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Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarrent aujourd’hui. Au total, 193.821 candidats seront répartis dans 1094 centres. Ceux du lycée sénégalais de Banjul et de Djeddah, en Arabie saoudite, sont soumis aux mêmes épreuves.

Du côté de la Direction des examens et concours du ministère de l’Education nationale, tout est fin prêt pour un déroulement correct des épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem).

Selon son directeur, Amadou Moctar Ndiaye, toutes les dispositions sont prises pour que tout se passe comme souhaité. La levée des épreuves a démarré depuis mercredi dernier pour se terminer hier. M. Ndiaye a informé qu’un dispositif particulier de ventilation des sujets a été mis en place. Ainsi, les inspections dites périphériques ont été les premières servies, a précisé le Directeur des examens et concours. Cette année, 193.821 candidats, dont 107.842 filles, vont composer aussi bien au Sénégal qu’en Gambie et en Arabie saoudite. Ces élèves sont répartis dans 1094 centres abritant 1827 jurys. Les épreuves du premier groupe commencent aujourd’hui pour se terminer jeudi. Les autorités éducatives souhaitent bonne chance aux candidats et demandent aux examinateurs et aux surveillants d’être prudents et vigilants.

Pape Coly NGOME

SAINT-LOUIS : 13.275 CANDIDATS RECENSÉS, DONT 58,5% DE FILLES
Saint louis regionDans la région de Saint-Louis, tout est fin prêt pour accueillir les candidats au Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Ils sont 13.275 postulants, dont 7767 filles et 5508 garçons. Parmi eux, 4051 sont de Dagana (2196 filles et 1855 garçons), 1603 de Pété (1009 filles et 593 garçons), 2705 de Podor (1674 filles et 1031 garçons). Dans la commune de Saint-Louis, 3716 candidats (1550 garçons et 2166 filles) vont essayer de décrocher le brevet. Le reste des candidats (1200) va composer dans les autres localités du département de Saint-Louis.

L’inspecteur de l’éducation et de la formation Cheikh Yaba Diop a rappelé que, pour la commune de Saint-Louis, les candidats seront répartis dans 22 centres. Un 23ième est ouvert au Bloc scientifique et technologique pour la correction des épreuves facultatives (dessin, économie familiale et technologie), a-t-il ajouté.

Pour assurer une surveillance correcte et une bonne administration des épreuves, 669 enseignants ont été convoqués, dont 280 surveillants, 69 secrétaires et 320 correcteurs. A côté de ce personnel enseignant, 5 inspecteurs de l’éducation et de la formation et 7 agents de l’Ief seront mobilisés pour la supervision.

Aussi, une session de formation a été organisée, le 21 juillet dernier, à l’intention des présidents de jury afin de les mettre dans de bonnes conditions et pour une meilleure appropriation de leurs outils de travail durant l’examen. Au cours de ce séminaire, l’Ief a partagé avec eux l’arrêté 016408 du 17 juin 2018 fixant les modalités pratiques d’organisation et le décret portant orientation et organisation de l’examen du Bfem, a souligné Cheikh Yaba Diop.

Les présidents de jury ont également été formés à l’utilisation du logiciel de gestion des jurys (Anadole), lequel leur permet de travailler dans les meilleures conditions. Par ailleurs, en collaboration avec les autorités administratives, l’Ief va veiller à la sécurisation des centres d’examen qui, comme d’habitude, seront surveillés par des agents de sécurité.

Amadou Maguette NDAW

KOLDA : QUELQUE 3 480 CANDIDATS SE PRÉSENTENT À L’EXAMEN
L’examen du Bfem démarre, ce matin, dans l’Ief de Kolda, pour les 3480 candidats inscrits. Ils composent dans 36 centres d’examen et les jurys sont au nombre de 38.

Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) démarrent, aujourd’hui, dans l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda. Au total, 3480 candidats, dont 1681 filles et 1798 garçons, se présentent cette année, contre 3363, dont 1690 filles, en 2017. Les élèves vont composer dans 36 centres d’examen répartis dans 38 jurys, dont 14 dans la commune de Kolda et 24 dans les collectivités territoriales situées en zones rurales. Soixante-sept secrétaires et 38 présidents de jury sont mobilisés pour assurer un bon déroulement des épreuves. « Les dispositions techniques et matérielles sont prises pour assurer un bon déroulement des épreuves. Les jurys sont constitués et les présidents choisis. Pour chaque centre, le nombre de salles de classe et de tables-bancs est déterminé et la mise en place effective », a déclaré, dans un document parvenu au bureau régional du « Soleil », Kabiné Diané, l’Ief de Kolda. Selon lui, toutes les dispositions utiles sont également prises pour assurer la prise en charge des candidats devant composer dans des localités autres que les leurs pour faciliter le déplacement, l’hébergement et la restauration. Concernant la sécurité, il n’y pas non plus de souci à se faire. Toutes les mesures nécessaires sont déjà prises pour permettre aux candidats de passer les épreuves en toute sérénité.

