banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille, depuis hier et ce jusqu’au 28 juillet, la cinquième édition du Festival afropolitain nomade. Cette manifestation faisant le tour des capitales francophones d’Afrique est un lieu de rencontre pour les artistes internationaux autour de la musique, des arts visuels et du numérique.

Promouvoir les relations interculturelles, le partage d'expertise et l'utilisation de l'art comme moyen de dialogue, telle est l’approche du Festival afropolitain nomade dont la cinquième édition vient de s’ouvrir dans la capitale sénégalaise. La manifestation, prévue jusqu’au 28 juillet prochain à Dakar, compte mettre, cette année, le numérique au centre des festivités afin de mieux concrétiser sa vision interculturelle.

Présenté par Afropolitan et la structure Baraka Global Arts, le Festival se veut un lieu de rencontre pour des artistes internationaux qui feront de Dakar la capitale de la musique, des arts visuels et du numérique.

Le Festival afropolitain nomade, soucieux de forger les bonnes pratiques en matière de création artistique et d’échange interculturel, informe un communiqué, va encourager les jeunes artistes dans leur démarche d’appropriation de la chose numérique. D’où tout le sens de la thématique de cette édition : « La musique et les arts visuels à l'ère du numérique ». « Nous utilisons l'art et la création pour amorcer le dialogue et favoriser la paix dans des pays comme le Congo, le Cameroun, le Gabon et le Bénin. Nous pensons que le Canada et le Sénégal, de par leur positionnement comme Nations ouvertes et multiculturelles, soutiennent les efforts que nous faisons pour bâtir des ponts », informent les organisateurs.

Le Festival, à travers ses nombreux partenaires, à l’instar de la Ville de Dakar, du ministère de la Culture du Sénégal et de Tv5 monde/Afrique, va compter sur deux artistes autochtones (Natasha Kanapé Fontaine du Canada et Charles Koroneho, un maori de Nouvelle-Zélande). Aussi, le rappeur Nix du Sénégal, grand acteur du secteur numérique, a été choisi comme le « Prix Inspiration 2018 ».

Le Festival afropolitain nomade peut également compter sur l'expérience de l’artiste Fredy Massamba pour conduire une résidence de création multidisciplinaire et multiculturelle. En outre, la rappeuse et activiste américaine Akua Naru, en plus de tenir l'affiche, sera en conférence sur le thème de « la place des femmes dans l'art et la culture », à l'Institut français du Sénégal.

Depuis son lancement en 2012, le Festival afropolitain nomade a permis la mise en place d’un réseau de 120 artistes établis sur trois continents (l’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Europe). Il a été à l’origine de la création de 6 œuvres musicales collectives en résidence de création.

Ibrahima BA

La 35ème édition du Prix du jeune écrivain de langue française en 2019 est lancée. Depuis 1924, l’association du jeune écrivain organise ce prix littéraire dont le but est la promotion de l’écriture, auprès des jeunes du monde entier et le rayonnement de la langue française à travers le monde. Comme chaque année, ce prix s’adresse à tout jeune francophone âgé de 15 à 17 ans issu de 70 pays différents. La particularité de la dernière édition est la participation des lauréats désignés par le jury international d’écrivains de renom, dans des ateliers d’écritures où ils ont eu le bonheur de voir leur nouvelle publiée dans un recueil édité à 2000 exemplaires par de grandes éditions. Tout candidat entre 15 et 25 ans, désirant postuler, peut envoyer son texte avant le 15 février 2019, à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les avocats de Khalifa Ababacar Sall ont encore plaidé la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire. La partie civile, quant à elle, a demandé au juge de rejeter cette exception qu’elle considère comme « non fondée».

Au 7ème jour du procès en appel de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, les avocats de la défense continuent à plaider la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire, car leurs clients n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil pendant leur audition. Ils persistent et signent : le procès d’enquête préliminaire est nul. Ce manquement viole, à leur avis, l’article 55 du code de procédure pénale et le règlement numéro 5 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cette «violation grave» de l’enquête de procédure a même été constatée par la Cour de la justice de la Cedeao dans son arrêt du 29 juin dernier, rappelle Me François Sarr avocat du maire de Dakar.

