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Une étude commandée par Onu Femmes montre que les femmes entrepreneures ne tirent pas assez profit de l’article 33 de la loi du 28 juillet qui vise à favoriser leur émergence. Elles connaissent très mal ou pas assez les textes régissant les marchés publics.

Une grande majorité des femmes entrepreneures ignore le dispositif mis en place par l’Etat du Sénégal pour leur permettre un meilleur accès à la commande publique, constate un rapport commandé par Onu Femme et réalisé par le cabinet Kpmg. Pourtant, c’est pour assurer une autonomisation économique des femmes, stimuler leur activité entrepreneuriale en éliminant les obstacles sur le chemin de leur accès aux marchés publics que le Sénégal s’est doté de l’article 33 de la loi du 28 juillet sur la promotion et le développement des Pme. Cet article stipule que « des mesures spécifiques destinées à favoriser l’émergence de l’entrepreneuriat féminin sont initiées en accord avec la stratégie du ministère chargé de l’Entrepreneuriat féminin ». Mais dix ans après son adoption, seulement moins de 10 % des femmes entrepreneures, qui ont rempli les questionnaires en ligne, connaissent cette loi, notamment son article 33, indique le rapport intitulé « Evaluation du dispositif de discrimination positive en faveur des entreprises des femmes dans l’accès aux marchés publics au Sénégal ». « Corrélativement, les femmes interrogées ont globalement une faible maîtrise du processus et des modes de passation des marchés publics », note l’étude. Une faible proportion, c’est-à-dire moins de 5 %, dit connaître le processus et les modes de passation des marchés publics.

Kpmg a soumis des questionnaires à 85 femmes entrepreneures et 23 institutions impliquées dans la promotion de l’entrepreneuriat féminine. A l’arrivée, seules 38 cibles ont rempli les questionnaires. Les données recueillies font ressortir quelques constats. Les auteurs du rapport estiment qu’on peut réformer les procédures et possibilités de participation aux contrats publics en éliminant ou en réduisant les obstacles qui découragent les femmes entrepreneures. Cependant, pour l’efficacité de telles mesures, il faut les assortir de sanctions. La mise en application de la loi n°2008-29 souffre d’une grande faiblesse du dispositif de mise en œuvre, de certaines questions restant sans réponses. Par exemple, on se demande qui est en charge de la mise en œuvre de cette disposition ; l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ou le ministère chargé de l’Entrepreneuriat féminin ? Il faut aussi préciser les critères définissant la notion d’ « entreprises appartenant aux femmes ».

L’autre constat est que les femmes connaissent mal ou très peu les règles organisant les marchés publics alors que la maîtrise des procédures de soumission, d’évaluation, d’attribution et d’exécution est importante pour prétendre à la commande publique. « L’ignorance de ces règles et de ces procédures réduit donc toute la portée de la discrimination positive voulue en faveur des femmes entrepreneures à travers l’article 33 de la loi 29-2008 », estiment les auteurs du rapport. Ainsi, à cause de cette ignorance, beaucoup de femmes ne postulent pas à des marchés publics pour lesquels elles auraient pu avoir des chances de succès. Ou bien elles soumettent des dossiers de mauvaise qualité. Aussi, méconnaître la loi peut exposer les femmes qui ont gagné un marché à des pénalités et sanctions pour non-conformité avec le cahier des charges. La rédaction des offres pose problème à 45 % des femmes, tout comme 40 % d’entre elles peinent à maîtriser les capacités techniques à exécuter un marché. Les pièces administratives à fournir sont aussi des obstacles, selon 45 % des interrogées. D’où la nécessité de faire bénéficier aux femmes entrepreneures une formation pour une bonne maîtrise des règles de passation et d’exécution des marchés publics, recommande le rapport.

Un autre frein, c’est l’écosystème financier d’appui aux Pme qui « semble incomplet ou inadapté » par rapport aux attentes des entrepreneures, poussant 95 % d’entre elles à financer leurs activités sur fonds propres. Seulement 40 % recourent à des revenus venant d’autres sources dont 6 % qui ont cherché à contracter un crédit-bail, crédit commercial ou autres. Le tiers de ces femmes n’ont « rien essayé sur ces deux dernières années », constate le rapport. Près de la moitié des femmes entrepreneures juge « inutile » de chercher des financements, estimant qu’ils sont difficiles à obtenir et à coûts élevés. Certaines craignent de ne pas pouvoir les rembourser. Alors, le rapport conseille « l’amélioration des conditions d’accès au financement (…), une question centrale pour les femmes entrepreneures.