Pour rappel, le taux d’admission totale au Bfem de l’année dernière était de 42,51 %, dont 38,36 % pour les filles. Ainsi, sur les 1374 candidats qui avaient été déclarés admis dans l’Ief de Kolda en 2017, 623 étaient des filles. Il faut, en outre, signaler que, malgré la campagne de sensibilisation menée pour permettre aux enfants de disposer d’une pièce d’état civil, ce problème constitue encore un véritable casse-tête pour les élèves du département de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Après avoir effectué une visite d'État au Sénégal, les 21 et 22 juillet derniers, le président chinois, Xi Jinping, a adressé, à son homologue sénégalais, Macky Sall, une lettre de remerciement pour la qualité et la chaleur de l'accueil qui lui a été réservé avec sa délégation. Nous reproduisons ci-dessous, in extenso, la correspondance.

Au terme de ma visite d’état très réussie en République du Sénégal, je tiens à vous exprimer, Monsieur le Président, ainsi qu’au gouvernement et au peuple sénégalais, mes sincères remerciements pour l'accueil chaleureux et attentionné qui m’a été réservé.

Le paysage magnifique et la diversité culturelle du Sénégal, ainsi que l'hospitalité de son peuple m'ont laissé un profond et merveilleux souvenir. Durant ma visite, j’ai eu, avec vous, Monsieur le Président, des entretiens cordiaux et fructueux au cours desquels nous avons procédé à des échanges de vue approfondis et dégagé de larges consensus sur les relations sino-sénégalaises et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Vous m'avez élevé à la dignité de Grand-Croix de l'Ordre national du Lion, un geste qui témoigne des sentiments d'amitié de vous-même et du peuple sénégalais envers le peuple chinois et moi-même. Me félicitant du grand dynamisme des relations sino-sénégalaises, je suis confiant dans le bel avenir de la coopération bilatérale.

Cette visite très réussie que j’effectue au Sénégal contribuera au renforcement de l’amitié, à la consolidation de la confiance mutuelle et à l’approfondissement de la coopération entre nos deux pays, et donnera une nouvelle impulsion au développement des relations sino-sénégalaises.

Je serai heureux de vous retrouver à l’occasion du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine

Je souhaite prospérité à la République du Sénégal et bonheur à son peuple.

Et je forme des vœux de santé et de succès pour vous-même, Excellence, Monsieur le Président.

Xi Jinping
Président de la République populaire de Chine

le 22 juillet 2018

Me El-Hadji Oumar Youm se félicite de l’arrivée de responsables de l’opposition qui ont choisi de soutenir le président de la République. Selon le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Macky Sall est ouvert à toutes les forces vives de la nation. Dans cet entretien, le maire de Thiadiaye, revient sur le bilan du président Sall, notamment les efforts faits pour apporter une réponse à la demande sociale.

Monsieur le ministre, le Sénégal a été la première étape de la tournée africaine du président Xi Jinping. Quelle appréciation en faites-vous ?
Le Sénégal a été la seule étape du président Xi Jinping en Afrique de l’Ouest. Ce qui témoigne de la qualité exceptionnelle des relations entre la Chine et le Sénégal. Nos deux pays entretiennent des relations particulières,  empreintes de solidarité, de respect mutuel. Les deux présidents entretiennent des relations de confiance et d’estime mutuelle, base de l’amitié entre les deux peuples. Le diner que le président a offert au Parti communiste chinois, à la veille de la visite du président Xi Jinping, m’a permis personnellement, de mesurer le niveau de confiance, de l’engagement du peuple chinois, du Pcc, à consolider davantage les relations déjà performantes entre les deux Etats. La rencontre entre les deux dirigeants a confirmé ce sentiment. Elle est historique. C’est une rencontre entre deux hommes qui partagent la même vision du monde, un monde de paix, un monde plus équitable et un monde plus juste. Cette visite qui est une grande victoire diplomatique va renforcer davantage les relations sino africaines, en particulier celles sino-sénégalaises. Elle a répondu à toutes ses promesses. L’accueil a été chaleureux. Le peuple a réservé un accueil mémorable au couple présidentiel. Au vu des accords qui ont été signés, on peut espérer que cette visite constituera un nouvel élan, dans la coopération entre la Chine et le Sénégal, la Chine et l’Afrique d’une manière générale.

De plus en plus, le Sénégal est la destination des grands dirigeants du monde. Qu’est ce qui explique cela ?
C’est la vitalité de notre démocratie, de notre stabilité politique que notre diplomatie est en train de capitaliser. Le président de la République a une diplomatie d’ouverture, une diplomatie économique performante. Cela explique que les grandes puissances s’intéressent de plus en plus au Sénégal, comme un modèle de démocratie, un modèle de paix, de stabilité, mais aussi comme un modèle de progrès économique. Depuis 2012, le Sénégal réalise des performances incontestables sur le plan économique. Le Sénégal est devenu un pôle économique important en Afrique de l’Ouest, grâce à un travail rigoureux de redressement permettant de rester sur une trajectoire de croissance accélérée, un alignement de ses dépenses sur les priorités nationales et une politique d’investissements audacieuse, créatrice de richesses qui a fortement stimulé l’activité du secteur privé.