D’après Me Sarr, il y a dans cette procédure des violations des droits de la défense et des violations des droits de l’homme que personne ne peut occulter. Cette série de violations, renchérit-il, a commencé par la conférence de presse du procureur qui a manifestement ignoré la présomption d’innocence de son client Khalifa Ababacar Sall. D’après Me François Sarr, la Cour de justice de la Cedeao a fait mention de toutes ces violations. « Vous n’avez pas la possibilité de rendre une décision contraire à celle de la Cedeao. Vous pouvez faire l’examen, mais vous n’avez pas le choix », dit-il, s’adressant au premier président de la Cour d’appel, Demba Kandji.

« En effet, l’assistance d’un conseil dès les premières heures de l’interpellation est une règle protectrice dont le non-respect doit entrainer immédiatement la nullité de toute la procédure », renchérit Me Abou Dialy Kane de la défense. Celui-ci va même jusqu’à dire que le respect de cette règle qui est déjà formalisée dans notre code de procédure pénale est une «exigence citoyenne ».

«Les citoyens n’accepteront pas que cette règle soit formalisée dans notre code de procédure pénale et qu’on nous dise qu’on ne l’applique pas », avertit Me Kane. A son avis, si un prévenu ne peut plus se prévaloir de cette règle de protection, « il n’y aura plus de sécurité judiciaire ».

« La présence de l’avocat est tellement fondamentale que le législateur a pris une disposition à travers l’article 55 du code de procédure pénale pour dire que toute violation de cette disposition entraine la nullité de la procédure », renchérit-il. L’avocat d’ajouter : « Toutes les conditions posées par la loi pour que le procès-verbal d’enquête préliminaire soit déclaré nul sont réunies en l’espèce. Donc, je me demande où se trouve le débat » ? Me Borso Pouye informe que la défense des prévenus ne demande aucune faveur. Tout ce qu’elle veut, dit-elle, est que le droit soit dit.

Pour la partie civile de l’Etat du Sénégal, cette exception soulevée par la défense des prévenus n’est pas fondée. Pour cela, l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Félix Diome, invite la Cour à « rejeter toutes les exceptions soulevées par la défense, car ils ont utilisé des éléments de fond ». Me Ousmane Sèye, avocat de l’Etat, rejette cette exception de la nullité du procès-verbal d’enquête préliminaire. D’après le conseil de l’Etat du Sénégal, «rien dans nos législations ne nous permet d’appliquer correctement le règlement 5».

Aliou Ngamby NDIAYE

L’association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) a tenu, hier, un point de presse à la Maison de l’avocat. L’occasion a été saisie pour évoquer les tortures et bavures notées dans les lieux de détentions comme les brigades de gendarmerie, les commissariats de police, entre autres.

Hier, face à la presse, l’association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) a exprimé son amertume et son désarroi face aux traitements anormaux dans les lieux de détention. Pour rappel, les hommes de tenue ont fait parler d'eux, non en bien mais plutôt en mal. Ils sont très souvent cités dans des cas de bavures entraînant une mort d'homme, comme c'est le cas récent du décès du jeune habitant de Thiaroye, Saliou Sarr, qui aurait perdu la vie suite à des tortures. Ce que l’association des jeunes avocats n’a pas manqué de déplorer. « Nous avons convoqué ce point de presse parce que nous avons constaté avec tristesse que Saliou Sarr a été maltraité. En tant qu’avocats, nous ne devons pas être des spectateurs face à un tel acte», a dit Me Ousmane Thiam, président de l’association des jeunes avocats. Aussi a-t-il rappelé l’obligation de mettre un avocat à la disposition d’une personne interpellée par les forces de l’ordre. Selon lui, toute personne interpellée a droit à un avocat durant toute la procédure judiciaire comme l’exige le texte n°5 de l’Uemoa. « Une personne interpellée ne doit subir aucune pression comme le veut le texte déjà cité et qui exige la présence d’un avocat durant les enquêtes préliminaires pour garantir les droits de l’homme », a ajouté Me Thiam. L’association des jeunes avocats du Sénégal a, par la voix de son président, interpellé le président de la République et demandé au procureur de la République de prendre toutes les dispositions pour que les auteurs de tortures et bavures dans les lieux de détention soient traduits en justice. Pour contribuer à mettre fin à ces pratiques dégradantes, l’Ajas fait fonctionner un numéro vert qui permettra aux victimes d’exposer leurs problèmes sans crainte. Aussi a-t-elle mis à la disposition de la famille Sarr de Thiaroye deux avocats pour les assister durant toute la démarche judiciaire afin que justice soit rendue.