Les femmes ignorent également le dispositif institutionnel et les programmes publics destinés à les accompagner, 1 % dit avoir une connaissance des programmes et institutions gouvernementaux qui peuvent les appuyer dans les procédures de passation et d’exécution des marchés publics. Le paradoxe, c’est qu’il existe une « pléthore » de ces programmes et structures. Ce qui pose le problème de leur vulgarisation auprès de leur cible. Autre constat : il y a un manque d’informations sur le profil et le nombre de femmes entrepreneures au Sénégal.

Or, de telles informations sont capitales pour une meilleure organisation et un suivi des efforts de l’Etat et des partenaires pour appuyer et dynamiser l’entrepreneuriat féminin au Sénégal.

Malick CISS

LA SOLUTION PAR L’INFORMATION ET DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
Au vu de toutes ces limites qui handicapent les femmes entrepreneures, dans la compétition aux marchés publics, les auteurs du rapport d’Onu Femmes ont émis quelques suggestions pour inverser la tendance. Ils notent que « l’enseignement majeur à retenir de cette étude, c’est que la seule définition de quotas dans les marchés publics ne semble pas être le moyen le plus approprié et le plus efficace pour stimuler la participation et l’accès des femmes entrepreneures à la commande publique ». Ils préconisent des mesures d’accompagnement telles que la révision du cadre juridique et règlementaire (exemple : rendre obligatoire la publication par l’Armp d’un rapport national sur le genre et l’accès aux marchés publics), améliorer le dispositif institutionnel et les mesures d’accompagnement, créer des programmes spéciaux en partenariat avec les institutions financières pour des prêts bancaires à des conditions décentes. Les auteurs estiment nécessaire aussi de combler les gaps d’information, de renforcer l’intégrité et la transparence.

M. CISS

Momar Ndao ne partage pas le combat du mouvement « Auchan dégage ». Au contraire, il y voit plutôt « une dépravation d’une approche politique » qui a commencé avec Senac Sa dans sa gestion de l’autoroute à péage. Il estime qu’Auchan, avec ses 25 magasins, ne peut pas mettre en péril les 12 000 boutiques de l’agglomération dakaroise. Il souligne que l’enseigne emploie plus de 500 jeunes sénégalais et distribue les produits de 235 fournisseurs locaux. « Avant, les gens pensaient que le supermarché était réservé aux personnes riches. Quand les Sénégalais ont découvert qu’ils peuvent acheter moins cher dans un cadre plus accueillant, ils sont allés acheter à Auchan», argumente le président de l’Ascosen. Momar Ndao voit même d’un bon œil cette présence, soulignant que dans les quartiers, les gérants des boutiques faisaient la pluie et le beau temps en violant les règles édictées par l’autorité. « Le boutiquier ne respecte aucun prix conseillé par l’Etat du Sénégal à plus forte raison les produits qui ne sont pas administrés. Ils sont vendus à des prix inaccessibles aux populations. En plus, il n’y a pas de sécurité sanitaire dans la distribution ; ils éteignent leur congélateur le soir et le produit peut être détruit avant sa date de péremption », confie Momar Ndao. Toutefois, il reconnaît que l’Etat doit adopter un cadre réglementaire adapté pour gérer les grandes surfaces afin de permettre le développement harmonieux des affaires.

M. NDONG

La levée de boucliers des commerçants regroupés autour de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Jappoo) contre l’implantation de la chaine  de distribution agro-alimentaire française « Auchan » au Sénégal qui, selon eux, « tue à petit feu le secteur économique sénégalais », avec la bénédiction de l’Etat, a fait réagir le directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye. Il soutient que les accusations portées contre l’Etat du Sénégal qui aurait accordé des facilités à Auchan au détriment de ses concurrents sont fausses et dénuées de tout fondement.