Les pays ont besoin de ce modèle pour comprendre comment cela est fait, comment un petit pays de 196 000 km2, qui n’avait pas encore découvert le pétrole et le gaz est parvenu à réaliser ces prouesses sur le plan économique en comptant quasiment sur ses ressources propres. Ce sont des expériences que le Sénégal peut et est prêt à partager. Le Pudc en est un exemple et est en train de devenir un modèle de programme plébiscité, par la Communauté internationale à travers le programme des Nations-Unies pour le développement. Le Sénégal est certes un pays en voie de développement, mais le Pse qui est le référentiel économique et social compte en son sein des expériences, une philosophie, une méthodologie qu’on peut partager avec le reste du monde.

Pourtant les adversaires du régime déplorent souvent des manquements dans la prise en charge de la demande sociale…
C’est une posture purement politique. Il n’est pas facile de construire des consensus très forts, je devrais dire de faire l’unanimité, sur toutes les questions essentielles du pays. Mais, en dehors de la politique politicienne, quand on regarde ce qui est en train d’être fait, il y a de quoi être très satisfait. On ne peut pas régler tous les problèmes du monde tout de suite avec une baguette magique. Le développement est un processus. Depuis 2014, avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, on constate, à tous les niveaux, des progrès remarquables au grand bénéfice des populations. D’abord, le Pse a un traitement à long terme, l’horizon 2035. En attendant ce traitement à long terme, nous avons mis en œuvre un traitement d’urgence, à travers des projets extrêmement importants. Aujourd’hui, le Pudc permet de prendre en charge rapidement les besoins du monde rural : en pistes rurales, en hydraulique rurale avec la construction de forages, en équipements ménagers et collectifs. Ce projet a été un programme extraordinaire en termes de réalisations, en si peu de temps. Nous avons le Puma pour les zones. Dans ces territoires confrontés à des difficultés d’enclavement, déshérités, le programme que je viens d’évoquer apporte des solutions immédiates. Il suffit de traverser Richard-Toll pour perdre le réseau, ne plus se sentir au Sénégal. Ce sont des Sénégalais qui ont été laissés à eux-mêmes, depuis très longtemps. Le Puma vient apporter des solutions concrètes pour désenclaver, installer des postes de santé, construire des écoles, des bâtiments administratifs, des marchés etc.

Toujours, pour répondre à la demande sociale, notamment dans le secteur de la protection sociale, nous avons aussi, le programme de la Couverture maladie universelle qui prend en charge la protection sanitaire de l’essentiel des Sénégalais qui n’ont pas accès à des soins de santé de qualité et qui sont près de 80%. Pour améliorer l’accès à des soins de santé de qualité, le président de la République a mis en place un programme spécial de construction de 5 hôpitaux à travers le pays, à savoir Touba, Sédhiou, Kédougou, Kaffrine. C’est une demande forte des populations. A travers ce programme, nous apportons une réponse aux problèmes d’accès aux soins de santé.

Quelles sont les actions concrètes réalisées dans le domaine des Infrastructures ?
Me Oumar Youm ItwEn matière d’infrastructures, nous avons battu tous les records. Ce que le Sénégal a eu à réaliser en l’espace de six ans n’a jamais été fait depuis que le pays est indépendant. D’ici à la fin décembre, nous aurons plus de 200 km d’autoroute, alors qu’en prenant le pouvoir après 60 ans d’indépendance, le Sénégal n’avait que 32 km d’autoroute. Je ne vous parle pas des ponts construits et ceux qui seront construits. Le pont de Foundiougne sera le pont le plus long du Sénégal. Nous aurons également un autre pont, celui de Ziguinchor qui fait déjà partie du portefeuille d’accords qui vient d’être signé entre la Chine et le Sénégal dans le cadre de cette visite d’Etat du président Xi Jinping. Le secteur de l’agriculture a connu des bonds qualitatifs importants qui nous valent des records de production. L’Etat a décidé de mettre en place un dispositif de renforcement de la mécanisation, de la qualité des semences, d’accompagnement des exploitants dans l’amélioration des rendements. Ce qui fait que le Sénégal sera, bientôt, un pays autosuffisant. Nous sommes en train d’exporter l’arachide, parce que nous en produisons beaucoup. Bientôt, nous allons exporter le riz, parce que je sais que si la tendance se poursuit, nous serons autosuffisants au point de pouvoir vendre notre riz dans la sous-région. Dans le secteur de l’élevage, le gouvernement a restitué le ranch de Dolly à ses véritables propriétaires avec un investissement massif. Aujourd’hui, le ranch de Dolly est sécurisé. Le périmètre est administré, équipé et les services de l’Etat qui y sont installés sont en train d’encadrer les éleveurs dans leurs activités. Ne serait-ce que cette réalisation dans le secteur, le résultat est plus que satisfaisant. En dehors de cela, nous avons les marques d’attention que le président manifeste à l’égard des éleveurs en instituant la journée de l’élevage qui permet d’évaluer tout ce qui a été fait dans le secteur, journée qui instaure un dialogue permanent avec les acteurs, permettant, sur la base de la concertation d’affiner les stratégies et la mise en œuvre des projets phares.