Baye Ndongo FALL (stagiaire)

Il y a de cela 12 ans, l’Etat du Sénégal décidait de démolir 171 maisons situées à Ouest-Foire, sur la bande verte. Les autorités d’alors avaient expliqué la mesure par la proximité des habitations avec l’aéroport Léopold Sédar Senghor aujourd’hui fermé. Les propriétaires des maisons démolies estiment devoir être rétablis dans leurs droits comme le recommande l’Inspection générale d’Etat (Ige).

«L’argument qui avait motivé les démolitions n’existe plus. Aujourd’hui, avec l’aéroport qui est délocalisé à 50 kilomètres, la servitude aéroportuaire devient caduque», indique le communiqué du collectif des sinistrés d’Ouest-Foire. Réunis en assemblée générale samedi dernier, ils ont tiré la sonnette d’alarme. Selon eux, au moment où ils sont en train de mener le combat, le site, qui abritait leurs maisons démolies, est en train d’être viabilisé avec des niches déjà installées. Le collectif des sinistrés fait savoir, dans un mémorandum qu’un « promoteur immobilier a déjà viabilisé des terrains et a commencé à vendre les parcelles. Nous détenons des preuves sur l’existence d’un plan d’aménagement de la zone qui comporte 1090 parcelles, alors que nous n’en réclamons que 171 ».

Loin de verser dans la querelle, le collectif des sinistrés d’Ouest-Foire ne réclame qu’une seule chose : « Que l’on nous rétablisse dans nos droits, comme le stipule le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige). Selon le mémorandum, en 2004, le président Abdoulaye Wade avait instruit l’Ige d’enquêter sur l’affaire et donner des recommandations.

Manque d’infrastructures de base
Les conclusions sont consignées dans le rapport N°10/2006 remis au président Wade qui avait instruit son Premier ministre d’alors, Macky Sall, de rétablir les victimes dans leurs droits. Mais, 12 ans après le dépôt du rapport, rien n’a été fait malgré les nombreuses démarches que nous avons menées », lit-on dans le mémorandum.

Tout en se réjouissant du rétablissement des résidents de la Cité Tobago dans leurs droits, Tidiane Diop, président du collectif des résidents d’Ouest-Foire, réclame le même traitement pour son groupe dont les membres réclament, eux aussi, leurs parcelles suite au morcellement en cours sur le site. Avec plus de 54 cités, construites sur plus de 176 hectares, Ouest-Foire est une zone qui manque de certaines structures de base comme un marché, un hôpital, des écoles, etc. «Aucune des maisons n’a des papiers dignes de ce nom. Parce que c’était une zone de cultures appartenant à la communauté « léboue » et régie par la loi coutumière. C’est sur cette base que les gens vendaient les terrains », fait savoir Tidiane Diop.

Selon lui, c’est le gouverneur de Dakar qui, au début des années 2000, délivrait des permis d’occuper sur la base de certificats administratifs que les « Lébous », dépositaires du droit coutumier, émettaient pour faire valoir les transactions. C’est comme ça qu’on a acheté nos terrains. On nous avait promis un plan d’aménagement, mais depuis plus d’un an nous l’attendons. Nous avons eu des informations selon lesquelles d’autres maisons seront démolies à Ouest-Foire.  Nous souhaitons que ceux dont les maisons seront détruites ne soient relogés sur la bande verte. Parce que celà va augmenter le nombre de sinistrés », alerte-t-il.

Oumar FEDIOR

Une mission du ministère de la Justice s’est rendue à Ziguinchor la semaine dernière, pour partager la Lettre de politique sectorielle de développement de la justice avec les autorités compétentes locales.

Dans un entretien avec la presse, le représentant de la délégation, Assane Seck, a annoncé que les problèmes particuliers de la région, notamment le déficit en centres d’accueil et de prise en charge des enfants en conflit avec la loi ou en danger, seront résolus en fonction des moyens qui seront prévus dans le budget quinquennal. Le conseiller technique au ministère de la Justice n’a pas occulté les déficits d’infrastructures, de moyens et de personnel. A ces niveaux, il a assuré que les « gaps » vont être résorbés par le plan d’action quinquennal qui sera retenu dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle de développement de la justice.