 Les allégations et autres problématiques posées par les détracteurs de l’enseigne de distribution agroalimentaire française « Auchan » faisant état de facilités qui lui seraient accordées par l’Etat du Sénégal au détriment de ses concurrents ne sont pas vraies, a déclaré le directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye. Il est formel : « Je dois tout de suite dire que ce n’est pas vrai.

L’investissement, au Sénégal, est, aujourd’hui, régi par le Code des investissements. Quand vous êtes dans les activités de négoce, vous ne bénéficiez d’aucune facilité venant dudit code », a t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Radio télévision sénégalaise. Selon M. Mbaye, « l’autre problématique posée est relative à la concurrence déloyale de Auchan qui ferait du dumping ». Sur cette question, il soutient que la direction du commerce intérieur n’a pas encore d’éléments probants attestant qu’Auchan fait de la vente à perte ; ce qui, souligne-t-il, est prohibée. Il a précisé que le fait de pratiquer des marges faibles n’est pas en soi une pratique répréhensible.

En ce qui concerne les stades de commerce (Gros, Demi-gros et Détail), Ousmane Mbaye note qu’avant 1994, chaque acteur voulant exercer une activité était obligé de choisir parmi ces stades.

« Mais dans le souci de rendre accessibles les produits et les prix aux consommateurs, cela a été libéralisé », a –il indiqué. Faut-il revenir à cette réglementation d’avant 1994 ? Le directeur du commerce intérieur soutient que la question est ouverte. « On peut en discuter. Mais, si tel devrait être le cas, il nous faudrait aussi définir le périmètre du micro-détail », a-t-il fait savoir. L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Jappoo) en tournée nationale s’oppose à la présence de l’enseigne de distribution agroalimentaire française « Auchan », estimant que la survie des commerçants est menacée. L’organisation commerçante a mis en place une coalition pour s’opposer à ce qu’elle qualifie de « retour à l’esclavage par l’économie » et exige des pouvoirs publics qu’ « Auchan dégage ».

Mamadou Lamine DIEYE

Une journée de partage a réuni, hier, l’Agence des aéroports du Sénégal, les commandants régionaux et les acteurs des transports aériens pour discuter du devenir des aéroports régionaux.

L’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) a convié, hier, les commandants d’aéroports et les acteurs des transports aériens à une journée de réflexion et de partage sur les aéroports régionaux. La rencontre avait pour but de discuter de questions essentielles tournant autour du devenir de ces aéroports et leurs différentes composantes : le personnel, les infrastructures et les équipements.

L’objectif d’une telle démarche vise à définir de façon concertée le plan d’action qu’ils comptent établir pour un développement durable et ordonné des plateformes régionales. «Le vaste programme de rénovation des aéroports régionaux va induire de profondes mutations pour accompagner tous ces efforts afin de conserver les avantages concurrentiels du Sénégal dans la sous-région en matière de gestion aéroportuaire et faire de Dakar un hub aérien. Dans cette dynamique, tous les moyens humains et matériels doivent être mis à contribution pour favoriser un regain des activités et au-delà une optimisation des ressources générées par la gestion aéroportuaire au niveau des régions », a déclaré Pape Mael Diop, à l’ouverture des travaux.

Le Directeur des Ads estime que les acteurs doivent s’approprier ce vaste programme qui va moderniser les aéroports et permettre de mieux développer le tourisme et faciliter le déplacement des Sénégalais. D’un montant de 100 milliards de FCfa, ce programme commencera avec Saint-Louis et Matam avec un prolongement de la piste. L’aéroport de Ziguinchor sera aussi réhabilité. Selon le directeur des Ads, au sortir de ce programme, le Sénégal aura des aéroports aux normes. Pape Mael Diop a rappelé que le financement des aéroports régionaux avait toujours été assuré par les recettes tirées des activités de l’aéroport de Dakar et dans une moindre mesure des appuis accordés par l’autorité étatique. Ce système de péréquation qui avait toujours prévalu permettait d’assurer tant bien que mal leur bon fonctionnement.

Babacar DIONE

Le Projet d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes dans les régions du Sud et du Sud-est du pays a été officiellement lancé le 13 juillet 2018 à Kolda. Il concerne les trois régions de la Casamance naturelle (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou) et l’ancien Sénégal oriental (Tambacounda et Kédougou).