Comme vous pouvez le constater, le président a beaucoup fait dans le social et ce, dans tous les secteurs, sans oublier de noter le programme des bourses de sécurité familiale.

Dans le secteur de la pêche, les mêmes actions sociales ont été engagées à travers la politique de subvention des moteurs pour mettre les acteurs dans de bonnes conditions de travail. Ainsi, secteur par secteur, les demandes sociales ont été réellement prises en charge. Dans le secteur de l’éducation, le président a apporté des réponses concrètes aux doléances des enseignants et des étudiants. Il a décidé d’augmenter les bourses, le taux de l’aide et a engagé le Gouvernement à entreprendre les travaux de réalisation de la voirie intérieure des campus, des équipements informatiques et de télécommunications pouvant permettre aux étudiants d’être dans les meilleures conditions.

Dire que les besoins des Sénégalais ne sont pas pris en charge, on peut l’affirmer, mais cela relève de la politicaillerie. Parce que secteur par secteur, tous les problèmes sont identifiés, diagnostiqués et les mesures d’accompagnement mises en œuvre.

Est-ce que les mesures ne doivent pas être étendues à Dakar qui fait face à des problèmes d’eau ?
Les responsables du secteur, à savoir le ministre en charge de l’Hydraulique ainsi que ses collaborateurs se sont largement prononcés sur la question. En ce moment, d’ailleurs, il y a une amélioration constatée sur le terrain. J’ai suivi à la télévision les réactions des habitants de certains quartiers de Dakar qui l’ont affirmée. Je suis sûr que, dans quelques jours, cette situation connaîtra une satisfaction notable. Bientôt la difficulté conjoncturelle d’approvisionnement de Dakar, en eau, sera derrière nous au vu de la planification qui a été arrêtée. Car le président de la République a initié deux programmes phares pour y parvenir c’est Kms 3 et le programme de dessalement de l’eau de mer. La mise en œuvre prochaine de ses solutions permet non seulement d’augmenter la production d’eau à Dakar, mais aussi de sécuriser davantage l’approvisionnement de la capitale. Il faut rappeler que Dakar est alimenté, depuis très longtemps, à partir du lac de Guiers. 300 km de tuyaux pour alimenter Dakar, il suffit d’une panne pour que cette ville soit privée d’eau pendant des semaines. Le président de la République a dit que ce n’est pas normal que la capitale soit aussi fragile et exposée dans son approvisionnement en eau qui est une ressource indispensable. Le président a conçu le projet pour permettre à Dakar d’avoir une source d’approvisionnement sécurisée.

Depuis quelques jours, le président reçoit des leaders de l’opposition qui ont décidé de le soutenir. Pourquoi cette démarche ?
Il faut d’abord saluer cette dynamique, l’encourager, parce que certains commencent à se rendre compte qu’on ne peut pas avoir un meilleur candidat que Macky Sall, en 2019. D’abord pour son bilan, mais ensuite pour son leadership international. Beaucoup d’hommes politiques commencent à comprendre que faire le choix du président de la République pour un deuxième mandat est le choix de la raison, de la continuité, de la stabilité et de la sécurité. Si l’on a la chance d’avoir un président de cette facture, avec le travail remarquable qui a été fait, il est du devoir de chaque Sénégalaise et de chaque Sénégalais d’accompagner cette dynamique qui, très certainement, nous mènera vers l’émergence en 2035.

Est-ce que des conditions sont mise en œuvre dans ces alliances ?
Pour l’instant, ceux qui ont manifesté la volonté de venir soutenir la candidature du président, Macky Sall, n’ont pas posé des conditions particulières. Il y a juste des préoccupations indispensables dans une alliance comme une communication régulière sur les questions qui doivent être débattues, des échanges permanents, la loyauté, la sincérité et la transparence.

Est-ce que les ténors du Pds sont concernés ?
Le président Macky Sall a toujours tendu la main aux responsables de l’opposition pour leur demander de venir travailler à ses côtés. Il l’a fait avec “Bennoo bokk Yaakaar”. Aujourd’hui, tous les responsables de Bby sont satisfaits du compagnonnage avec le président de la République. C’est un homme naturellement ouvert qui est fortement attaché au dialogue, au consensus et au partage. Il a prouvé cela dans “Bennoo Bokk Yaakaar”. Il reste très ouvert à toutes les forces vives de la Nation capables d’apporter une plus value au pays ou de jouer un rôle dans sa réélection en 2019. La main est tendue à tout le monde sans réserve, sans restriction, parce que tout simplement l’élection de février 2019 est l’élection du président de la République du Sénégal. Les Sénégalais ont la responsabilité de faire des choix sérieux, raisonnables, raisonnés qui tiennent compte de l’intérêt général du pays.