« Nous allons le faire avec les moyens dont nous disposerons, mais avec rationalité », a-t-il souligné. Selon Assane Seck, cette Lettre de politique sectorielle de son ministère est un outil de pilotage « qui leur permettra de gérer les ressources avec beaucoup plus de rationalité et d’efficacité ». Dans le document susmentionné, des orientations ont été déclinées avec des programmes portant sur la réforme judiciaire, l’administration pénitentiaire, l’éducation surveillée, le pilotage, etc. « Le chiffrage de tous ces programmes est en train d’être fait, il faudrait attendre au moins 1 à 2 mois pour avoir le budget global », a révélé notre interlocuteur.

Moussa SADIO

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a lancé le processus d’élaboration de la phase II du Plan Sénégal émergent (Pse) 2019-2023. Hier, le privé national a échangé avec les agents de ce département, sur les orientations que l’investissement public doit prendre dans cette phase, pour une croissance économique inclusive et durable.

La mise en œuvre de la première phase du Plan Sénégal émergent (Pse) 2014-2018, a permis de faire des « progrès réels et significatifs », en termes de croissance économique avec un Pib réel supérieur à 6 %, dans le domaine de la santé, de la protection sociale, de l’accès à l’eau etc. a déclaré, hier, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (Mefp), Bassirou Samba Niasse. Il présidait une rencontre de partage du rapport provisoire de la phase 2 du Pse 2019-2023, avec le secteur privé national. Celle-ci, fait suite à l’atelier portant sur le diagnostic et la formulation de la stratégie, organisé en décembre 2017. Cette dynamique est, selon lui, le résultat de la mise en place d’un « ensemble cohérent de réformes structurelles de grande envergure et d’investissements publics et privés, bien ciblés, dans un cadre macroéconomique bien planifié ». Toutefois, souligne M. Niasse, un accroissement significatif des investissements du secteur privé national, surtout, dans des projets de partenariats public-privé, reste un des défis majeurs de notre pays.

Cet atelier constitue, explique-t-il, une occasion de partage des réflexions et initiatives pour renforcer les performances économiques de notre pays, « gage d’un développement solide, stable et de cohésion sociale ». « Si nous voulons gagner le pari de l’émergence en 2035, nous devons mettre l’accent sur l’accumulation du capital humain, le relèvement de la productivité, l’amélioration des facteurs de production, la promotion de l’équité et l’égalité des genres, la recherche et l’innovation, la gouvernance », a-t-il déclaré. De l’avis du secrétaire général du Mefp, il conviendrait « de s’orienter vers des secteurs moteurs, porteurs de croissance et d’exportation, d’accroître le niveau des investissements, de promouvoir une industrialisation inclusive et durable ».

Chemin vers l’émergence
Le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), Mayacine Camara, s’est félicité des « bons résultats », enregistrés dans la première phase du Pse. « Le chemin vers l’émergence est aujourd’hui rassurant. Le Sénégal est sur une très bonne pente qui nous permet d’espérer », a fait savoir Mayacine Camara, tout en reconnaissant qu’« il y a beaucoup d’efforts à faire parce que nous venons de très loin ». Pour que la croissance économique soit partagée et ressentie par tous les Sénégalais, il est nécessaire, à ses yeux, de mettre davantage l’accent sur l’inclusion sociale. Pour ce faire, poursuit M. Camara, il faudra impliquer le secteur privé national dans les investissements publics et le motiver à intervenir et à investir.

Le coordonnateur de la Dgppe pense que l’efficacité voudrait que « l’investissement public soit un levier pour l’investissement du privé national ». C’est pourquoi, Alioune Bâ du Conseil national du patronat (Cnp) du Sénégal, a invité le gouvernement à davantage miser sur le privé national pour cette deuxième phase du Pse. « Il est important que nous puissions mieux nous sentir dans les projets du Pse », soutient-il, tout en assurant que le secteur privé a démontré ses capacités financières et techniques à dérouler les projets prévus. Le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Bassirou Samba Niasse souligne que les recommandations de l’atelier permettront de lever les contraintes identifiées et d’aboutir à l’émergence à l’horizon 2035.

Souleymane Diam SY

LE CRÉDIT À L’ÉCONOMIE RESTE INSUFFISANT
Le crédit à l’économie reste sur une dynamique inférieure à celle des pays comparateurs, conséquence de la faible mobilisation de l’épargne privée nationale qui se situe environ à 10 % du Pib en 2016, contre 33,32 en Côte d’Ivoire et en Malaisie, et 24 % au Sri Lanka. Il est noté une prépondérance des crédits fournis dans le court, moyen et long terme aux services comparativement aux industries manufacturières et à l’agriculture.