Le nombre de femmes qui meurent à la suite des complications liées à la grossesse et à l’accouchement a nettement diminué au cours des dernières années au Sénégal où 4 décès maternels sont encore enregistrés par jour. C’est, du moins, ce qu’a déclaré, le 13 juillet 2018, à Kolda, Cécile Compaoré Zoungrana, représentante-résidente du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) au Sénégal, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier d’élaboration des Plans de travail annuels (Pta) 2018. Cette cérémonie a coïncidé avec le lancement officiel du projet « Améliorer la santé et le bien-être des femmes et des adolescentes de la zone Sud et Sud-est du Sénégal » qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou.

Ce projet de 8,5 milliards de FCfa, financé par le gouvernement canadien à travers l’Unfpa, pour la période 2018-2021, vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive d’environ 600.000 femmes, dont 320.000 adolescentes dans ces 5 régions. « Le choix de ces 5 régions du Sud du Sénégal se justifie par le fait qu’elles font partie des zones les plus défavorisées en termes de santé de la reproduction, de santé néonatale, de santé infantile et de santé des adolescentes. Les données de l’Eds continue montrent que les indicateurs dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde et au Sénégal », a indiqué Mme Zoungrana. Elle a cité notamment le cas de Kolda où le taux des mutilations génitales des jeunes filles de moins de 15 ans est de 45 % contre une moyenne nationale de 14 % environ. Le projet veut inverser la tendance en investissant dans le plateau technique, à travers l’achat d’équipements sanitaires, et la logistique afin d’améliorer la qualité de l’offre et de la demande des services de santé dans ces régions.

Le représentant de l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Barnabé Ndarishikanye, s’est dit honoré de participer à cette rencontre. « Nous sommes convaincus que, quand les femmes et les adolescentes ont accès à la santé sexuelle et reproductive, elles peuvent étudier plus longtemps, avoir de meilleurs revenus et contribuer au développement de leur société », a-t-il mentionné. Le diplomate n’a pas manqué de rappeler les nombreux projets financés par le gouvernement canadien dans cette partie Sud et Sud-est du pays. Parmi ces derniers, il a cité le Padec, le Pinkk et la fourniture de manuels et guides scolaires pour l’amélioration de la qualité de l’éducation de base.

Mamadou Aliou DIALLO

« Au début de notre implantation, le taux d’enfants souffrant de malnutrition était de 20 %. Aujourd’hui, dans toutes nos zones d’intervention, nous avons moins de 3 % de cas. Cela prouve que notre combat porte ses fruits », a fait savoir, à Touba, le Dr Néné Hawa Sy, de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm).

« Nous nous félicitons des efforts menés dans la lutte contre la malnutrition dans la région de Diourbel. L’on constate, en effet, que la malnutrition aiguë globale y a baissé. En 2016, nous étions à 10 % et en 2017, nous sommes à 8 % », a informé le Dr Néné Hawa Sy, représentant le coordonnateur de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm). Elle se prononçait sur la situation de la malnutrition dans la région de Diourbel en marge d’une conférence organisée à Touba et axée sur le thème de la « Maltraitance des enfants et quel impact sur la nutrition ».

Citant les résultats de la dernière enquête smart, elle a relevé qu’une baisse sensible a été notée grâce aux efforts déployés. « Donc, à Touba, il y a naturellement une amélioration au niveau des sites d’intervention du Programme de renforcement de la nutrition (Prn). Le dernier dépistage de la malnutrition aiguë globale, mené en 2017, fait état de 3 et 4 % », a informé le Dr Sy.

Tout en magnifiant la présence des chefs religieux et des partenaires dont l’Ong Horizon action solidarité pour le développement (Hasdet), elle s’est réjouie de la bonne maitrise du sujet par le conférencier. Ce dernier a surtout évoqué les aspects liés à la nutrition de l’enfant, de la naissance avec le lait maternel, en prenant des références coraniques (pour l’allaitement maternel) jusqu'à l’âge de 2 ans. « Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, c’est, par exemple, ce genre de manifestation qu’il faut promouvoir », a déclaré Mme Sy pour qui « il ne suffit pas de peser ou de dépister un enfant ». Poursuivant, elle a indiqué : « Il faut surtout communiquer, sensibiliser, partager avec les populations ce que nous faisons pour lutter contre la malnutrition ».