Avec l’arrivée de nouveaux leaders, y aura-t-il une nouvelle coalition ou Bennoo sera maintenu ?
Ce sera certainement “Bennoo bokk Yaakaar”. Cette coalition a toujours été notre cadre politique qui nous a permis de réaliser ce que nous avons eu comme bilan au Sénégal. Les autres forces viendront s’ajouter à cette dynamique. Nous trouverons les ajustements qu’il faut pour les mettre à l’aise dans ce compagnonnage.

Quel regard le président porte-t-il sur les échanges de propos aigre-doux entre responsables de l’Apr souvent notés dans la presse ?
C’est la preuve de la vitalité du parti qui compte, à l’interne, de grands responsables. C’est un parti libéral où la liberté d’expression est érigée en règle. Nous prenons cela avec beaucoup de philosophie même si l’on sait qu’il y a peut-être des comportements à éviter. Les acteurs doivent être conscients de leurs responsabilités. Dans un parti au pouvoir, c’est naturel d’avoir ces types d’échanges qu’on doit mettre, d’une manière générale, dans la démocratie.

D’aucuns pensent que la voie est balisée pour le président, accusé d’avoir éliminé ses adversaires…
La voie est balisée pour le président de la République pour avoir pu rester, durant tout son mandat, concentré sur l’essentiel. Pour avoir apporté le maximum de solutions aux problèmes qui se posaient. Quand nous prenions le pouvoir, nous avons trouvé une situation économique difficile. Nous avons apporté une réponse. A un taux de croissance qui tournait autour de 1,7%, nous sommes aujourd’hui à un taux qui tourne autour de 7,2 %, en six ans. Nous avons enregistré des performances dans tous les secteurs. C’est la raison pour laquelle le bilan du président est le seul facteur éliminateur de potentiels adversaires, parce que le président Macky Sall a fait ce qu’il devait faire durant son mandat. C’est pourquoi tout le monde le perçoit comme étant imbattable en 2019.

Le rejet de la demande d’inscription de Karim Wade et le dossier Khalifa Sall sont évoqués…
La loi est là pour tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on est un homme politique qu’on est au dessus de la loi. La loi c’est la loi. Elle n’est pas celle du président, Macky Sall. Ce n’est pas la loi de l’Apr, mais du Sénégal. La loi a prévu, dans le code électoral, les conditions dans lesquelles les inscriptions sont reçues, enregistrées ou supprimées. Datant de plusieurs années avant son arrivée au pouvoir, cet article préexiste à la présidence de Macky Sall. On ne peut pas dire que l’application de cette loi lui est imputable. Elle était là avant Karim Wade. Ceux qui l’appliquent ne savaient même pas qu’ils l’appliqueront un jour à quelqu’un, mais puisqu’on est en politique, il y a toujours cette forme de victimisation qui est mise en avant pour s’attirer de la sympathie en lieu et place d’arguments valables. J’estime que ce qui a été fait est objectivement un juste respect de la loi qui doit s’appliquer à tous.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Après Thiès et Ziguinchor, les entrepreneurs de Saint-Louis ont accueilli les responsables du Centre de gestion agréé (Cga), structure issue de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar.

Cette session, tenue avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et étalée sur trois jours, a permis de former une quarantaine de chefs de Pme dans les domaines de la fiscalité, du droit du travail, de la comptabilité, entre autres.

La maîtrise de la comptabilité, du droit du travail et de diverses autres législations en vigueur est capitale pour les entrepreneurs. C’est donc là tout le sens de ce séminaire de formation tenue grâce au soutien de l’Oif. Ainsi, M. Abdou Aziz Dieng, directeur général du Centre de gestion agréé, est revenu sur cette structure qui aide et encadre le secteur informel dans son projet de formalisation. De plus, M. Dieng a rappelé que « le Cga a déjà outillé plus d’une centaine d’entrepreneurs, entre Thiès, Ziguinchor et aujourd’hui Saint-Louis ». Il a, en outre, rappelé les modules de formation qui ont tourné autour du renforcement de capacité en comptabilité, fiscalité et droit du travail, avec un focus sur la pratique du contrat de travail.

Parmi la quarantaine d’entrepreneurs, on retrouve des pharmaciens, des femmes transformatrices, des couturiers, des artisans et ceux qui s’activent dans le domaine de la pêche, entre autres. A priori, a fait savoir M. Dieng, ces personnes ne sont pas bien outillées dans certains domaines. Egalement, au-delà de la formation, l’opérationnalité des Cga des régions sera un plus pour les entrepreneurs formés, a souligné M. Dieng. Pour assurer le suivi, les inspecteurs locaux du travail, du trésor, de l’Ipres ont été mis à profit pour animer les différents ateliers. En effet, « ces différents professionnels qui sont dans la région vont aider ces entrepreneurs pour la mise en pratique des nouvelles compétences acquises », a avoué le Dg de la Cga.