S. D. SY


UNE MISE EN ŒUVRE DES PROJETS ET RÉFORMES À ACCÉLÉRER
Sur la période 2014-2017, le montant acquis programmé, évalué à partir de l’ensemble des financements intérieurs et extérieurs acquis, s’élève à 7.796,534 milliards de FCfa. Les projets/programmes pris en compte dans ce financement (813 projets répartis sur les 29 sous-secteurs logés dans les trois axes stratégiques du Pse) sont ceux concourant à l’atteinte des objectifs du Pse et inscrits dans le Programme triennal d’investissements publics (Ptip) 2014-2016, ceux relatifs aux conventions de financement conclues en 2012 et 2013 ou au budget de fonctionnement à valorisation du capital humain. Le montant des projets exécutés au titre du financement acquis du Plan d’actions prioritaires (Pap-Pse) s’élève à 3.124, 165 milliards de FCfa, soit un taux de 65, 13 %. Au titre du gap de financement, sur une programmation de 3.158,4 milliards de FCfa, le montant des projets exécutés se situe à 272, 428 milliards de FCfa, soit un taux de 8,63 %.

S. D. SY

FINANCEMENT DES PROJETS ET RÉFORMES PHARES : UN ENDETTEMENT À SURVEILLER
Dans la première version de l’élaboration de la deuxième phase du Pse, on note que la mise en œuvre de ce plan sur la période 2014-2018 a nécessité d’importantes ressources pour le financement des projets et réformes phares. Dans la stratégie d’endettement, il est recommandé que les modalités de financements proposées respectent les conditions de coûts et de risques, afin de préserver la viabilité des finances publiques à travers une gestion prudente de la dette, le recours aux ressources concessionnelles. En 2017, le stock de la dette s’est établi à 6.010,5 milliards de FCfa contre 4.112, 9 milliards en 2014. Ce qui fait que la dette publique a sensiblement augmenté pour atteindre 61 % en 2017 contre 53,1 % du Pib en 2014. Un ratio qui est en dessous de la norme communautaire fixée à 70 %. Elle reste soutenable en raison de la structure de la dette extérieure, qui reste largement concessionnelle.

S. Diam SY

La campagne agricole 2018/2019 se déroule dans de bonnes conditions dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, déclare Hamadou Baldé, directeur régional du développement rural (Drdr) de Saint-Louis.

Les opérations de récolte de la campagne de saison sèche chaude 2018 ont démarré et les derniers semis sont au stade de maturation. Les prévisions de mise en valeur sont de 48.300 hectares dont 44.500 hectares pour le riz. Les superficies façonnées sont de 45.941 hectares dont  35.505 hectares pour Dagana, 2.449 hectares pour le Lac et 8.987 hectares pour Podor. Les semis/repiquage du riz sont réalisés à hauteur de 44.791 hectares dont 34.366 hectares pour Dagana, 2.009 hectares pour le Lac et 8.416 hectares pour Podor. Les acteurs de la filière riz se sont réunis le 22 juin 2018 pour fixer à 130 FCfa le prix du kilogramme de paddy issu de la saison sèche chaude 2018.

Pour les opérations pré-hivernales, les travaux de préparation des champs sont marqués par les activités de  défrichage, de nettoiement et d’épandage de fumier. En ce qui concerne les cultures irriguées, les parcelles sont en train d’être façonnées. Les semis à sec ont été constatés dans les départements de Saint-Louis et Podor. A Saint-Louis, le niébé et le mil ont été semés tandis qu’à Podor, c’est le mil, le sorgho et le béréf. Les semis en humide de l’arachide ont démarré dans les départements de Saint-Louis et Dagana.