Toujours dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, des Foyers d’apprentissage, de réhabilitation nutritionnelle et de veille (Farn) ont été mis en place pour la prise en charge des enfants avec un paquet de services comprenant le dépistage, la démonstration culinaire à base de produits locaux, le don de vitamine A et de mebendazol pour le déparasitage, entre autres activités de causerie pour le changement de comportement. Il y a aussi les Visites à domicile (Vad), surtout si l’enfant est mal nourri ; ce qui inclut la prise en charge au niveau du ménage pour en déterminer les facteurs.

Cette manifestation a noté la présence du médecin-chef du district sanitaire de Touba, des directeurs des hôpitaux de Touba et de leurs représentants, en plus de plusieurs chefs religieux et des relais communautaires dont les plus actifs ont reçu des distinctions. 

Mamadou DIEYE

Un atelier de capitalisation du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) s’est tenu à Saint-Louis. Les résultats probants auxquels il est parvenu ont été salués.

Les interventions des deux phases du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Paems) ont touché, au Sénégal, 98 écoles et 9600 élèves dans les régions de Saint-Louis et Matam. L’information a été donnée lors d’un atelier de capitalisation du projet à Saint-Louis. Cette rencontre de deux jours, organisée par l’Ong « Le Partenariat » et l’Inspection d’académie de Saint-Louis, a regroupé une centaine de participants. L’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis, chargé du développement, Hadim Hanne, a saisi l’occasion pour se réjouir, entre autres, des différentes présentations faites par l’inspecteur d’académie Boubacar Sow (Paems Sénégal), Jean Baptiste Tobie (Paems Maroc), Nicolas Martin (Paems Guinée) et Nicolas Dupuy, Directeur technique de l’Ong « Le Partenariat ».

Au nom du ministre de l’Education nationale, Bécaye Diop, maire de Ross Béthio et Directeur des Equipements scolaires dudit département, a rappelé que cet atelier était une recommandation forte de l’évaluation de la phase 1 du Paems. Selon lui,  « l’amélioration de la qualité des enseignements-apprentissages et de l’environnement scolaire ne peut se concrétiser que grâce à l’identification, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes et projets d’amélioration de la qualité et de l’équité de l’éducation et de la formation ». Les ambitions du Sénégal s’inscrivent dans cette dynamique. La coopération avec l'Ong « Le Partenariat », qui accompagne particulièrement les académies de Saint-Louis et Matam depuis longtemps, participe à la réalisation de cet impératif.

A travers le Paems, a précisé M. Diop, « Le Partenariat » propose un modèle d’intervention pour un accès à l’eau et à l’assainissement, en faisant des écoles des lieux de référence de bonnes pratiques d’hygiène, d’assainissement et de scolarisation. « Et j’ai pu constater, à ma grande satisfaction, que les interventions s’améliorent et se diversifient d’une année à l’autre, témoignant des excellentes relations qui unissent l’Ong « Le Partenariat », les académies, les collectivités territoriales et les secteurs partenaires », a-t-il ajouté.

Le coordonnateur de l’Ong « Le Partenariat » a souligné que l’absence d’eau et de latrines adaptées à l’école limite la réussite scolaire et la stabilité des équipes pédagogiques. Nicolas Dupuy a laissé entendre qu’il s’agit d’un important facteur de déscolarisation et d’abandon scolaire, notamment chez les filles. La présence d’eau potable de qualité et en quantité, de latrines fonctionnelles et bien entretenues et de clôtures pour sécuriser l’enceinte de l’établissement permet d’améliorer sensiblement les conditions de scolarisation et la réussite scolaire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans les structures sanitaires, le premier contact avec le patient devrait être impeccable. Malheureusement, tel n’est pas souvent le cas ; une situation que déplorent patients et accompagnants.

Un tour dans des hôpitaux de la place nous a permis de nous imprégner davantage de l’accueil qui est parfois un cauchemar pour le malade.

Il est 10h à l'hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy), communément appelé Cto, et la forte canicule notée à Dakar n'épargne guère cette structure sanitaire. A l'entrée, on note une forte affluence dont, en majorité, des accompagnants de malades. « Je suis sur les lieux depuis 5 h et je n'ai encore vu personne à l'accueil. J’ai seulement parlé au vigile qui est en train de mettre de l'ordre dans les rangs », a déclaré une dame, la soixantaine, accompagnant sa tante pour son rendez-vous.