C’est dans ce même ordre d’idées que Boubacar Mbodji, inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de Saint-Louis, est revenu sur le bien-fondé de la relation entre employeurs et travailleurs tributaire de la création d’emplois. L’importance de cette rencontre réside dans le fait, selon l’inspecteur Mbodji, qu’elle va permettre plus de compétitivité, surtout avec les compétences glanées par les entrepreneurs. C’est pourquoi, le Dr Abdou Ndiaye, pharmacien et bénéficiaire, tout en remerciant la Chambre de commerce par le biais de la Cga et Oif, a salué les modules importants animés par des spécialistes.

Amadou Maquette NDAW

Faire converger tous les ruisseaux de solidarité vers un grand fleuve de soutien au profit des personnes vulnérables et particulièrement des enfants, telle est la raison d’exister du Mouvement Thiès avance (Mta) que dirige Masseck Birane Seck. Ledit mouvement a offert un important lot de produits divers à la pouponnière « Sourire bébé » se trouvant au quartier Fahu au Sud de la ville de Thiès.

« En venant appuyer la dame Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourire bébé » qui accueille des enfants de mères déficientes mentales ou des bébés abandonnés, nous voulons inciter toutes les bonnes volontés demeurant à Thiès à regarder du côté de cette noble initiative, d’une dame de cœur sans grands moyens et qui se bat pour l’avenir de sa communauté », a souligné Masseck Birane Seck, président du Mouvement Thiès avance (Mta). Selon lui, il s’agit de réveiller cette fibre de la solidarité sénégalaise envers son prochain qui sommeille en tous.

« Il ne s’agit pas de voir trop grand. Il suffit juste que chacun, en fonction de ses moyens, sache qu’il a le devoir de participer au sourire de ces bébés vulnérables pris en charge dans  ce centre d’action et d’intégration des déficients intellectuels », a-t-il affirmé. Alors, pour faciliter ce soutien, le Mta se propose d’être aussi  un point de centralisation des appuis et une courroie de transmission de toutes les bonnes volontés soucieuses du devenir de ces chérubins vulnérables. « Car, nous savons tous que ce travail demande beaucoup de temps et de moyens », a-t-il ajouté.

Après avoir chaleureusement remercié les membres du Mouvement Thiès avance pour leur altruisme, Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourie bébé », a indiqué que depuis 2011, son association s’attèle à aider les déficients mentaux, tout comme leurs enfants qui sont en situation de vulnérabilité. « C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités locales pour qu’elles pensent à ces enfants qui sont là et dont la prise en charge pèse encore sur les frêles épaules d’une association sans grands moyens. Or, tout le monde sait que gérer des bébés n’est pas une chose simple, surtout quand les charges locatives et le personnel s’y greffent », a-t-elle soutenu.

Pour elle, le leitmotiv demeure tout juste : « procurer de la fierté à ces enfants pour qu’à l’avenir, ils puissent devenir des personnes  aptes à participer au développement de leur communauté ».

Mbaye BA

Bonne nouvelle pour les femmes productrices du Fouladou. Elles seront, désormais, récompensées pour les performances obtenues dans leurs domaines d’activités respectifs.

Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, par ailleurs initiateur du programme 2ip (Initiative pour l’insertion des femmes et des jeunes du département de Kolda), veut encourager l’émulation et l’esprit d’initiative des femmes du Fouladou. C’est ainsi qu’il a procédé, ce week-end, au lancement officiel du prix « Kalama » 2018 pour récompenser les performances enregistrées par ces braves dames dans leurs domaines d’activités respectifs. Contrairement à la première édition qui avait récompensé les femmes bénéficiaires de financement, celle de 2018 est ouverte à toutes les Koldoises, quel que soit leur domaine d’activité. Les intéressées peuvent déposer leurs dossiers de candidature au bureau de 2ip à Kolda.

Sur les 40 femmes qui seront choisies à l’issue d’une première sélection, 10 d’entre elles seront retenues pour la seconde phase, avant d’être départagées par un jury qui en choisira trois lauréates qui monteront sur le podium. « Le prix "Kalama" est institué pour célébrer la performance productive de la femme au Fouladou. La cérémonie de remise des cadeaux est prévue au mois de novembre 2018 à Kolda. L’objectif est de montrer à la face du monde le travail abattu par les femmes au Fouladou, les performances qu’elles arrivent à réaliser dans leurs activités professionnelles, la diversité de ces dernières», a fait savoir Sanoussi Diakité. 

Cette initiative, vivement saluée par les principales concernées, vise à créer une émulation entre les femmes du Fouladou. Elle permettra également d’attirer une plus grande attention sur les lauréates aux plans national et international. L’association « Kalama effort », qui est essentiellement constituée de dames, va entreprendre une vaste campagne de sensibilisation et d’information sur toute l’étendue du territoire régional pour expliquer le bien-fondé de cette démarche aux femmes qui sont en activité pour les inciter à déposer leurs dossiers de candidature afin de participer et d’espérer remporter le prix « Kalama ».

