. Ils sont  répartis dans les 32 centres ouverts pour la circonstance.  

Pape Demba SIDIBE

Grâce au soutien financier du gouvernement américain d’un montant d’un million de dollars, 22 000 personnes vont être assistées dans la région de Matam durant la période de soudure. Cet appui des Etats-Unis au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (Pam) entre dans le cadre des opérations d’urgence de sécurité alimentaire menées par le gouvernement du Sénégal dans le Nord du pays.

Avec cette enveloppe du gouvernement américain, c’est un soutien de taille qui arrive pour le Programme alimentaire mondial (Pam) qui a déjà abattu un travail colossal sur le terrain. En effet, grâce aux ressources financières qu’elle a déjà mobilisées, plus de 66 000 personnes, affectées par les effets négatifs des changements climatiques dans les régions de Saint-Louis et Matam, ont commencé à recevoir l’assistance alimentaire du Pam. Il s’agit d’une assistance ciblée pour couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels des personnes les plus vulnérables durant la période de soudure. Suite aux résultats du cadre harmonisé de mars 2018, les départements de Podor et de Matam ont été déclarés très vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

« En vue d’appuyer le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de son Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (Pusa) en faveur des populations les plus vulnérables dans les régions au nord du Sénégal, le Pam a défini un plan d’appui basé sur les transferts monétaires, l’appui nutritionnel et la création d’actifs communautaires durables. Ces activités vont permettre de mieux lutter contre l’insécurité alimentaire, la malnutrition et de bâtir la résilience des communautés affectées dans ces deux départements », indique un communiqué du Pam dont copie nous est parvenue. Selon Mme Lena Savelli, directrice et représentante du Pam au Sénégal, grâce à la générosité des Etats-Unis et d’autres donateurs comme le Danemark, la France et le Canada, l’assistance du Pam arrive au bon moment pour soulager les populations vivant dans cette partie du Sahel.

« Ensemble avec le gouvernement du Sénégal, nous comptons travailler en synergie pour plus d’efficacité afin de fournir aux populations affectées les moyens de faire face aux chocs climatiques », a-t-elle souligné. Pour atteindre 130 000 personnes dont 50 899 à Podor dans la région de Saint-Louis et 79 701 dans le département de Matam à la fin des opérations, le Pam compte sur la disponibilité de ressources financières additionnelles. Le plan de réponse du Pam repose sur la distribution des coupons alimentaires et des produits nutritionnels aux ménages les plus vulnérables dans les départements de Matam et de Podor. Ainsi, le Pam poursuit ses efforts de mobilisation de ressources pour couvrir le gap de 64 000 bénéficiaires. Il s’agit de distribuer des bons d’achats alimentaires aux ménages affectés en leur fournissant des coupons alimentaires d’une valeur de 5 000 FCfa à 40 000 FCfa en fonction de la taille du ménage.

Par ailleurs, le document explique que «l’assistance alimentaire sera combinée avec une distribution ciblée de produits nutritionnels pour le traitement de la malnutrition chez 7 000 enfants de 6 à 59 mois et 2500 femmes enceintes et mères d’enfants de moins de 6 mois. Dans ces mêmes communautés, une alimentation de couverture sera également distribuée au profit de 23 000 enfants de 6 à 23 mois et de 25.000 femmes enceintes et allaitantes pour éviter une détérioration de leur statut nutritionnel ». Afin d’aider les populations à faire face aux chocs climatiques, le Pam a également prévu la distribution de coupons alimentaires dans la région de Matam au profit des participants aux travaux d’intérêt communautaires afin de contribuer à renforcer leur résilience.

« Cette approche a pour objectif d’assister les mêmes communautés avec un paquet intégré de protection sociale, de nutrition et de résilience », indique le document.

Oumar FEDIOR

En offrant la toute nouvelle arène nationale aux amateurs, le président Macky Sall a comme lancé un défi à tous ceux qui gravitent autour de la lutte.

Fruit de la coopération sino-sénégalaise, l’Arène nationale qui était une vieille doléance a vu enfin le jour, à la grande satisfaction des lutteurs.

Une infrastructure construite en 28 mois, d’une capacité de 25.000 places et qui aura coûté 32 milliards de FCfa. Finies maintenant les valses entre les stades Léopold Sédar Senghor, Iba Mar Diop, Demba Diop ou même Alassane Djigo et Amadou Barry ; les lutteurs ont maintenant un bijou sur lequel ils peuvent compter pour se produire. En tout cas, les acteurs (lutteurs, managers, promoteurs, amicale des lutteurs et anciens lutteurs) qui gravitent autour de cette discipline étaient tous satisfaits de cette réalisation. Pour les uns, c’est la satisfaction d’une vieille doléance, pour les autres, c’est un trésor qui vient d’être livré à la jeunesse, alors que pour certains autres encore, il s’agira de bien entretenir l’infrastructure. Et c’est là que les acteurs doivent se concentrer.