Cette situation est aussi constatée dans d’autres structures sanitaires sénégalaises comme à l'hôpital Abass Ndao de Dakar. A l'entrée, on voit des visages crispés et des gens qui somnolent. D’autres dorment même sur les bancs, en attendant l'ouverture du service d'accueil. « Je suis fatigué, on est là depuis ce matin, en plus ma jambe est en train d'enfler », s’est plaint un diabétique souffrant d’une plaie à la jambe. Il va plus loin, disant qu'il vit quasiment la même situation à chaque fois qu’il va à un rendez-vous. « Les agents préposés à l’accueil viennent tardivement », a déploré ce patient.

Illustrant les défaillances notées dans l'accueil dans les structures de santé, Mme Faye a pris l'exemple d’une dame qui a perdu son bébé faute d'assistance. Selon elle, c'est un décès qu'on pourrait éviter s'il y avait un bon système de régulation et de suivi des malades.

Pour certains malades, l'Etat doit mettre en place un système pour assurer le fonctionnement correct des structures sanitaires.

Selon Mme Fall, une sage-femme, « l'ignorance de l'importance de l'accueil entraine de nombreux conflits interpersonnels ». Poursuivant, elle a expliqué que la mauvaise qualité de l'accueil est la conséquence de « l'absence d’un dispositif d'attente et de la lenteur des procédures ». D’ailleurs, la praticienne a estimé que la résolution du problème serait l'inclusion de la communication dans la formation des agents préposés à l’accueil.

Awa Kane FALL (stagiaire)

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a organisé, hier, sa 5ème édition de la journée de l’excellence. Environ 400 élèves allant du préscolaire au moyen secondaire ainsi que des encadreurs qui se sont distingués dans les sept communes du département ont été primés.

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2 a choisi Thiadiaye pour distinguer ceux qui se sont illustrés cette année, malgré les remous qui n’ont pas épargné le système éducatif. A en croire l’inspecteur Moustapha Mbaye de l’Ief de Mbour 2, cette cérémonie représente le couronnement du travail accompli. Ainsi, toutes les strates de l’éducation dans les sept communes qui composent cette inspection mise en place en 2010 ont été concernées : du préscolaire au moyen-secondaire, les salles d’alphabétisation, la formation professionnelle, etc. Ce qui fait dire au parrain, Me El Hadj Oumar Youm, maire de Thiadiaye et Directeur de cabinet du président de la République, que c’est le moment de la réjouissance pour ceux qui ont bien travaillé à l’école.

Pour lui, « cette journée de l’excellence célèbre certes le travail exceptionnel des élèves les plus brillants et les plus talentueux, mais en même temps, elle exalte la place capitale des enseignants dans notre société. Les enseignants qui, selon la belle formule du chef de l’Etat, « clé de voûte » de notre système éducatif, sont « de véritables fondés de pouvoir à travers leur rôle capital dans la conservation et la transmission des valeurs de notre République ».

Les résultats des élèves sont, d’après Me Youm, le fruit du travail effectué par toutes les parties prenantes, en particulier les enseignants à qui il a rendu un vibrant hommage « pour les nombreux sacrifices consentis au service de l’école de notre République ». « C’est le lieu de réaffirmer toute mon admiration envers ces hommes de devoir qui s’emploient, avec abnégation et courage, à jouer pleinement leur rôle dans la construction d’un Sénégal de paix, d’égalité et de concorde nationale », a magnifié le maire de Thiadiaye.

Aux récipiendaires, le parrain leur a conseillé de persévérer sur la voie de l’excellence. Me El Hadj Oumar Youm n’a pas manqué de rappeler les efforts consentis par la commune de Thiadiaye en faveur de l’éducation qui, à ses yeux, joue un rôle important dans la formation du capital humain de qualité. Il a aussi exhorté les parents à maintenir les élèves à l’école, en particulier les jeunes filles.