Mamadou Aliou DIALLO

Soixante-dix (70) jeunes filles et garçons, venus des trois départements de la région de Thiès,  ont fini d’être renforcés aux techniques de l’entrepreneuriat, au sortir d’un atelier animé par  l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), avec le soutien  financier  de l’Agence allemande de  coopération internationale (Giz). 

Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), Mamadou Lamine Dieng, a rappelé, lors de son intervention,  la politique initiée par le gouvernement du Sénégal pour l’emploi des jeunes. C’est ainsi qu’il a évoqué le programme « Took Teeki Sama Gox » qui vise à mieux outiller les jeunes et à les accompagner dans l’identification des créneaux porteurs à Thiès et le suivi dans le déroulement des activités au niveau opérationnel. Au Sénégal, selon lui, le nombre de jeunes âgés de 15 à 30 ans est estimé à 62,5% de la population, avec un taux de chômage de 15% dans cette catégorie. Et chaque année, plus de 200 000 demandeurs d’emploi arrivent sur le marché.

Au regard de ces statistiques, il y a une forte attente d’insertion professionnelle dans notre pays. Ce qu’a reconnu Mamadou Lamine Dieng : «  Seule la promotion de l’auto-emploi, qui sous-entend la création d’emplois autour de l’entreprenariat, peut aider le pays ». Alors a-t-il exhorté les jeunes à s’engager pleinement dans le programme « Took Tekki Sama Gox », un des leviers importants de lutte contre l’émigration clandestine par la promotion de l’auto-emploi local. Selon M. Dieng, après Thiès, le programme « Took Tekki Sama Gox » sera lancé à Saint-Louis et à Tambacounda dans les deux prochains mois.

Après avoir mis l’accent sur les risques et les drames familiaux, comme le nombre élevé de morts dans la Méditerranée à cause de l’émigration clandestine, Ndianko Cissé, a, au nom de l’Agence allemande de  coopération internationale (Giz), dit « sa ferme conviction de travailler à trouver et à promouvoir une dynamique locale à forte création d’emplois à même de fixer les jeunes dans des activités économiques durables ». Pour gagner ce pari à l’échelle  de la région, l’adjoint du gouverneur  de Thiès chargé du développement, Ngoné Cissé, a réitéré toute la disponibilité des autorités administratives dans l’accompagnement des initiatives de lutte contre le chômage des jeunes.

Mbaye BA

La 30ième édition de la semaine nationale de l'enfant est célébrée, hier, à Guédiawaye, où un plaidoyer fort a été mené pour une meilleure prise en charge de la question liée à la protection des enfants. Le représentant du ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfant a révélé que le Sénégal est en train d’élaborer le plan national pour la lutte contre le mariage des enfants.

Sur une photo, un enfant porte un sac à riz rempli d'ordures au beau milieu d'un dépotoir sauvage d'ordures. Sur une autre, un gamin roupille à même le sol, après avoir flâné dans les rues à la recherche d’aumônes à remettre à son maître coranique. Le prétexte de cette exposition est la célébration de la 30ième édition de la semaine de l'enfant organisée à Guédiawaye. "Les voix du regard: quand les enfants participent à travers la photo" est le titre de l'exposition à laquelle ont pris part des autorités politiques ou administratives du département.

En effet, à travers différentes photos exposées sur des tableaux mobiles, les enfants ont listé les différentes formes d'exploitation qu’ils subissent, en grande partie. Mais aussi, des cas de violence et de maltraitance photographiés et exposés à l'attention de la délégation venue du ministère de la bonne gouvernance et de la protection de l'enfant conduite par Abdoulaye Dieng, conseiller technique du ministre. Ce dernier a ainsi fait le point de la lutte que le Sénégal est en train de mener pour la protection de l'enfant. Il a surtout insisté sur les avancées accomplies par le Sénégal pour mieux protéger les enfants.

M. Dieng considère qu’à travers cette exposition, les enfants interpellent tout le monde (autorités publiques, société civile, communauté etc.) sur les maltraitances qui leur sont faites en demandant une prise en charge totale. Sur les avancées réalisées par notre pays, il a rappelé que le Sénégal est l’un des rares Etats africains à avoir exprimé clairement leur volonté en mettant en place une politique spécifique de protection de l’enfant. «Récemment, a été lancée l’initiative nationale de retrait des enfants de la rue.

Il y a également des avancées dans la prise en charge des pires formes de travail des enfants avec une réforme du cadre légal qui encadre cette en charge. Il a révélé que la campagne nationale de lutte contre le travail des enfants a été lancée». Il a révélé que notre pays est en train d’élaborer le plan national pour la lutte contre le mariage des enfants. Autant d’avancées qui, trouve-t-il, montrent que le Sénégal est déterminé à prendre en charge ces questions de protection de l’enfant.