L’entretien ! Car les Sénégalais sont prompts à réceptionner et à se réjouir de la création de l’infrastructure, mais quand il s’agit d’entretenir, chacun s’en lave les mains pour regarder l’Etat. Et on ne cessera jamais de le dire, l’entretien d’une structure incombe à tout le monde, surtout à ceux qui la fréquente. Quand on fait des pieds et des mains pour obtenir quelque chose, il faut, en retour, s’occuper de cette chose et se dire dans un coin de sa tête que ce sont des sacrifices qui ont été consentis pour l’obtenir.

Comme le disait le président du Cng, Alioune Sarr, « l’éléphant blanc est devenu une réalité ».

Et en attendant son inauguration qui ne saurait tarder, les acteurs de la lutte doivent maintenant se concerter pour adopter une politique de gestion en étant des conseillers avisés de l’Etat pour la démarche à prendre dans ce sens. Nichée en plein cœur de Pikine, l’Arène nationale qui fait la fierté des lutteurs, devrait être entourée de toutes les conditions de sécurité possible.

Les lutteurs, principaux bénéficiaires de cet outil de promotion de leur discipline, devraient donc s’organiser davantage, de concert avec le Cng, afin que les conditions de sécurité soient garanties avant, pendant et après les combats de lutte. Cela est une obligation de leur part, mais aussi de tous ceux qui gravitent autour des combats de lutte.

Et puisque les lutteurs aiment les défis, le Chef de l’Etat leur en a lancé un, et de taille. L’entretien de ce bijou, qui aura coûté des milliards, sera le défi majeur auquel ils doivent faire face. Les lutteurs ont l’obligation de le relever ; ce n’est que de cette manière qu’ils gagneront davantage la confiance de la plus haute autorité du pays qui leur a fait confiance en érigeant, dans les environs du site du Technopole, cet outil qui participera à la promotion de la jeunesse sénégalaise.

C. F. KEITA

« A 4-1, on ne peut rien dire, il faut accepter la supériorité de l’adversaire qui mérite largement sa qualification. Déjà à l’aller, ils avaient montré de la présence et de la qualité dans le jeu et au retour, ils ont su agir sur les coups de pieds arrêtés ». A la fin du temps réglementaire entre le Sénégal et le Congo Brazzaville, l’entraîneur des Diables Rouges juniors, le Brésilien Valdo ne tarissait pas d’éloges sur la qualité des Lionceaux. Et à juste raison d’ailleurs, lui qui, au temps de sa splendeur au Psg, s’était montré comme l’un des meilleurs spécialistes des coups de pieds arrêtés, sait de quoi il parle. Samedi, les jeunes Sénégalais lui ont rappelé ces moments forts de son adresse dans les coups de pieds arrêtés, en marquant trois des quatre buts avec la manière. Le Sénégal retrouvait ainsi une deuxième qualification d’affilée, après 2017, et une troisième participation à la Coupe d’Afrique des nations juniors (U20). Pour rappel, en 2015, le Sénégal avait abrité cette compétition et s’était hissé en finale qu’il avait perdue face au Nigeria sous la conduite de Joseph Koto. Rebelote en 2017, toujours avec Joseph Koto, mais cette fois en Zambie où il est parvenu à se qualifier en finale contre le pays hôte.

Là également, les « Koto Boys » échoueront devant le pays organisateur. Pour 2019 et pour une troisième participation successive, l’équipe sera conduite, cette fois, par Youssouph Dabo. Le technicien sénégalais qui a su donner une âme à son groupe entend poursuivre le travail de son devancier, en y imprimant sa propre marque ; pourquoi pas, en faisant plus que Koto, c'est-à-dire remporter le trophée continental au Niger (24 février-10 mars 2019).

Ces éliminatoires sont presque bouclées car il ne reste que les deux matches (aller-retour) entre le Ghana et le Bénin, seront disputés en août prochain (4-11 août). Mais déjà, les nouvelles qui nous parviennent sont bonnes car dans la perspective du tirage au sort des poules de la phase finale, on annonce que le Sénégal sera une des têtes de série de l’édition 2019. Le Niger devant forcément s’emparer de l’autre tête de série. En effet, à la suite de l’élimination de la Zambie, détentrice du trophée, qui a été sortie par le Burundi, le Sénégal devrait normalement occuper la seconde tête de série en sa qualité de finaliste de l’édition 2017.

Mais, en attendant, Youssouph Dabo s’évertuera à booster son groupe dans la perspective de cette phase finale qui est très attendue. Après avoir bataillé ferme pour décrocher la qualification pour « Niger 2019 », les Lionceaux auront un autre challenge à disputer dans quelques mois. Et pour cela, l’équipe aura besoin de toutes les attentions possibles pour performer. A commencer par le renforcement du groupe qui a quand même de la qualité, puisqu’il est parvenu à tenir tête au Congo chez lui lors de la manche aller avec uniquement des joueurs locaux, avant d’exploser au retour.

Ceux-ci avaient réussi à faire la moitié du chemin avant d’être renforcés par les deux expatriés, Ousseynou Cavin Diagne et Souleymane Aw sont de retour.

Deux joueurs qui ont déjà l’expérience de la compétition pour avoir disputé la finale de 2017 face à la Zambie à Lusaka et s’être hissés en 8e de finale de la Coupe du monde la même année en Corée du Sud.

Cheikh Fantamady KEITA


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