M. Baldé a indiqué que la mise en place des semences d’arachide est terminée  dans les départements de Saint-Louis et Dagana. 200 tonnes de semences de variété 55-437 ont été mises en place dans ces deux départements. Par contre, dans le département de Podor, aucune semence d’arachide n’a encore été placée. Le taux de mise en place est de 95,2 % pour l’ensemble de la région de Saint-Louis. Les ventes ont commencé dans les départements de Saint-Louis et Dagana avec un total de 126,3 tonnes vendues, soit un taux de 63,15 %. Pour ce qui est de la mise en place des semences espèces diverses, il a souligné que le département de Saint-Louis a reçu 32 tonnes de niébé sur une prévision de 210 tonnes pour toute la région. Le taux de mise en place du niébé est de 15,2 %. Les ventes ont commencé dans le département de Saint-Louis avec 10,95 tonnes cédées. Le taux de vente du niébé est de 34,2 %. Le sorgho certifié a été mis en place en totalité dans les départements de Podor et Dagana. Le taux de mise en place du sorgho, dans la région, est de 100 %. Les ventes ont commencé dans le département de Podor avec une tonne cédée, soit un taux de vente de 5 %.

Faible mise en place des engrais
M. Baldé a évoqué la mise en place des engrais. Il a précisé que, toutes formules confondues, les prévisions de mise en place d’engrais sont de 9.676 tonnes dans la région de Saint-Louis.

Seules 2.300 tonnes ont été placées ; soit un taux de mise en place de 23,8 %. Ce qui est encore faible. Les ventes n’ont pas encore commencé.

A en croire M. Baldé, le 15 10 10 n’a pas encore été placé, le triple 15 a été placé en intégralité dans le département de Saint-Louis. Par contre, dans les départements de Dagana et Podor, les mises en place tardent toujours. La mise en place de l’urée a commencé dans le département de Dagana avec 2080 tonnes placées sur une prévision de 5260 tonnes. Les ventes ont commencé dans ce département avec 60 tonnes cédées. Le département de Podor n’a pas encore reçu son urée. Le taux de mise en place de l’urée est de 33,8 %. Ce qui est encore faible. Le taux de vente est de 5,9 %. La mise en place de l’engrais Dap a timidement commencé dans le département de Dagana avec 180 tonnes placées sur une prévision de 2.420 tonnes. Le département de Podor n’a pas encore reçu son Dap. Le taux de mise en place de l’engrais de fond pour le riz est de 5,9 %. Ce qui est très faible. Les ventes n’ont pas encore commencé. La mise en place des engrais doit être accélérée car les producteurs de la région de Saint-Louis commencent à s’impatienter.

Concernant les produits phytosanitaires et le matériel de traitement, il a souligné qu’une tonne et demie de pyrical 5% a été mise à la disposition de la direction régionale du développement rural pour la prise en charge d’éventuels problèmes phytosanitaires durant la campagne. La commission régionale chargée de la sélection, de la supervision, du contrôle, de la distribution et du suivi du matériel agricole du programme indien a tenu sa première réunion le mardi 3 juillet 2018 à la gouvernance de Saint-Louis. Cette rencontre présidée par le gouverneur de région avait pour but de répartir le quota de matériel attribué à la région de Saint-Louis. Pour ce qui est du crédit agricole, le premier comité de crédit de la Cncas s’est réuni le 29 juin 2018. Pour les demandes de crédit sur les intrants, elles sont au nombre de 321, correspondant à 9.004 hectares pour un montant de 2,977 milliards de F Cfa. Pour les intrants, 306 dossiers correspondant à 8348 hectares pour un montant de 2,677 milliards de FCfa sont retenus. Pour les demandes de matériel agricole, elles sont au nombre de 3 pour un montant de 102,26 millions de FCfa. Un seul dossier a été retenu pour un montant de 74,2 millions de FCfa.

Pluviométrie excédentaire
Après une pause pluviométrique de 22 jours, la majorité des localités de la région de Saint-Louis vient d’enregistrer une deuxième pluie. La situation est excédentaire dans 11 postes et déficitaire dans 5 autres comparée à 2017, à la même période. Pour les cultures, les prévisions de mise en valeur révisées pour le riz pour le compte de l’hivernage 2018/2019 sont de 28.150 hectares dans la région de Saint-Louis. Les superficies façonnées sont de 3.005 hectares. Les semis/repiquage du riz ont démarré avec 469 hectares pour toute la région. Quant à la pression aviaire sur la culture de riz en fin de cycle, elle est toujours forte, surtout dans le département de Dagana.