Représentant des enfants, Mamadou Diouf a formulé un certain nombre d’interrogations liées aux imperfections notées dans la protection de l’enfant. Il a interpelé les autorités qu’il a invitées à poursuivre et à booster les efforts consentis dans la protection de l’enfant. Il a également appelé au relèvement de l’âge de la gratuité de la prise en charge au titre de la couverture maladie universelle (Cmu). Mais aussi, à appliquer la loi contre la traite des enfants et à les retirer définitivement de la rue. Il a plaidé pour une meilleure contribution à la promotion des droits de l’enfant à travers des campagnes médiatisées.

Abdou DIOP

Malgré les campagnes de sensibilisation menées en direction des conducteurs, passagers et piétons, la direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs) révèle que les accidents de la route causent, en moyenne, 500 décès par an.

Selon les chiffres de la direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs), les accidents de la route sont à l’origine de 500 décès par an. De 2014 à 2017, les accidents de la circulation ont, au total, provoqué 2 130 cas de décès. Une situation alarmante qui appelle à une mobilisation d’envergure. C’est ce qu’April Africa, courtier grossiste en assurance, et la direction de la Nprs ont compris avant de décider de combiner leurs forces et de mener ensemble une campagne qui, les 10 et 11 juillet 2018, a été l’occasion de prévenir les usagers de la route et de les inciter à avoir un comportement responsable de tous dans la région de Dakar.

Selon Mme Julie Bally, directrice générale d’April Africa, durant ces deux jours, une équipe, constituée d’une vingtaine de personnes, a sillonné la ville de Dakar pour sensibiliser les populations et leur offrir des gilets fluorescents. Au Sénégal, poursuit Mme Bally, les accidents de la circulation causent des centaines de décès par année sans oublier le nombre de blessés encore plus élevé. Les accidents de la circulation constituent une véritable hécatombe qui pèse lourd sur l’économie du pays. Ils coûtent des dizaines de milliards de FCfa par an au Sénégal. Avec cette activité, April Africa montre son engagement pour arriver à un comportement plus responsable des conducteurs.

« Et nous sommes accompagnés par des acteurs incontournables comme la direction de la Nprs et la plateforme « Luttons contre l’indiscipline au Sénégal » qui font un travail remarquable sur ce plan », dit-elle, non sans préciser que sa structure met en avant des valeurs fortes comme l’accompagnement, l’information et la prévention. «Un sinistre a nécessairement un impact sur votre vie et celle d’autrui. C’est pourquoi, nous intervenons en amont avec des conseils et expertises pour maîtriser le risque et éviter qu’il ne se produise », a expliqué Julie Bally.

Oumar FEDIOR

Compte tenu de la bonne santé de la filière avicole sénégalaise et de ses performances, Momar Ndao, président de l’Association des consommateurs du Sénégal, souhaite une plus grande protection de cette industrie. Il visitait, hier, avec une importante délégation de l’association consumériste, les unités de production de la Sedima.

Le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen), Momar Ndao, a réitéré son soutien total à l’industrie avicole sénégalaise. En visite à la Sedima, un fleuron de l’industrie avicole sénégalaise, il a souhaité que les mesures de protection prises par l’Etat soient maintenues. « C’est l’occasion de demander que les mesures de protection qui ont été initiées puissent être résolument maintenues pour la protection de l’industrie avicole », a déclaré M. Ndao. Il indique que cette politique de l’Etat a permis à la filière, encore fragile, d’engranger des performances, ces dernières années, et de générer de milliers d’emplois.

Momar Ndao a rappelé que l’Ascosen mène, depuis 2006, ce combat pour la protection de la filière avicole. Aujourd’hui, il se dit satisfait de constater que ce sous-secteur se porte bien, porté, entre autres, par une plateforme comme la Sedima. «Nous avons maintenant une industrie avicole qui fait travailler des milliers de Sénégalais. De plus, une étude du ministère de l’Elevage dit qu’il y a 42% de résidus dans les viandes bovines, 14 % dans les viandes ovines et caprines et 3 % de résidus d’antibiotiques sur la volaille », a expliqué le président de l’Ascosen.

Interpellé sur l’ouverture des frontières, Momar Ndao a réaffirmé son opposition en avançant plusieurs raisons. La première, selon lui, est d’ordre sanitaire.  Selon lui, il y a des problèmes de traçabilité des produits contaminés par la grippe aviaire. Il y a aussi le fait que l’Union européenne a autorisé l’engraissement de la volaille par la protéine de porc : ce qui pose un problème d’éthique pour la population sénégalaise constituée à plus de 90 % de musulmans. «Si l’on doit protéger le consommateur, on doit le protéger face à tout cela », a déclaré Momar Ndao.

Revenant sur la Sedima, le président de l’Ascosen dit avoir vu une usine qui travaille avec « les normes internationales », notamment à travers les process qu’elle utilise et l’importance qu’elle accorde à l’environnement. « Tout cela démontre qu’on peut faire du bien localement », a soutenu M. Ndao. La Sedima considérée, aujourd’hui, comme un fleuron de l’industrie sénégalaise, a réalisé un chiffre d’affaires de 42 milliards de FCfa, en 2017. La holding est composée de cinq entités.

Maguette NDONG


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