Ousseynou POUYE

Djeddah (Arabie Saoudite) - Aujourd’hui, plus que jamais, les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) font face à de nombreux défis. Aussi, après le succès du premier programme décennal 2005-2015, l’organisation s’est-elle dotée, en 2016, d’un programme décennal appelé « Oci 2025 ». Hier, lors d’une rencontre avec des journalistes, au siège de ladite organisation, des responsables départementaux sont largement revenus sur ce plan.

Montrer que l’Oci est une organisation plus que politique. C’est à cet exercice que se sont évertués quelques responsables de différents départements de la « deuxième plus grande organisation internationale, après l’Onu avec ses 57 Etats membres dont la Palestine, considérée par l’Oci comme Etat à part entière», selon l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet, directeur général de recherche politique de l’Oci. Le nouveau plan décennal « Oci 2025 » compte 18 domaines prioritaires et 107 objectifs. Ces domaines portent sur les questions de paix et de sécurité, la réduction de la pauvreté, la lutte contre le terrorisme, les projets d’investissement et de financement, la sécurité alimentaire, la science et la technologie, le changement climatique, le développement durable, le dialogue et l’harmonie entre  les religions, l’autonomisation de la femme, l’humanitaire, les droits de l’homme, la bonne gouvernance et la reddition des comptes, l’emploi, la santé, les Tic, les médias et la diplomatie, les réformes institutionnelles.

Et bien sûr, la « raison d’être de l’Oci, c’est la question de la Palestine et de Jérusalem »,  a indiqué le l’ambassadeur Bakheet. Il se félicite de voir le rôle et la vocation de l’organisation grandir alors que « pendant plus de quatre décennies d’existence, elle s’était plus que cantonnée dans le domaine strictement politique ». Ce plan décennal, écrit, en effet, dans un document remis à la presse, par le Secrétaire général de l’Oci, Youssef bin Ahmed Al-Othaimeen, doit « provoquer l’indispensable changement dans le vécu de nos peuples et nations ». Comme M. Bakheet, les chefs des départements Science et technologie, économie et des questions humanitaires ont décliné les actions qu’ils déroulent et qu’ils comptent renforcer dans le nouveau plan décennal. 

De notre envoyé spécial, Daouda MANE

QUESTION DE LA PALESTINE ET DE JERUSALEM : NÉGOCIER SUR DE NOUVELLES BASES
L’Organisation de la coopération islamique qui tire sa création de la question palestinienne déploie tous les moyens, sauf militaires, afin que le peuple palestinien ait droit à un Etat indépendant à côté de celui d’Israël. « La seule voie est la relance du processus de paix. C’est à cela que travaille l’Oci », a insisté le Tunisien, l’ambassadeur Ali Ghoutali, directeur du Département Palestine et Al-Quds.

Toutefois, comme les Palestiniens, l’ambassadeur Ghoutali estime qu’au vu de la position actuelle des Usa, le quartet « ne tient plus la route ». Aussi, les Palestiniens réclament-ils « une relance des négociations sur de nouvelles bases.

L’option doit être multilatérale à travers une conférence internationale pour adopter un nouveau mécanisme afin de faciliter l’émergence d’une solution à deux Etats », indique Ali Ghoutali.

D. MANE


CRÉATION DE L’OCI : UNE RÉPONSE À « L’INCENDIE CRIMINEL DE LA MOSQUÉE D’ALAQSA »
Son histoire est intimement liée à la situation de la Palestine dont « les territoires sont occupés depuis 1967 ». Car, l’Oci a été créée par le « sommet historique » de Rabat (Maroc) le 25 septembre 1969, en réponse à « l’incendie criminel de la mosquée d’Alaqsa à Jérusalem occupée ». Aujourd’hui, avec ses 57 Etats membres répartis sur les quatre continents (Asie, Afrique, Europe et Amérique Latine), l’Oci est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après l’Onu.

Sa Charte a été adoptée en 1972. Elle porte la voix collective de la Oummah qui compte 1,5 milliard de musulmans dans le monde. L’Oci qui prône, par ailleurs, l’élimination de la discrimination à l’encontre des musulmans,  entretient des relations de coopération avec d’autres organisations comme l’Onu, l’Ue, l’Ua.

Elle compte également plusieurs organes subsidiaires et institutions spécialisées qui couvrent un large éventail de domaines : culture, science, économie, droit, finance, sport, technologie, éducation, médias, humanitaire.

D. MANE


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