Cependant, la lutte anti aviaire est en cours avec l’utilisation de l’hélicoptère de la Compagnie agricole de Saint-Louis et des unités de traitement de la direction de la protection des végétaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

PLAIDOYER POUR LE RENFORCEMENT DES MOYENS DE LA DRDR
Hamadou Baldé a indiqué que les contraintes à la mise en œuvre des différents programmes sont relatives à la vétusté ou à l’absence de parc automobile des services départementaux du développement rural de Saint-Louis, à la vétusté des bureaux, à la pression aviaire par endroits, à l’insuffisance du matériel d’irrigation (Groupes motopompes). D’autres contraintes sont liées aux travaux d’aménagement, de drainage et de dégradation de certains périmètres.

M. Baldé a lancé un appel pour un renouvellement du parc automobile qui permettrait d’assurer un bon suivi des programmes de la région, de réhabiliter les bureaux des services départementaux du développement rural, de poursuivre les prospections qui permettent de détecter, repérer les nichoirs et autres dortoirs des oiseaux granivores, d’augmenter les capacités de stockage du paddy, de mettre davantage en place des motopompes dans le département de Podor et de faciliter l’accès aux zones de production (delta) par la réhabilitation et la création de pistes de production.

Mb. K. Diagne

L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en collaboration avec l’Union africaine et la Cedeao, organise, à Dakar, une consultation régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour l'élaboration d'un plan d'actions régional sur la pêche artisanale.

Sur initiative de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) en collaboration avec l’Union africaine et la Cedeao, Dakar abrite depuis, hier, et jusqu’au 25 juillet, une consultation régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour l'élaboration d'un plan d'actions régional sur la pêche artisanale. Cet atelier de trois jours, entre dans la mise en œuvre des directives volontaires, visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale, dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté. Il est proposé aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest et du Centre, membres du Comité des pêches pour l'Atlantique Est, (Copace) de discuter et de convenir des actions nécessaires pour assurer une pêche artisanale durable. Selon la Fao, la consultation vise à faire prendre conscience du rôle important du secteur de la pêche artisanale et de la manière dont il est pris en compte dans les politiques. Chargé de la pêche et de l’aquaculture au bureau régional de la Fao, Ndiaga Guèye, a lors de la cérémonie d’ouverture, rappelé le rôle vital que joue la pêche artisanale pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes en Afrique, particulièrement le long de la côte de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il a confié que le développement de la pêche artisanale durable fait partie intégrante du cadre politique et de la stratégie de réforme de l'Union africaine pour la pêche et l'aquaculture en Afrique et du plan d'action décennal pour le développement des pêches artisanales en Afrique. Au plan sous-régional, a-t-il rappelé, la Cedeao accorde une attention particulière à la sécurité alimentaire et à la pêche dans le cadre du programme impact, sécurité, résilience, durabilité et transformation (First).

A l’échelle mondiale, poursuit-il, les directives volontaires visent à assurer la durabilité de la pêche artisanale, dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté. Elles représentent le premier instrument international spécifiquement dédié à la pêche artisanale et fournissent un cadre complet aux États et aux parties prenantes pour soutenir la visibilité, la reconnaissance et le renforcement du rôle important de la pêche artisanale et sa contribution aux efforts mondiaux et nationaux d'éradication de la faim et de la pauvreté. Cependant, il a fait remarquer que les objectifs des directives pêche artisanale ne peuvent être atteints que s'ils sont mis en œuvre.

Présidant la cérémonie, Babacar Banda Diop, conseiller technique du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, a rappelé l’importance de la pêche artisanale, un levier important de croissance, source de devises et fournisseur de denrées alimentaires. M. Diop, a salué l’initiative de la Fao et de ses partenaires qui, à son avis, vient à son heure pour ouvrir une opportunité d’articuler les enjeux afin de libérer le potentiel de la pêche artisanale.

Aliou KANDE

Les résultats du baccalauréat 2018 sont proclamés dans quelques centres d’examen de Dakar. Ils sont satisfaisants dans la plupart de ceux visités par notre reporter.

Dans les centres d’examen du Lycée Maurice Delafosse et Amadou Hampaté Ba, la tristesse se lit sur les visages de certains candidats. Les larmes aux yeux, ils écoutent attentivement le président du jury lire la liste des admis. Certains, ne tenant plus sur leurs jambes, s’accrochent à leurs accompagnants. D’autres s’évanouissent. Des cris et des sauts de joie viennent parfois perturber la concentration de ceux qui attendent encore qu’on prononce leur nom, synonyme de réussite.

Sourire aux lèvres, les admis laissent éclater leur joie. Accolades, rires, pas de danses, appels téléphoniques rythment le décor. « Je ne peux pas m’exprimer, car je suis trop contente. Nous rendons grâce à Dieu pour ce succès », affirme Ndèye Khoudia, candidate de l’institution Immaculée conception au centre Amadou Hampaté Ba. Elle partage ce sentiment avec Mohamet Gueye, son camarade du même centre, par ailleurs élève à l’institution Notre Dame. Il confie qu’ils ont beaucoup travaillé en groupe et cela a payé aujourd’hui, car ils sont tous admis. Dans le même sillage, à Delafosse, le nouveau bachelier Raoul se dit content et invite la jeune génération à croire en elle et à bien travailler.

Par ailleurs, bien qu’ils soient déçus et tristes les admissibles au second tour rendent grâce à Dieu. Ils attendent ainsi leurs relevés de notes pour faire leur choix et aller revoir leurs cours. «  Je m’attendais à être reçu au premier tour, mais l’homme propose, Dieu dispose. Je vais me préparer pour le second tour », philosophe, serein, Jean Ababacar, qui a composé au jury 1218 du centre de Delafosse.

Après la proclamation des résultats, les présidents des jurys soutiennent que les résultats sont satisfaisants. Dans le centre d’examen, Hamadou Hampaté Ba qui polarise 4 jurys des séries S1 et S2, le taux de réussite tourne autour de 50%. Les résultats se présentent comme suit : au jury 1214, ils sont 381 candidats à composer dont 60 admis, 90 admissibles. Soit un peu plus de 40% de réussite. Quant aux mentions, elles sont au nombre de 26 dont une Très bien, 4 Bien et 21 Assez bien. Le président du jury, Dr Ibrahim Gaye, estime que ces résultats sont satisfaisants dans l’ensemble.

Des résultats satisfaisants
Au jury 1212, 385 ont composé sur 389, 86 sont admis au premier tour et 75 au second tour. Le jury compte 2 mentions Très bien, 8 Bien et 22 Assez bien. Aimé Diabaye, professeur d’anglais est satisfait de ces résultats.

Pour le jury 1213, 370 candidats ont subi les épreuves du bac, 115 admis sont dénombrés contre 97 admissibles, soit un taux de réussite de 54,08%. Dans ce jury, il y a une mention Très bien, 5 mentions Bien et 19 Assez bien. Le président de ce jury, Dr Dème, partage la même impression que ses collègues.

Au jury 1210, ont composé des candidats dans les séries S 1 et S2. Sur 67 candidats ayant effectivement composé, 50 sont admis, 12 sont admissibles, soit un pourcentage de 74,62%. Il y a une mention Très bien ,4 mentions Bien et 23 Assez bien.

En S2, 289 candidats ont été enregistrés dont 20 absents. 47 sont admis au premier tour contre 63 admissibles, donc le taux de réussite est de 17%. Le président du jury, Tidiane Sané, se félicite des résultats de la série S1. Par contre, il juge passable ceux de la S2.

A Delafosse, les jurys 1218 et 1219 ont également proclamé leurs résultats. 311 candidats ont composé dans le jury 1218 dont 89 admis, 82 sont admissibles. On y décompte 2 mentions Bien et 14 mentions Assez bien. Au jury 1219, 68 candidats sont admis, 104 sont admissibles, sur un total 334. Il y a 10 mentions Assez bien. Le président du jury 1218, Dr Diakhaté et Mme Awa Yombé Yade, présidente du jury 1219 ont soutenu que les résultats sont bons dans l’ensemble.

Marie Claire COLY (stagiaire)

Percée des filles
Dans les 6 jurys visités, les filles sont premières dans les quatre. Le nombre d’admis est également plus élevé chez les filles que chez les garçons. Tidiane Sané, président du jury 1210 du centre Amadou Hampaté Ba, se réjouit de ce succès. «  Les hommes sont en train de perdre le pouvoir, les filles sont plus engagées, plus disciplinées », constate-t-il. Dans son jury, la seule mention Très bien est décrochée par une fille. Sur les 5 mentions Bien, les 4 sont revenues à des filles. D’ailleurs le professeur d’anglais Diabaye signale qu’elles ne sont pas seulement brillantes au bac. C’est aussi le cas dans les salles de classe. Selon lui, les filles sont toujours premières, plus disciplinées et plus enthousiastes que leurs frères.

M. C. COLY (stagiaire)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.